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Bibliothèque de Soredamor : Liste de diamant

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Wayfarers, Tome 1 : L'Espace d'un an Wayfarers, Tome 1 : L'Espace d'un an
Becky Chambers   
Un petit bijou de space opéra et charactere driven. J'ai particulièrement adoré l’écriture des personnages, c'est rare de sortir de l'anthropocentrisme humanoïde dans la SF et les personnages sont variés et pas clichés. L'autrice y fait aussi un vrai effort d'inclusivité et de neutralité.

Ici l'humanité est toute petite et à encore beaucoup à apprendre fassent aux autres races aliens.

par Soredamor
Les Dépossédés Les Dépossédés
Ursula Le Guin   
Un roman dont le principal intérêt tient dans le tableau qu'il dresse de deux sociétés opposées, l'une figurant un communisme libertaire, l'autre un capitalisme, dans des formes cependant extrêmes. La palette de domaines alors étudiés en parallèle par l'auteur est large, allant de l'anthropologie à la physique, dans des termes qu'il n'est pas toujours simple de saisir — et possiblement rébarbatifs pour ceux que les sciences ne passionnent pas.
Aussi, la construction de l'œuvre, fondée sur des allers-retours dans le temps, et donc entre les planètes visitées par le héros, dessert fâcheusement l'intrigue qui aurait mérité d'être linéaire pour demeurer captivante tout du long. Il y a néanmoins des passages d'une intensité incroyable, lesquels reposent souvent sur des dialogues ingénieux. C'est là que réside le talent d'Ursula Le Guin, dans l'écriture par la parole de cet univers aussi étranger que complexe.
Ce n'est pas le roman que je conseillerais de lire en premier pour pénétrer le cycle de l'Ekumen mais ceux qui ont déjà goûté l'imaginaire de l'écrivain y prendront certainement du plaisir.

par Hillja
Une culture du viol à la française Une culture du viol à la française
Valérie Rey-Robert   
Du « troussage de domestique » à la « liberté d’importuner »

« La culture du viol touche toutes les cultures, tous les pays. Elle présente cependant des particularités bien spécifiques selon le milieu dans lequel elle s’exprime et se développe. En France, chaque fois que la question des violences sexuelles est posée dans le débat public, les mêmes réticences s’expriment. Certains s’élèvent pour dénoncer l’horrible moralisme réactionnaire qui voudrait condamner la liberté sexuelle si chèrement acquise, nuire à l’identité amoureuse nationale en important le puritanisme au pays des libertés. Avec un vocable bien choisi et une certaine hypocrisie, on évoque l’amour à la française en termes de galanterie, de courtoisie ou de libertinage. On loue nos traditions, l’attention portée aux femmes et la sophistication de nos jeux de séduction. Derrière ce charmant vocabulaire, la réalité est beaucoup moins glamour. »

Dans cet essai documenté et novateur, l’autrice analyse et définit les violences sexuelles, déboulonne toutes nos idées reçues et bat en brèche l’argumentaire déresponsabilisant les violeurs. Elle insiste sur les spécificités hexagonales du concept de « culture du viol », démythifie le patrimoine littéraire et artistique, et démontre, point par point, qu’il est possible de déconstruire les stéréotypes de genre et d’éduquer les hommes à ne pas violer.

par spade
La Passe-miroir, Livre 1 : Les Fiancés de l'hiver La Passe-miroir, Livre 1 : Les Fiancés de l'hiver
Christelle Dabos   
Une lecture enthousiasmante !!

J'ai mis du temps pour lire ce livre, pour différentes raisons, et je ne regrette pas de ne l'avoir découvert que maintenant, alors que je profite enfin de vacances, après de longs mois de travail : j'ai pu le lire à mon aise, presque d'une traite, et en profiter sans être dérangée.

Christelle Dabos a l'âme d'une romancière, une vraie, de celles (et de ceux) qui sont si rares. Elle maîtrise absolument tout : l'écriture (même les ornements de son style - dérives que je ne goûte guère d'habitude, subissant ce genre d'excès en grinçant des dents - sont en totale harmonie avec la magie du monde et les paradoxes de son héroïne, enfin... anti-héroïne, quel défi si brillamment relevé !) l'intrigue, ses personnages, le monde décalé.

J'adore l'écharpe !!!
(désolée, il fallait que ça sorte, alors j'ai cédé ^_^)

Je suis admirative de la manière dont l'auteur a réussi à créer une ambiance si personnelle, si envoûtante qu'il est impossible d'y retrouver des références. De nombreux auteurs (parfois très distrayants et maîtrisant parfaitement leur exercice) ne font que surfer à l'envi sur les thèmes porteurs. Les résultats sont bons, parfois même excellents, mais il n'y a jamais cette magie, cette possible immersion, où le sens critique part au placard (avec l'écharpe, par exemple <3). Mais par bonheur, quelque fois, la magie de l'écriture est là : l'auteur semble s'être si bien approprié les thèmes qu'il a choisi d'exploiter que l'on oublie qu'ils aient jamais été traités avant...

