Livres
506 218
Membres
514 332

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Nous allons vérifier si tu as des aptitudes. Quoique, après ta question, je serais fortement étonnée que tu n'en aies pas. Allons-y, mon laideron.

Ciri se rembrunît.

-Pourquoi m'appelles-tu comme ça ?

Yennefer sourit du coin des lèvres.

-Je t'ai promis d'être sincère.

Afficher en entier

L'intolérance et la superstition ont toujours été le fait des idiots parmi la populace, et, selon mon sentiment, jamais elles ne seront extirpées car elles sont aussi éternelles que la bêtise même. Là où culminent aujourd'hui des montagnes, il y aura un jour des mers. Là où moutonnent aujourd'hui des mers, il y aura un jour des déserts. Mais la bêtise restera la bêtise.

Afficher en entier

La magicienne leva le bras et agita la main. Ciri sentit une pulsation dans ses tempes ; elle entendit un bruit dans ses oreilles, semblable à celui qui se produisait lorsqu’elle avalait sa salive, mais en plus intense. Elle fut gagnée par un engourdissement, une fatigue extrême, une faiblesse qui lui raidissait la nuque et lui amollissait les genoux.

Yennefer baissa le bras et ces sensations disparurent aussitôt.

Afficher en entier

Rester neutre ? Indifférent ? Ciri avait envie de hurler. Un sorceleur assistant à la souffrance sans intervenir ? Impossible ! Son rôle est de défendre les humains. Contre les sylvains, les vampires, les loups-garous. Mais pas seulement. Il doit les protéger contre le Mal sous toutes ses formes. Et moi, j’ai vu ce qu’était le Mal à Autre Rive.

Un sorceleur a pour devoir de protéger et de sauver des vies. Protéger les hommes, afin qu’on ne les pende pas aux arbres par les bras, qu’on ne les empale pas ; les jeunes filles aux cheveux blonds, pour qu’on ne les crucifie pas sur des poteaux plantés dans le sol ; les enfants, pour éviter qu’on les égorge et qu’on les jette dans les puits. Même le chat brûlé dans la grange incendiée méritait d’être protégé. C’est pour cela que je deviendrai une sorceleuse ; si je possède une épée, c’est pour défendre des êtres comme ceux de Sodden et d’Autre Rive. Parce qu’eux n’ont pas d’épée, ils ne connaissent pas les pas, les volte-face, les esquives, les pirouettes, personne ne leur a appris à se battre, ils sont sans défense et impuissants face au loup-garou et au déserteur nilfgaardien. Moi, on m’apprend à me battre. Pour que je puisse protéger ceux qui sont sans défense. Et c’est ce que je ferai. Toujours. Jamais je ne serai neutre. Ni indifférente.

Jamais !

Afficher en entier

"Je n'ai rien contre les sorceleurs. Qu'ils continuent à chasser les vampires. A condition qu'ils payent leurs impôts."

