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Extrait ajouté par Talasi 2020-09-18T22:30:58+02:00

— Vous aimez cet endroit ?

— Bien sûr. Il y a des livres.

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Extrait ajouté par Sacchan 2020-10-09T13:35:16+02:00

- Je crois que je suis en train de ruiner votre réputation, s'excusa Elisabeth, mortifiée.

- Ne vous souciez pas de ça, la rassura Spoiler(cliquez pour révéler)Nathaniel. Cela fait des années que je m'efforce de ruiner ma réputation. Peut-être qu'après cela, les familles influentes cesseront de catapulter leurs filles à marier au-dessus de la clôture de mon jardin. C'est vraiment arrivé une fois, vous savez. J'ai dû la repousser à coups de râteau.

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Extrait ajouté par Talasi 2020-09-18T22:30:06+02:00

La porte était déverrouillée. Elle l'ouvrit dans une brusque flambée de courage, pour la refermer tout aussi brutalement au visage de Nathaniel. Elle venait de se rappeler, trop tard, qu'elle ne portait que sa chemise de dessous.

— Je ne suis pas décente, expliqua-t-elle en serrant les bras contre sa poitrine.

— Aucune importance, répondit-il. Moi même, je ne le suis que rarement.

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Extrait ajouté par Talasi 2020-09-18T22:28:29+02:00

— Vous avez utilisé une incantation démoniaque pour ranger mes bas !

Il haussa un sourcil.

— Vous avez raison, cela ne ressemble pas aux actes d'un sorcier maléfique. La prochaine fois, je ne me donnerai pas la peine de les plier.

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Extrait ajouté par Lovelybook 2020-10-23T18:12:16+02:00

— Voyons, Elisabeth, j'étais condamné depuis l'instant où je vous ai vue frapper l'infernal qui montait sur le carrosse avec votre barre de fer. Comment avez-vous pu ne pas le remarquer ? Cela fait des semaines que Silas m'observe en levant les yeux aux ciel.

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Extrait ajouté par Lipette 2020-11-12T15:18:32+01:00

— Bonjour, petite terreur.

Elle rit, le corps tremblant de soulagement. Elle caressa en arrière les cheveux de Nathaniel pour les dégager de son front collant, submergée par une tendresse insoutenable.

— Moi aussi, je vous aime, lui murmura-t-elle.

Nathaniel détourna la tête et cligna plusieurs fois des paupières.

— Le ciel soit loué, dit-il enfin. Je ne crois pas qu’un amour déçu m’aurait convenu. J’aurais été forcé de me mettre à écrire de la poésie.

Elisabeth continua à lui caresser les cheveux.

— Cela ne me semble pas si terrible.

— Oh, je vous assure que pour le public, cela aurait été plus déplaisant encore que la nécromancie.

Elle rit de nouveau, envahie d’une joie légère et scintillante, pareille au soleil d’un matin printanier après la pluie, quand le monde vous paraissait neuf, pur et lumineux, transformé en une meilleure version de lui-même, d’une beauté à vous serrer le cœur. L’immensité de cette joie qui lui emplissait la poitrine pesa contre ses côtes. Elle essuya les larmes qui coulaient sur ses joues, consciente du regard de Silas sur eux.

— Scrivener, dit Nathaniel, je sais que je suis terriblement séduisant, là, couché sur le sol et couvert de sang. Il paraît que c’est le genre de choses qui a de l’attrait pour certaines jeunes filles ; ce que je trouve assez curieux, pour tout dire, mais si vous en faites partie, je ne vous jugerai pas. En revanche, s’il vous plaît, cessez de pleurer. Ce n’est qu’une égratignure. Je serai de nouveau en état de combattre le mal d’ici quelques instants, je vous l’assure.

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Extrait ajouté par Physalis 2020-12-07T15:27:31+01:00

—Scrivener, dit Nathaniel, je sais que je suis terriblement séduisant, là, couché sur le sol et couvert de sang. Il paraît que c’est le genre de choses qui a de l’attrait pour certaines jeunes filles ; ce que je trouve assez curieux, pour tout dire, mais si vous en faites partie, je ne vous jugerai pas. En revanche, s’il-vous-plaît, cessez de pleurer. Ce n’est qu’une égratignure. Je serai de nouveau en état de combattre le mal d’ici quelques instants, je vous l’assure.

