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Extrait ajouté par Estard 2017-07-04T22:12:37+02:00

— Tu ne pourras pas m’échapper. Donc, je te propose un deal. Mais pourquoi ne pouvait-il pas me ficher la paix? J’étais persuadée qu’il y avait des tas de filles – et d’hommes, sûrement – prêts à se jeter dans ses bras, alors pourquoi ne voulait-il pas me laisser tranquille? Lassée par son petit numéro, désirant en finir rapidement pour pouvoir retourner à ma soirée sans qu’il continue de me coller aux basques, et également curieuse de ce qu’il avait à m’annoncer, je répondis :

— Dis toujours.

— Tu sais jouer au poker? demanda-t-il en haussant un sourcil. Le poker? Il était sérieux, là? C’était ça, sa proposition? Il souhaitait se faire une partie? C’était vraiment n’importe quoi.

— Je me débrouille, si c’est ce que tu veux savoir.

En fait, j’étais assez douée, même si je me gardai bien de le lui dire. Merci la faculté de médecine où j’avais passé de nombreuses soirées autour d’une table à tenter de ne pas perdre au strip-poker. Ne pas avoir envie de finir nue devant tout un tas de gens m’avait permis de progresser à une vitesse folle. — Tant mieux, répondit-il avec une lueur amusée dans le regard. Voilà ce que je te propose. Si tu gagnes, tu recouvres toute ta tranquillité. Je ne viendrai plus t’importuner. Jamais.

— Et si je perds?

— Alors tu me laisseras te mordre, déclarat-il dans un sourire qui dévoila ses crocs.

Je savais très bien qu’accepter était loin d’être une bonne idée. Mais d’un autre côté, il me tardait d’être enfin débarrassée de lui, sans compter que j’étais assez confiante quant à mes talents pour ce jeu. Et puis, j’étais bien incapable de résister à un défi. — C’est d’accord, déclarai-je alors que son sourire s’épanouissait. Bordel, j’étais vraiment cinglée. Et il fallait vraiment que j’arrête de boire, l’alcool me rendait bien trop stupide.

[...]

— Qu’est-ce que tu nous amènes? demanda un brun qui fumait le cigare et que je reconnus comme étant l’homme de la dernière fois.

— C’est Mac, le patron du Styx, expliqua Vlad en se tournant vers moi.

J’acquiesçai silencieusement tandis qu’il posait sa main dans le bas de mon dos et ouvrit le bras en direction d’un siège vide pour m’inviter à m’asseoir.

— Cette demoiselle et moi avons passé un marché, et nous allons le jouer au poker.

J’entendis quelqu’un s’esclaffer, et une voix que je ne connaissais que trop bien me fit tourner la tête.

— Merde, Thomas, tu n’en as pas assez de profiter de la naïveté des jeunes femmes, s’exclama-t-il d’un air goguenard. Tu es vraiment irrécupérable.

Lorsqu’il releva les yeux pour trouver mon regard, le visage de Jelenko passa instantanément de l’amusement à la colère.

— Qu’est-ce que tu fais ici? pesta-t-il en me reconnaissant.

Apparemment, il ne semblait pas ravi de me voir. Et moi qui avais espéré que si je le croisais en dehors de l’université, il se montrerait plus détendu. C’était râpé.

— La jeune femme naïve est venue jouer au poker, répondis-je d’un ton froid.

— Vous vous connaissez tous les deux? demanda Vlad avec un petit sourire en coin. Ne me dis pas que c’est une de tes élèves, Lenk!

Cette question semblait rhétorique, puisqu’il avait l’air de l’avoir deviné. Il partit d’un rire franc, comme si cette situation l’amusait profondément.

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Extrait ajouté par Estard 2017-07-04T21:36:01+02:00

Daren et moi nous entraînâmes sans relâche, enchaînant les coups au mieux, et je fus rapidement épuisée. Malgré tout, désireuse de montrer à Daren, mais surtout à moi-même, que je pouvais y parvenir, je n’abandonnais pas, répétant inlassablement les mêmes gestes, enchaînant coup sur coup jusqu’à ce que tout mon corps devienne douloureux. Je n’avais pas vu Jelenko arriver. En revanche, je me sentis partir en arrière tandis qu’il tirait sur ma natte. Je poussai un cri de surprise alors que son – très beau – visage apparaissait devant mes yeux.

