Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Bibliothèque de Smoothieandco : Liste d'argent

retour à l'index de la bibliothèque
Sauveur & fils, Tome 2 Sauveur & fils, Tome 2
Marie-Aude Murail   
J'ai toujours toute confiance en Marie-Aude Murail ! J'ai beaucoup, beaucoup aimé cette saison 2 de Sauveur & Fils, peut-être un tout petit moins que la première, mais j'y reviendrai.

On suit toujours Sauveur et ses patients sur plusieurs semaines, ainsi que la vie de famille un peu compliqué du docteur Saint-Yves. Les personnages sont tellement, tellement attachants ! Sauveur, le psy qui reste faillible, Lazare à la fois enfantin et très adulte, Gabin qui squatte le grenier, et tous les patients : Ella/Elliot, Blandine, Charlie & Alex, etc. Je les aime tous beaucoup, beaucoup, et tous les nouveaux aussi ! Mon préféré du tome reste Samuel, un jeune homme avec une mère abusive et un père qu'il ne connait pas.

J'adore comment Marie-Aude Murail parvient à entrer dans la tête des enfants/ados. Bon, parfois, c'est caricaturé, mais la plupart du temps, ça sonne extrêmement juste.

Néanmoins, je ne sais pas trop quoi penser de la façon dont est traité le sujet Ella. Le harcèlement scolaire est retranscrit à la perfection. Vraiment. Mais le reste ? Est-ce qu'Ella est un garçon trans ? C'est quoi cette histoire de ne pas devoir "entrer dans son fantasme de changement d'identité sexuelle" ? Bon, peut-être un truc de psy, mais j'aimerai bien qu'à l'avenir on sache qu'Elliot est vraiment un garçon et pourquoi pas qu'il commence une hormonothérapie ou quoi ? Je voudrais juste qu'on ne revienne pas en arrière sur "finalement, c'était juste une phase" parce que.... je ne sais pas. Je trouverai ça un peu facile.

Tout le reste est à mon sens ce qui fait que j'adore MAM, des personnages touchants, des sujets graves abordés avec douceur et légèreté parfois, beaucoup d'humour et d'humanité ! Je lirai bien entendu la suite dès que possible.

par Rid-kaat
Iris Grace - La Petite Fille Qui S'ouvrit Au Monde Grâce À Un Chat Iris Grace - La Petite Fille Qui S'ouvrit Au Monde Grâce À Un Chat
Arabella Carter-Johnson   
Magnifique ! splendide ! magique ! Que du bonheur à la lecture de cette bataille de sentiments livrée par une maman avec sa petite fille autiste. Quel courage ! quelle ténacité ! Quelle persévérance ... et qu'elle réussite ! J'adore le chat :) aussi. Il fait partie intégrante de cette magnifique histoire pleine d'amour. Une chance pour la petite fille d'avoir de tels parents, grands parents et un tel chat !! Ingéniosité débordante de la part de la maman qui se lance dans des quêtes diverses afin de "trouver" sa fille et de lui permettre de vivre tout simplement. Une perle rare ce bouquin qui est venu me toucher là où ça m'interpelle, où j'ai envie de remettre tellement de choses en question .. ! A mettre entre toutes les mains !

par Kattnis
Pas si simple Pas si simple
Oren Miller   
http://liliandtheworldofbooks.blogspot.com/2017/03/pas-si-simple.html

On m'avait annoncé que c'était un coup de coeur éditorial et je les rejoins à 100% là-dessus.

Cette histoire est fraîche, drôle, sans prise de tête ou presque (disons que le frère de William ne va pas arranger les choses) et l'auteure arrive à nous toucher avec leur histoire.

Comme le titre l'indique, la vie de Scarlett n'est pas si simple. Entre la perte de son père, une mère un peu bizarre, une soeur qui n'hésite pas à dire ce qu'elle pense et une rencontre déjantée, je peux vous dire que sa vie n'est pas de tout repos.

Leur histoire est belle, pétillante et surtout attendrissante. L'auteure nous offre une romance digne de ce nom. Ils m'ont fait rire, mais pas que, j'ai également été touché par leur histoire et j'avoue que l'auteure nous montre une autre façon de voir sur la peur de souffrir en amour. Nos deux héros ont beaucoup de chemin à parcourir pour pouvoir se laisser une chance.

