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– Mais je suis déjà absolument heureuse, je proteste en riant.

– Mon amour, me murmure-t-il en me reposant par terre. Mon merveilleux amour… Je te jure que je peux faire encore mieux et t’offrir la vie de rêve que tu mérites. Mais, s’exclame-t-il soudain en se frappant le front, j’oublie l’essentiel !

Un sourire immense illumine son visage de dieu.

– Donne-moi cette main, dit-il en s’emparant de mon poignet droit avec délicatesse mais autorité.

Sans trembler, il passe à mon annulaire un anneau d’or rose sur lequel est fixée une pierre taillée en forme de fleur.

Serait-ce un diamant rose ? Je n’en ai jamais vu en vrai !

– Pile à la bonne taille, remarque-t-il en souriant de plus belle. Je l’ai fait resserrer spécialement pour toi. Il faut dire que je connais par cœur chaque proportion de ton corps, dit-il en embrassant l’intérieur de ma paume.

Je contemple le bijou, éblouie par sa beauté. Benjamin ne connaît pas seulement mes mensurations, il maîtrise à la perfection mes goûts. La bague est à la fois distinguée et originale. Elle ira tout aussi bien avec mes tenues de rock star glamour qu’avec mes habits de tous les jours, pourtant grunges sur les bords…

– J’espère que toutes ces émotions ne t’ont pas trop fatiguée, ma fiancée, me demande Ben en m’attirant à lui pour me donner le plus hollywoodien des baisers.

– Pourquoi ça ? je lui demande en riant, comme enivrée par le bonheur

– Parce qu’après les fiançailles, il y a la fête de fiançailles, rétorque-t-il, sibyllin.

Oh ! Je connais cet air. Je pense que mon merveilleux milliardaire m’a réservé une surprise !

– Benjamin Marlowe, je demande avec un air aussi intrigué que ravi, qu’avez-vous encore manigancé ?

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– Une invitation à dîner suffira. Du moment que je ne suis pas le dîner.

– Aucun risque, dis-je en le pinçant. Ton odeur ne me dit rien qui vaille.

– Heureux de constater que te transformer en vamp’ ne t’a pas enlevé ton sens de la repartie…

– Matt, je lui demande soudain, pourquoi avoir fait ça ? Pourquoi t’être sacrifié ?

– Je l’ai fait pour Sofia, me dit-il en se laissant tomber dans un fauteuil. Quand elle a pris possession de ton corps, ici même, c’était pour me parler de l’Outremonde. Seuls les mortels qui ont trouvé la mort dans des circonstances surnaturelles peuvent y accéder. Et bien, me dit-il avec bonhomie, me voilà mortel à nouveau !

– Tu veux dire que vous aviez planifié ça ensemble depuis le début ? dis-je estomaquée. Mais pourquoi ne pas nous en avoir parlé, tout simplement ?

– Crois-tu vraiment que toi et Ben m’auriez laissé faire si je vous avais avertis ? « Les gars, je compte récupérer ma mortalité pour être expédié ad patres et retrouver l’amour de ma vie. Une sorte de suicide soft. Merci de respecter mon choix. »

– Tu ne comptes quand même pas, s’enquiert Ben malade d’inquiétude, provoquer ta propre mort ? De tous tes plans tordus, petit frère, ce serait le plus stupide !

– Du calme frangin ! Je ne suis pas suicidaire pour un sou. J’ai vécu un siècle sans ma bien-aimée alors je peux encore tenir quelques années. Connaître une longue et paisible vie humaine, auprès de ma famille et de mes amis. Mais une fois mon heure venue… je retrouverai la femme de ma vie et passerai l’éternité dans ses bras.

– Matt, je proteste, tu es de nouveau humain. Mais comment peux-tu être certain que tu vas mourir dans des circonstances surnaturelles ?

– Ça, je n’en sais rien, Merry Glory. Je vais plus certainement faire un infarctus après la fête de trop, me connaissant. Mais, techniquement, puisque l’élixir est la cause de ma mortalité, je serai considéré comme une victime du monde occulte, ce qui m’ouvrira les portes de l’Outremonde.

