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Si vous êtes une femme et que vous osez regarder à l’intérieur de vous-même, alors vous êtes une sorcière.

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De nos jours, rien n'est plus mensonger que cette étiquette " pro-vie " dont s'affublent les militants anti-avortement : un grand nombre d'entre eux sont sont aussi favorables à la peine de mort ou, aux Etats-Unis, à la libre circulation des armes ( plus de quinze mille morts en 2017 ), et on ne les voit pas militer avec autant d'ardeur contre les guerres, ni contre la pollution, dont on estime qu'elle a été responsable d'une mort sur six survenues dans le monde en 2015. La " vie " ne les passionne que lorsqu'il s'agit de pourrir celle des femmes.

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Les amitiés, les amours, les réflexions gagnent en amplitude, s'épanouissent, s'affinent, s'enrichissent. Le passage du temps procure la même impression que lors d'une marche en montagne, quand vous approchez du sommet et que vous commencez à pressentir le paysage que vous découvrirez de là-haut. Il n'y aura sans doute jamais de sommet, on mourra sans l'avoir atteint, mais la simple sensation de sa proximité est grisante.

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La culture occidentale a décidé très tôt que le corps était répugnant et que le corps, c'était la femme.

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En 2017, un tribunal du Michigan a effectué une recherche en paternité pour un enfant de huit ans né d’un viol ; sans consulter personne, il a accordé l’autorité parentale conjointe et le droit de visite au violeur, dont il a aussi ajouté le nom sur le certificat de naissance et à qui il a communiqué l’adresse de sa victime.

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« Les hommes ne vieillissent pas mieux que les femmes ; ils ont seulement l’autorisation de vieillir’. »

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Un homme s’entend donner du « monsieur » de ses 18 ans à la fin de sa vie ; mais, pour une femme, il y a forcément ce moment où, en toute innocence, les personnes croisées dans sa vie quotidienne se liguent pour lui signifier qu’elle a cessé d’avoir l’air jeune. Je me rappelle avoir été contrariée et même offensée par les premiers « madame », remplaçant le « mademoiselle ». Il m’a fallu un certain temps pour me persuader que ce n’était pas une insulte et que ma valeur ne dépendait pas de ma jeunesse.

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Aujourd'hui, en France, non seulement nombre de travailleuses sont à temps partiel (un tiers des femmes, contre 8% des hommes) et n'ont donc pas d'indépendance financière – c'est-à-dire pas d'indépendance tout court –, mais elles sont cantonnées dans des professions liées à l'éducation, au soin des enfants et des personnes âgées, ou dans des fonctions d'assistance : « Près de la moitié des femmes (47%) se concentre toujours dans une dizaine de métiers comme infirmière (87,7% de femmes), aide à domicile ou assistante maternelle (97,7%), agent d'entretien, secrétaire ou enseignante. » Or, au Moyen Âge, les Européennes avaient accès comme les hommes à de nombreux métiers, souligne Silvia Frederici : « Dans les villes médiévales, les femmes travaillaient comme forgeronnes, bouchères, boulangères, chandelières, chapelières, brasseuses, cardeuses de laine et défaillantes. » (...) C'est donc une reconquête, et non une conquête, qui a débuté au XXe siècle.

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De nos jours, l’État n’organise plus des exécutions publiques de prétendues sorcières, mais la peine de mort pour les femmes qui veulent être libres s’est en quelque sorte privatisée : quand l’une d’elles est tuée par son compagnon ou son ex-compagnon (ce qui, en France, se produit une fois tous les trois jours en moyenne), c’est souvent parce qu’elle est partie ou qu’elle a annoncé son intention de le faire, telle Émilie Hallouin, ligotée par son mari sur les rails du TGV Paris-Nantes le 12 juin 2017, jour de ses trente-quatre ans51. Et la presse traite ces meurtres avec la même trivialité déréalisante que celle avec laquelle on évoque les bûchers des sorcières52. Lorsqu’un homme immole son épouse par le feu au Plessis-Robinson, Le Parisien (23 septembre 2017) commence par titrer : « Il met le feu à sa femme et incendie l’appartement », comme si la victime était un bien meuble et comme si l’information essentielle était l’incendie de l’appartement ; le journaliste semble presque trouver cocasse la maladresse du mari. Les seuls cas où l’on accorde à un féminicide la place qu’il mérite, où l’on reconnaît sa gravité, c’est lorsque le meurtrier est noir ou arabe, mais il s’agit alors d’alimenter le racisme et non de défendre la cause des femmes.

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La sorcière incarne la femme affranchie de toutes les dominations, de toutes les limitations ; elle est un idéal vers lequel tendre, elle montre la voie.

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