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Station Eleven



Description ajoutée par x-Key 2016-06-29T16:06:13+02:00

Résumé

Une pandémie foudroyante a décimé la civilisation. Une troupe d’acteurs et de musiciens nomadise entre de petites communautés de survivants pour leur jouer du Shakespeare. Ce répertoire classique en est venu à représenter l’espoir et l’humanité au milieu des étendues dépeuplées de l’Amérique du Nord.

Centré sur la pandémie mais s’étendant sur plusieurs décennies avant et après, Station Eleven entrelace les destinées de plusieurs personnages dont les existences ont été liées à celle d’un acteur connu, décédé sur scène la veille du cataclysme en jouant Le Roi Lear. Un mystérieux illustré, Station Eleven, étrangement prémonitoire, apparaît comme un fil conducteur entre eux…

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Classement en biblio - 113 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par Pamie 2016-09-19T04:37:27+02:00

Il savait, depuis longtemps déjà, que les changements intervenus dans le monde étaient irréversibles, mais cette prise de conscience n’en jetait pas moins une lumière plus crue sur ses souvenirs. La dernière fois que j’ai mangé un cornet de glace dans un parc ensoleillé. La dernière fois que j’ai dansé dans une boîte de nuit. La dernière fois que j’ai vu un bus circuler. La dernière fois que je suis monté dans un avion qui n’avait pas été converti en habitation, un avion qui décollait vraiment. La dernière fois que j’ai mangé une orange.

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Commentaire le plus apprécié

Diamant

Un très bon roman, mature et réfléchi. Ca change de la plupart des livres « post-apocalyptique » à la Walking dead et ça fait du bien !

Certes, Station Eleven n’est pas dénué d’une certaine violence, mais on a droit à un récit travaillé aux petits oignons entremêlant habilement les époques (avant / pendant / 20 ans après un virus mortel), le tout sans perdre le lecteur et surtout en tissant subtilement des liens entre ses différents protagonistes.

Tout commence avec la mort du célèbre acteur Arthur Leander sur les planches en pleine représentation du roi Lear. Jeevan, en pleine formation de secourisme, accourt pour tenter de le sauver, sous le regard attristé de la petite Kirsten, 8 ans. Après avoir prévenu les trois ex-femmes d’Arthur de son décès, Clark, son meilleur ami, prend l’avion pour assister à son enterrement quand l’épidémie de grippe atteint sa phase critique…

Vingt ans plus tard, on retrouve tous ces gens liés de près ou de loin à cet Arthur mort bien avant ce nouveau monde. Tous ont perdu leurs repères. Certains se sont reconstruits malgré tout alors que d’autres ont perdu toute raison, toute mesure. Certains ont rejoint la Symphonie Itinérante, une troupe liée par l’amour de la musique et du théâtre, alors que d’autres ont succombé à leurs pires instincts.

Un roman sombre à la construction narrative efficace qui érige l'art comme seule rempart face au chaos et à la solitude. Un texte puissant qui se lit d'une traite.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Catherine-325 2021-01-21T10:23:11+01:00
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D'une période qui pourrait être la nôtre, une épidémie foudroyante de grippe tue plus de 80 % de la population mondiale. Commence alors une nouvelle ère il faut réapprendre à (sur)vivre. On accompagne une troupe de théâtre itinérante. Trois générations se confrontent : celle qui a vécu l'ancienne période. La seconde qui était très jeune au moment de l'épidémie et l'a peu connue. La troisième qui est née après. Que doit-on retenir d'un monde révolu ?

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Commentaire ajouté par Maks 2021-01-19T09:49:21+01:00
Or

"Station Eleven" est un roman post-apocalyptique qui sous forme de road-trip suit une troupe itinérante de musique et de théâtre, allant de ville en ville (enfin ce qu'il en reste), afin de faire des représentations de Shakespeare ou encore des concerts.

Ressemblant à un hommage version artistique de "L'autoroute sauvage" de "Julia Verlanger" , le scénario est classique et efficace de ce côté.

Là où l'originalité est présente et fait la différence avec d'autres romans du même genre, c'est qu'en parallèle nous suivons le passé de plusieurs des personnages ou de leurs filiations avec comme fil rouge une bande dessinée passant de main en main durant plusieurs décennies.

Les personnages justement, sont bien exploités avec un gros développement sur le plan psychologique.

Le rythme alterne entre moments de calme et d'action, mais aussi entre souvenirs et avenir, rencontres et amitiés.