– Tu veux dire, je réponds horrifiée, que je suis responsable de ta mort ? Oh ! Matt ! dis-je en tremblant de tous mes membres.

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– Tu es à moi, murmure Ben d’une voix hypnotique dans mon oreille. Dis-le.

– Oui… je réponds dans un souffle saccadé. Oui, je suis à toi. Oh ! mon dieu…

Un orgasme explose dans mon ventre sans prévenir. Je pousse des cris à la hauteur de ce que je ressens : extrêmement forts.

– Oui, c’est ça Gloria, jouis, lâche Ben dans un gémissement, heureux de pouvoir venir à son tour.

Nos orgasmes synchrones secouent nos corps embrasés. Mon plaisir est épileptique, il me donne des soubresauts, des spasmes incontrôlables. Je n’en finis plus de trembler tellement c’est bon ! Puis, soudain, nos corps retombent, vidés de toute électricité.

– N’arrête jamais de m’aimer, Gloria, dit-il en s’accrochant à moi avec une rage désespérée. S’il te plaît !

– Ben, dis-je, étonnée de sentir à quel point il a peur, comment pourrais-je cesser ? Comment pourrais-je renoncer à… tout ça ?

J’ai complètement perdu de fil de notre engueulade. Et lui aussi, vraisemblablement. Ne reste plus qu'un sentiment de tension, de colère car les doigts de Ben s’enfoncent dans ma chair avec exigence. Mes ongles le griffent, mes dents mordent son lobe. Sa main attrape mes cheveux et les tire. J’agrippe sa nuque et lui rends la pareille. Dans une sorte de roulé-boulé compliqué et assez involontaire, nous tombons à l’eau, toujours accrochés l’un à l’autre. Je ne sais pas si nous avons l’air d’amants ou de lutteurs. Une fois sous la surface, il commence à tirer sur mon soutien-gorge pour l’enlever et finit par l’arracher sauvagement avant de recommencer la même opération avec ma culotte. Les deux bouts de tissus dérivent sous l’eau, en apesanteur.

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Je raccroche au moment où Ben sort de la douche. Je suis anxieuse de ne pas avoir eu plus d’infos. Il le remarque immédiatement à ma façon de tortiller mes doigts.

– Rien de neuf ? dit-il en tamponnant une serviette éponge moelleuse sur son corps tellement parfait que j’en oublierais presque tout.

– Rien non, je réponds en le fixant, hypnotisée. La mère de Moïra est en train de rendre visite à une autre sorcière, à Jersey, qui dit avoir des infos. Elle rappelle sa fille dès qu’elle en sait plus.

– Bon, c’est une bonne chose. Il nous faut une piste sérieuse avant la fin de la tournée, histoire que je puisse régler ce problème en arrivant à New York.

Affolée par la simple mention de la fin de la tournée, je me lève et m’avance par réflexe vers le minibar. Mais Ben arrête ma course. Il m’attrape par le poignet et me plaque contre lui, ce qui, au passage, fait tomber la serviette qu'il avait enroulée autour de ses hanches.

– Gloria, rien ne nous force à rentrer à New York si tu n’en as pas envie. On peut aller où tu veux et laisser le clan régler ça. On ne remettra les pieds en ville qu’une fois André éliminé, si c’est ça que tu veux. Tu n’as qu’un mot à dire, Matt peut...

– Matt ? Que vient faire Matt dans cette histoire ? Vous vous êtes parlé ?

– Eh bien oui, avoue-t-il. Il s’inquiète pour toi. Ça nous fait au moins une chose en commun. Il m’a appelé pour me proposer de se charger lui-même d’André. Je t’avoue que je préférerais régler moi-même ce problème mais, si jamais tu le veux, Matt peut tout à fait...

– Non, non, ce n’est rien. C’est juste que Moïra vient de me demander quand est-ce que je rentrais à l’appartement et je n’ai pas su quoi lui répondre.

– C’est bien simple, dit Ben en plongeant ses yeux dans les miens. Tu ne dormiras pas dans cet endroit tant que nous n’aurons pas court-circuité celui ou ceux qui te veulent du mal.