Elisabeth renifla bruyamment.

—Je ne pleure pas, j’ai les yeux qui piquent parce que vous empestez.

—Comment ça ? Je ne sens jamais mauvais, sachez-le. J’exhale le bois de santal et le charme viril. (Il releva la tête pour se renifler et grimaça de dégoût.) Oui, bon, admettons.

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Extrait ajouté par Physalis 2020-12-07T15:16:08+01:00

Officium adusque mortem. Était-ce son devoir d’affronter cet homme, au risque de le tuer, si échapper à ses griffes pouvait lui permettre de sauver bien d’autres vies ?

—Par ici, bande d’idiots ! grogna le bandit en s’appuyant au mur pour se relever, puis en plaquant une main sur sa manche ensanglantée. (Du sang poissa entre ses doigts crispés sur son bras et il adressa à Elisabeth un regard mauvais.) Et prenez garde ! Elle s’est trouvé une arme.

Nulle réponse ne parvint de la ruelle derrière l’échoppe du boucher.

—Oh, vous m’entendez ?

L’allée resta aussi silencieuse qu’un tombeau.

—Arrêtez un peu de jouer les abrutis ! aboya-t-il.

Puis le bruit d’un pas léger dans une flaque se fit entendre au coin, et une voix douce et courtoise s’éleva :

— Ne soyez pas trop sévère avec vos amis. Je crains qu’ils ne soient indisposés.

—C’est une blague, ou quoi ? lança l’homme en reculant pour voir ce qui se passait, et son visage perdit soudain toutes ses couleurs. Que… qui êtes-vous ? bégaya-t-il.

—Difficile de répondre à cette question, murmura la voix. Je suis un être très ancien, voyez-vous. J’ai provoqué la chute d’empires et me suis tenu au chevet de rois sur leur lit de mort. Des nations qui ont disparu dans les limbes de l’Histoire se sont affrontées pour le secret de mon nom. (Il soupira.) Mais, pour le moment présent, je suis simplement dépité. Mes projets du jour n’incluaient pas de flâner dans une ruelle sordide pour m’occuper d’une poignée de criminels de second rang. D’autant moins dans un habit propre, et avec des souliers neufs.

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Extrait ajouté par Manouch-Ka 2020-11-02T23:01:26+01:00

« — Scrivener, soupira-t-il. J’aurais dû me douter que c’était vous quand j’ai entendu l’antique et inestimable vase de mon arrière-grand-mère se fracasser sur le sol. (Il tourna son regard intense vers le Maléfict.) Et qui avons-nous là ? Un ami à vous ?

Le Codex lui montra les crocs et émit un hurlement à percer les tympans. Au-dessus d’eux, le lustre trembla.

— Charmé, répondit Nathaniel, avant de s’adresser de nouveau à Elisabeth. Si vous êtes tous deux d’humeur à détruire autre chose, cela fait des années que je cherche une bonne excuse pour me débarrasser de la tapisserie de tante Clothilde. Vous la reconnaîtrez quand vous la verrez. Elle est mauve.

Elisabeth ouvrit et referma la bouche plusieurs fois avant de réussir à parler.

— J’ai besoin de votre aide.

— Pour quoi faire ? Il semblerait que vous ayez la situation sous contrôle. »

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Extrait ajouté par Lovelybook 2020-10-23T18:13:53+02:00

- Vous avez été attaquée, maltraitée, tourmentée, abandonnée dans la rue pour y mourir de faim. Vous n'avez aucune chance de l'emporter. Si vous continuez dans cette voie, vous mourrez. Pourquoi ne pas renoncer, simplement ?

Elle lui adressa un regard incrédule. Était-ce ce que faisaient les gens ? Ils renonçaient ? Quand il y avait en ce monde tant de choses à aimer et qui valaient la peine que l'on se batte pour elles ?

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