Le tout se déroule aux Usa, dans un décor à l'abandon.

Si vous aimez le "post-apo" ce roman saura vous combler par sa manière de se démarquer en intégrant l'art comme un sujet fort et rassembleur.

https://unbouquinsinonrien.blogspot.com/2021/01/station-eleven-emily-st-john-mandel.html

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Commentaire ajouté par Berengere-16 2020-10-20T22:15:56+02:00
Bronze

Je sors de ce roman avec une sorte d'indécision : l'ai-je aimé ou pas ?

Le travail de l'auteure sur les lignes temporelles pour nous ramener vers un point de convergence est admirable, et pourtant... L'une de ces lignes m'a clairement moins intéressée que les autres. C'est peut-être parce que j'avais des attentes sur le côté post-apocalyptique, cette envie d'en découvrir plus sur la troupe de théâtre ambulant que les chapitres sur Arthur ne m'ont clairement pas captivée.

L'écriture est très agréable et le roman me laisse avec une sorte de nostalgie mêlée de mélancolie. Je ne regrette pas cette lecture.

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Commentaire ajouté par DeuxLunes 2020-09-28T21:06:15+02:00
Or

Station Eleven est un livre fascinant qui se lit très vite. Une pandémie a réduit à néant toute civilisation et les personnages doivent s’adapter pour survivre dans ce nouveau monde sans électricité, sans essence, sans moyens de communication… Toutes formes de confort a disparu. En tant que lecteur, on prend conscience des merveilles et des progrès de notre temps.

J’aurai aimé que l’auteur aille plus loin dans la description de la vie dans le nouveau monde.

En résumé, ce roman m’a beaucoup plu. J’ai adoré la dimension post-apocalyptique de l’histoire. De plus, une réflexion sur la civilisation rend l’histoire réaliste pour le lecteur. En effet, la pandémie qui ravage le monde et ses conséquences sur la civilisation sont très réalistes, ce qui éloigne le roman des stéréotypes.

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Commentaire ajouté par Alahelo 2020-01-23T17:21:42+01:00
Bronze

C'était vraiment bien. Je ne m'attendais pas du tout à ça en commençant ma lecture, mais une chose est certaine, je n'ai pas été déçue. Je ne sais pas quoi dire de plus si ce n'est que j'en ressors chamboulée, dans le bon sens.

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Commentaire ajouté par Miney 2019-06-14T09:59:30+02:00
Or

« Survivre ne suffit pas. »

La phrase, volée à un épisode de Star Trek, s'étale sur le flanc d'une caravane de la Symphonie Itinérante, une troupe de théâtre qui interprète Shakespeare pour les survivants d'une pandémie mondiale.

Parce que oui, la survie ne suffit pas à faire naître ou renaître une civilisation. La culture est ce qui lie ensemble des millions d'être humains qui ne se croiseront peut-être jamais mais partagent des langues, des religions, des valeurs, des références artistiques communes. La culture est indispensable à l'humanité, pas simplement pour survivre, mais pour vivre.

C'est une façon originale et très humaine d'aborder le post-apo, trop souvent cantonné à la simple survie : trouver de quoi subsister, un abri, des médicaments et taper sur les cinglés sanguinaires (existe aussi avec option zombies). Il y a bien ici ce genre de thématique ainsi qu'une dose de violence dans Station Eleven, mais ça semble presque secondaire.

Le roman est partagé entre plusieurs époques, avant et après la fin du monde. Pas de souci toutefois pour s'y retrouver. La chronologie a beau ne pas être linéaire, elle reste très claire.

On y croise de nombreux personnages qui gravitent tous autour d'un acteur mort sur scène le soir-même de l'apocalypse. J'ai eu un peu de mal à me situer les personnages secondaires faisant partie de la Symphonie Itinérante, puisqu'ils ne sont nommés que par leur rôle dans la troupe (la 2e trompette, le 1er violon...). Quant aux personnages principaux, Jeevan, Miranda, Kirsten, Arthur... Tous sont rapidement attachants et sont plutôt bien développés, quoique peu aient une personnalité vraiment tranchée. J'ai été déçue que certains comme Jeevan soient longuement présentés au début pour aboutir à pas grand-chose au final.

J'ai aimé lire la création du roman graphique de Miranda, Station Eleven, qui donne donc son titre au roman, mais j'avoue ne pas avoir toujours saisi les liens entre l’œuvre fictive et le reste de l'histoire, qui me semblaient parfois clairs, d'autres fois assez ténus.

