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« Je tourne la tête pour me soucier de Calista. Est-ce qu’elle a peur de moi, maintenant ? 

Toujours dans son lit, elle semble en état de choc. Tétanisée. Ses paupières clignent à une vitesse impressionnante. On dirait qu’elle vient de voir une voiture passer à fond la caisse devant elle sans en être réellement certaine. Je la fixe, aussi terrifié qu’elle par ce qu’il vient de lui tomber dessus. À la différence que, moi, je ne me mets pas à chialer.

— Cali, est-ce que ça va ? lui demande Gus en s’asseyant près d’elle.

Alors qu’il s’approche afin de la prendre dans ses bras, elle le repousse et descend du lit pour se fourrer contre moi. Stupéfait, je reste immobile. Je la laisse poser sa tête contre mon torse. Ses bras m’encerclent comme ils peuvent, me serrant contre elle pour faire de moi le réceptacle de ses sanglots. Je déteste ça. Qu’est-ce qui lui prend ?

Effaré, je lance un coup d’œil à mon pote pour comprendre ce qu’il se passe. Mon esprit rembobine. Calista vient de me choisir. Elle a préféré mes bras à ceux de Gus. C’est une première dans toute l’histoire de l’humanité. D’un regard, il m’aide à comprendre que je dois l’étreindre à mon tour afin de lui offrir le réconfort dont elle a besoin. Je n’ai pas envie de ce genre de chose, mais puisqu’elle me préfère à Gus, je ne me vois pas la dégager.

Mes bras l’entourent, je me laisse tomber en position assise sur son lit, l’entraînant avec moi. Elle se blottit dans le creux de mon épaule. Je la serre le plus fort possible dans l’espoir d’étouffer ses pleurs que je ne supporte pas. »

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« Elle est venue vers moi le premier. Sans réfléchir, elle m’a choisi. »

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« Il s’amuse à prendre la température des aliments pour les comparer.

— Tu t’ennuies ?

Il me regarde, dépité.

— Carrément, j’ai même pris la température de ma bite, pour te dire, lâche-t-il en soufflant. »

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« Mes yeux se ferment. Basile m’attire contre lui. C’est plutôt agréable de le voir s’efforcer à s’occuper de moi. Je sais que tout ira mieux maintenant. Mon calvaire est terminé, je n’ai plus qu’à attendre le diagnostic pour rentrer chez moi. Basile ne me laissera pas gérer ça seule, je suis convaincue qu’il fera en sorte de me ramener à la Ferme. 

— T’endors pas, m’ordonne-t-il en tapant sur le sommet de mon crâne.

— Aïe ! je gronde.

— Je t’ai à peine touchée ! se défend-il. »

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« La brise est montée depuis que nous sommes sur la plage et c’est agréable de respirer un air plus frais. D’un coup, sans prévenir, la main de Calista s’agrippe à mon bras comme pour chercher une prise. J’ai à peine le temps de me retourner pour la voir s’effondrer. Merde ! David et moi nous précipitons sur elle, mais son corps semble sans vie. Je la secoue, je lui mets quelques claques bien méritées au passage. Elle finit par ouvrir les yeux.

— Putain, ça va, Calista ?

Elle les referme et serre les dents. Elle ne va quand même pas me gerber dessus ?!

— J’ai plus de force, m’explique-t-elle en essayant de se redresser.

— Va lui chercher à boire, toi, au lieu de rester là comme un con !

Je ne sais pas pourquoi je m’énerve contre David, il n’a rien fait. Probablement parce que Calista est trop faible pour que je lui hurle dessus. Putain, mais pourquoi elle ne m’a pas dit qu’elle se sentait si mal ! Elle est toujours en train de se plaindre et là… Une vraie plaie !

— Tu ne me claques pas entre les doigts. T’entends ! Je te préviens. Ton père va me massacrer. T’as soif ?

— Dis pas n’importe quoi, il s’en fout. Oui, j’ai la bouche toute sèche.

Je vois déjà Bernie en train d’engager un yakuza afin de railler mon nom de cette planète, pour ne pas avoir pris soin de sa fille et l’avoir poussée au-delà de ses trop faibles limites. 

Puisque David est trop long, je décide de soulever Calista comme un gros sac. Tant pis si elle me vomit dessus, je me sens obligé de faire quelque chose. Je sais que les vans qui nous attendent sont remplis de bouffe et de boissons, alors je décide de remonter la dune en courant sur le plancher planté dans le sable pour rejoindre le parking. 

[...]

