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Souvenirs de la marée basse



Description ajoutée par x-Key 2017-06-08T17:43:36+02:00

Résumé

Nager. Nager pour fuir les contraintes, pour échapper aux vies imposées, aux destins réduits. Nager pour inventer sa sensualité, préserver sa fantaisie. C’est ce qu’a sans doute ressenti Jackie toute sa vie, commencée en 1919 et menée selon une liberté secrète, obstinée, qui la faisait, dans un âge bien avancé, parcourir des kilomètres pour aller se baigner sur sa plage préférée, à Villefranche-sur-Mer. Entre-temps, elle s’était mariée, avait quitté Lyon pour Arcachon, puis, devenue jeune veuve, avait échangé le cap Ferret contre le cap Ferrat, avec sa mer plus chaude, son grand été.

Qu’a-t-elle légué à sa fille Chantal ? Quelque chose d’indomptable, ou de discrètement insoumis, et cette intuition que la nage, cette pratique qui ne laisse aucune trace, est l’occasion d’une insaisissable liberté, comme lorsque jeune fille, au début des années 30, Jackie avait, en toute désinvolture, enchaîné quelques longueurs dans le Grand Canal du château de Versailles sous l’oeil ahuri des jardiniers.

(Source : Seuil)

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Classement en biblio - 14 lecteurs


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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Phil_33 2019-01-21T00:19:02+01:00
Bronze

Je suis viscéralement réfractaire à toute presse people. Au point que s’en est devenu un sujet de raillerie de la part de mes proches. Je ne parviens pas à m’intéresser à la vie privée des « célébrités » ! En corollaire je ne suis pas particulièrement attiré par les autobiographies. Je préfère les œuvres de fiction qui permettent à l’auteur de donner libre cours à son imagination. Je suis encore moins tenté par les recueils de souvenirs, prétextes à nostalgie, regrets, soupirs et lamentations… c’était tellement bien avant… Bien sûr le temps passe et les ans pèsent de plus en plus sur les épaules laissant présager l’approche du Grand Saut ! Alors certains, voulant s’accrocher à la postérité nous abreuvent, quasi annuellement, de livres de « Mémoires » ou de « Souvenirs » (en tous genres) qui sont autant de répétitions qui finiraient par fatiguer si leur notoriété (passée) n’imposait l’indulgence. Ils font pathétiquement penser à ces artistes sur le retour qui multiplient, à n’en plus finir, les galas d’adieu…

Ce n’est évidemment pas le cas ici.

Mais alors pourquoi ai-je téléchargé ce livre pour le lire ? Je confesse que Chantal Thomas… je ne connaissais pas. Et quand j’en ai parlé autour de moi, tout le monde m’a cité Chantal Thomass et ses dessous affriolants ! Alors pourquoi ?... Uniquement parce que mon éclaireur-préféré-en-qui-j’ai-confiance m’a dit qu’elle le lisait, puis qu’elle l’a aimé.

Alors j’ai voulu voir ! Et j’ai vu.

.

Je n’ai pas changé d’avis sur les autobiographies et les recueils de souvenirs. Je considère toujours qu’ils restent toujours du domaine personnel, strictement privé, et que je n’ai pas à m’insérer dans la vie d’autrui. Mais ce qui est plaisant, ici, c’est la façon dont les souvenirs sont rapportés. Quelle plume légère et alerte, quel humour ! Quel plaisir de lecture !