J'ai donc lu ce livre d'une traite ou presque, captivée par cette facilité de lecture - celle qui cache toujours un travail colossal. Aucun effort n'est demandé au lecteur, il peut se laisser bercer, sachant que tout viendra à point : les surprises, les justifications, les révélations.

Le style est incroyablement évocateur. Je suis en générale très hermétique aux descriptions : mon esprit décroche, je ne suis plus, mon regard décolle, il peut m'arriver de mollir, de reposer le livre / mon kindle...
Les descriptions de ce livre, nombreuses et courtes, sont remarquables de poésie et d'efficacité : en quelques mots choisis l'auteur fait jaillir une scène, des images, de la lumière, beaucoup de jeux d'ombres et de lumière, des visages... On s'y croirait ! C'est un grand talent de pouvoir ainsi permettre au lecteur de s'évader sans peine dans un monde imaginaire, comme s'il passait la tête à travers sa page ou son écran, un peu comme à travers un miroir...
(n'oubliez pas votre écharpe, on peut s'enrhumer facilement en plongeant le nez comme ça n'importe où)

Une des faiblesses récurrentes du roman "fantastique" (je mets tout l'imaginaire décalé dans cette rubrique : fantasy, urban-fantasy, steam punk, dystopie, uchronie, conte, SF, fantastique, surnaturel) est d'apporter avec une certaine lourdeur, ou du moins un manque d'élégance, les aspects décalés du monde - ces éléments qui vont permettre au lecteur d'apprécier le décalage entre le monde de l'auteur et le nôtre, et de profiter ainsi pleinement du récit. Parfois il y en a trop d'un coup (le fameux "info-dump" !) ou pas assez (on n'y comprend rien) ou trop tard (on n'est déjà plus là ou alors franchement énervé :( ). Ou alors, le roman s'appuie sur d'autre récits du même genre, alors c'est très clair ; si clair d'ailleurs que ça a de fortes chances d'être assez ennuyeux, parce que déjà vu mille fois (pas toujours cependant, grâce au miracle de la grâce de l'écriture... :) ).

Bon, tout ça pour dire que Christelle Dabos est une championne !! Je suis épatée par sa maîtrise, sa manière d’amener sur la pointe des pieds et avec une discrétion impalpable (l'écharpe peut aller se rhabiller, on parle d'un voile impalpable, là !) les informations nous permettant de nous immerger peu à peu dans son monde : c'est tout simplement du grand art !
Oui, parce que c'est difficile. Très difficile. Difficile du genre presque impossible.
Et que le résultat permet une lecture exquise, avec juste ce qu'il faut de questionnements ("c'est qui celle-là ? " "ça sert à quoi ça ?" "et comment ça se fait que ?") pour apprécier l'explication qui vient sans heurts, juste à temps, ni trop tôt ni trop tard.

De même les capacités "magiques" des personnes dotées de magie ne sont-elles pas exhibées comme des trophées, mais seulement vaguement exposées avant d'être mises en scène aux moment opportuns, jusqu'à l'apothéose finale...

Les personnages (mon grand point de sévérité) sont à l'image du reste : excellents.
Presque stéréotypés au départ pour beaucoup (ce n'est pas une critique, ce procédé me semble au contraire à privilégier dès lors que l'on sait faire évoluer ses personnages) certains nous étonnent alors que le roman se poursuit : Ophélie bien sûr, qui ne révèle bien plus héroïque que son départ chancelant, enrhumé, nauséeux, récalcitrant, ne l'aurait laisser croire. Et l'incroyable tante de Thorn ! Et le petit chevalier que l'on ne cerne toujours pas, mais qui fait froid dans le dos, les personnages secondaires, tout droit sortis de contes de fées pour certains (les vrais, ceux qui font peur)...

Il est rare de voir réunies tant de qualités littéraires chez un même écrivain : l'art d'écrire (je ne parle pas seulement du style, qui semble tant signifier pour un certain type de lecteurs français, mais de l'amenée des choses), l'imagination, la clarté, la faculté à évoquer des images terriblement vivantes et des personnages vrais, plausibles, complexes, humains tout simplement.
Et quand on a la chance de trouver cette harmonie, on le lâche pas !
Je suis sur les starting-blocks pour le tome 2, Christelle, c'est quand vous voulez ! XD


par milabette
L'Autre Côté du rêve L'Autre Côté du rêve
Ursula Le Guin   
Petit livre que j'ai dévoré. C'est de la SF d'anticipation qui s'est fait rattraper. L'histoire est prenante, certaines scènes sont saisissantes.

par Soredamor
Ragnarök Ragnarök
Kasei   
Intriguée par le titre plutôt qu'attirée.
Il est déconcertant par son écriture, puisque l'auteur nous met d'emblée à la place d'un heros ivre et drogué qui découvre un petit livret, rouge, et se met à le lire
Il nous livre les pensées de "lecteur", forcement peu de dialogues reactifs puisqu'il s'agit essentiellement de la narration de la lecture de quelqu'un.

