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Bibliothèque de soso76230 : Mes envies

Les Cinq Personnes que j'ai rencontrées là-haut Les Cinq Personnes que j'ai rencontrées là-haut
Mitch Albom   
Un idée de départ très originale... Quelles personnes et quels événements ont dessiné avec nous le cours de notre existence ? Quels éléments dont nous ignorons tout ont changé notre destinée ? Comment nos parcours d'humains se croisent et s'enchevêtrent ? Et si nous obtenions ces réponses dans l'au-delà...?
Un beau livre, un rêve troublant.
XIII, Tome 26 : 2132 mètres XIII, Tome 26 : 2132 mètres
Yves Sente    Ioury Jigounov   
Après "le dernier round" la série avait un peu perdu de sa magie. Elle avait perdu un peu ses racines. Et puis le dernier volume était la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Avec ce tome, les auteurs reviennent un peu aux origines : XIII se fourre dans les emmerdes jusqu'au cou. Mais là il est dans un guêpier comme rarement. Au moins un album dont on attend la suite avec des questions plein la tête.

par oboys
Les Frères Diamant, Tome 1 : Le Faucon malté Les Frères Diamant, Tome 1 : Le Faucon malté
Anthony Horowitz   
J'avais déjà lu plusieurs livres du même auteur et je les trouvais à chaque fois bien traduits et écrits; leurs intrigues sont intéressantes et bien développées. Les passages descriptifs sont particulièrement distrayants et complets.
De plus, le titre m'intriguait et je voulais découvrir ce qu'il signifiait. C'est aussi un jeu de mots avec Le faucon maltais, film policier de 1951.

Ce livre est en fait une parodie de ce que l'on retrouve souvent dans le policier.
L'univers décrit est insolite et loufoque.

L'écriture est très habile : au début du roman, il y a une inversion des rôles des deux frères.

L'action se déroule à Londres, lieu de vie de l'écrivain qui nous la décrit avec passion.

par lect
XIII, Tome 24 : L'Héritage de Jason Mac Lane XIII, Tome 24 : L'Héritage de Jason Mac Lane
Youri Jigounov    Yves Sente   
Le cycle du Mayflower est une aventure rafraichissante par rapport à la série originale de Vance et Van Hamme. La généalogie de XIII est fascinante, et même si certains lecteurs ont reproché à ce cycle d'être trop "bavard", je l'ai trouvé plus intéressant que certains tomes de la saga originale (Trois Montres d'Argent, La Version Irlandaise...). Ce dernier tome est vraiment captivant et la trame scénaristique est bien menée.
En revanche, il est très décevant que l'histoire ne soit pas terminée alors qu'il s'agit du dernier tome du 2nd cycle. Plein de questions restent en suspens :
- Qu'est-il advenu de Mike Keane, l'ami de Jason à l'orphelinat ?
- Quels sont les plans du sénateur Allerton ?
- Qu'est-ce qu'il se cache dans le territoire du Maine qui appartient à la fondation Mayflower ? Quel est ce fameux "Jour J" qui approche ?
Pour moi, ce cycle aurait mérité un ou deux tomes supplémentaires pour étoffer et répondre à ces questions. J'attends avec impatience la suite des aventures de XIII qui j'espère donnera le fin mot de l'histoire avant d'entamer un nouveau cycle.
[EDIT : Comme je l'espérais, le cycle n'est effectivement pas terminé et se poursuit avec le tome "2132 mètres". Il ne faut donc pas tenir compte du mot "fin" inscrit à la fin du tome !

par Floyd
XIII, Tome 25 : The XIII history XIII, Tome 25 : The XIII history
Yves Sente    Ioury Jigounov   
A la lecture de cet album, j'ai eu peur de retomber sur un "XIII, l'enquête". Un album pour faire du chiffre.
Celui-ci s'avère une bonne transition pour la suite des aventures de l'amnésique le plus célèbre de la bande-dessinée. A la recherche de son identité, XIII envoie le fruit de ses recherches à un journaliste qui sent qu'il détient entre les mains un dossier brûlant remontant aux racines mêmes des États-Unis.
Cet opus récapitule le cycle écoulé et prépare le suivant. Une course poursuite s'engage, tandis que XIII joue un jeu - comme d'habitude - très dangereux...

par ajc2ht
Mes psychos BD, Tome 1 : Débordée, moi ? Plus jamais ! Mes psychos BD, Tome 1 : Débordée, moi ? Plus jamais !
Pauline Perrolet   
Difficulté à lâcher prise, frustration, culpabilité, stress, épuisement... la vie des femmes est loin d'être un long fleuve tranquille. Débordée, moi? Jamais! vous invite dans le quotidien palpitant de ses six héroïnes. Qu'elles soient mariées, en solo, mamans au foyer, mamans tout court, et/ou accros au boulot, elles vivent au quotidien une véritable course contre la montre... qu'elles espèrent bien remporter !