L'intrigue de l'histoire est vraiment bien menée et surtout, on ne perd pas une miette de ce qui va se passer entre eux. De plus, grâce aux piques qu'ils se lancent, on ne peut qu'en rire et surtout passer un bon moment avec eux.

Nous faisons également connaissance avec beaucoup de personnages, mais j'ai eu un coup de coeur pour la soeur de Scarlett et le frère de William. Deux personnages aux caractères vraiment géniaux. Mélie est une jeune femme avec des réparties à mourir de rire, mais surtout sensée. Quant à Thomas, ce jeune homme est juste adorable malgré ce qu'il va faire (à vous de le découvrir).

Je m'arrête là aussi non, je risque d'écrire un livre sur ce que j'ai ressenti sur cette histoire. En bref, "Pas si simple" est un livre à découvrir sans plus attendre. Je me suis complètement attaché aux personnages, mais pas que. J'ai également été conquis par l'histoire de Scarlett et William et surtout par la plume et l'univers de l'auteure.

Cette comédie romantique est agréable à lire que je suis obligé de vous la recommander.

par Lili1989
3000 façons de dire je t'aime 3000 façons de dire je t'aime
Marie-Aude Murail   
J'ai adoré ce livre.
Que dis-je? Je l'ai adulé.
Je l'ai lu d'une traite, partie du principe que je ne lirais qu'un chapitre avant de dormir. En fin de compte, j'ai passée la plus belle des nuits blanches.
Le réalisme de l'intrigue m'a époustouflée. Sérieusement, un livre aussi réaliste me tenant autant en haleine? Jamais je ne l'aurais imaginé.
L'histoire est touchante, comique et tragique, juste émouvante. J'avoue avoir vibré au rythme des pages et m'être identifiée à Chloé la plupart du temps. Il est plus facile de s'identifier à elle et à Bastien, étant donné le caractère assez malsain de Neville.
Les différents registres de langage permettent le rendu totalement réel de l'histoire. Le "parler" des élèves de cinquième, de Jeanson et des aspirants comédiens est bien inspiré, plus que la plupart des discours adolescents faussement bâclés par les auteurs voulant faire preuve de réalisme en abaissant la race adolescente au rang de voyou de cité n'ayant jamais ouvert un bouquin. Idem pour le compte de Chloé, j'ai apprécié le fait que cette "petite intello" ne soit pas stéréotypée comme dans certains ouvrages que j'ai pu lire par le passé.
La relation qu'entretien chacun des protagonistes avec le théâtre est différente, et pourtant les rapproche d'une façon radicale. Neville est un passionné, qui ressent les émotions des personnages qu'il incarne comme s'il vivait leurs aventures. Bastien est un petit rigolo décontracté, qui pourrait faire rire n'importe qui en interprétant la pire des tragédies. Et Chloé persiste depuis la cinquième à apprendre le théâtre, depuis qu'elle s'est vue voler le rôle principal de Roméo et Juliette. Elle est plus technique, elle apprend ses textes mais a du mal à se plonger dans l'action. Elle est peu extravertie.
J'ai adoré la relation que ces trois personnes entretiennent entre elles, aussi. La beauté d'un amour à trois ( chacun est amoureux des deux autres, ce n'est pas un triangle amoureux ) m'est apparue pour la première fois, et pour mon plus grand plaisir.

C'est un roman plein de générosité, de tristesse, d'amour, d'amitié, de soutien. Les protagonistes se découvrent eux-mêmes à travers les personnages qu'ils incarnent, et j'avoue m'être découverte un peu aussi à travers eux.
Marie-Aude Murail est décidément une grande écrivain ( Lisez Miss Charity!!! )
Elle a tout compris. Elle a le style, les émotions, les joies et les déceptions. Elle a l'intrigue et les personnages les plus attachants.
Tous ces outils ont été présents dans ce livre pour insuffler un peu de bonheur au lecteur.
Attention tout de même : ce bouquin est addictif ;p
à lire absolument.

