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Extrait ajouté par Acherontia 2020-07-15T10:07:44+02:00

Il hésita et flaira de nouveau l’air froid de la nuit. On était en automne : le vent venait de la rivière et il flottait un parfum de pluie ; mais cette odeur, cette odeur-là, était toute cuivre, épice et feu, impossible à confondre. Il connaissait l’odeur du sang humain.

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Extrait ajouté par Acherontia 2020-07-15T10:07:34+02:00

Le photographe bougeait, flashait, bougeait, flashait. Le monde passait du gris au rouge, puis revenait au gris. La légiste était penchée sur le corps, ses gestes rendus saccadés et irréels par l’éclairage intermittent du gros flash. La lumière blanche ricocha sur le plafond, et Randi leva les yeux. Elle vit les miroirs. La bouche de la femme était grande ouverte, ronde, béant dans un cri silencieux. Il avait découpé ses lèvres avec sa peau, et l’intérieur de sa bouche était tout aussi rouge que l’extérieur. Son visage avait disparu ; il n’en restait rien, excepté un entrelacs humide de muscles et, ici ou là, le pâle reflet de l’os, mais il lui avait laissé ses yeux. De grands yeux sombres, de beaux yeux, sensuels, comme ceux de sa sœur au rez-de-chaussée. Ils étaient écarquillés, braqués avec effroi sur le miroir au plafond. Elle avait pu voir tous les détails de ce qu’on lui faisait subir. Qu’avait-elle perçu, dans les yeux de son reflet ? De la douleur, de la terreur, du désespoir ? Elle avait passé sa vie à être une jumelle ; peut-être avait-elle trouvé une sorte d’étrange réconfort dans son image au miroir, alors même que son visage, sa chair et son humanité lui étaient arrachés au couteau.

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Extrait ajouté par Acherontia 2020-07-15T10:07:24+02:00

Il se sentait presque humain en descendant l’allée ; du moins, il allait bien mieux que cela n’avait été le cas depuis la mort de Joanie. Sa Cadillac l’attendait au bord du trottoir, la capote relevée pour le préserver de la pluie intermittente qui l’avait poursuivi pendant toute la matinée. Willie se glissa à l’intérieur et démarra, puis jeta un coup d’œil dans le rétro juste au moment où l’homme se redressait sur la banquette arrière.

Les yeux dans le miroir étaient bleu clair. Parfois, quand le dégel du printemps était terminé et que la rivière avait retrouvé sa place dans son lit, il arrivait qu’un tombe sur des mares stagnantes le long du rivage, des eaux mortes séparées du courant, des flaques à l’odeur fétide, immobiles et froides ; on se demandait alors si elles étaient profondes, et s’il y avait quelque chose qui vivait là, dans cette obscurité. C’était le genre d’yeux qu’il avait : enfoncés dans un visage sombre aux joues creuses, encadré par des cheveux bruns qui tombaient, longs et raides, sur ses épaules.

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Extrait ajouté par Eneliah 2019-12-26T15:07:31+01:00

Randi se leva. "Tout ça me dépasse un peu. Est-ce que ça te plaît d'être un Spoiler(cliquez pour révéler)loup-garou ?

- Un Spoiler(cliquez pour révéler)lycanthrope." Willie haussa les épaules. "J'en sais rien, est-ce que ça te plaît d'être une femme ? C'est ce que je suis".

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Extrait ajouté par Laurine-25 2019-12-21T13:26:44+01:00

Willie perçut l'odeur du sang à un pâté de maisons de l'appartement.

Il hésita et renifla de nouveau l'air froid de la nuit. On était en automne : le vent venait de la rivière et il flottait un parfum de pluie ; mais cette odeur, cette odeur-là, était toute cuivre, épice et feu, impossible à confondre. Il connaissait l'odeur du sang humain.

Un joggeur le dépassa en bondissant, son survêtement orange brillant sous la lumière de la pleine lune. Willie se rencogna dans les ombres. Qui pouvait être assez stupide pour courir à cette heure de la nuit ? Trou du cul, songea-t-il dans un grognement sourd. L’homme regarda autour de lui, effrayé. Willie se coula encore plus profondément sous le feuillage. Après un long moment, le joggeur reprit sa course sur la piste cyclable, juste un peu plus vite

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Extrait ajouté par SherCam 2019-06-08T11:48:09+02:00

Nous avons bâti cette cité en partant de rien. Le sang et le fer ont formé les fondations de cette cité : le sang et le fer l'ont nourrie, ainsi que ces habitants Les vieilles familles connaissaient le pouvoir, et elles savaient comment faire la grandeur de cette ville. Nous sommes tombés bien bas. Nous devons nous souvenir de nos origines. Le fer noir et le sang rouge.

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Extrait ajouté par SherCam 2019-06-08T11:47:54+02:00

-Mais combien êtes-vous ? demanda Randi incrédule.

-J'en sais foutre rien, répondit-il. Qu'est ce que tu crois, qu'on se rassemble entre loups-garous pour faire une réunion de la loge à chaque pleine lune? En ce qui concerne les sangs purs, merde, y'en a pas beaucoup, la meute s'est un peu éclaircie, ces dernières générations. Mais il y a énormément de corniauds comme moi, métis, quarterons... Les vieilles familles avaient leur lot de bâtards. Certains parviennent à se transformer, d'autres non. J'ai entendu parlé de quelque-uns qui se sont métamorphosés un jour et n'ont jamais réussi à revenir en arrière. Et tous ceux là ne viennent que des vieilles lignées.

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Extrait ajouté par MilaMaelle 2018-02-04T11:16:50+01:00

- C'était Roy Helander, lui dit-elle enfin. Et il portait la peau de Joanie.

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