Eclairée par les conseils d'un expert, et illustrée avec humour, cette BD nous livre de nombreuses astuces pour survivre à son quotidien de Wonder Woman... avec un peu plus de légèreté et beaucoup de bonne humeur !

Une approche de la psychologie inédite sous forme de BD, pour dédramatiser et se simplifier enfin la vie!

par flonaud
L'Inconnu de la forêt L'Inconnu de la forêt
Harlan Coben   
Naomi, jeune adolescente harcelée dans son collège, disparaît. Un de ses camarades, Matthew, demande à Hester, sa grand-mère avocate pénaliste de renom, d’enquêter. Hester va solliciter l’aide de Wilde, qui était le meilleur ami de son fils décédé, et qui est surtout un ancien enfant trouvé dans la forêt dont les origines restent mystérieuses.

Ce thriller est un vrai page-turner : les chapitres sont courts et rythmés, les points de vue s’alternent et les rebondissements nombreux. Je l’ai dévoré ! L’auteur a un talent indéniable pour happer le lecteur qui tourne page après page, car attendre pour connaître la suite est un supplice.

Les investigations menées par le duo les entraîneront dans diverses strates de la banlieue de New York, du manoir cossu d’un couple de riches parents d’élèves et évoluant dans le monde de la télévision, à la bicoque du père de Naomi, employé terne et absent. On passe allègrement du candidat à la présidentielle, homme malsain entouré de secrets, à la veuve qui a des difficultés à refaire sa vie puis au vieux policier respectueux. La galerie de personnages et de lieux est foisonnante, et fait partie de l’intérêt du roman.

Si Hester est une avocate impitoyable dans son activité professionnelle, mais dévouée à sa famille, Wilde s’avère être le personnage le plus fascinant : ancien enfant trouvé dans la forêt, héritier de Mowgli dont personne ne connaît les origines, pas même lui. Ses courses dans les bois, sa méfiance innée, ses talents de pisteur et son passé dans l’armée en font un homme hors du commun. Adulte, il a du mal à tisser des relations avec son entourage, il se montre néanmoins attaché à quelques rares personnes… Et on a envie d’en savoir plus sur lui ! J’espère qu’il y aura une suite qui nous en dévoilera davantage sur lui.

Je remercie NetGalley et les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman.

par FeyGirl
Saint-Jean le macchabée Saint-Jean le macchabée
Vincent Ferrique   
" - Si le corps est froid, qu'il n'y a plus de circulation sanguine, c'est qu'il est mort, pas vrai ?
- Élémentaire, mon cher Watson, un mort c'est un mort. La chair est froide.
- Oui, pourtant il parle !
- C'est comme un poulet, on lui coupe la tête, il bouge encore durant plusieurs minutes.
- Sauf que là, il est debout avec toute sa tête et IL PARLE !
- Mais du calme, il va falloir remédier à cela. Allez vérifions tout cela."

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs ! Approchez donc, approchez, n'ayez pas peur. Ce que vous voyez là, juste sous vos yeux ébahis c'est un mort qui marche. Non, ce n'est pas un vampire sanguinaire, pas de longues dents, pas de canines, pas d'envie de tuer tout ce qui bouge ou d'arracher de la cervelle. Il s'agit de Jean, pas Jean sans peur ni sans terre ni petit jean, même s'il a sa corpulence. Bref, passons. Venez voir l'exceptionnel Saint Jean le macchabée. Jean qui a dépassé la cinquantaine, aime par moment sa femme, mais pas d'un amour violent. Jean qui aime la boisson plus que de raison. Jean qui aime les femmes, la bonne chère, chair mais pas chaire. c'est un bon vivant. Alors imaginez-vous un peu que ce dernier se réveille dans son cercueil ? D'accord, il a de la chance le petit Jean pas si petit que cela, mais passons, comme la faucheuse qui a raté son coup. Le cercueil n'est pas en terre ni même sur le petit train de la flamme qui l'aurait fait devenir cendres. Il est encore dans la belle petite pièce froide qui attend le recueillement des restants.

Bref, notre Jean pousse sur le battant de son cercueil, découvre où il est et cherche dans sa mémoire ce qui a bien pu se passer. Une mauvaise blague assurément. La boisson a été de trop, il a oublié les derniers instants de sa vie avant d'être dans un joli capitonnage. Un de ses amis peut-être qui aurait trouvé cela drôle. Mais pourquoi personne n'est à ses côtés pour voir sa tête au réveil ? Tout simplement parce qu'il a été déclaré mort il y a quelques jours. Et qu'un mort cela doit rester dans son cercueil ! Et c'est là que se pose LE problème. Il sort de la boutique, non sans avoir fait peur à la femme de ménage qui se réfugie au cœur de l'église, traverse le petite village et frappe à la porte de chez lui. Forcément, il n'a plus les clés, vu qu'on lui a fait les poches et puis sa veuve, enfin futur veuve, ou ex-veuve ne laisse pas la porte ouverte ! Voyez comme il se pavane dans les rues alors qu'il ne fait pas encore jour. Bien heureusement, autrement il y aurait plus d'une attaque cardiaque dans les habitants.

Jean a vécu une vie simple et lorsqu'il revient chez lui, c'est la claque pour tout le monde. C'est à celui qui aura raison ou tort. Est-il mort ? Vivant ? Comment cela peut bien être possible ? Pourquoi ? Comment ? Tant de questions qui ne cessent de tourner dans la tête de ses amis, le médecin, l'avocat, le prêtre... Sa femme s'en accommode bien, il n'est plus mort ? à la bonne heure ! Le restaurant va pouvoir rouvrir ses portes dans ce cas. Je sais, je sais vous vous demandez bien ce qui se passe autour de vous. Le rejeton qui aurait préféré que vous soyez mort pour de l'argent ? Ou alors parce que vous n'avez pas été assez présent ? Enfin selon ses dires bien évidemment. Et puis plusieurs petites choses titillent un peu plus. Sa vie, ou plutôt sa non-vie, ce temps imparti qui lui est donné après cette déclaration de mort va peut-être déclencher autre chose. Et si cette vie simple avait été autrement ?

Une vie banale, sans accrocs particulier, surtout lorsque les amantes et la femme ne se côtoient pas, ne se connaissent pas. Quelques petites irrégularités financières, mais rien de grave. La vie devient courte, trop courte. Et ces minutes, ces heures, ces jours étaient le signe qu'il fallait réparer un petit je-ne-sais-quoi dans ce qui a été ? Les réactions des uns et des autres face à Jean qui marche comme tout le monde, mais qui ne ressent plus de besoin de se nourrir par exemple donne des frissons à certains. Le fait qu'il se relève est une surprise de taille pour tout le monde, ce qui va déclencher de nombreuses révélations. Ô bien entendu rien qu'il soit debout et non incinéré déjà nous passons dans la quatrième dimension. Jean compte reprendre sa vie comme elle l'était avant cet aparté, mais quelque chose va l'appeler inexorablement... ailleurs... Un ailleurs qui trouble, qui perturbe à un point que l'on se pose une question : et si ? Et si la direction prise avait été différente à un point donné, qu'est-ce qui se serait passé ?

L'histoire est plus que la vie ou la mort d'un personnage, d'ailleurs Jean est têtu et ne veut pas mourir définitivement, quel goujat ! C'est parfaitement incompréhensible ! Enfin, c'est aussi l'histoire de plusieurs vies, de la façon dont elles peuvent être emmêlées. Chaque décision prise nous emmène sur un chemin différent du premier. Et si nous n'avions pas fait les bons choix ? C'est un livre qui nous pousse à nous poser des questions sur notre propre vie, car qu'allons-nous laisser après notre mort ? Repousser la faucheuse n'a qu'un temps et il est certain que l'auteur s'amuse à la prendre en défaut. elle qui doit avoir une belle liste doit se retrouver coincée avec un mort qui ne veut pas l'être sans le vouloir, bien entendu. Cela m'a fait penser à un film des années... 80, je crois, peut-être 90, je ne sais plus trop : la mort vous va si bien ! Une femme ne veut pas mourir et trouve le moyen de rester en vie, de n'importe quelle façon que cela se passera. Ici Jean n'a pas choisi, c'est ainsi point final. Le seul point commun est le fait que la mort n'arrive pas et cela dérange certaines personnes.

C'est à la fois comique de part un certain nombre de situations et tragique car il s'agit malgré tout de la mort de jean. Je ne le connais pas personnellement mais parler d'un mort ce n'est jamais joyeux. Il a l'art et la manière d'amener ses actes dans la bonne humeur. C'est totalement surréaliste, nous le savons, nous le comprenons et pourtant nous lisons jusqu'au bout pour savoir jusqu'où va l'auteur. Jean devient Jean, cet homme qui aurait pu être Jean et qui est devenu Jean. Le sens de cette phrase ne peut être comprise qu'une fois plongé dans la lecture du roman. Toujours est-il que l'histoire est prenante, laissant un avant-gout de cette fin qui est évidente et à la fois fantastique. Réussir ce tour de force est absolument parfait. Je n'ai pas parlé des personnages, je préfère les laisser se découvrir au gré des pages.

En conclusion, je remercie la maison d'éditions du Saule pour m'avoir proposé cette lecture. Elle est pile dans ce que j'aime découvrir, un brin loufoque, de la réflexion, du fantastique et un mort qui n'en fait qu'à sa tête. Pour une fois qu'il s'agit d'un être humain, enfin d'un semblant d'être humain et non d'une créature assoiffée de tout et n'importe quoi, c'était très bien !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/saint-jean-le-macchabee-vincent-ferrique-a201595476
La Passe-miroir, Livre 4 : La Tempête des échos La Passe-miroir, Livre 4 : La Tempête des échos
Christelle Dabos   
Je viens de finir ce quatrième tome. Je viens de terminer la saga de La Passe-Miroir.
Très clairement, un sentiment domine, mais j’y viendrai plus tard.

Je voudrais commencer par saluer l’incroyable imagination de Christelle Dabos. Depuis le tome 1, on connaît son talent pour créer un univers riche et foisonnant, surprenant à de nombreux égards. Depuis le tome 3, on comprend que l’intrigue se déploie comme rarement dans un roman de fantasy. Cette saga m’a déstabilisée, car elle repose sur des ressorts totalement différents de ceux des autres romans fantasy, d’aventure. Tout était imprévisible. Ce tome 4 nous donne enfin les réponses à nos questions et, comme je m’en doutais, je n’ai pas encore tout compris à 100% à ces histoires d’échos, d’Autre et d’inversements.
Ce que je sais, c’est que ce tome, comme les précédents, m’a totalement immergée dans son univers et je suis ravie de ma lecture.

Mais tout de même, le sentiment prédominant, c’est la frustration. Certains passages m’ont bouleversée mais j’aurais voulu une autre fin (et je suis certaine que je ne suis absolument pas la seule…). [spoiler]J’aurais voulu une belle fin pour Thorn et Ophélie, enfin ! Avec un Thorn réparé et en paix, ils auraient pu être enfin heureux et libres…[/spoiler] Une fin pas forcément en apothéose, mais une fin plus glorieuse en tout cas ! Aussi, comme pour le tome 3, je suis frustrée de ne pas avoir plus vu des personnages importants [spoiler](Bérénice, Archibald, Victoire, la tante Roseline… Je les aimais tellement dans les deux premiers tomes que je suis déçue de leur peu de présence dans les deux derniers !)[/spoiler]

Je suis consciente que ce sentiment de frustration, c’est la preuve que le talent de Christelle fonctionne. Je sais aussi que l’intrigue est résolue et que c’est le principal. Mais je ne peux pas m’empêcher d’être un peu triste pour tous ces personnages, un peu délaissés au profit de l’Histoire.

Je vais sans doute cogiter encore un peu à propos de toute cette intrigue que Christelle Dabos a mis en place, Dilleux, l’Autre, les échos, l’Envers. Je vais aussi m’imaginer la suite de l’histoire avec cette nouvelle donne. Cela ne me dérange pas que la fin soit ouverte : la saga de La Passe-Miroir pourra ainsi continuer dans l’imagination de chacun.e d’entre nous…
Comment Papa est devenu danseuse étoile Comment Papa est devenu danseuse étoile
Gavin's Clemente-Ruïz   
https://serialbookineuse.wordpress.com/2016/06/26/comment-papa-est-devenu-danseuse-etoile-gavins-clemente-ruiz/

Il m'arrive de flâner sur le net à la recherche de nouvelles lectures et au cours de mes recherches livresques je suis tombée par hasard sur ce roman. Je vous avoue que les livres avec des titres loufoques et originaux ont le don de capter mon attention. Alors, en voyant celui-ci avec sa drôle de couverture, j'ai voulu le lire ! Je n'avais pas trouvé l'occasion de le faire jusqu'à aujourd'hui et c'est grâce aux éditions Mazarine que je remercie pour son envoi.