par Hope-S
La Différence invisible La Différence invisible
Julie Dachez    Mademoiselle Caroline   
http://lafetedesmots.blogspot.fr/2016/11/la-difference-invisible-de-mademoiselle.html

Vous savez que je ne suis pas fan de bd. Et bien, je tiens à remercier l'association des amis de la librairie par mots et merveilles. C'est par leur biais que je l'ai découverte. Même si je connais assez bien le syndrôme d'asperger pour avoir vu des reportages à la télévision ou sur internet, nous n'avons aucunes idées des difficultés qu'ils traversent sans parler de cette société vivant tranquillement avec ses stéréotypes sans se poser une seule seconde les bonnes questions. Je pense sincèrement que cette BD ne devrait pas seulement être disponible dans toutes les bibliothèques et médiathèques mais également être débattu dans les établissements scolaires. J'ai appris beaucoup de choses notamment par rapport aux femmes. Leur diagnostiqué est beaucoup plus difficile parce qu'elles savent parfaitement s'adapter que les hommes. Les réactions des gens sont épouvantables et la RH, je n'en parle même pas. Ça ne m'a tout de même pas surprise. N'oublions pas qu'en France, il existe des lois mais qu'elles sont loin d'être appliquées.

Quand aux dessins, ils ont été fait pour que l'on comprenne réellement ce qu'il se passe du point de vue de marguerite. Sa vision des choses et de la vie est si différente. Et je trouve ça parfaitement bien fait. J'ai également appris de nouveaux mots. Marguerite est une jeune femme que personnellement, j'aurais trouvé atypique mais justement pour cette raison je l'aurais apprécié. Elle se prend des réflexions qu'on m'a déjà faite. Dès que j'ai ouvert la BD sur le texte de Julie Dachez sur les différences et le fait de les assumer, j'ai jubiler, adoré. Ça fait du bien de lire ça et je suis entièrement d'accord avec elle.

En bref, je vais lui mettre un énorme coup de cœur. J'espère sincèrement qu'un jour les gens arrêteront de juger les autres et qu'ils s'intéresseront à l'autre pour de bonne raison et pas seulement pour réagir en se moquant ou humiliant. Le message passe parfaitement. Merci beaucoup.
Sox, l'ami qui m'a sauvé la vie Sox, l'ami qui m'a sauvé la vie
Vikky Turner   
C'est à l'âge de 5 ans que Toby est diagnostiqué autiste. Enfermé dans son monde, l'enfant fait des crises d’une rare violence, ne supporte pas de sortir à l'extérieur et ne parvient pas à communiquer. Malgré les efforts de sa mère, chaque année qui passe aggrave ses souffrances.

Vicky est épuisée par les crises à répétition, mais le découragement lui souffle une idée : si elle adoptait un chien pour aider son fils ? Pas n'importe lequel : Sox, un énorme labrador à poil noir, spécialement formé pour répondre aux besoins d'un petit garçon en détresse.

Rapidement, Sox apprend à connaître son jeune maître, anticipant et atténuant ses crises, le rassurant. À ses côtés, l'enfant se sent mieux et s'ouvre progressivement à un monde qui lui semblait auparavant incompréhensible. Toby découvre enfin que l’on peut vivre et être heureux tout en étant différent...

par diablotin
Dans le murmure des feuilles qui dansent Dans le murmure des feuilles qui dansent
Agnès Ledig   
Dans ce roman, Agnès Ledig rend hommage surement à cet enfant qu'elle a perdu et à sa joie de vivre malgré la maladie! Ce sont deux histoires parallèles qui nous sont contés et qui se rejoignent à un moment donné! Des personnages poignants et plein de sincérité! Un joli roman qui, comme les autres, ne nous laisse pas indifférent.Nos émotions se suivent et ne se ressemblent pas! de la joie de la tristesse de l'impatience...

par Vanessa82
Frangine Frangine
Marion Brunet   
J'ai beaucoup trop longtemps hésité entre "Or" et "Diamant" et j'ai finalement opté pour un jugement à la hausse.

Parce qu'il a manqué tellement peu de choses à Frangine. Parce que le fait d'avoir hésité devrait justement annulé cette hésitation (si j'arrive à me faire comprendre).

Le point de vue de ce livre est vraiment intéressant. On a pas une romance entre deux femmes et toutes les complications qu'elles ont pour vivre leur amour, puis tout va bien et fermez le rideau. On arrive dans leur famille (de bisounours) quand leurs deux grands enfants ont quinze et dix-sept ans. Et c'est vraiment un gros point fort pour moi que d'avoir cette vision là, celle de deux gamins avec deux mères, qui vivent entourés de tellement d'amour que c'en est presque trop.

En effet, Pauline entre au lycée, et contrairement à Joachim, son grand frère, elle va avoir nettement plus de problèmes à faire accepter sa situation familiale aux autres, parce qu'elle ne peut pas juste jouer des poings pour impressionner ses camarades.
On a une approche très juste de l'adolescence et du harcèlement, je trouve. Quelque chose d'un peu vicieux, pas tout à fait direct, quelque chose d'intangible. On n'a pas vraiment de preuves qu'on est harcelés jusqu'à ce que ça devienne vraiment violent physiquement, mais ça n'empêche pas ça d'être mortel.

Le fait que ce soit le frère qui raconte aussi. On a les pensées de Joachim, sa vie plutôt tranquille, et surtout, on est dans la tête des proches. Joachim et ses mères voient bien qu'il se passe quelque chose. Et Pauline ne veut pas qu'on l'aide. On ressent bien cette impuissance, cette incapacité à tout régler facilement, à trouver des solutions. Oui, c'était très juste que ce soit par la voix de Joachim qu'on découvre tout ça.

Sans approfondir, j'aime beaucoup le courage de Pauline face à la situation. [spoiler]En pleine détresse, elle veut trouver ses propres solutions. Ce n'est pas toujours si simple, je le sais bien, mais dans ce livre-là, dans certaines situations, c'est la personne elle-même qui trouve la force de se révolter et j'ai trouvé ça bien que pour une fois, on ne ramasse pas la gamine en détresse à la petite cuillère.[/spoiler]

En tout cas, c'est une magnifique ode à la tolérance. En tout points de vue. On voit apparaître un tissu de gens qui soutiennent, un autre de gens qui blessent. Et en filigrane, on a les questionnements des deux mères sur leurs vies quotidiennes.

Ce qui me touche le plus, c'est peut-être la justesse de ce qui nous est raconté. Tout en forces et en faiblesses. La voix d'adolescent (et quand il est avec Blandine, on sent bien l'ado de dix-sept ans...) qui raconte sa famille, sa famille pas tout à fait comme les autres, mais loin d'être moins bien pour autant.

par Rid-kaat
Comme un livre ouvert Comme un livre ouvert
Liz Kessler   
Ashleigh, dit Ash, une adolescente de 17 ans un peu rebelle sur les bords qui a tendance à sécher les cours et ne pas travailler à l'école (ce n'est pas franchement ce que j'appelle être rebelle, ou alors je l'ai été sans même le savoir ^^). Malheureusement pour elle, sa vie est en plein bouleversement : ses parents traversent une crise au point de ne plus communiquer, sauf lorsqu'il s'agit de se hurler dessus. Pour échapper à l'ambiance pesante qui règne chez elle, Ash traîne avec Cat, sa meilleure amie peu conventionnelle au regard de la société, ou bien Luke, un ami d'enfance pas très futé mais vraiment gentil. Lors de sa fête d'anniversaire, Ash rencontre Dylan et même si ce n'est pas le coup de foudre au premier regard, l'attirance est bien là au point qu'ils finissent par échanger leur numéro. Ash commence à sortir avec Dylan et refuse de voir ce nouveau bonheur lui échapper, si bien qu'elle préfère ignorer que la situation entre ses parents ne s'améliore pas, bien au contraire. A l'école ce n'est guère plus brillant. Les cours ne l'intéressent pas, du moins jusqu'à ce que Mlle Murray, la nouvelle prof de littérature, parvienne à capter son attention et à lui donner envie d'en apprendre plus sur cette matière. Son monde s'écroule mais Ash refuse de l'admettre, s'accrochant presque uniquement à sa relation avec Dylan au point d'en venir à négliger Cat. Se sentant abandonnée, cette dernière finit par lui dire ses quatre vérités en face au point que leur amitié se brise. La vie de Ash part en lambeaux mais elle va trouver conseil et réconfort auprès de cette prof pas comme les autres qui lui apporte l'oreille attentive dont elle a tant besoin. le problème est que Mlle Murray fait également naître en elle des sensations inconnues jusqu'alors, des émotions qui la troublent et la chamboulent même si elle ne saurait pas mettre un nom dessus.

