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Extrait ajouté par melywen 2018-11-20T13:40:06+01:00

Je me prénomme Madeleine. Je sais, c'est un prénom d'une autre époque et encore, vous ne savez pas tout !

Je viens de perdre ma mère avec qui je vivais dans notre maison en Auvergne. Ma mère a toujours décidé pour moi, mais rassurez-vous, je ne lui en veux pas. Même après sa mort, elle me commande encore. Sa dernière trouvaille, m'envoyer à Paris ! Pour une nana qui n'a jamais quitté son village natal, c'est une petite révolution. Mais je suis prête. Il était temps de me sortir de là. Je vous emmène avec moi ?

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Extrait ajouté par fan06 2018-08-18T15:17:03+02:00

Maman est morte. Avant, je n’étais pas seule mais c’était tout comme. Maintenant, je suis orpheline. Nous n’étions pas toujours d’accord toutes les deux, c’est le moins qu’on puisse dire ! Mais elle est partie trop vite. Je n’ai rien vu venir. Et surtout, je n’ai pas su lui dire… que je l’aimais. Elle non plus d’ailleurs. Les mots doux, les gentillesses, les câlins, ce n’était pas notre fort dans la famille.

Mes parents m’ont eue sur le tard. Il paraît que maman avait beaucoup prié pour m’avoir. Mon prénom, c’est Madeleine. J’imagine que la religion y est pour quelque chose. Maman s’appelant déjà Marie, on ne pouvait pas avoir toutes les deux le même prénom. Mais Madeleine, tout de même ! Ce n’est pas celle qui avait la meilleure réputation du temps de Jésus. Si seulement on pouvait choisir son prénom, ça nous éviterait bien des désillusions.

Maman avait trente-huit ans et papa, dix de plus lorsque je suis venue au monde. Plus tard, quand ils venaient me chercher à l’école, mes camarades de classe pensaient qu’ils étaient mes grands-parents. J’avais honte, bien sûr. Alors très vite, ils ne sont plus venus à la sortie de la classe. Je prenais le bus scolaire avec certains autres élèves des villages voisins. De toute façon, ils étaient bien trop occupés avec les bêtes et les champs.

Je suis fille unique. Malgré mes supplications pour avoir un petit frère ou une petite sœur, ils n’ont pas eu d’autres enfants. J’étais trop petite pour comprendre la réponse de ma mère qui disait : « La machine est cassée, ma fille ! N’insiste pas ! »

Et puis, en grandissant, j’ai saisi que les enfants ne naissaient pas dans les choux, et n’étaient pas portés par les cigognes. Le moule était bel et bien cassé car, comme le disait papa : « Maman était trop vieille ».

Ils m’avaient tellement désirée. Enfin… elle, surtout. Puis, j’ai fini par arriver. Mais c’est comme tout, quand « la chose » est là, on ne sait pas vraiment comment s’y prendre.

Mon père n’est plus qu’un vague souvenir. Il est décédé un soir d’été, il y a déjà plus de vingt-sept ans. Il n’avait que cinquante-six ans quand il est parti « au ciel ». J’en avais huit. C’est moi qui l’ai trouvé mort. Je ne me rappelle pas grand-chose de mon enfance mais ce moment-là, je m’en souviens comme si c’était hier. Je vous raconte.

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