Dans la famille Minchielli je demande : Lucien, le père, avachi devant la télé depuis son licenciement il y a de cela 1 an, 3 mois et 20 jours. Sophie, la mère, qui peine a entretenir son foyer depuis le chômage de son mari. Sarah, la fille, 15 ans et en pleine crise d'adolescence. Paul, le fils, mordu de jeu d'échecs et aime noter tout ce qu'il observe sur des carnets. Enfin, il y a Maria, la grand-mère paternelle, ancienne danseuse étoile russe extravertie. Ah oui, j'oubliais le plus important...Puccini, le chat. Sacré portait familial me direz-vous !

Le quotidien de cette famille va être chamboulé le jour où, Lucien décide un bon matin de se bouger et d'aller faire du footing. Quoi de plus surprenant pour son entourage que de le voir s'activer après des mois de végétation chronique sur le canapé du salon. Le choc et l'incompréhension générale surviennent lorsque ce dernier décide de prendre des cours de danse classique dans l'école de sa fille au grand dam de celle-ci, qui voit dans la démarche de son père un acte de plus pour l'humilier devant ses amis. A quoi peut bien jouer Lucien? Pourquoi cette reprise soudaine d'exercice physique? Quelle mouche l'a piqué pour qu'il se mette à la danse classique? Tant de questions que se poseront les membres de sa famille et nous aussi par la même occasion.

Je me suis vite attachée à cette famille totalement décalée. Les personnages sont bien travaillés avec différentes personnalités et chacun apporte sa petite touche de folie dans ce récit. J'ai été à la fois amusée et attendrie par le comportement de Lucien. Ce père de famille de 47 ans qui, du jour au lendemain, change ses habitudes, sort de sa léthargie et oh surprise, se met à faire du sport ! Il faut dire que sa physionomie bedonnante et sa panoplie complète du joggeur des années 70 en short et bandeau sur la tête, n'a fait qu'accentuer l'aspect comique de la situation. En plus de susciter la curiosité, on découvre un homme qui a perdu ses repères après la perte de son emploi, qui manque de confiance en lui et qui se cherche.

Le second personnage pour lequel je me suis prise d'affection est Paul, d'autant plus que le récit est raconté de son point de vue. Et oui ! le narrateur n'est autre que le fils cadet de 14 ans et j'ai trouvé cette initiative, de la part de l'auteur, fort intéressante. J'ai apprécié l'attitude de Paul vis à vis de son père car, bien que décontenancé comme tout le monde par le revirement de situation, il n'a pas hésité à le soutenir et à croire en lui. J'ai par contre trouvé la fille et la mère quelque peu antipathiques. Certes, je peux comprendre la réaction primaire de l'une comme de l'autre. Il est parfaitement logique et justifié que la première soit horrifiée à l'idée que son père fasse de la danse classique dans sa propre école, surtout qu'elle est à un âge où les apparences priment et que la seconde ait des doutes quant à l'activité soudaine et inexpliquée de son mari et ne reconnait plus l'homme qu'elle aime. Malgré cela, je n'ai pu cautionner leur manque de soutien une fois mises au courant du pourquoi et du comment.

Gavin’s Clemente-Ruiz nous plonge avec justesse et émotion dans le quotidien d'une famille en somme ordinaire mais touchée par le chômage et les fins de mois difficiles. Ajoutez à cela, la nouvelle lubie de Lucien qui risque fort de mettre en péril l'équilibre et les liens familiaux. L'auteur aborde ainsi, des sujets d'actualité dont la quête identitaire, le besoin de reconnaissance personnel et les préjugés face à tout ce qui n'est pas conforme aux normes sociales. Le tout étant dépeint avec humour et légèreté, j'ai pris plaisir à lire ce roman que j'ai fini en à peine quelques heures. Le style est simple mais efficace rendant l'ensemble très fluide si bien qu'on tourne les pages sans s'en rendre compte.

En bref, Comment papa est devenu danseuse étoile est un feel good comme je les aime. Rafraîchissante mais remplie de tendresse, cette lecture qui tourne autour de la danse est sans prise de tête et je la recommande pour passer un bon moment de détente et profiter des beaux jours de l'été !

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