De nombreux sujets sont abordés dans ce roman et contrairement à ce que laisse supposer le résumé, l'homosexualité est finalement bien loin d'être le thème principal de Comme un livre ouvert. J'aime énormément les livres sur ce sujet et malheureusement ici ça a été traité un peu trop légèrement pour moi. J'attendais plus de profondeur, plus de remise en question, plus de doute, plus de réflexion. le souci est que la découverte de cette homosexualité est noyée dans un tas d'autres problèmes. Ash ne se pose pas vraiment de grandes questions existentielles. Si elle ne se rend pas compte immédiatement de ce qu'elle ressent en réalité pour Mlle Murray, sa prise de conscience n'est malheureusement pas retranscrite et ça m'a vraiment manqué qu'il n'y ait pas eu de moment précis, d'instant T où elle a réalisé et surtout accepté ses sentiments. Mlle Murray ne sera que le déclencheur, le déclic dont Ash avait besoin pour qu'elle comprenne ce qu'elle est réellement mais il n'y aura pas de véritable histoire entre elles. Mais ça ne m'empêche pas d'avoir passé une très bonne soirée en compagnie de la plume de Liz Kessler ! Dommage que le résumé ne corresponde pas tout à fait au livre, donc que le récit ne soit pas celui que j'attendais.

Comme je vous le disais, de nombreux sujets sont abordés. Il y a tout d'abord le thème du divorce, de ce qu'il advient lorsqu'on n'éprouve plus de sentiments. Sans oublier le ou les enfants qui se retrouvent au milieu. Vaut-il mieux les laisser de côté et leur assurer que tout va bien ou au contraire leur expliquer la situation ? Une fois le verdict tombé, Ash accepte la situation avec courage. Peut-être avec un peu trop de distance mais il faut dire que dans sa famille ils ont de sérieux problèmes de communication. Mais ce divorce est aussi l'occasion pour notre héroïne de renouer avec sa mère, et ça c'est quelque chose qui m'a fait énormément plaisir. Ca me faisait de la peine de pour elles deux de les voir cohabiter sans réellement interagir. Je suis en revanche plus sceptique en ce qui concerne son père. Peut-être parce qu'il est le premier envisagé le divorce. Et peut-être aussi un peu parce qu'il passe très vite à autre chose, au point qu'on en vienne à se demander s'il a vraiment attendu le divorce pour commencer à fréquenter une autre femme (que voulez-vous, mon petit cœur romantique ne supporte pas qu'on soit infidèle !)

Il est aussi énormément question d'amitié dans cette histoire. Délaissé par Cat, Ash se fait une nouvelle amie qui lui offre une autre vision des choses et elle réalise alors qu'elle peut avoir plus d'une amie à la fois et surtout des amitiés variées. Parce que Robyn est tellement mais tellement différente de Cat ! Cat ne se serait jamais intéressée à quelque chose comme le club de débat. Pire encore, elle n'aurait pas compris l'intérêt soudain de Ash pour la littérature. Notre héroïne peut donc compter sur la présence et le soutien de Robyn, et le lecteur ne peut qu'être rassuré à l'idée qu'elle ne se retrouve pas seule. Heureusement pour elle, Cat revient dans sa vie et si Ash semble respirer à nouveau, il en a été de même pour moi ! Je ne supportais pas de les savoir séparer même si Robyn est aussi quelqu'un de bien. Il est d'ailleurs dommage que son personnage soit cependant moins approfondi, ou disons plus fade comparé à Cat. Cat, merveilleuse Cat qui n'en a rien à faire que sa meilleure amie soit lesbienne et qui va même jusqu'à l'entraîner dans une boîte gay parce qu'elle sait très bien que Ash n'y serait jamais allée d'elle-même. Quel dommage d'ailleurs, sinon il n'y aurait jamais eu Taylor !

