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_Cette robe... haleta-t-il quand il réussit à reprendre son souffle.

Elle écarquilla des yeux débordants d'innocence feinte.

_ Que voulez-vous dire? Quelques chose ne va pas?

Il riait trop pour lui répondre.

_ Avez-vous vu la tête de Corad quand vous êtes entrée? C'est un Kerlanien. Dans son pays, les femmes sont voilées et ne sortent pas de chez elles. J'ai cru que ses yeux allaient lui tomber sur les chaussures.

Il se laissa aller contre le dossier de son fauteuil, les épaules toujours agitées par l'hilarité, et pointa le doigt sur elle.

_ Et vous ne m'avez pas aidé du tout, avec vos grands yeux énamourés. Chaque fois que je me détournais du visage de Corad, j'étais forcé de vous regarder.

_ Le sang-froid et la maîtrise de soi sont d'excellentes qualités, répondit Shamera avec un petit sourire narquois.

(p.108)

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(Petit passage sympa entre Sham et Dickon)

_ Moi aussi je fais des miracles, cracha Sham sur un ton qui n'augurait rien de bon. Vous allez voir comment je vais faire disparaître ce charlatan. Sa seigneurie est-elle encore là?

_ La mère de Kerim? lança Dickon innocemment.

Sham ne put retenir un petit rire, malgré la gravité de la situation et le fait qu'elle galopait presque à toutes jambes.

_ Vous avez bien aimé celle-là, hein? Oui, la mère de Kerim.

_ Et accepter de rester dans la même pièce qu'un homme à demi vêtu? Jamais.

_ Comment une personne telle que lady Tirra a-t-elle pu concevoir un fils illégitime? s'étonna-t-elle.

_ Ah, répondit Dickon en secouant la tête, il se produit parfois des choses si étranges que le plus audacieux des bardes n'oserait pas les mettre en vers de peur d'être tourné en ridicule.

Sham lui jeta un coup d'oeil.

_ Dickon! s'exclama-t-elle, stupéfaite. Mais vous souriez, ma parole!

(p.163)

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-Si vous pensez que personne n'a encore tenté de m'acheter sourti Sham, vous faites fausse route. Les mignons de Lord Halvok sont très habiles à contrecarrer les tentatives des courtisans, mais vos nobles sont plutot retors. Des messages et des menus cadeaux apparaissent régulièrement dans mon linge, sous mon oreiller et sur les plateaux de mes repas. J'ai reçu plusieurs ravissants bijoux de cette manière. Ils sont généralement accompagnés de petits messages très bien tournés. Celui que j'ai préféré me laissait entendre que certaines personnes me seraient fort obligées et me recompenseraient généreusement si je voulais bien faire tomber une poudre d'aspect tout à fait innocent dans votre boisson.

-Du poison ? s'enquit Kerim, pas plus alarmé que cela.

Le sourire de Sham s'agrandit.

-Non. Quelqu'un ici connaît un véritable sorcier. C'était un philtre d'amour.

-Un quoi ? s'étrangla-t-il.

Sham rit de bon coeur devant son air indigné- alors que l'idée du poison ne l'avait pas fait réagir à moitié aussi vivement.

-Ne vous inquiétez pas. Les effets de ce genre de potions sont temporaires, et il est facile d'y résister, même si la personne qui l'avait envoyé ne le sait pas nécessairement. Si vous vous sentez soudain irrésistiblement attiré par une personne, attendez quelques jours avant d'approcher la dame. Si l'attirance persiste, c'est qu'elle n'est pas d'origine magique.

Kerim haussa les sourcils.

-Qu'avez-vous fait de cette poudre ?

Sham sourit, avec un regard de pure innocence.

-Shamera ...Spoiler(cliquez pour révéler)-Ne vous énervez pas. Je l'ai jetée au feu. J'ai quand même été tenté d'aller trouver la brute la plus épaisse de votre garde personnelle afin de lui administrer. Je me disais que qu'il pourrait être utile de découvrir pour qui vous étiez censé vous consumer soudainement de désir, mais Talbot n'était pas certain que vous approuveriez.

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Shamera ne prit pas la peine de frapper à la porte du bailli. Elle l’ouvrit à toute volée, si violemment qu’elle alla cogner contre la muraille avec fracas.