Radowid III le Hardi, roi de Rédanie

Afficher en entier

L a ville était en feu. Les étroites ruelles qui menaient aux douves, à la première terrasse, crachaient de la fumée et de la braise ; les flammes dévoraient les toits des chaumières étroitement serrées les unes aux autres, et léchaient les murs du château. À l’ouest, depuis la porte qui donnait sur le port, s’élevait un énorme vacarme, les échos d’une lutte sans merci, les coups sourds du bélier qui faisaient trembler les remparts. Ils avaient été submergés par surprise, après que les assaillants eurent renversé la barricade défendue par quelques soldats, des habitants armés de hallebardes et des arbalétriers de métier. Des chevaux enveloppés de caparaçons noirs survolaient les obstacles tels des spectres, des lames blanches et scintillantes semaient la mort parmi les défenseurs en fuite. Ciri sentit le chevalier qui l’avait emportée sur sa selle talonner violemment sa monture. Elle avait entendu son cri : « Accroche-toi, accroche-toi ! » D’autres chevaliers aux couleurs de Cintra les devan­cèrent et fondirent sur les Nilfgaardiens. Ciri aperçut la scène l’espace d’un instant, du coin de l’œil : un immense tourbillon où se mêlaient des capes bleu et or et des capes noires, au milieu du fracas de l’acier, du grondement des lames contre les boucliers, du hennissement des chevaux… Un cri. Non, pas un cri. Un hurlement. « Accroche-toi ! » L’effroi. Chaque secousse, chaque saccade, chaque soubresaut du cheval meurtrit ses mains agrippées aux rênes. Ses jambes douloureusement contractées ne trouvent pas d’appui, la fumée fait larmoyer ses yeux. Le bras qui l’entoure l’étouffe, l’étrangle, comprime douloureusement ses côtes. Alentour s’élève un cri comme elle n’en a jamais entendu auparavant. Que peut-on faire à un homme pour qu’il hurle ainsi ? La peur. Annihilante, paralysante, suffocante. De nouveau, le fracas des armes, le renâclement des chevaux. Tout autour, les maisons dansent, des fenêtres propulsées par le souffle des flammes atterrissent soudain là où, un instant plus tôt, se trouvait une ruelle boueuse jonchée de cadavres, encombrée par des biens que les habitants avaient abandonnés dans leur fuite. Derrière le dos de Ciri, le chevalier est soudain pris d’une toux étrange, rauque. Du sang gicle sur ses mains soudées aux rênes. Un hurlement. Le sifflement des flèches. La chute, la secousse, le choc douloureux contre l’armure. À côté d’elle, un grondement de sabots ; au-dessus de sa tête, le ventre d’un cheval et sa sangle déchirée passant en un éclair ; le ventre d’un deuxième cheval, un caparaçon noir volant au vent. Des geignements, semblables à ceux d’un bûcheron qui abattrait du bois. Mais ce n’est pas du bois, c’est le fer contre le fer. Un cri, étranglé et sourd. Tout près d’elle, quelque chose de grand et noir s’effondre dans un éclaboussement de boue et saigne atrocement. Son pied armé tremble, s’agite, creuse la terre de son énorme éperon.

Afficher en entier

-Tu dois impérativement maintenir ta concentration et empêcher que l’énergie se libère seule de toi. Ma maîtresse disait toujours qu’il fallait libérer la force de la même manière qu’on lâche un pet dans une salle de bal: avec délicatesse, parcimonie et maîtrise. De sorte que tes voisins ne sachent pas que cela vient de toi. Tu comprends?

Afficher en entier

Vous passeriez tout votre temps à forniquer, en rond, à qui mieux mieux, avec n'importe qui et n'importe où. Il suffit à vos femmes de s'asseoir sur les bas-de-chausses des hommes pour que leur ventre se mette à gonfler... [...] ce monde appartient à celui qui sait le mieux fracasser le crâne des autres et engrosser le plus vite les femelles. Et quand il s'agit de tuerie et de fornication, il est difficile de vous concurrencer, vous les hommes...

Afficher en entier

- Tu as été trop dur, le Loup, beaucoup trop dur, déclara Vesemir. Il fallait, par ailleurs, éviter d’agir de la sorte en présence de Triss. Le lien émotionnel…

- Ne me parle pas d’émotions. J’en ai assez d’entendre parler d’émotions !

Afficher en entier

Ciri avait déjà entendu pareilles promesses par le passé. On les lui avait répétées maintes fois pour la rassurer, après que son propre cri l’eut réveillée en pleine nuit. Mais c’était différent à présent. Elle y croyait. Parce que cette promesse sortait de la bouche de Geralt de Riv, le Loup blanc. Le sorceleur qui lui était destiné. Auquel elle était destinée. Celui qui l’avait retrouvée en plein coeur de la guerre, de la mort et du désespoir, l’avait prise avec lui et lui avait promis qu’ils ne se sépareraient plus jamais.

Elle se rendormit sans lâcher sa main.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode