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Extrait ajouté par book-princess 2019-04-19T21:31:13+02:00

Aussi loin que le regard portait, le monde était blanc. Les trottoirs des rues délavées étaient colonisés par des congères aux reflets d'argent. Les montagnes étincelaient, l'étendue nacrée de leurs versants se tachetait par endroits de noir, le ciel pâle annonçait une chute de neige imminente. On aurait dit que la nature avait décrété une trêve, même si chacun savait que, tôt ou tard, le temps se couvrirait de nouveau. Aucune opération de déblayage de la route de Siglufjördur n'était prévue, du moins pour la journée. Les habitants étaient encore pris au piège.

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Extrait ajouté par book-princess 2019-04-19T21:27:04+02:00

Dans quoi est-ce que je me suis fourré ?

La même question avait traversé son esprit quand Tómas lui avait annoncé, lors de leur première rencontre, que la vie à Siglufjördur était très calme. La réalité se révélait tout autre. Les problèmes se multipliaient, et voilà qu'il se retrouvait impliqué dans l'enquête d'une façon beaucoup trop intime. Il voulut hurler en direction des montagnes qui l'encerclaient de toutes parts mais le blizzard les avait fait disparaître. Un temps idéal pour se cacher.

Bon sang, mais dans quoi est-ce que je me suis fourré ?

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Extrait ajouté par Dan-1 2019-01-06T21:42:00+01:00

Tant pis si ça signifiait trahir Tomas et supporter ses jérémiades.Ce petit geste était l'une des rares choses qui l'empêchaient de commettre l'irréparable. Qui le maintenait en vie.

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Extrait ajouté par lelette1610 2017-07-09T22:15:49+02:00

"...Par la fenêtre de la cuisine, il constata que la tempête de neige n'avait pas faibli et menaçait ouvertement d'engloutir la ville de Siglufjödur. Il s'assit à la table, le regard perdu vers le prétendu panorama.

Le printemps d'arrive-t-il jamais jusqu'ici ?

Abattu, il ferma le rideau de la cuisine, puis ceux de toutes les autres fenêtres.

Il attendit la mi-journée pour allumer la radio et écouter les informations. Une avalanche s'était déclenchée juste au-dessus de la route de Siglufjödur, bloquant l'unique axe de circulation vers la ville. La nouvelle le frappa. Physiquement. Par chance, aucun blessé n'était à déplorer, mais cela signifiait qu'on ne pouvait plus ni entrer ni sortir de la ville. Tout déplacement par voie terrestre ou maritime paraissait inenvisageable..."

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Extrait ajouté par lelette1610 2017-07-09T21:52:09+02:00

"Le temps passait si lentement. Si péniblement. Ce matin, Nina avait essayé d'allumer la lumière et de s'asseoir près de la fenêtre avec un livre mais elle n'arrivait plus à se concentrer. L'attente était trop forte. Le moment où ils seraient ensemble tous les deux, seuls dans leur monde approchait.

Elle gardait la preuve sous son lit. Une bonne cachette, sous le lit. Comme quand, autrefois, elle avait besoin de fuir les coups...

Il serait tellement fier d'elle. Elle l'avait emportée pour lui éviter de se faire arrêter. Dans sa tête, elle anticipait leur conversation : elle lui expliquerait ce qu'elle avait fait, ce qu'elle avait essayé de faire ensuite, même si ça n'avait pas marché. Où est-ce qu'elle avait bien pu se tromper ? Elle s'en voulait terriblement. Avec un peu de chance, il ne serait pas fâché.

Non, bien sûr que non. Il serait content d'elle.

Et après... après elle l'inviterait à dîner chez elle.

L'excitation la mettait au supplice."

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Extrait ajouté par Stephanelefort 2017-06-02T11:35:08+02:00

Reykjavik, printemps 2008

Il n’était pas loin de minuit mais il faisait encore clair. Les jours rallongeaient. À cette époque de l’année, chaque nouvelle journée, plus lumineuse que la veille, portait en elle l’espoir de quelque chose de meilleur et, de fait, la vie d’Ari Thór

Arason venait de connaître une embellie. Sa petite amie Kristín avait enfin emménagé dans son modeste appartement d’Öldugata. Ce n’était au fond qu’une simple formalité : elle y passait déjà la plupart de ses nuits sauf les veilles d’examen, quand elle préféraitréviser au calme dans la maison confortable de ses parents, jusque tard dans la nuit.

Kristín sortit de la douche, une serviette autour de la taille, et entra dans la chambre.

— Bon sang, je suis crevée… Parfois je me demande ce qui m’a pris de choisir médecine.

Ari Thór leva la tête de son petit bureau et se retourna.

— Tu vas être un docteur fantastique.

Elle s’allongea sur le lit, s’étira sur la couverture.

Sa chevelure blonde projetait comme un halo blanc sur les draps

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Extrait ajouté par Armony22 2017-05-10T18:55:21+02:00

Ari Thór jeta un bref coup d'oeil par la fenêtre avant de retourner dans le bureau. Cette petite ville paisible étouffait sous la neige. L'étreinte familière de l'hiver devenait plus étouffante que jamais. Le blanc n'était plus virginal mais souillé de sang.

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Extrait ajouté par Armony22 2017-05-10T18:52:47+02:00

Ses parents lui offraient toujours un livre à Noël. La tradition islandaise de lire un nouveau livre la veille de Noël jusqu'aux petites heures du matin tenaig un rôle important dans sa famille.

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Extrait ajouté par Armony22 2017-05-10T18:48:41+02:00

Le fjord les accueillit sous le gris oppressant d'un ciel chargé. Des nuages traversés de bourrasques escamotaient l'encerclement des montagnes, empêchant le paysage de révéler toute sa splendeur. Sous la faible lumière, les toits des maisons se fondaient dans un monochrome uniforme; une mince couche de neige tapissait leurs jardins, traversée çà et là par des touffes d'herbe rebelles qui paraissaient refuser l'hiver. Tout autour se dressait la masse écrasante des montagnes.

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Extrait ajouté par Armony22 2017-05-10T18:37:44+02:00

Le cirque montagneux protégeant la ville était presque entièrement blanc et on distinguait à peine les plus hauts sommets - comme s'ils avaient failli à leur devoir ces dernier jours. Comme si quelque chose d'inexpliqué, une vague menace, s'était répandu à travers la ville; quelque chose resté plus ou moins invisible, jusqu'à cette nuit.

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