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Extrait ajouté par Kent-Nelson 2015-07-28T13:39:48+02:00

- Bref, les vrais amis. Tu leur dévoiles tous les trucs pas ragoûtants qu’il y a dans ta caboche. Toute la merde quoi. Lex se redressa, il était lancé. – Et tu sais le plus bizarre, là-dedans ? Tu sais ce qui se passe quand on se livre complètement et qu’on laisse voir à l’autre qu’on est total dégénéré ? Myron secoua la tête. – Ton ami ne t’en aime que davantage. Avec les autres, on affiche une façade pour planquer l’ordure et pour se faire bien voir. Mais les vrais amis, tu leur montres l’ordure, et ils s’attachent à toi. C’est quand on fait tomber le masque qu’on crée des liens. Alors pourquoi on ne fait pas ça avec tout le monde, hein, Myron ? Je te le demande.

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Extrait ajouté par Papillotte34 2013-03-29T17:44:06+01:00

- Tu comprends ce que je veux dire. Je sais que la comparaison n'est pas bien choisie et, maintenant que j'y pense, elle ne colle pas vraiment car je donne l'impression de porter un jugement de valeur, genre la Jaguar est mieux que la Toyota. Or ce n'est pas vrai. Elles sont différentes, avec des objectifs différents. Il y a des gamins qui sont timides, d'autres expansifs, certains aiment les livres, certains le sports, que sais-je? Et la manière dont on vous éduque n'a pas grand-chose à voir là-dedans. On peut vous inculquer des principes, mais quand on essaie de changer ce qui existe, on finit toujours par se planter.

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-09T20:32:32+02:00

Anton ouvrit une porte avec sa clé, et ils changèrent de salle… et d’époque. Tandis que l’intérieur de la boîte était high-tech, tout en angles aigus et en surfaces lisses, ce salon VIP était aménagé façon maison close du début du siècle dernier. Canapés en velours rubis, lustres en cristal, moulures au plafond, chandelles allumées aux murs. Ici aussi il y avait un miroir sans tain, afin que les VIP puissent regarder les filles danser et peut-être en inviter quelques-unes à les rejoindre. Des créatures généreusement implantées au look porno soft, sanglées dans des corsets et des guêpières, circulaient entre les clients avec des bouteilles de champagne, d’où, déduisit Myron, le nom de « service de bouteille »

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-09T20:32:25+02:00

Esperanza désigna du menton un homme aux cheveux gominés qui ondulait dans leur direction. Myron était sûr que dans son CV on devait lire : Nom : Sire. Prénom : Triste. Il jeta un œil pour s’assurer que l’individu ne laissait pas de traces visqueuses dans son sillage. Triste sourit avec des dents de furet. — Poca, mi amor. — Anton, dit-elle en lui abandonnant sa main qu’il baisa avec empressement. Myron craignit qu’il ne lui plante ses dents de furet dans la peau pour la ronger jusqu’à l’os. — Tu es toujours aussi splendide, Poca. Il parlait avec un drôle d’accent, mi-arabe mi-hongrois, comme s’il l’avait mis au point pour un sketch. Anton n’était pas rasé ; sa barbe de plusieurs jours luisait de manière peu ragoûtante. Malgré l’obscurité, il portait des lunettes noires

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-09T20:32:15+02:00

Myron essaya de couvrir la musique, mais c’était peine perdue. Esperanza le conduisit dans un coin tranquille équipé, curieusement, de terminaux d’accès à Internet. Tous les postes étaient occupés. Myron secoua la tête. On sort en boîte de nuit pour surfer sur le Net ? Il se retourna vers la piste de danse. Dans l’éclairage crépusculaire, toutes les filles semblaient belles, même si elles étaient jeunes et habillées comme si elles jouaient à l’adulte. La plupart avaient un téléphone portable à la main ; les doigts maigres pianotaient sur les touches ; elles dansaient avec une langueur qui frisait la catalepsie. Esperanza avait un petit sourire aux lèvres

