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Bibliothèque de SuperNova : Liste de bronze

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Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates
Mary Ann Shaffer    Annie Barrows   
"Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates" est un roman pour la lecture duquel j'ai éprouvé un sentiment mitigé.
C'est un roman écrit avec beaucoup de simplicité et d'authenticité, beaucoup de réalisme aussi.
Une histoire qui situe son action entre Guernesey et Londres, un récit qui s'articule autour de deux lieux géographiques que des échanges épistolaires vont "rapprocher".

L'idée de cette correspondance entre Juliet un jeune écrivain londonien et toute une galerie de personnages habitant l'île est une bonne idée, bien exploité, l'occasion de passer en revue plusieurs thèmes : la guerre, l'occupation allemande, la solidarité entre habitants, l'amitié.
Le roman est construit en deux temps, l'avant Guernesey et la venue de l'écrivain dans l'île pour faire connaissance avec tous ces correspondants auxquels Juliet s'est attachée.
C'est donc une histoire touchante qui nous met en relation avec des tas de personnages à la personnalité différente, Sidney, Sophie, Simon, Amélia, Isola, John, Eben, Dawsey, un récit bien écrit, à la fois sobre, vivant et attendrissant mais avec trop de longueurs et un manque de rythme selon moi.

par SuperNova
Le Goût des pépins de pomme Le Goût des pépins de pomme
Katharina Hagena   
Autant être franche, je ne vais pas être tendre avec le roman de Katharina Hagena ! J'attendais beaucoup plus de ce best-seller dont le titre, en gourmande que je suis, avait piqué ma curiosité... Pourtant, dès les premières pages, je suis tombée sous le charme de l'écriture de l'auteur (à moins que ce ne fût plutôt de celle de Bernard Kreiss, dont il faut ici souligner l'excellent travail de traduction) mais ça n'aura pas suffi pour faire de ce roman un coup de coeur ! Certes, l'écriture est précise, soignée et les mots extrêmement bien choisis pour raconter l'histoire de cette famille allemande, composée de trois générations de femmes, dont on apprend les petits et grands secrets. Mais là où l'on s'attend à des révélations fracassantes, là où l'on flaire le destin tragique d'une famille meurtrie dans sa chair, il n'y a rien ! Rien de passionnant, rien de palpitant. Rien que des souvenirs d'enfance que l'on pourrait trouver dans n'importe quel journal intime. L'intrigue, pourtant prometteuse du début, se délite, s'évanouit et il ne reste plus au lecteur que l'écriture mélancolique, l'ambiance bucolique de l'Allemagne du Nord et une longue, très longue succession de souvenirs délivrés parfois de manière bien peu cohérente... C'est décevant !

Et pourtant, il me semble qu'il y avait là tous les éléments pour créer une intrigue formidable ! Des personnages attachants, un cadre magnifique... J'ai pensé, logiquement, que l'auteur se servirait du contexte historique de la Seconde Guerre mondiale et du nazisme pour fouiller dans le passé trouble de l'un de ses personnages mais bizarrement, elle n'en fera rien. A peine une simple allusion au détour d'une discussion anodine... Il y a décidément chez le peuple allemand une disposition à l'oubli qui a la dent dure et c'est bien regrettable ! J'aurais préféré en apprendre davantage sur cet aspect précis de l'histoire mais Katharina Hagena se contente de nous servir une romance à l'eau de rose comme il en existe déjà tant... Même si sa saga familiale est émouvante, touchante et très bien écrite, elle a malheureusement pour moi un trop grand goût de déjà lu... Le goût de ses pépins de pomme ne me laissera pas un souvenir impérissable, dommage !
Milarepa Milarepa
Éric-Emmanuel Schmitt   
De hautes montagnes, une bâtisse rouge, des carcasses de chiens, un bâton à la main, des sentiments haineux... un rêve récurrent, un rêve qui prend racine. Simon apprend alors qu'il est Svastika, le neveu, la réincarnation de l'oncle de Milarepa le plus grand des ermites "vénérable et puissant yogi"...

Après "Oscar et la Dame en rose", "Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran", "Le Sumo qui ne voulait pas grossir", "Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus", c'est tout naturellement que je me suis intéressée à "Milarepa" appartenant lui aussi au Cycle de l'Invisible. Si j'ai beaucoup apprécié ces différentes lectures, cette dernière me laisse une impression assez mitigée. Avec "Milarepa", Eric-Emmanuel Schmitt propose une invitation à la réflexion philosophique, une méditation spirituelle, une invitation au bouddhisme tibétain et à la sagesse. C'est un récit bien écrit, abordant un thème peu ordinaire et novateur, mais c'est un conte philosophique que j'ai eu du mal à apprécier à sa juste valeur, une histoire qui m'a beaucoup moins touchée que les précédentes, un thème plus abstrait certainement, moins palpable. Par contre, j'ai beaucoup aimé découvrir l'entretien qui clôt le livre, les questions pertinentes posées par Bruno Metzger à l'auteur et dont les réponses pleines de sagesse, d'acceptation, de confidences et d'amour m'ont davantage touchée. Je recommande également deux autres livres de Schmitt "Un Homme trop facile" et "Les deux Messieurs de Bruxelles" que j'ai eu beaucoup de plaisir à lire.