Enfin, David arrive avec une bouteille d’eau fraîche. Je lui prends des mains et l’ouvre avant de la fourrer dans la bouche de Calista sans aucune délicatesse.

— Allez, bois !

Quand je la lâche, elle la tient de ses deux mains comme si c’était un truc hyper lourd. Alors, je décide de l’aider à maintenir l’objet contre ses lèvres. Note à moi-même : effectuer des recherches pour connaître le pourcentage d’eau dans mon sperme. Ça peut servir. 

Elle descend la bouteille à une vitesse record. Si seulement elle avait pu marcher aussi vite qu’elle l’ingurgite.

— Ça va mieux ?

Elle secoue la tête et se lève précipitamment. Un geyser d’eau s’échappe de sa bouche. C’est loin d’être normal, ça. Je demande son téléphone à David et j’appelle les pompiers le temps qu’elle se débarbouille avec l’aide de l’agent. Ils me disent que ce n’est pas une urgence, que c’est probablement une insolation, qu’ils ont l’habitude. Voir un médecin suffira. Je ne sais pas ce qu’il leur faut pour bouger leurs culs ! Peut-être qu’elle soit morte ?! Je les insulte légèrement pour ne pas péter les plombs et évacuer la pression, puis embarque Calista dans le van après avoir trouvé l’adresse du médecin le plus proche. J’oblige David à rouler plus vite en lui remuant les puces. 

Insolation ou pas, l’état de Calista est loin de s’améliorer. Au contraire. Elle grelotte, suffoque, le tout en somnolant. Je n’aime pas ça. 

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« — Pourquoi, toi aussi t’es amoureux ? »

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« — Parce que je veux de l’amour pour ça ! Voilà, t’es content ?! Tu as ta connerie de réponse, alors roule ! Putain, roule. 

Il grogne, le moteur démarre. Basile ouvre sa vitre pour mieux dresser son majeur dans la direction du conducteur excédé et impatient du SUV. Sa conduite est tellement nerveuse que je finis par m’accrocher à la poignée. Sans crier gare, son poing s’abat sur le tableau de bord, rageur.

— Tu fais chier, putain ! Tu fais chier, Calista ! Toi et ton romantisme à la con ! Vous me faites chier ! Je vais jamais pouvoir terminer dans tes entrailles ! Tu me gaves ! 

Puisque j’ai repris un semblant de sérénité, je lui réponds calmement :

— Si. Si un jour tu m’aimes, si.

Sa tête se retourne dans ma direction comme si je venais de lui foutre une claque. »

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« — Dans ce cas, marché conclu. Mais ne viens pas pleurer quand tu seras amoureuse de moi, me menace-t-il.

— Aucune personne censée ne peut tomber amoureuse de toi, Basile. »

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« — Pour que tu me détestes ! Je ne veux pas que tu oublies qui je suis, ce que je suis. Il ne faut pas que tu tombes amoureuse de moi, confesse-t-il d’une voix plus calme.

Je ne me débats plus. Je reste choquée, interdite. Il fait tout ça pour que je m’éloigne de lui, si je comprends bien ? 

— Je ne tomberai jamais amoureuse de toi. 

Les perles salées persistent, roulant sous la barrière de mes cils. Quelque chose au fond de moi me hurle que je mens, que c’est peut-être déjà trop tard, mais je la fais taire.

— Je préfère ne prendre aucun risque.

— C’est grotesque. Dans ce cas, je suis libre de faire la même chose de mon côté. Je vais coucher avec Corentin pour que tu ne tombes pas amoureux de moi.

Il ricane en me considérant d’un drôle d’air.

— Je suis incapable d’être amoureux, que ce soit de toi ou de quelqu’un d’autre. Je n’aime que moi, tu le sais, crache-t-il, dédaigneux.

Je sais que c’est faux. Toute personne normalement constituée éprouve des sentiments. Il sait aimer, il trouve simplement que c’est un acte de faiblesse et se l’interdit.

— Alors, tu n’y vois pas d’inconvénients, je conclus.

— Baise avec lui. Faites l’amour ensemble même, si ça te chante. Mais tu regretteras ce qu’il t’attendra ensuite. 

Il semble contenir sa véritable pensée.

— Qu’est ce qui m’attendra ? Tu me feras quoi ? je le défie.

— Rien, Calista. Plus rien. Je ne te regarderai plus, je ne te toucherai plus et je n’aurai même plus envie de toi si tu te donnes à un autre homme. »

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« J’ai un peu trop pris mes rêves pour la réalité. Son corps n’était pas bouillant parce que je l’excitais, mais parce qu’elle avait déjà de la température. »

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