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Extrait ajouté par emelinevdc76 2020-03-23T09:09:44+01:00

« La chaleur qui monte doucement me semble inespérée. Je tends mes mains vers elle, les pose sur les joues bleutées d’Elias. Sa bouche glacée. Incapable d’articuler son nom. Alors comme a dit

Vigan, je reprends : Comment tu t’appelles ? À son regard je vois bien qu’il m’entend mais ses muscles ne répondent pas, et je continue, le feu, mes mains, le pousser près, plus près. Dès que l’eau tiède permet de faire un premier mauvais thé, Vigan passe les gobelets pour Etienne, Lucas et Elias.

Sous le choc. Mon pauvre ange. En portant la tasse à ses lèvres, les larmes me viennent soudain. Et s’il mourait. S’il tombait là, et que mon avenir soit une vie sans lui. »

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Extrait ajouté par Pegh 2020-03-14T14:49:59+01:00

Ça gratte toujours à mon oreille. Je voudrais protester, qu’on me laisse tranquille. Une petite plainte. Presque inaudible. Ça gratte plus fort. Je reprends mon souffle pour crier — pas de souffle. Respiration bloquée, et d’un coup je m’affole, j’appelle. Silence. De l’air. De l’air ! Je fais de grands gestes mais mes bras sont coincés. Une prison. Impossible de bouger même une main. Mes yeux s’ouvrent d’épouvante. Le noir. Le froid. Une fraction de seconde, je pense à ces gens qui se font prendre sous les lacs glacés, et qui ne retrouvent pas le trou qu’ils ont fait pour sortir. Et je comprends. Je suis sous la neige.

Une onde de terreur. Sous la neige et vivante. Par pitié.

J’ouvre la bouche pour hurler. Rien.

Engloutie sous l’avalanche. Quelques secondes, quelques dizaines de secondes à vivre.

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Extrait ajouté par Alias-Rosiel 2020-02-17T09:57:51+01:00

Peut-être simplement parce qu'il est fou, et que cela le toque à cet instant précis. Je sais que sur mon visage rien ne transparaît de l'adrénaline qui me secoue, et pourtant : j'ai senti mon coeur s'emballer.

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Extrait ajouté par Alias-Rosiel 2020-02-16T16:08:42+01:00

Nous sommes rentrés à la fin du semestre sans diplôme, mais ensemble.

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Extrait ajouté par Laurine-25 2019-10-03T21:05:25+02:00

Tandis que nous rampons vers le foyer et que nous nous frictionnons les uns les autres, il met la casserole pleine de neige sur le feu, borde les braises avec des pierres. Nous pourrions presque être dans les tentes, et que les flammes nous lèchent les pieds. La chaleur qui monte doucement me semble inespérée. Je tends mes mains vers elle, les pose sur les joues bleutées d’Elias. Sa bouche glacée. Incapable d’articuler son nom. Alors comme a dit

Vigan, je reprends : Comment tu t’appelles ? À son regard je vois bien qu’il m’entend mais ses muscles ne répondent pas, et je continue, le feu, mes mains, le pousser près, plus près. Dès que l’eau tiède permet de faire un premier mauvais thé, Vigan passe les gobelets pour Etienne, Lucas et Elias.

Sous le choc. Mon pauvre ange. En portant la tasse à ses lèvres, les larmes me viennent soudain. Et s’il mourait. S’il tombait là, et que mon avenir soit une vie sans lui. Terrifiante perspective, et je me mets à trembler, le visage défait

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Extrait ajouté par Maks 2016-03-10T17:13:58+01:00

Nous traînons Arielle en nous épuisant. Nous avançons deux fois, dix fois moins vite que nous le pourrions même dans le blizzard, achevant nos chances de survie l’une après l’autre. Arielle la chanteuse, la joyeuse insouciante, abattue par les plaies, les fractures et le chagrin. Arielle aux cheveux rouges, victime d’une montagne qui ignore les sentiments, blessée au cœur, sans retour. Oui, Arielle.

Cette conne qui va tous nous faire crever.

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Extrait ajouté par Maks 2016-03-09T11:18:01+01:00

Trouillarde, je répète en moi-même en lui en voulant de plus en plus, parce que je commence à surveiller l’obscurité moi aussi, que je sens ma gorge se serrer et mes sens se mettre en alerte. Un oiseau de nuit qui s’envole. Un peu de vent dans les arbres, une branche qui craque sans raison. Au bout d’un moment, je n’ose même plus essayer de scruter les ténèbres : si quelque chose doit nous tomber dessus, je préfère ne pas voir, ne pas savoir.

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Extrait ajouté par Didie6 2015-02-12T11:56:31+01:00

Tuer est un art qui se maîtrise, une communion avec la nature, l’animal et les dieux.

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Extrait ajouté par Didie6 2015-02-12T11:56:21+01:00

Peut-être la lucidité retrouvée avec un peu de repos, qui me rappelle que ma victoire est éphémère, et amer l'avenir.

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Extrait ajouté par Didie6 2015-02-12T11:56:07+01:00

Sur ma gauche, je devine un mouvement et je pousse un hurlement. Une fraction de seconde, je vois la masse filer dans la descente et j’ai la certitude qu’Arielle avait raison, il y a bien quelque chose dans la montagne, qui nous suit, qui a senti que c’était son heure…

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