par SuperNova
Antéchrista Antéchrista
Amélie Nothomb   
L'auteur construit son roman sur l'amitié "impossible" de deux adolescentes si différentes.
Blanche a 16 ans et vient d'intégrer l'Université. Elle fait la connaissance de Christa qui lui fait "l'honneur" de la choisir comme amie. Blanche est timide et mal dans sa peau alors que Christa, la plus jolie fille de la fac, a toutes les qualités : agréable, ambitieuse et bonne élève. Tous, les parents de Blanche y compris, sont sous le charme de la jeune fille.
Christa saura trouver les mots pour attendrir sa nouvelle amie. D'abord flattée, Blanche devient une proie facile dans les griffes de cette adversaire redoutable. Blanche subit peu à peu toutes sortes de moqueries et humiliations de la part d'une Christa qui se révèle être une habile manipulatrice, opportuniste à souhait.

C'est un livre qui se lit très facilement et très rapidement aussi. Comme toujours, Amélie Nothomb a une belle plume, mais cela ne suffit pas à éblouir le lecteur : le thème aurait pu être beaucoup mieux exploité, aucune véritable surprise ne vient pimenter la lecture et la fin est un peu décevante. Dommage le titre était bien prometteur.

par SuperNova
Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus
Éric-Emmanuel Schmitt   
Madame Ming est LA "dame pipi" d'un grand hôtel de la province de Guangdong, une fonction qu'elle exerce dignement avec une "prestance altière". Homme d'affaires, le narrateur est amené à séjourner dans cet hôtel où, naturellement, il fait la connaissance de Madame Ming. Lui, qui dit avoir deux enfants, a bien du mal à croire que son interlocutrice ait, comme elle le prétend, dix enfants sachant que l'Etat chinois interdit aux couples la possibilité d'avoir plus d'un enfant.
S'instaure alors, entre ce Français et cette Chinoise, un échange sur la vie en général mais surtout sur ces dix enfants exceptionnels dont Madame Ming dresse le portrait ou vante les mérites...

Ce livre est le sixième du "Cycle de l'Invisible". C'est un voyage en Chine que nous propose l'auteur, une Chine mystérieuse qui intrigue et qui fascine... Et c'est à travers le portrait des "Dix enfants que Madame Ming n'a jamais eus" qu'il traite de sujets et thèmes tels la politique de l'enfant unique, les conditions de travail, le sexisme de la société chinoise, la Révolution Culturelle, le communisme, la Doctrine de Confucius...
Audace, imagination, mythomanie... l'auteur met à l'honneur le mensonge et l'imagination fertile. Il choisit pour cela une protagoniste attachante et simple qui inspire la confiance et le respect. On aime l'écouter parler de son pays passé et présent, nous faire une douce morale pleine de sagesse... on aime l'entendre nous rappeler aussi que chaque être a le droit de s'autoriser à souffrir de manquer de quelque chose, s'autoriser à pleurer...

Cette lecture, comme de nombreuses autres d'Eric-Emmanuel Schmitt,est agréable à découvrir, l'auteur n'ayant rien perdu de son talent de narrateur, mais je lui ai préféré "Les deux Messieurs de Bruxelles, "Oscar et la Dame en Rose" ou "Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran"... le sujet peut-être ou bien un petit manque de ce sel qui venait relever les autres récits...

par SuperNova
Stupeur et tremblements Stupeur et tremblements
Amélie Nothomb   
"Dans l'ancien protocole impérial nippon, il est stipulé que l'on s'adresse à l'Empereur avec stupeur et tremblements" : c'est par ces mots, écrits presque à la fin du roman et qui donnent son titre au livre, que l'auteur apporte la confirmation que le Japon est un pays d'une différence culturelle incontestable, si on le compare à celles de nos civilisations européennes.
A travers son héroïne, Amélie-San, Amélie Nothomb parle d'un pays aussi attirant que surprenant, hermétique. Amélie-San est une jeune femme pleine de ressources et d'ambition, mais tout ne se passera pas comme elle l'avait espéré. Son désir et sa volonté de gravir les échelons la conduiront à comprendre qu'elle se trouve dans un pays où il va falloir faire avec le "protocole" à savoir la hiérarchie souveraine dans l'entreprise nippone d'une part et la mentalité et les traditions japonaises de l'autre. Une entreprise où il est difficile de se faire une place quand on est une femme, où il est indispensable de demander la permission même pour "mettre les calendriers à jour".
Le ton est plein d'humour ironique, le livre se lit facilement et rapidement, la caricature est bien ancrée, le thème est assez bien exploité mais ce n'est pas l'auteur que je préfère ni celui de ses livres qui m'a le plus plu.