— La tresse n’est pas une très bonne idée, elle permet à l’adversaire de s’en servir contre vous, m’apprit-il avant de me lâcher.

— Alors, quoi ? Je devrais me raser la tête ?

Je savais bien que j’avais passé l’âge de me montrer insolente avec le corps enseignant, mais c’était plus fort que moi. Il leva un sourcil avant de s’esclaffer.

— Non, ce ne sera pas nécessaire, un chignon devrait suffire. Oui, bien sûr, un chignon, quelle idiote !

— Si vous êtes aussi habile au combat qu’à répondre à vos professeurs, reprit-il devant mon silence, vous deviendrez une élève très douée.

J’avais une grande envie de lui tirer la langue – dois-je préciser qu’il s’agissait d’une de mes esquives préférées quand j’étais à court de munitions ?

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Extrait ajouté par Estard 2017-07-04T21:31:46+02:00

— Bonjour, tout le monde, commença Jelenko d’une voix gaie. J’espère que le cours de M. Blackeley n’a pas épuisé toutes vos forces, parce que vous allez en avoir grandement besoin. Il s’approcha de nous et entreprit de nous compter mentalement en s’aidant de son doigt. Alors il se planta au milieu des étudiants et annonça :

— Vous, à droite, avec Darinka, désolé. À gauche, vous avez le plaisir de m’avoir comme professeur. Oui, je sais, ça fait rêver. Et ce n’est que le début.

Je vis Darinka lui jeter un regard agacé alors que quelques gloussements s’échappaient des lèvres de certaines.

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Extrait ajouté par Estard 2017-07-04T21:28:26+02:00

— Hé, Wade, m’interpella Daren qui était debout de l’autre côté de la table, son plateau dans les mains, prends des forces si tu ne veux pas te faire ratatiner dès la première minute.

Je ne répondis rien et je lui tirai la langue – un sens de la répartie et une maturité à toute épreuve, je sais – avant de lui décrocher mon plus beau sourire et de le suivre des yeux tandis qu’il s’asseyait un peu plus loin. Mais mon regard dévia rapidement sur ses voisins, en particulier un. Bah merde alors, pourquoi je ne l’avais pas encore remarqué celui-là ? Mon œil de lynx était-il en train de me lâcher ?

— Hé, Mila, tu es avec nous là ? demanda Veronica en faisant claquer ses doigts devant mon visage pour me sortir de ma rêverie.

— Pardon, j’étais occupée à mater un canon. Tu disais ?

Elle secoua la tête d’un air dépité avant de répéter ce que je n’avais pas écouté.

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Extrait ajouté par kmrct89 2020-04-06T12:22:41+02:00

- Tu n'aurais jamais dû venir ici, cracha-t-il.

- Je ne pensais pas que ça finirait ainsi, soufflai-je.

- Et comment croyais-tu que ça finirait au juste ? Sranje, Mila, je t'ai déjà dit d'arrêter de jouer les héroïnes. Et une fois de plus tu n'en fais qu'à ta tête ! Il est temps de grandir et de cesser d'être aussi immature et tête brûlée. Je ne serai pas toujours là pour te sauver la mise.

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Extrait ajouté par Aurely_R 2017-06-28T18:51:34+02:00

— Tu me parais bien informé !

— Je discute avec les gens, je pose des questions ! s’exclama-t-il.

— Mais moi aussi je discute, répondis-je en croisant les bras sur ma poitrine d’un air vexé.

— Non, tu es dans ton monde. Et il semble très sympa vu le temps que tu y passes. Tu te contentes du strict minimum, tu ne vas pas creuser plus loin.

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Extrait ajouté par LesTentatrices 2020-04-28T22:21:22+02:00

Le sexe était devenu pour moi une sorte d'exutoire me permettant, l'espace de quelques heures, de tout oublier. D'oublier la mort de ma mère, mon envie de me venger, mon besoin de violence que je préférais déverser dans ces instants éphémères. J'étais consciente que ce n'était pas la meilleure solution, mais c'était celle qui m'avait aidée à tenir, à garder la tête hors de l'eau, à ne pas sombrer.

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