— Mon chéri ! s’écria-t-elle en cybellien, avec un fort accent, j’ai appris que tu étais malade, je n’en reviens pas ! Dis-moi, est-ce pour cela que tu as rompu avec moi ?

Après être demeurée quelques secondes devant la porte, dans une pose théâtrale, elle se précipita vers lui dans un sillage de parfum capiteux, en affectant d’ignorer les expressions sidérées de l’homme et de la femme assis dans leurs fauteuils auprès de Kerim.

[...]

Shamera se pencha sur le bailli, dans son fauteuil roulant, et l’embrassa passionnément sur la bouche, en s’attardant plus longtemps qu’elle ne l’avait prévu lorsqu’il répondit à son baiser avec une fougue tout aussi théâtrale. Légèrement haletante, elle se redressa, puis se laissa tomber assise sur ses genoux, devant la femme qui, à en juger par son expression outragée, ne pouvait être que sa mère.

— Mais mon ange, avec quoi te nourrit-on ?

Sham braqua un regard horrifié sur l’espèce de brouet qui remplissait l’assiette disposée sur un plateau posé sur une table, à côté du fauteuil de Kerim. Attrapant le plateau, elle chercha du regard le domestique dissimulé dans l’ombre, comme tout bon serviteur apprend à le faire.

— Voyons, mon garçon, comment vous appelle-t-on ?

— Dickon, madame.

— Dickon, ramenez ça aux cuisines et dites-leur de préparer quelque chose de convenable pour un homme.

Elle avait délibérément exagéré ses voyelles sur le mot « homme », avec une intonation rauque qui aurait tout aussi bien pu être due à son accent.

Le valet s’approcha et tressaillit imperceptiblement en la voyant de plus près, mais prit le plateau de bois incrusté d’or sans aucun commentaire et sortit avant que quiconque ait pu émettre la moindre objection. Elle se retourna vers les trois occupants de la pièce et constata que Kerim, ayant perdu tout contrôle de lui-même, ne parvenait plus à retenir son hilarité.

Écarquillant les yeux, elle agita les mains avec affectation.

— Quel homme abominable. Je me précipite à ton secours, et toi que fais-tu ? Tu ris ! Tu te moques de moi ! Je crois que je n’ai plus qu’à m’en aller.

Sur ces paroles, elle pivota et fit deux pas en direction de la porte.

— Shamera.

La voix de Kerim, sombre et chaude, lui fit l’effet d’une longue caresse le long de l’épine dorsale.

— Viens ici.

Elle se retourna, boudeuse, et croisa les bras, juste sous sa poitrine. Un mouvement qui eut pour effet d’arracher une discrète exclamation admirative au deuxième homme présent dans la pièce. Quant à la dame, si elle parvint à conserver un maintien impeccable, ses sourcils montaient de plus en plus haut à mesure que s’arrondissait le décolleté de la robe. Sham était mince, certes, mais pas de partout.

— Shamera.

Malgré sa douceur, l’intonation du bailli se teinta d’une nuance de mise en garde. Sham fut ravie de voir que personne, à part elle, ne le regardait. L’amusement qui faisait briller ses yeux était trop évident. Incapable de continuer à bouder, elle sentit ses lèvres s’étirer en un véritable sourire.

— Je suis désolée, souffla-t-elle en revenant docilement auprès de lui. Tu sais comme j’ai horreur qu’on se moque de moi.

En guise d’excuses, il lui prit les mains et les porta à ses lèvres.

— Mon cher cœur, ta présence est comme un souffle de printemps dans ces lugubres appartements.

Sa voix était d’une sensualité à faire tomber une jeune vierge en pâmoison.

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En voyant que les rues commençaient à devenir plus propres, elle arrêta de courir. La maison n’était plus très loin. Elle ne voulait pas arriver hors d’haleine, car il s’inquiétait toujours lorsqu’il s’imaginait qu’elle avait dû échapper à une poursuite.

Soudain, elle s’arrêta, alertée par le sixième sens dont étaient dotés tous ceux qui réussissaient à survivre dans le Purgatoire. Quelque chose n’allait pas. La rue était absolument déserte ; elle ne détectait aucune de ces discrètes activités clandestines qui caractérisaient même les secteurs les mieux famés du quartier. Quelque chose avait incité tous ses habitants, d’habitude si intrépides, à filer dans leurs tanières.

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