par SuperNova
Le Sumo qui ne pouvait pas grossir Le Sumo qui ne pouvait pas grossir
Éric-Emmanuel Schmitt   
Contraint de faire les poubelles et se nourrir de déchets pour survivre, Jun traîne dans les rues de Tokyo, se coupant de tout et de tous, allergique à la Terre entière et vivant à l'instant T. Seuls les rats et les corbeaux sont les compagnons de fortune de ce garçon de quinze ans, obligé de vendre de la camelote pour s'en sortir. Voilà des jours que Jun croise, sur son chemin, un dénommé Shomintsu qui lui répète incessamment qu'il "voit un gros en lui"... sauf que, ne riez pas, notre protagoniste est rachitique.
S'instaure alors entre eux un dialogue et Shomintsu, Maître sumo, invite Jun à assister à un spectacle où s'affronteront les grands champions. Invitation que Jun finira par accepter après l'avoir déclinée à deux reprises.

En véritable spécialiste du conte philosophique Eric-Emmanuel Schmitt nous offre ici un court récit appartenant au "Cycle de l'Invisible". C'est une histoire simple, sans prétention qui invite le lecteur à quelques réflexions spirituelles et l'aide à faire le point sur ce que chaque être humain peut faire pour essayer de comprendre et accepter son passé, se préparer au bonheur et à la paix intérieure. Ainsi, ce match auquel notre jeune protagoniste finira par assister, va peu à peu influer sur ses a priori, ses réticences, ses préjugés, sa perception simpliste et catégorique de voir les choses. Sa rencontre avec ce Maître sumo lui fera découvrir le dépassement de soi, l'envie d'apprendre, celle d'abandonner le mépris au profit de l'admiration et combien les apparences peuvent être trompeuses. Au fil de leurs échanges, le Maître sumo gagnera la confiance de Jun et c'est dans un climat de plus en plus serein que ce garçon se livrera et s'épanouira grâce à la méditation et l'initiation au bouddhisme zen.

"Le Sumo qui ne pouvait pas grossir" est loin d'être le meilleur récit de l'auteur mais il est attachant et se veut optimiste.

par SuperNova
Salut et liberté ! Salut et liberté !
Fred Vargas   
Ce sont deux nouvelles de Fred Vargas qui sont réunies dans ce Librio publié en 2004 : "Salut et Liberté" et "La nuit des brutes". Dans la première, on y apprend que le commissaire Adamsberg reçoit depuis peu et régulièrement des lettres anonymes dans lesquelles un inconnu le nargue, l'insulte et le provoque se ventant d'avoir commis un crime que la police ne pourra jamais élucider. On y fait aussi la connaissance de Vasco, ancien tailleur, qui passe ses journées assis sur un banc public face au commissariat et qui, comme il aime à le dire, voyage car les bancs sont ses navires. Vasco est un homme mystérieux qui suscite beaucoup d'interrogations mais qui, Adamsberg en est convaincu, est le point de départ d'une enquête qui semble être vide et impossible.

Dans la deuxième, il s'agit du décès d'une femme d'une cinquantaine d'années dont le corps est retrouvé dans la Seine...
Ces deux nouvelles sont agréables à découvrir et nous confirment le talent de Fred Vargas. On prend plaisir à retrouver le duo Adamsberg / Danglard mais aussi des personnages parachutés dans une atmosphère qui laisse une grande place au hasard...
Petit bémol tout de même : c'est un peu trop court et un peu expédié.

par SuperNova
La guérisseuse La guérisseuse
Géraldine Jaujou   
Voilà près de 17 ans qu'Anna a quitté sa grand-mère et la ville de Reims où elle a grandi... pour y revenir le jour même de la mort d'une grand-mère qu'elle n'a pas vraiment aimée... C'est au travers différentes rencontres et conversations qu'Anna prend conscience de la renommée de cette vieille dame au talent de guérisseuse et dont la mort ne paraît pas si naturelle que ça...

Alors voilà, le sujet paraissait bien sympa mais...
C'est un livre que j'ai eu du mal à terminer. Le rythme y est assez lent et ces "flash back" renouvelés cassent la progression...
Un manque d'originalité peut-être ?
Bref, je ne partage pas (cette fois-ci) l'enthousiasme du Jury et celui de monsieur Coelho...Dommage.

par SuperNova
Sous haute tension Sous haute tension
Harlan Coben   
Un très bon Myron Bolitar: un humour décapant, des personnages hauts en couleur et une intrigue très dense qui nous en apprend beaucoup sur le héros. Moa ça me Tien en haleine!!!!