Une des pièces maitresses est l’évocation de la baignade de Jackie (la mère de l’auteur) jeune fille, dans le Grand Canal du parc du château de Versailles, probablement dans les années trente, à une époque où le château n’était peuplé que par les fantômes des courtisans, favorites et autres habitués de la cour :

« Les tremblantes silhouettes, l’informe assemblée de momies effarées soudain réunies et qui, à différents étages du château se pressent aux fenêtres, sidérées par l’extraordinaire du spectacle : une jeune fille sur une bicyclette, une jeune fille qui se déshabille rapidement, en plein air, et plonge. Une jeune fille qui nage ! Bien sûr, certain ont déjà vu quelqu’un nager et peut-être savent nager. Des hommes. Pour les femmes, c’est évidemment exclu […] Nager ! L’idée seule ! Quelle folie ! […] elles donneraient tout, elles qui n’ont plus rien à donner, pour être à la place de la baigneuse […] elles songent et se rappellent le temps vécu, qu’elles ne furent rien d’autre que les supports de leurs parures ».

Ou lorsque l’auteur se remémore le secret des châteaux de sable menacés par la marée, seul connu des enfants :

« Vous auriez dû le construire dans le sable sec, là où la marée ne monte pas, pontifie un père qui ignore l’attrait des causes perdues et l’empire des ruines. C’est parce que le château s’écroule, c’est dans l’intervalle où, quoique délabré, il garde des traces de sa gloire passée, que soudain il s’anime et devient habité. Il est traversé de voix, on entend des appels au secours, des histoires se nouent… »

La mère comme la fille ont une passion commune, l’eau, la baignade, la natation :

« L’eau, à peine refroidie par la pluie d’hier soir, est toujours aussi bonne. La douceur de sa température rend plus délicieusement enveloppante chaque brasse, laquelle exige la suivante, et ainsi de suite. Ce n’est jamais assez. […] Je ressens ce désir montant qui ouvre la baigneuse à une durée infinie. Je nage, je passe de la brasse à la brasse coulée, change pour l’indienne, son art de la diagonale, ce plaisir à fendre l’eau en biais… »

Mais alors, si c’est si agréable à lire pourquoi ne lui attribuer qu’une note moyenne ? Parce que quelque chose m’empêche d’aller au-delà ! Ni en deçà, d’ailleurs ! C’est plutôt bien écrit, c’est même souvent jubilatoire. Au départ, le personnage central c’est Chantal, l’auteur, la fille, puis chemin faisant c’est Jackie, la mère, qui prend toute la place et que Chantal essaie d’apprivoiser et de comprendre, mais le chemin est difficile car l’une est insaisissable l’autre doit murir pour se hisser à son niveau.

Cette approche de personnalités serait passionnante si elles n’étaient si humaines et réelles, si écorchées et insatisfaites. Enfin, tout s’éclaire quand, vers la fin, Chantal découvre et comprend soudain sa mère en l’observant à son insu par une fenêtre de bus, à Nice. J’ai compris alors, quant à moi, ce qui m’empêche d’adhérer pleinement au récit, c’est ce que je reproche à ce type de livre : l’auteur l’a écrit pour elle, il est sa thérapie, il n’est pas écrit pour le lecteur, qui se retrouve dans la peau d’un voyeur, témoin d’un conflit mère-fille dont il est étranger. Et je me retrouve au point de départ avec un ouvrage trop personnel qui me gêne plus qu’il ne m’interpelle.

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Commentaire ajouté par Ikaty 2018-12-22T15:02:50+01:00
Or

Ce livre est une longue description de l'enfance à l'âge adulte, des lieux habités et des différentes générations qui se suivent.

Malgré l'inaction et la lenteur du livre, nous sommes complètement absorbé par ces descriptions, ces paysages et cette envie de nager.

Une très belle plume et une très belle histoire.

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Commentaire ajouté par Amita 2017-11-02T15:17:02+01:00
Argent

Un très beau livre doté d'une plume magnifique et d'une forte charge émotionnelle. Un livre absolument magnifique

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Date de sortie

Souvenirs de la marée basse

  • France : 2017-08-17 (Français)

Activité récente

Ikaty le place en liste or
2018-12-22T14:59:21+01:00

Les chiffres

Lecteurs 14
Commentaires 3
Extraits 0
Evaluations 7
Note globale 7 / 10

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