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Extrait de Sur la route ajouté par x-Key 2010-12-11T18:20:54+01:00

Les seuls gens qui existent sont ceux qui ont la démence de vivre, de discourir, d'être sauvés, qui veulent jouir de tout dans un seul instant, ceux qui ne savent pas bâiller.

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Extrait de Sur la route ajouté par LightHane 2012-08-13T15:03:53+02:00

« [...] et moi je traînais la patte derrière eux, comme je l’ai toujours fait quand les gens m’intéressent, parce que les seuls qui m’intéressent sont les fous furieux, les furieux de la vie, les furieux du verbe, qui veulent tout à la fois, ceux qui ne baillent jamais, qui sont incapables de dire des banalités, mais qui flambent, qui flambent, jalonnant la nuit comme des cierges d’église. »

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Extrait de Sur la route ajouté par RMarMat 2015-12-11T08:58:19+01:00

Je m'imaginais dans un bar, le soir même, avec toute la bande. A leurs yeux, je serais l'étrange prophète déguenillé, venu des marges de la contrée apporter la parole obscure, et moi, la seule parole qui me venait, c'était : "Waow !"

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Extrait de Sur la route ajouté par RMarMat 2015-12-11T08:53:42+01:00

- Qu'est-ce que tu veux de la vie ? je lui ai demandé, je demandais tout le temps ça aux filles, à l'époque.

- Je sais pas, elle m'a répondu, faire mon travail, m'en sortir.

Elle a bâillé.

[...]

J'ai essayé de lui dire à quel point la vie m'emballait, de lui parler de tous les trucs qu'on pourrait faire ensemble.

[...]

Elle s'est détournée avec lassitude. On est restés allongés sur le dos, à regarder le plafond, et à se demander où Dieu avait voulu en venir quand Il avait créé la vie si triste, si désenchantée.

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Extrait de Sur la route ajouté par RMarMat 2016-01-26T07:53:33+01:00

Ils avaient tous la mains tendue, quêtant quelque chose de la civilisation, croyaient-ils, pouvait leur offrir ; ils étaient loin de se douter de la tristesse de cette pauvre illusion brisée. Ils ne savaient pas qu'une bombe était advenue, qui pouvait mettre en pièces nos ponts, et nos rives, les déchiqueter comme une avalanche, et que nous serions aussi pauvres qu'eux, un jour, à tendre la main tout pareil.

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Extrait de Sur la route ajouté par RMarMat 2016-01-07T19:32:28+01:00

Ma garce de vie s'est mise à danser devant mes yeux, et j'ai compris que quoi qu'on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie. Moi, tout ce que je voulais, c'était noyer mon âme dans celle de ma femme, et l'atteindre par le nœud de la chair, dans le linceul des draps.

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Extrait de Sur la route ajouté par RMarMat 2015-12-11T09:31:24+01:00

Allongé de tout mon long, je gardais les yeux rivés sur la splendeur du firmament, je bénissais les heures glorieuses que j'étais en train de vivre, tout le chemin parcouru...

[...]

Et Mississippi Gene s'est mis à chanter. Il chantait d'une voix tranquille et mélodieuse, avec son accent des berges du fleuve, une chanson toute simple : "J'avais une mignonne chérie, une môme de seize ans, y'avait pas plus jolie."

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Extrait de Sur la route ajouté par RMarMat 2015-12-11T08:28:04+01:00

Henri était klepto, un vrai môme. Autrefois, du temps qu'il vivait en France, écolier solitaire, on l'avait dépouillé de tout. Ses parents se contentaient de le flanquer dans des écoles, et de le planter là. Chaque fois, c'étaient des vexation, avec renvoie final ; il se retrouvait à marcher sur les routes de France, la nuit, en fabriquant des malédictions avec son vocabulaires d'innocent. Il avait bien l'intention de récupérer tout ce qu' il avait perdu ; or sa perte était sans fin ; il allait traîner ça toute sa vie.

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Extrait de Sur la route ajouté par anonyme 2014-03-13T14:17:52+01:00

Les fous, les marginaux, les rebelles, les anticonformistes, les dissidents...tous ceux qui voient les choses différemment, qui ne respectent pas les règles. Vous pouvez les admirez ou les désapprouvez, les glorifiez ou les dénigrer. Mais vous ne pouvez pas les ignorer. Car ils changent les choses. Ils inventent, ils imaginent, ils explorent. Ils créent, ils inspirent. Ils font avancer l'humanité. Là où certains ne voient que folie, nous voyons du génie. Car seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu'ils peuvent changer le monde y parviennent.

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Extrait de Sur la route ajouté par RMarMat 2016-01-23T10:24:34+01:00

Sa silhouette s'amenuisait, s'amenuisait, jusqu'à ne plus devenir qu'un point, et il restait là, immobile, une main sur la corde à linge, tel le capitaine parmi ses gréements, à nous regarder [...] moi je me tordais le cou pour ne pas perdre Ed de vue, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien d'humain qu'une absence de plus en plus criante dans l'espace, et quel espace...

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