Une ode à la culture pleine de finesse et d'humanité.

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Commentaire ajouté par Ukko-Ukko 2019-01-12T16:41:32+01:00
Argent

Avec Station Eleven, la thématique post-apocalyptique fait un pas de plus dans la "grande" littérature, après "Malevil", "la route", ou "Dans la forêt". Cependant, l'intrigue tourne finalement surtout autour d'Arthur Leander, qui décède avant la catastrophe. On est dans un ping-pong permanent, entre l'avant et le maintenant et on découvre autant les affres d'une star vivant difficilement son statut de célébrité qu'un monde ravagé par une épidémie de grippe. L'écriture est fine et prenante, même si la structure très fragmenté du récit est parfois déconcertante. Un bon livre aux personnages attachants.

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Commentaire ajouté par Biquet 2018-12-01T17:23:36+01:00
Argent

La lecture me fit penser au roman "Malevil" de Robert Merle

Voici un extrait de WIKIPEDIA au sujet de ce "MALEVIL", je n'y ai pratiquement rien changé car il reste valable pour le présent roman.

La qualification de science-fiction peut être considérée comme exagérée, concernant ce roman, puisque seule la situation de départ, la destruction de la civilisation humaine par un cataclysme d'origine inconnue rejoint le thème post-apocalyptique, alors très populaire en science-fiction. Tout le reste du roman raconte comment un groupe de survivants miraculés relève le défi de la reconstruction d'une société humaine dans des conditions archaïques. De ce point de vue, on peut dire que le roman relève du genre de la robinsonade.

On rattache ainsi souvent de tels romans au genre de la fiction spéculative, ou de romans d'anticipation. De nombreux thèmes sont abordés dans ce roman : la religion, la politique, la place des femmes dans la société, le monde rural, le rôle du chef, certes sous l'angle d'une mini-communauté mais qui renvoient à notre société.

La catastrophe ici est une pandémie nommée "La Grippe de Géorgie" parce qu'elle serait apparue dans le Caucase. L'auteur semble s'inspirer de ce que fut la grippe espagnole de 1918

Le personnage essentiel, l'acteur Arthur Leander, mourut au début de la pandémie. Un des fils rouges du livre est la vie de cet acteur ainsi que certains de ceux qui le croisèrent à savoir Kristen Raymonde une enfant figurante, Jeevan Chaudhary, un apprentit secouriste. Plus généralement on met en scène ceux qui eurent des relations avec lui à savoir ses femmes, son ami Clark. On suit également une caravane de comédiens et musiciens survivants qui s'obstine à faire vivre Shakespeare et Beethoven. "La Symphonie Itinérante" tel est le nom de cette bande hétéroclite. Ils sont en exode vers un lieu dit situé près de l'aéroport de Severn City en Ontario. Ils ont appris qu'une autre communauté s'est constituée là-bas autour du "Musée de la Civilisation" ou sont déposés tous les souvenirs du monde d'avant! C'est d'ailleurs Clark Thompson, l'ami d'Arthur, qui le gère. On y croise également Tyler, le fils qu'Arthur eut avec Elisabeth, sa deuxième femme. Le jeune homme se prend pour un nouveau messie dont le rôle est de repeupler le monde.

Les lieux: rive orientale du lac Michigan avec une bourgade comme Petoskey, la métropole de Toronto, l'île Delano en face de la ville de Vancouver et au large de l'île éponyme. Miranda, la première épouse, et Arthur sont originaires de cette île.

Le titre du livre reprend le titre d'une BD prétendument dessinée par Miranda. C'est une BD dont le scénario hante Kristen et qui va inspirer Tyler.

Cette BD réveille en moi le souvenir de la série Valérian et Laureline, agents spatio-temporels. Un biotope constitué par enchevêtrement d'îles et de Ponts et existant en parallèle avec un univers classique du XX°.

On alterne la narration et le dialogue sous forme d'interviews. On alterne également le passé et le présent. Le temps présent est situé à la fin de la deuxième décennie après la pandémie.

C'est donc quasi une BD avec dessins et phylactères.

Très vivant, de la SF moderne. J'ai beaucoup apprécié.

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Or

Quel excellent roman pour renouer avec la SF !