– Oui mais tu es certain que je ne te dérange pas trop ? Tu ne vas pas finir par en avoir marre de m’avoir tout le temps sur le dos ?

– Marre ? dit-il en riant.

D’un geste vif, il retire mon t-shirt découvrant mon soutien-gorge noir, et me jette sur le lit. J’ai tellement besoin de ça en ce moment ! Ses bras, sa peau, son désir pour moi...

– Comment pourrais-je un jour en avoir marre de ça ? me dit-il en me rejoignant sur le lit avec un air gourmand.

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Pourtant, ma décision est prise. Pas seulement à cause de ce que mon sang fait ressentir à Ben mais aussi à cause d'une prise de conscience que j'ai eue durant mon insomnie : le temps file. Livia, ma mère, n'avait pas vu venir sa mort et, pourtant, elle a été fauchée dans sa trentaine. Nous, humains, vivons et mourrons en une fraction de seconde. Notre passage sur terre ne dure pas plus longtemps qu'un éclair traversant le ciel. Sans que je le sache, une maladie insidieuse se cache peut-être déjà en moi, tapie dans l'un de mes organes, attendant le moment de m'ôter la vie. Je le refuse. Je veux toute l'éternité auprès de Benjamin.

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– Je ne pensais pas qu'un jour il me serait donné de retrouver mon frère, murmure-t-il en guise de réponse. Tu penses que ça peut marcher Gloria ?

– Oui Benjamin, j'y crois dur comme fer. Il y a juste une ombre au tableau.

– Laquelle ?

– C'est bien plus compliqué de transmettre des données à quelqu'un que d'en collecter. Mais…

– Mais ? demande-t-il, la voix maintenant vibrante d'espoir.

– Il existe un sortilège. En fait, un exercice à la croisée des chemins entre le sortilège et la méditation. Il me permettrait de lier mon esprit à celui de quelqu'un d'autre.

– Comme quand on crée un réseau entre deux ordinateurs ?

– Exactement. À la différence que les cerveaux ne restent liés que durant une brève fenêtre de temps.

– Comment le sais-tu ?

– Moïra m'avait expliqué la procédure. C'est un rituel standard lorsqu'on veut créer un coven. C'est ainsi que les sorcières deviennent sœurs.

– Standard ? Ça veut donc dire facile, non ?

– Benjamin, tu ne comprends pas : je suis la seule de nous deux à posséder des pouvoirs magiques. Dans ce rituel, tout ce que je peux faire, c'est mettre mon esprit en condition pour que tu puisses entrer et consulter certaines des données qui y sont stockées. Le reste dépend non de la magie mais de toi.

– Que veux-tu dire, Gloria ?

– Qu'il va falloir que ta confiance en moi soit assez grande pour défier toutes les lois de la nature. Que ton amour soit assez fort pour se substituer à la magie.

– En ce cas, je n'ai aucune crainte Gloria, me répond-il d'une voix assurée.

– Tu es certain ? je demande, incertaine qu'il saisisse bien la difficulté de ce que lui demande, c'est-à-dire avoir une parfaite confiance en moi-même si j'ai agi dans son dos.

Ben, si jamais tu m'en veux…

– Gloria, me coupe-t-il, je ne vais pas te mentir. Oui je suis contrarié mais ça ne change rien au fait que je suis fou de toi !

– Sauf que si une part de toi, même infime, doute en ce moment de ton amour, le rituel ne fonctionnera pas, je l'informe avec gravité.

– Gloria, dit-il en pilant et en se tournant vers moi, je peux douter de beaucoup de choses en ce monde, mais certainement pas de mon amour pour toi. Tu es mon âme sœur. Rien ne peut changer ça.

– Très bien, je soupire infiniment soulagée. En ce cas, il nous faut agir vite car mon sang n'agit que durant trois jours. Après, Matt redeviendra le vampire qu'il était.

– Trois jours… dit Ben, méditatif. C'est à la fois beaucoup et peu lorsqu'il s'agit de sauver une âme damnée.

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