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Extrait ajouté par Croquignolle 2020-12-16T18:24:35+01:00

Nous autres, nous entrons dans la montagne avec précaution, presque sur la pointe des pieds. Avec la déférence de ceux qui savent partager un territoire qui n'est pas le leur. Nous ne revendiquons rien, que l'espoir d'être tolérés, et nous admirons ce qui existe peut-être depuis la nuit des temps : la brutalité, l'instinct et la vie.

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Extrait ajouté par Croquignolle 2020-12-13T15:20:12+01:00

- Mathias... c'est une fille... !

Une fille. Oui, les sacrificateurs sont toujours des hommes. Personne dans notre culture n'admettrait que les femmes, avec leurs impuretés fondamentales, puissent communier avec les dieux. Des sorcières, des magiciennes, des devineresses peut-être ; mais pas de sacrificatrices.

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Extrait ajouté par Croquignolle 2020-12-13T15:17:25+01:00

C'est ce que j'aime chez lui : sa capacité à faire vivre ce qui me fait rêver.

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Extrait ajouté par Croquignolle 2020-12-13T15:16:32+01:00

Nous avons peur du destin parce qu'il nous enlèvera ce que nous avons aujourd'hui, nos proches, nos biens, notre vie. Mais ce que nous devons craindre par-dessus tout, c'est d'exiger de lui - car alors nous aurons à affronter sa vengeance.

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Extrait ajouté par dadotiste 2020-06-14T22:52:40+02:00

Le livre de poche, p. 206

« Quelle horrible impression, celle de nos propres limites : jamais, dans la vie ordinaire, nous n'avons besoin d'aller aux frontières de ce dont nous sommes capables, à l'extrême de nos forces. Le sentiment d'arriver “au bout” nous est étranger. Nous nous croyons invincibles quand nous n'avons simplement pas à utiliser nos réserves. Nous sommes des protégés, des assistés qui s'ignorent. Des faibles. »

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Extrait ajouté par dadotiste 2020-06-14T22:50:18+02:00

Le livre de poche, p. 157

« [J]e n'ai rien fait pour mériter cela.

Rien transgressé, rien outrepassé, rien tué. C'est la montagne. Encore une fois, le manque de chance. Le hasard. Bien sûr, je me demande, pourquoi moi ? Et pourquoi nous. Qu'il n'y ait pas de réponse, cela me sidère. Alors la porte est ouverte à tous les excès et toutes les injustices. »

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Extrait ajouté par dadotiste 2020-06-14T22:47:47+02:00

Le livre de poche, p. 89

« C'est idiot mais à un moment, les yeux levés vers la montagne blanche, je me suis dit que j'allais mourir ici. Là, en une heure ou deux, je me suis écroulée, anéantissant vingt-cinq ans de joie de vivre, de projets et de force. Tellement bête que cela m'a fait sourire, et j'ai murmuré pour moi-même : “Patate”. Je me suis aussi rappelé qu'en venant, j'étais certain que mon avion s'écraserait — et cela n'est pas arrivé, et je sortirai de la montagne. Incroyable, les idées que donne la trouille. On ne vaut pas grand-chose face à la nature, ses déchaînements incompréhensibles, et notre réflexe stupide de chercher une explication. »

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Extrait ajouté par dadotiste 2020-06-08T20:17:50+02:00

Le livre de poche, p. 19

« La clope, j'aime ça. Question d'habitude sans doute — j'ai commencé à quatorze ans. C'est une compagnie, une manie, mon doudou à moi, comme d'autres vont croquer un carré de chocolat ou se ronger les ongles [...]. »

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Extrait ajouté par dadotiste 2020-06-08T20:15:03+02:00

Le livre de poche, p. 17

« Tuer est un art qui se maîtrise, une communion avec la nature, l'animal et les dieux. Pas un acte barbare, non : un présent pour consacrer un mariage, un anniversaire, un baptême, un départ. Une requête. Une prière. Avec la conscience que rien ne nous est dû, mais que, derrière l'offrande, nous attendons un retour. Pauvre équilibre dont nous sommes toujours les dupes. Du sang pour un peu de bonheur. »

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Extrait ajouté par emelinevdc76 2020-03-23T09:09:44+01:00

« La chaleur qui monte doucement me semble inespérée. Je tends mes mains vers elle, les pose sur les joues bleutées d’Elias. Sa bouche glacée. Incapable d’articuler son nom. Alors comme a dit

Vigan, je reprends : Comment tu t’appelles ? À son regard je vois bien qu’il m’entend mais ses muscles ne répondent pas, et je continue, le feu, mes mains, le pousser près, plus près. Dès que l’eau tiède permet de faire un premier mauvais thé, Vigan passe les gobelets pour Etienne, Lucas et Elias.

Sous le choc. Mon pauvre ange. En portant la tasse à ses lèvres, les larmes me viennent soudain. Et s’il mourait. S’il tombait là, et que mon avenir soit une vie sans lui. »

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