Par contre, qui ne se reconnait pas dans le lecteur qui cherche a marquer sa page, vite, pour ouvrir une porte, ou mince c'est déjà l'heure de partir et doit abandonner une lecture a laquelle il est devenu accroc ? Ces éléments là sont tres bien rendus.

Cote thematique: comme le titre Ragnarok l'indique a fond dans Thor, Asgard, Loky & co, bref toute la mythologie nordique y passe. C'est tellement long, detaillé, que c'est trop : à un tiers du livre environ j'ai souhaité abandonner; puis je l'ai re ouvert, mais j'ai plutôt adopté de la lecture rapide sur quelques chapitres.

Est ce que le style etait volontairement mega lourd, ou est ce un trait de l'auteur ? j'irai tester l'autre livre sans doute pour le style de l'auteur.
Recherchant dialogues, humour et depaysement, je n'ai rencontré que le 3eme point, je n'ai pas aimé ce livre.

par barzoi
King Kong théorie King Kong théorie
Virginie Despentes   
Un essai autobiographique passionnant où Despentes nous raconte, son évolution, son féminisme et sa vision de la féminité.
Un livre percutant qui remet bien des idées en place.

par Soredamor
Yoko Tsuno, Tome 6 : Les Trois Soleils de Vinéa Yoko Tsuno, Tome 6 : Les Trois Soleils de Vinéa
Roger Leloup   
Encore une belle aventure dans l'espace avec les Vinéens.
Les dessins sont futuristes, j'aime bien.
Valérian, agent spatio-temporel, tome 2 : L'empire des mille planètes Valérian, agent spatio-temporel, tome 2 : L'empire des mille planètes
Jean-Claude Mézières    Pierre Christin   
Un tome plus intéressant que le premier car plus construit dans l’histoire. Alors certes, on se doute de tout mais ça reste une jolie épopée dans laquelle sont embarqués Valérian et Laureline (plus qu’ils n’en sont réellement acteurs…). Le tout est un peu bavard, peut-être mais ça reste agréable et cet empire est parfaitement imagé avec une trame solide.
La Servante écarlate La Servante écarlate
Margaret Atwood   
https://jukeboxcornerblog.wordpress.com/

Je ne saurai dire à quel point ce livre me révolte, m'horrifie, me glace le sang... Depuis le début de sa lecture il me trotte dans la tête et me hante.
Margaret Atwood parvient à entretenir le suspens du début à la fin en distillant ses informations au compte-goutte. Tandis que le lecteur se convainc qu'un tel retournement, une telle société ne pourrait pas se mettre en place, l'autrice nous prouve le contraire. Bien sûr, elle a en tête le régime nazi et toutes ses pratiques, l'ex-URSS et cette cruelle séparation que représente le rideau de fer, le terrorisme islamiste montant dans les années 80 mais aussi toutes ces communautés religieuses extrêmes telles que les amishs, les mormons... De cet amalgame historique naît sa finalement très probable République de Gilead.
Le récit couvre trois périodes charnières: avant le changement, la période d'endoctrinement et le présent de l'action. L'héroïne, Defred (Offred en VO) jongle brièvement entre les unes et les autres de façon assez décousue ce qui donne rapidement cette sensation de frustration et d'avidité quant aux informations mais surtout laisse tout le loisir au lecteur de combler les blancs avec toutes les horreurs qu'il peut imaginer.
Le récit à la première personne s'attarde sur le ressenti de Defred. Car il y a ce qu'elle parait et ce qu'elle retient en elle. On la sent littéralement prisonnière de son corps tant on l'a dépossédée de tout: elle n'a plus de nom (Defred est la façon de nommer indifféremment toutes les servantes qui se succèdent chez ce commandant), plus de sentiments (elle les réprime pour ne pas se trahir et survivre dans cette société) et surtout elle ne dispose même plus de son corps. Ce qui lui reste, ce sont ses souvenirs douloureux et lointains, mais néanmoins vitaux, qui pourraient la faire basculer dans la folie si elle s'y attarde de trop et l'éventualité de mettre fin à ses jours si elle en trouve le moyen.
Certains pourront trouver cette femme très lâche, s'attendant à de l'action et des soulèvements à la Hunger Games ou Divergente, moi je la trouve très courageuse et surtout très forte pour endurer tout cela sans craquer. Dans cette société qui brise les individus et où sont entretenues terreur, paranoïa, délation, elle prend bien plus de risques qu'un lâche à sa place. La résistance et la rébellion commencent par là: défier les règles imposées, même les plus petites. Ce traitement réaliste est tout à l'honneur du livre.
Pour finir je parlerai de la série dont j'ai pu voir à ce jour les quatre premiers épisodes. Je la conseille vivement à toute personne qui voudrait vraiment approfondir l'univers et mesurer toute l'ampleur de l'horreur de cette société car elle va jusqu'au bout des choses (ce qu'on pourrait reprocher éventuellement au livre qui ne montre que ce que Defred connait, c'est à dire bien peu). Du point de vue ambiance, elle restitue bien ce sentiment de terreur, d'horreur, d'oppression et de malaise qui est le nôtre lors de la lecture avec en plus un décalage entre avant/après intelligemment accentué par la bande son et la photographie.
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