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Extrait ajouté par Mirlina 2018-11-20T17:18:19+01:00

Je me réveillai tard le lendemain. Le réveil indiquait quatorze heures cinquante trois minutes. Il ne m’en aurait pas fallu beaucoup pour me rendormir mais je me forçai à me tirer du lit. Je me fis chauffer du café tout en jetant un coup d’œil à mes mails. Par la fenêtre de mon salon, j’avais vue sur l’immeuble d’en face… et vice-versa. Ce fut donc tout naturellement que mon voisin voyeur d’en face se permit de me lorgner, comme à son habitude. Ce n’était pas la première fois que je me baladais nue dans mon appartement. En vérité, je n’avais aucun complexe à montrer mon corps. Je ne portais des vêtements que pour trois raisons : Me protéger du froid et du vent, par plaisir esthétique… et surtout par conventions sociales. Cela étant, si j’aimais me balader nue et n’était pas complexée par mon corps ou le fait d’être nue devant d’autres personnes, je n’aimais pas me faire reluquer sans vergogne par un porc qui estimait que je n’étais qu’un bout de viande ! Je m’approchai donc de la fenêtre, m’y frottant d’un air bien lubrique et aguicheur avant de fermer les rideaux. Spectacle terminé ! J’eus à peine le temps de le voir saliver que j’en étais déjà écœurée.

J’espère que tu es frustré, gros porc !

S’il n’avait pas été si proche de mon appartement, je lui aurais retourné le cerveau, comme avec Colosse la nuit dernière. Mais je ne voulais pas prendre ce genre de risque. Il connaissait mon visage depuis longtemps, savait qui j’étais. Fouiller dans sa mémoire et ses souvenirs pouvait donc s’avérer bien plus long, compliqué, dangereux. Surtout pour lui. Je soupirai, retournai sur mon ordinateur non sans me servir une tasse de café et consultai donc mes mails. Sans surprise, j’en avais reçu un de Léonard. Il aimait bien m’envoyer ses plans de missions par mail. Contrairement à d’autres, il s’était très rapidement fait aux nouvelles technologies et ne jurait plus que par elles. Ce qui m’arrangeait assez en réalité, adorant moi aussi utiliser un ordinateur et internet. Je décidai de lire les autres mails avant, préférant m’accorder un peu de détente. Hélas, hormis des pubs, il n’y avait absolument rien d’intéressant et je me retrouvai donc à ouvrir le mail de Léonard. Il y avait là diverses photos de la cible, ainsi qu’un court descriptif de ce qu’il aimait. Les Latinos aux cheveux longs. Je soupirai. C’était totalement cliché. Il avait également joint des photos de l’endroit où le dealer passait la majeure partie de son temps le soir. Et s’était bien entendu empressé d’ajouter : Tenue correcte exigée.

— Je t’emmerde. (fis-je en terminant mon café.)

Après un petit tour sous la douche, je me rendis dans ma buanderie et fouillai parmi les quelques vêtements masculins qui me restaient… Effectivement, aucun d’entre eux n’entrait dans la description mentionnée auparavant… Un coup d’œil à mes fringues habituelles me confirma que mon style tout entier ne se prêtait pas à cette dénomination.

— Grmbl, j’ai été trop sympa…

Il allait falloir faire flamber la carte bleue. Je décidai d’enfiler un ensemble de jogging, baskets comprises, attrapai un sac en toile, et quittai l’appartement, direction les Champs-Élysées.

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Extrait ajouté par Mirlina 2018-11-20T17:19:16+01:00

— Je t’aime… (murmurai-je.)

Les seuls mots qui me vinrent. Les seuls qui avaient besoin d’être prononcés. Nous restâmes un long moment blotties l’une contre l’autre, enivrées par la présence de l’autre. J’étais heureuse… satisfaite. Comblée. Je pouvais me contrôler. Vivre auprès d’elle...

— Quelques heures encore… Avant l’éternité. (souffla-t-elle avec tendresse.)

Je masquai mon désarroi face à ce dernier mot, consciente que l’éternité m’ouvrait ses bras, à moi et à moi seule… Je ne voulais pas penser à l’après. Pas penser à autre chose qu’à l’instant que nous partagions.

— Quel dommage que nous ne puissions pas nous afficher. Pas d’alliance pour orner nos doigts. (lâchai-je avec un demi-sourire.)

— Nous ne sommes pas obligées d’avoir une alliance ni de nous cacher… (répondit-elle, énigmatique.)

Elle m’embrassa sur le front et se décala pour se lever. J’allais l’imiter quand elle m’arrêta.

— J’ai quelque chose pour toi, ne bouge pas. (dit-elle.)

Je me rallongeai, la suivant du regard. Elle disparut dans notre chambre et revint quelques instant après, avec un écrin. Elle se réinstalla à mes côtés et me le tendit.

— C’est un peu grand pour une alliance. (dis-je avec amusement.)

Elle rit et m’embrassa de nouveau.

— Ouvre-le.

Je m’exécutai. L’intérieur était de nacre. J’y trouvai un pendentif, orné de deux anneaux… Ces deux anneaux. Elle fouilla dans la sacoche de sa robe alors que j’admirais le collier et m’en montra un similaire.

— L’Immortelle et la phénix. (dit-elle avec sensualité.) La tentatrice, et l’objet de son affection, capable de renaître de ses cendres. Pour rester perpétuellement aux côtés de son amour.

Je ne disais rien, mes doigts caressant le bijou. Je connaissais ses talents de joaillière, son amour pour les mythes. Elle venait d’en créer un pour moi. Pour nous… Je n’en l’aimais que davantage et serrai le pendentif contre mon cœur avant de l’embrasser langoureusement.

— Mon phénix… (susurrai-je.) »

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