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-09T20:32:05+02:00

Hein ? — Vous ne voyez pas ? Vous êtes les gardiens d’un lieu où on ne vous laissera jamais entrer, mais ça ne vous rend pas plus humains… Au contraire, vous en remettez une couche, dans la connerie. Nouveaux clignements d’yeux. Les trois s’avancèrent vers lui, muraille géante de pectoraux. Myron sentit son sang bouillonner. Il serra les poings, les desserra, respira régulièrement. Ils se rapprochèrent. Il ne broncha pas. Leur chef, le Dékolleté, se pencha vers lui

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-09T20:31:58+02:00

Le videur les examinait comme on inspecte le bétail. Les filles souriaient en prenant des poses. Pour un peu, elles allaient ouvrir la bouche pour qu’il puisse regarder leurs dents. — Vous trois, ça va, déclara le Dékolleté. Mais votre amie, là, est trop balèze. La fille balèze, qui devait faire du trente-huit, fondit en larmes. Les trois sylphides formèrent un cercle pour débattre si elles devaient entrer sans elle. La balèze s’enfuit en sanglotant. Ses copines haussèrent les épaules et pénétrèrent à l’intérieur. Les videurs ricanèrent. — Classe, fit Myron. Les visages ricaneurs se tournèrent vers lui. Le Dékolleté le dévisagea, une lueur de défi dans l’œil. Myron soutint son regard sans ciller. L’homme le toisa de pied en cap et décida qu’il ne faisait pas l’affaire. — Jolie tenue, commenta-t-il. Vous allez où comme ça, au tribunal pour contester une contravention ? Ses deux comparses, moulés dans des tee-shirts Ed Hardy, trouvèrent ça très drôle

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-09T20:31:50+02:00

Myron s’approcha nonchalamment, façon Win. — Salut, les gars. Les videurs l’ignorèrent. Le plus grand des trois portait un costume noir sans chemise. Le veston à même la peau. Son torse soigneusement épilé offrait un impressionnant décolleté métrosexuel. Il était occupé avec un groupe de quatre filles qui avaient peut-être, ou peut-être pas, vingt et un ans. Toutes étaient perchées sur des talons ridiculement hauts – les talons étaient tendance, cette année –, si bien qu’elles vacillaient en marchant. Leurs robes étaient suffisamment légères pour qu’on puisse les taxer d’outrage aux bonnes mœurs, mais ça, ce n’était pas nouveau

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-09T20:31:44+02:00

Il attrapa un taxi dans Central Park Ouest. On dit communément des chauffeurs de taxi new-yorkais qu’ils sont tous étrangers et parlent à peine l’anglais. C’était peut-être vrai, mais ça faisait bien cinq ans que Myron n’avait pas parlé à un chauffeur de taxi. Équipés d’une oreillette Bluetooth, ils conversaient tous non-stop à voix basse, dans leur langue maternelle, avec un correspondant invisible. La bienséance mise à part, Myron se demandait qui de leur entourage pouvait leur tenir le crachoir toute la sainte journée. En un sens, ces gars-là avaient sacrément de la chance

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-09T20:31:34+02:00

Ensuite, tu me reproches d’avoir le complexe du héros et ce besoin permanent de sauver quelqu’un pour me sentir exister pleinement. Et enfin – ou devrais-je dire dernièrement –, tu m’as dit que mon ingérence avait fait plus de mal que de bien, et que j’avais causé plus de dégâts et provoqué plus de morts que je n’avais réalisé de sauvetages. Win bâilla. — Et tout ça pour dire ? — Je croyais que c’était évident. Eh bien, voilà : pourquoi tu acceptes soudain, avec enthousiasme même, de te charger de cette mission alors que dans le passé… ? — Dans le passé, l’interrompit Win, j’ai toujours été là pour t’aider, non ? — La plupart du temps, oui. Win leva les yeux, se tapota le menton avec l’index. — Comment l’expliquer ? Il réfléchit, hocha la tête

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