La suite sur http://lesmotspourrever.com/comme-un-livre-ouvert/
Les mots qu'on ne me dit pas Les mots qu'on ne me dit pas
Véronique Poulain   
http://megworld.over-blog.com/article-les-mots-qu-on-ne-dit-pas-veronique-poulain-124602384.html

Je suis en général, peu attirée par les romans de la Rentrée Littéraire mais celui-ci a retenu mon attention. A force de lire et d'entendre de bonnes critiques, j'ai eu envie de découvrir à mon tour "Ces mots qu'on ne dit pas". Quelle grosse claque! Je viens à peine d'en terminer la lecture, encore chamboulée par toutes les émotions contenues dans ce petit livre de 144 pages. Bravo à Véronique Poulain pour ce beau témoignage.

Née de parents sourds, Véronique Poulain elle, entend. Dans ce roman autobiographique, elle nous raconte son enfance, son adolescence, jusqu'au passage à l'âge adulte. Sur un ton naturel et bourré d'humour, l'auteure se confie à nous. Elle ne s'autorise aucune censure et les différentes émotions se succèdent. Véronique Poulain a toujours aimé ses parents et pourtant, elle a pendant longtemps mal vécu leur handicap. Tendresse, colère, honte, admiration, rejet, culpabilité, amour, fierté... tant de sentiments qui se suivent et se mêlent tout au long du roman. Véronique Poulain ne se cherche pas d'excuses. Oui elle a été dure avec ses parents. L'adolescence est une période difficile, les jeunes se sentent incompris et c'est encore pire quand parents et enfant viennent de deux univers radicalement différents.
Pourtant, à la fin du livre, on ne ressent que de l'amour. "Les mots qu'on ne dit pas" est un bel hommage. L'auteure nous dit avoir du mal à exprimer ses sentiments et pourtant, ce livre en est rempli. Elle s'exprime à sa manière. Elle n'a pas dit "je vous aime" par les gestes, elle l'a fait avec un livre. Arrivée à l'âge adulte, Véronique Poulain est "une sourde qui entend". Après des années de rejet, elle comprend désormais ses parents et a réussi à trouver sa place aussi bien auprès des sourds que des entendants.

Véronique Poulain nous parle de sa vie, de sa famille mais aussi du quotidien des sourds. A notre époque, les gens différents sont toujours dévisagés mais dans les années 1960 (date de naissance de l'auteure), c'était pire. Il n'y avait pas internet, pas de sms ni de fax. La seule manière de communiquer ? Les gestes. Véronique Poulain a donc appris très tôt cette langue quasi universelle.
J'ai aimé tous les paradoxes développés dans ce livre. Les sourds n'entendent pas et pourtant, ils sont plus bruyants que les entendants. Véronique Poulain nous explique à quel point elle était gênée, plus jeune, par les mastications de son père lors des repas et des pets bruyants de sa mère dans le bus. Les sourds ne parlent pas avec la voix mais ils sont capables de communiquer avec n'importe quel autre malentendant dans le monde. Ils sont également plus libres, plus directs. Les sourds utilisent des gestes pour exprimer des idées, ils ne tournent pas autour du pot et ne ressentent aucune gêne à parler de sexe.
Au delà du témoignage personnel, Véronique Poulain nous ouvre les yeux sur le quotidien des sourds et nous aide à mieux comprendre le langage des signes, qui demeure un mystère pour beaucoup d'entre nous.

Pour conclure, "Ces mots qu'on ne dit pas" est un roman autobiographique à la fois drôle et émouvant. Véronique Poulain dresse le portrait d'une famille peu ordinaire, la sienne, mais toujours avec humour.

Voici une petite citation qui, à mon avis, reflète complètement l'esprit du livre :

"Dans la langue de mes parents, il n’y a pas de métaphores, pas d’articles, pas de conjugaisons, peu d’adverbes, pas de proverbes, maximes, dictons. Pas de jeux de mots. Pas d’implicite. Pas de sous-entendus. Déjà qu’ils n’entendent pas, comment voulez-vous qu’ils sous-entendent ?"

★★★★★
Une excellente lecture!


par megmars
  • aller en page :
  • 1
  • 2
  • 3