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Extrait ajouté par Snaga78 2016-11-24T22:54:32+01:00

En choisissant quelques affaires typiques qui illustrent les remarquables qualités mentales de mon ami Sherlock Holmes, j’ai autant que possible accordé la préséance à celles qui, moins sensationnelles peut-être, offraient à ses talents le meilleur champ de manœuvres. Il est toutefois malheureusement impossible de séparer tout à fait le sensationnel du criminel, et le chroniqueur se débat dans un dilemme : ou sacrifier des détails essentiels et donner ainsi du problème une présentation inexacte, ou bien se servir de la matière que le hasard, et non un choix, lui fournit. Après cette courte préface je me tourne vers mes notes pour en extraire une chaîne d’événements étranges et particulièrement terribles.

C’était une journée d’août ; il régnait une chaleur torride. Baker Street ressemblait à une fournaise ; la réverbération du soleil sur les briques jaunes de la maison d’en face était pénible pour l’œil ; on avait de la peine à croire que c’était les mêmes murs qui surgissaient si lugubrement des brouillards de l’hiver. Nos stores étaient à demi tirés. Holmes était roulé en boule sur le canapé : il lisait et relisait une lettre que lui avait apportée le courrier du matin. Quant à moi, mon temps de service aux Indes m’avait entraîné à mieux supporter la chaleur que le froid, et une température de 33°ne m’éprouvait nullement. Mais le journal du matin n’avait aucune nouvelle intéressante. Le Parlement était en vacances. Tout le monde avait déserté la capitale. Je languissais après les clairières de la Nouvelle-Forêt ou les galets de Southsea. Un compte en banque réduit à zéro m’avait obligé à retarder mes vacances. Mon compagnon n’éprouvait pas le moindre attrait pour la campagne ni pour la mer : il affectionnait de vivre au centre de cinq millions d’habitants, d’étirer ses fils parmi eux, de vibrer au premier bruit déclenché par un crime mystérieux. L’amour de la nature ne faisait certes pas partie de ses dons innombrables.

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-10T14:47:34+02:00

 L’affaire sortait donc merveilleusement des brumes. Nous connaissions l’existence de ce steward, impulsif, à passions violentes (n’avait-il pas renoncé à un emploi qui devait être plus lucratif afin de se rapprocher de sa femme ?), sujet enfin à des accès occasionnels d’ivrognerie. Nous avions toutes raisons de croire que sa femme avait été assassinée, et qu’un homme probablement un marin, avait été assassiné en même temps. La jalousie paraissait être le mobile évident du crime. Et pourquoi envoyer les preuves de son acte à Mlle Sarah Cushing ?

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-10T14:47:26+02:00

En qualité de médecin, vous savez, Watson, qu’il n’y a pas d’organe du corps humain qui présente plus de personnalité qu’une oreille. Toutes les oreilles diffèrent les unes des autres ; il n’y en a pas deux semblables. Dans le numéro de l’an dernier de l’Anthropological Journal, vous trouverez deux brèves monographies de ma plume sur ce sujet. J’avais donc examiné les oreilles dans la boîte avec les yeux d’un expert, et j’avais soigneusement noté leurs particularités anatomiques. Imaginez ma surprise quand, regardant Mlle Cushing, je m’aperçu que son oreille correspondait exactement à l’oreille féminine que je venais d’examiner. Il ne pouvait pas s’agir d’une simple coïncidence : la même minceur de l’hélix, la même incurvation du lobe supérieur, la même circonvolution du cartilage interne… Pour l’essentiel c’était la même oreille

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-10T14:47:20+02:00

La ficelle était du genre de celles dont se servent les voiliers à bord d’un navire ; tout de suite notre enquête s’est parfumée d’un souffle d’air marin. Quand j’ai remarqué que le nœud était confectionné à la manière des marins, que le paquet avait été posté d’un port, et que l’oreille masculine était percée par un anneau (ce qui est plus fréquent chez les marins que chez les terriens) j’ai acquis la certitude que tous les acteurs du drame appartenaient à la classe sociale des gens de la mer

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-10T14:47:10+02:00

 Votre dossier n’est donc pas complet ? – Presque complet pour l’essentiel. Nous savons qui est l’auteur de cette révoltante affaire, mais l’identité de l’une des victimes nous manque. Naturellement vous avez déjà formulé vos propres conclusions ? – Je suppose que ce Jim Browner, steward sur un navire de la ligne de Liverpool, est l’individu que vous soupçonnez ? – Oh ! c’est plus qu’un soupçon

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-10T14:46:59+02:00

Je n’ai jamais été plus sérieux. Un crime ignoble a été commis, et je crois que j’en possède maintenant tous les détails. – Et le criminel ? » Holmes griffonna quelques mots au dos d’une de ses cartes de visite et la tendit à Lestrade. « Voilà le nom, dit-il. Vous ne pourrez pas effectuer l’arrestation avant demain soir au plus tôt. Je préférerais que vous ne mentionniez pas mon nom dans cette affaire, car je tiens à ne le voir associé qu’à des problèmes dont la solution présente des difficultés. Venez, Watson ! 

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-10T14:46:53+02:00

Nous déjeunâmes fort agréablement tous les deux. Holmes ne parla pas d’autre chose que de violons, et il me conta avec beaucoup de verve comment il avait acheté son Stradivarius personnel qui valait au moins cinq cents guinées chez un brocanteur juif de Tootenham Court pour cinquante-cinq shillings. Ce qui le lança sur Paganini, et pendant une heure il multiplia les anecdotes sur cet homme extraordinaire. L’après-midi était fort avancé et l’ardeur du soleil légèrement tombée quand nous arrivâmes au commissariat. Lestrade nous attendait devant la porte

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-10T14:46:46+02:00

Holmes expédia une courte dépêche et, quand le fiacre se remit en route, il s’adossa dans le fond de la voiture avec son chapeau rabattu sur les yeux pour se protéger du soleil. Notre cocher s’arrêta devant une maison qui ressemblait assez à celle que nous venions de quitter. Mon compagnon lui commanda de nous attendre, et au moment où il posait sa main sur le heurtoir la porte s’ouvrit et un grave gentleman vêtu de noir, coiffé d’un chapeau très lustré, apparut sur le perron

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-10T14:46:39+02:00

 Ah ! on voit bien que vous ne connaissez pas le caractère de Sarah ! Quand je suis venue à Croydon, j’ai essayé ; il y a deux mois nous avons dû nous séparer. Je ne veux rien dire contre ma sœur, mais elle se mêle toujours de tout et elle est difficile à satisfaire, Sarah ! – Vous dites qu’elle s’est disputée avec votre famille de Liverpool ? – Oui, et pourtant ils furent quelques temps les meilleurs amis du monde. Elle était allée à Liverpool pour habiter avec eux. Et à présent elle n’a pas de mots assez durs pour Jim Browser. Quand elle était ici, elle ne parlait de rien d’autre que de son ivrognerie et de ses mauvaises manières. Je pense qu’il n’a pas dû supporter ses ingérences dans son ménage, et que leur brouille a commencé comme ça

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-05-10T14:46:23+02:00

Eh bien, vous avez entièrement raison ! Mais elle épousa M. Browner quelques jours plus tard. Il était sur la ligne de l’Amérique du Sud quand cette photo fut prise, mais il était si amoureux de sa femme qu’il ne pouvait pas se résoudre à la quitter si longtemps ; aussi s’engagea-t-il dans des navires qui font le trafic entre Liverpool et Londres

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