Dans ce roman post-apocalyptique, une maladie foudroyante a décimé 99% de la population mondiale. Bien entendu, les survivants ne peuvent entretenir les infrastructures existantes (électricité, eau courante...) et le monde tel que nous le connaissons ne devient peu à peu qu'un souvenir.

Nous suivons principalement deux histoires. La première se déroule avant la catastrophe et nous décrit la vie et l'entourage d'un acteur devenu une star d'Hollywood. Sa première femme est une artiste qui crée un roman graphique, Station Eleven, fil rouge du roman.

L'autre moitié du livre se passe une vingtaine d'année après la « grippe de Géorgie ». Une troupe itinérante de comédien.ne.s et de musicien.ne.s sillonne le territoire nord-américain et, armé.e.s jusqu'aux dents, ne renoncent pas à l'art, « parce que survivre ne suffit pas » (j'ai toujours des frissons en écrivant cette phrase).

Car non, survivre ne suffit pas.

J'ai passé tout le roman à attendre que les fils se rejoignent. Et puis la fin est arrivée. Trop vite, sans le feu d'artifices de révélations que j'attendais. Sur le coup, j'étais un peu déçue, car j'avais dévoré cette histoire qui promettait de plus en plus et je suis restée sur ma faim. Puis j'ai réfléchi – ce qui était sans doute voulu par l'auteure. Je me suis demandé pourquoi mettre en miroir deux vies qui n'avaient rien en commun. Et finalement, j'en ai déduit un message. Un message somme toute classique, familier des romans de développement personnel (d'ailleurs ça confirme ce que je pense de ces romans... je préfère tout autant lire une histoire bien écrite qui me fait vibrer et m'évader et au final tout aussi bien réfléchir aussi sur la vie). Quelque chose comme : être heureux, avoir une vie avec du sens, ne dépend pas de notre confort matériel. En revanche, n'oublions pas de savourer la magie de nos technologies actuelles à sa juste valeur !

Pour résumer, je dirais que c’est un roman post-apo assez light, bien écrit, avec autant d’action que de réflexion et d’émotion. Un cocktail qui fonctionne parfaitement !

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Commentaire ajouté par Pulusuk 2018-05-14T11:46:29+02:00
Or

Très belle découverte que ce roman qui propose un mise en scène assez originale dans l'univers des romans post-apocalyptique.

Ici, nul héros flamboyant ni grandes batailles épiques, bien au contraire, l'auteur nous décrit la dure réalité de la vie après une pandémie catastrophique qui tue 99% de la population sur terre et qui détruit tout.

Des questions existentielles se posent alors pour les survivants : comment se reconstruire après la tragédie, comment s'adapter à ce monde nouveau, faire preuve de résilience et survivre.

A cela l'auteur y apporte une réponse magnifique remplie d'espoir : l'art et le beau à travers le théâtre de Shakespeare. L'auteur nous fait découvrir ce nouveau monde ravagé à travers une troupe de théâtre itinérante qui s'obstine dans ce monde perdu à jouer de la musique et des pièces de Shakespeare, "parce que survivre ne suffit pas".

Avec une construction narrative intelligente montée comme un puzzle et un rythme bien trouvée avec des va et vient entre l'avant et l'après, l'auteur nous amène à réfléchir sur la fragilité de notre civilisation, sur la facilité avec laquelle tout peut s'arrêter et sur la capacité des humains à s'adapter.

Avec des personnages intéressants, l'atmosphère de ce monde post-apo est extrêmement bien retranscrite, d'un grand réalisme glaçant à l'image du livre de McCarty "La route". Il n'y a que des héros ordinaires dans ce livre qui luttent pour survivre et qui font preuve parfois de générosité, d'entraide ou de violence.

Mon seul regret réside dans un traitement des personnages qui manquent un peu de profondeur mais tout juste. Et dans la fin, un peu trop abrupte à mon goût.

Néanmoins, en refermant le livre, c'est un message salvateur qui nous reste : notre monde moderne peut disparaître, mais l'art et la culture demeureront toujours.

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Dates de sortie

Station Eleven

  • France : 2016-08-24 (Français)
  • France : 2018-05-02 - Poche (Français)

Activité récente

Maks le place en liste or
2021-01-19T09:48:40+01:00
athalia l'ajoute dans sa biblio or
2021-01-01T20:53:14+01:00

Évaluations

Les chiffres

lecteurs 113
Commentaires 30
extraits 31
Evaluations 48
Note globale 8.19 / 10

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