Livres
580 396
Membres
645 672

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par Laetitia-155 2021-06-14T15:06:23+02:00

— Qui es-tu, Socrate ? Je veux dire, qui es-tu vraiment ? Crois-moi, tu préfères ne pas le savoir, bébé.

Afficher en entier
Extrait ajouté par AuSoGi 2021-05-26T21:23:58+02:00

Son signe astrologique doit être enfoiré ascendant chieur.

Afficher en entier
Extrait ajouté par CrystalM 2020-12-14T08:34:02+01:00

Prologue

Better Than Yourself, Lukas Graham

— Me lâche pas, t’as pas le droit ! Me lâche pas…

Je hurle dans ce couloir aseptisé, je veux qu’il m’entende, qu’il prenne conscience de toute la douleur qui émane de mon être, de toute la détresse qui s’en échappe. Il n’aurait jamais dû faire ça, j’aurais dû faire gaffe. C’est la deuxième fois, la putain de deuxième fois !

Les médecins poussent le brancard à une vitesse folle alors que le liquide rougeâtre colore les bandes autour de ses poignets. Je ne les quitte pas d’une semelle. Nous avions un deal : être présents l’un pour l’autre, pourtant, j’ai failli à ma mission. Je lui avais promis, promis…

Le bruit tout autour de moi n’est qu’un simple bourdonnement. La seule chose dont je me préoccupe est son corps inerte, allongé devant mes yeux.

— Jeune homme, vous devez attendre ici. L’accès est réservé au personnel.

L’infirmier me retient par le bras et m’empêche de voir ce qui se déroule derrière lui. D’où je suis, je perçois uniquement le cliquetis rapide des roulettes du brancard sur le sol. J’ai besoin de savoir s’il va bien, s’il va s’en sortir.

— Non, non… Il faut que je sois là. Vous ne comprenez pas !

Totalement paniqué, je tente de passer les portes battantes, mais le soignant m’arrête en se positionnant massivement devant moi, son regard m’incitant à ne pas recommencer.

— Cet accès vous est interdit. Allez patienter en salle d’attente, dès que nous en saurons plus sur son état, nous vous préviendrons.

Des larmes affluent sous mes paupières, une fois que je suis seul dans cet espace trop blanc… Il ne peut pas m’abandonner, il n’en a pas le droit ! Il est mon meilleur ami, mon double, il n’a pas le droit de me laisser ! Il n’a que seize ans…

J’observe mes mains ensanglantées, en espérant y trouver une solution, ne serait-ce qu’un signe pour me dire que tout va bien, que ce n’est qu’un cauchemar, qu’il n’a pas essayé de mettre fin à ses jours. Mais ce sang sur mes paumes me renvoie sans cesse l’image de son corps avachi contre le mur de la salle de bains, les veines ouvertes et la lame de rasoir gisant sur le sol. Un haut-le-cœur me prend. Respire, juste respire…

Je me traîne vers cette salle trop petite pour le nombre de personnes qu’elle accueille. Je me laisse glisser contre l’un des murs blancs et éclate en sanglots. J’étouffe dans cet endroit où tous les êtres présents semblent attendre des nouvelles, une épée de Damoclès au-dessus de la tête, comme si le bon Dieu allait descendre de son nuage pour nous faire la plus merveilleuse des annonces ou bien la plus terrifiante. La vie est une véritable roulette russe dans laquelle rien n’est acquis. En un claquement de doigts, tout peut basculer, virer du côté sombre.

Une inspiration après l’autre, je tente de ne pas défaillir, de rester calme et de croire en un destin, celui qui ne nous éloignera pas, mais qui nous réunira.

— Mon chéri…

— Maman…

Ma voix déraille et je m’écroule dans ses bras. Mon corps est secoué de spasmes, mon cœur me malmène. S’il nous quitte, un bout de moi s’effondrera à mes pieds. Elle m’enlace alors que ses larmes s’écrasent dans mes cheveux.

— Il s’en sortira, c’est quelqu’un de fort, chuchote-t-elle, autant pour elle que pour moi.

— Pourquoi il a fait ça ? Pourquoi il a recommencé ?

Son étreinte se resserre un peu plus sur mes épaules, heureusement qu’elle est là. Ma mère est mon pilier, elle l’a toujours été.

— Je ne sais pas…

Les fantômes hantent, le passé ressurgit, la vie bascule. Ce sont certainement les mots qu’il prononcerait, les mêmes qu’il y a cinq ans à sa sortie d’hôpital. Son geste me paraît tellement incompréhensible ! Son suivi psychologique paraissait porter ses fruits, il avait retrouvé le sourire, et aussi, le goût de jouer. Lors des matchs de football, il excelle et semble vraiment heureux. Ça n’est pas logique ! Au lieu de garder pour lui ses parts d’ombre, il aurait dû se confier. S’il l’avait fait, j’aurais pu l’aider. Maintenant, je me sens tellement impuissant… Il a aussi droit au bonheur, celui dont devrait bénéficier chaque être humain en arrivant sur cette planète, et surtout, il le mérite.

S’il s’en sort, je me promets une chose : le sauver. Le sauver… de son enfer personnel.

Source: kobo.com

Afficher en entier
Extrait ajouté par Laetitia-155 2021-06-14T15:12:06+02:00

faut croire qu’en sa compagnie, je me transforme, que la véritable Kaya refait surface sans même que je m’en aperçoive.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Laetitia-155 2021-06-14T15:11:50+02:00

Sur ce toit, aux côtés de Socrate, la sensation de flotter au- dessus de mon enveloppe charnelle, d’être suspendue dans le vide me procure une liberté dont je n’avais plus connaissance.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Laetitia-155 2021-06-14T15:11:27+02:00

Mais j’ai été irrémédiablement attirée par cette ombre planant au- dessus de nos têtes. Le danger m’a happée, sa douleur m’a touchée, le maître a gagné…

Afficher en entier
Extrait ajouté par Laetitia-155 2021-06-14T15:11:13+02:00

L’espoir peut faire mal. Espérer, c’est souffrir en silence, crier au monde ce que l’on désir.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Laetitia-155 2021-06-14T15:10:56+02:00

après le décompte, je sombre.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Laetitia-155 2021-06-14T15:10:38+02:00

En étudiant chaque photo d’un peu plus près, j’arrive à percevoir la douleur malgré les sourires. Cette dernière semble être enfouie en elle comme si elle était prisonnière de son enveloppe corporelle, comme si son vécu l’avait rattrapée pour l’emprisonner dans une boîte de Pandore dont elle ne trouvera jamais la clé.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Laetitia-155 2021-06-14T15:10:12+02:00

Kaya nage dans les légères vagues et je peux voir mes fantômes danser autour d’elle.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode