Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Bibliothèque de SweethyDark : Mes envies

retour à l'index de la bibliothèque
L'égarée L'égarée
Donato Carrisi   
Troisième volet de la trilogie du chuchoteur, L'égarée est un thriller puissant et angoissant. Il est préférable d'avoir lu Le chuchoteur et L'écorchée au préalable mais vous pourrez cependant suivre sans l'avoir fait ;)

Au début du roman, une jeune fille, Samantha, est découverte dans les bois, nue avec une jambe cassée. Elle vient de s'enfuir après une longue période de séquestration mais ne se rappelle de rien. Prise en charge dans un hôpital, elle est suivie par un spécialiste, le docteur Green, qui va s'efforcer à lui faire revenir tous ses souvenirs afin d'arrêter le ravisseur.

En parallèle, à l'annonce de la réapparition de la jeune fille, le privé, Bruno Genko, décide de reprendre l'enquête qu'il avait mené lors de sa disparition...

J'ai beaucoup aimé retrouver la plume de l'auteur que j'avais découvert avec cette trilogie (je n'ai pas encore lu le reste de son oeuvre...).
Il arrive totalement à happer le lecteur et à le plonger dans son histoire qu'il développe avec une plume ciselée et efficace.

L'égarée est un thriller très réussi qui jouera avec vos nerfs, vous fera frissonner et qui vous étonnera par ses rebondissements.

Donato Carrisi conclut magistralement sa trilogie, en manipulant ses personnages tout comme ses lecteurs. Une véritable réussite que je conseille aux amateurs de l'auteur et aux amateurs de thrillers aux intrigues bien ficelées :)
Le Début de la faim, Tome 1 Le Début de la faim, Tome 1
Nil Borny   
Autant j'ai vu pas mal de séries et de films avec des zombies, autant dans la littérature, ce n'est que mon second essai. Pas que je n'aime pas, hein, c'est juste le hasard.

Un petit mot au sujet de la couverture que j'aime bien : elle donne tout de suite le ton du livre.

J'ai découvert ici la plume de l'auteur que j'ai trouvé très agréable et fluide malgré, parfois, quelques petites maladresses (mais rien de bien grave, je vous assure). Nil Borny sait manier et doser l'horreur ainsi que l'humour avec une certaine justesse, ne vous étonnez donc pas de croiser quelques blagues entre deux éviscérations. ;-)

Je vais vous avouer quelque chose : je n'ai pas vu les pages défiler et je me suis régalée (en lisant hein, pas en boulottant des gens !). Le fait que l'auteur inclut régulièrement des références du quotidien (films, chansons, expression et même de l'argot) y a aussi beaucoup joué. Ça a donné un côté plus réaliste et plus "humain" à l'histoire.

L'alternance des points de vue des différents personnages fait que l'on ne s'ennuie jamais. Ils n'ont pas le même âge, le même métier, le même caractère, les mêmes peurs, ni les mêmes défauts... Mais ils restent humains sans passer par la case super-héros qui se farcit son quintal de zombies avec seulement un tire bouchon et un cure-dent (il faut se méfier, c'est quand même dangereux ces choses-là)... Lesdits personnages sont attachants et j'ai vraiment aimé les suivre et croiser les doigts très fort pour qu'ils évitent de mourir. Malheureusement, ça ne fonctionne pas à chaque fois... :p

Parce que oui, l'auteur donne le ton dès le départ : attention à ne pas trop s'attacher aux personnages, ils peuvent très bien mourir dans la page suivante. Cette incertitude participe à la tension du livre et à cette envie irrépressible de tourner les pages toujours et encore.

Pourtant, j'ai fini par succomber au charme de plusieurs d'entre eux, surtout de deux (mais je ne vous dirai pas lesquels, pour ne pas vous spoiler :p ). Bien que le premier, au départ, il m'a bien gonflée. Parce que oui, cet énergumène est plutôt particulier (mais au final attachant), vous vous en apercevrez bien assez tôt. ;-)

Ce livre contient beaucoup de partis pris qui sauront, ou non, satisfaire et/ou convaincre selon les gens. Mais c'est aussi ce qui fait l'originalité de ce livre et l'empêche d'être une énième version de la fin du monde version morts revenus à la vie :

--> Le choix d'associer l'horreur des zombies et l'humour des personnages. J'avais peur de me lasser et de trouver tout cela très lourd au bout d'un moment mais, comme dit plus haut, le dosage est suffisamment bien fait qu'on en redemande, malgré quelques petites touches de too much à certains moments (du moins pour moi).

--> Le choix d'intégrer une romance (et oui, même avec des zombies aux fesses, on peut tomber amoureux !) est aussi quelque chose qui peut ne pas plaire dans ce milieu post-apocalyptique. N'étant pas une fan de romance... eh bien sachez que cela ne m'a pas dérangé parce que l'amour ne prend pas le pas sur les zombies et l'action et ça, c'est chouette ! :D

--> Le choix du visage de l'armée qui ne montre (à quelques exceptions près) qu'un côté froid, voire glacial : On suit les ordres. La priorité c'est la mission. Le côté humain on voit ça plus tard. Beaucoup plus tard. Quand on aura le temps... Un jour... peut-être... Cela rajoute à l'angoisse et à la tension du livre, donc pour moi c'est payant.

--> Je ne sais pas pour vous, mais j'ai eu l'impression que l'auteur distillait une légère satyre sociale dans son livre où il parle de plusieurs sujets d'actualité : terrorisme, travail, les parisiens, relations et influence des nouvelles technologies sur ces relations, armée (citée ci-dessus)... Le monde et la France en prennent pour leur grade, et c'est mérité ! ^^

--> Selon les choix des auteurs, on connait ou non les raisons de l'épidémie meurtrière. Du coup, soit on se retrouve avec des personnages (lambdas ou non) qui tentent juste de survivre au jour le jour, soit on a la même chose, mais avec, en plus, des personnages qui vont se retrouver embarqués au cœur du problème. Pour ne pas vous spoiler, je ne vous dirai pas la direction prise ici, mais sachez que je l'ai appréciée. :p

En résumé, Nil Borny nous offre là un petit OVNI littéraire (qu'il surnomme lui-même un roman de gare de RER) qu'il est vraiment difficile de lâcher et qui n'est pas passé, pour moi, très loin du coup de cœur. L'histoire se met en place très rapidement et ne nous offre pas de temps mort (mais beaucoup de morts tout court). L'auteur garde des classiques du genre, mais sait aussi sortir des sentiers battus pour mieux capter notre attention. Nous côtoyons des personnages dont nous espérons la survie sans être certains qu'il seront encore là au chapitre suivant (ou alors peut-être à chercher de la chair fraîche à se mettre sous la dent). Sans compter l'ambiance particulière qui va de morsure en blagounette, d'éventration en humour caustique, d'explosion de boîte crânienne en flirt. Et tout ça se marie très très bien !

Un livre que je vous recommande, pour les fans comme les non fans. Pour ces derniers, peut-être que l'humour (souvent noir) contenu ici saura faire passer la pilule d'êtres humains morts revenus à un semblant de vie mangeant d'autres êtres humains, toujours vivants ceux-là (du moins, au début).

Un T2 est en cours, l'auteur pourra me compter sans souci parmi ses lecteurs ! :D

par Khiad
Désordre Désordre
Penny Hancock   
J'ai acheté ce livre pour cet été, et qu'est-ce que je peux bien en dire ? Il est très sympa, il se lit tout seul et très rapidement, c'est bien écrit ! De plus l'histoire est pas mal du tout, on se demande jusqu'à la fin ce qui va se passer ! L'auteure nous tient en haleine ! Malheureusement, on reste un peu sur notre fin ! Effectivement, j'aurais apprécié une histoire encore plus tordue, une ascension fulgurante vers la véritable folie ! Au lieu de quoi ce niveau de folie reste à peu près le même au fil de l'histoire, et ça c'est un petit peu dommage ! Malgré tout cela reste un bouquin qui se lit bien !
Aliss Aliss
Patrick Senécal   
Un conte, des fous-psychopathes, un quartier inconnu, de la drogue, du sexe, de la torture, une question inconnue...

J'ai rarement lu un ouvrage aussi dingue (parce qu'il n'existe pas d'autre mot pour le décrire). Si Lewis Caroll était parti loin dans le roman original, ce n'est rien par rapport à ce qu'a réussi à faire Senécal.
Qu'est-ce qu'un monde sans morale ?

J'ai rarement vu des personnages dont la psychologie est aussi bien travaillée. Car si tout le monde est fou, il ne s'agit pas du tout d'une folie désorganisée. Tout ce que font les personnages ont un sens mais encore, faut-il le saisir !

En réalité, il est très difficile d'analyser ce roman initiatique, tant il est complexe et parfois dérangeant. Lu en moins de 24h, je n'ai pas pu le lâcher. Je me suis laissée complètement embarquer. À tel point qu'en arrivant vers la fin lorsqu'un ami m'a demandé « combien faut-il de bébé(s) pour peindre un mur ? » (pensant me faire une blague), il ne m'est même pas venu à l'esprit que le(s) bébé(s) pouvai(en)t repeindre ce mur autrement qu'avec leur sang !

Je n'ai pas regretté du tout d'avoir lu auparavant « 5150 rue des Ormes » car il m'a permis de pouvoir donner plus de profondeur au personnage de la Reine Rouge qui n'est autre que la Michelle de l'autre ouvrage.

Le seul bémol pour moi dans ce roman est l'écriture... Ce n'est pas mal écrit pourtant, mais simplement québécois. C'est souvent très amusant mais comme j'aime les phrases bien construites, je n'ai pu m'empêcher de tiquer. On finit par faire moins attention mais cela reste quelque peu dérangeant. Après, en même temps... le langage québécois n'est-il pas le plus adapté pour la narration d'un livre qui décrit un monde qui semble au premier abord ne pas avoir de règles ?

En conclusion, c'est dérangeant, c'est fortement déconseillé aux âmes sensibles mais il s'agit d'un livre absolument incroyable comme j'en ai peu vu et qui en plus a le mérite de faire réfléchir. Vous l'aurez compris, je vous le recommande très fortement !

Note en plus : il est également très intéressant de voir le parallèle entre le personnage de Charles qui représente le Lapin Blanc et celui de l'auteur d'Alice au pays des merveilles. En effet, le vrai nom de ce dernier est Charles Lutwidge Dodgson (Je remarque d'ailleurs à l'instant que le nom de famille coincide avec deux des rues du roman Aliss). [spoiler] Les agissements de Charles et son penchant pour les petites filles ne sont pas sans rappeler ceux de Carroll.[/spoiler]

par dadotiste
Hortense Hortense
Jacques Expert   
Inspirée de faits réels, l’intrigue nous plonge à la suite de Sophie dont la fille est enlevée par son père peu avant ses 3 ans. Malgré les recherches, les deux n’ont jamais été retrouvés et Sophie a passé plus de 20 ans à croire, espérer tout en se refermant sur elle-même.
Alors que l’on découvre les événements tragiques on est pris d’affection pour cette mère battante dont l’amour pour sa fille devient son unique force face à l’incompétence policière et judiciaire. Cependant, au fur et à mesure de que l’on avance dans le récit, un malaise se fait ressentir, de plus en plus vivace. Alors que Sophie semble avoir retrouvé sa fille de manière fortuite, elle tient des propos et des pensées qui mettent mal à l’aise. Outre le bonheur de revoir Hortense, l’inquiétude quant à lui révéler sa réelle identité, Sophie ne peut s’empêcher de s’enfoncer dans une optique de vengeance. Compréhensible certes, mais cela devient une obsession gênante quand à ceci s’ajoute des pensées de domination sur sa fille. On entre également dans une pure victimisation : tout ce qui est arrivé n’a été fait que dans l’unique but de la détruire, elle.
Outre ce comportement de plus en gênant, on découvre à travers d’autres témoignages une femme instable, encline à la violence verbale, colérique, qui contraste totalement avec la Sophie dépeinte au début.

Jacques Expert parvient à instaurer un sentiment de malaise qui ne cesse de grandir au fil de la lecture. Tout s’entremêle et plus rien ne semble aussi clair qu’au début. Le doute s’est immiscé, et il perdure jusqu’à la fin, fin qui nous coupe le souffle tant elle est brutale et inattendue.

Avec son écriture assez simple l’auteur arrive à créer une ambiance lourde qui se détériore au point de finir malsaine. Son usage de différentes découpes y contribue beaucoup. En effet, l’alternance des points de vue entre Sophie et Hortense, mais également l’introduction d’interrogatoires de différents personnages secondaires confèrent l’idée d’un prisme dans lequel se reflète une vérité changeante selon l’angle de vue dans lequel on le regarde. Ce qui était une certitude au départ disparaît. Le style d’Expert n’est pas non plus recherché et il se contente d’une simplicité qui fait mouche puisqu’elle parle à tout le monde.

Les personnages sont intrigants mais peu attachants. Sophie, qui l’était au départ (peut $etre à cause de la piété qu’elle suscite chez le lecteur) devient un être insaisissable, difficile à cerner et donc à apprécier. Hortense est sympathique, mais sans plus. Ces deux personnages finissent par se révéler dans une conclusion que j’ai fini par considérer comme bâclée A force de réflexion, trop de questions restent en suspens, et rien n’est clair.

J’en ressors frustrée et si la lecture a été addictive, cette fin me laisse un arrière-goût amer.
Complot Complot
Nicolas Beuglet   
Je recommande ce livre a toutes les femmes et tous les hommes afin qu'ils ouvrent les yeux sur l'injustice de ce monde...Un véritable coup de coeur pour ce thriller qui est un vrai page turner!
À certains moments, je voulais juste entrer dans ce bouquin pour faire justice moi-même.
Et cette fin, ce switch de dingue.... complètement inattendu et qui nous prouve que Mr Beuglet à un puissant et inégalable pouvoir pour manipuler ses lecteurs! Je n'aurais JAMAIS deviné ce passage, jamais,jamais,jamais...!C'est puissant, majestueux mais c'est surtout à découvrir!!
Je suis juste resté un peu sur ma faim sur la psychologie du personnage de Sarah...

par claudeM
Si vulnérable Si vulnérable
Simo Hiltunen   
Voilà un thriller carrément grandiose, j’ai tout aimé, j’ai tout lu et je n’ai rien laissé de côté. Simo Hiltunen, auteur finlandais excelle dans le genre thriller noir, le style est parfait et c’est crescendo que monte la puissance du mal dans une construction de l’intrigue qui a du génie et nous laisse sur le carreau. Rien que de savoir que ce roman noir est tiré de faits réels qui ont eu lieu dans son pays, j’en tremble.
On découvre donc le personnage central de ce roman Lauri qui est journaliste et fait important il a un handicap ce qui est suffisamment rare pour être mentionnée. Lauri est sourd et j’ai apprécié la façon dont il a appris à gérer son handicap, il peut décider de s’isoler du reste du monde en ôtant son oreillette ce qui peut être un sacré avantage lorsque l’on travaille ans des bureaux « open space ». Je n’ai pu m’empêcher de faire un rapprochement avec Millénium car on retrouve des éléments comme la Scandinavie, une enquête, des meurtres, du journalisme. Lauri est amené à enquêter sur les lieux d’un « familicide », un policier, père de famille vient de tuer sa femme et ses deux petites filles avant de mettre fin à ses jours. C’est déjà le quatrième cas qui défraie la chronique et rapidement la police va penser qu’il y a un tiers derrière ces meurtres. On assiste à un roman très rythmé avec de nombreux retournements de situation.
On va en apprendre un peu plus sur l’enfance désastreuse de Lauri et la psychologie des adultes quand ils ont subit de la maltraitance pendant l’enfance. C’était passionnant de voir à quel point la notion de résilience peut entrer en marche ou au contraire ne pas se manifester. Le personnage de Lauri prend de plus en plus d’importance et a parfois été plus présent pour moi que l’enquête elle-même ce qui était à la fois surprenant et génial. J’ai aimé sentir Lauri toujours à la frontière entre le bien et le mal. Un excellent thriller et une belle découverte de cet auteur finlandais qui est un coup de cœur. Bonne lecture.
Démons Démons
Marc Laine   
De ce bouquin je ne reviens pas ! Gendarme de profession, l'auteur est un filou qui sait mener son lecteur par le bout du nez pour l'entraîner au coeur d'une enquête machiavélique, particulièrement bien construite et menée de main de maître d'un bout à l'autre du récit. Ne perdant pas un instant pour éveiller l'intérêt d'un lecteur intrigué d'emblée, l'auteur referme les portes de son ascenseur littéraire, direction les chapitres de l'horreur, l'atrocité des scènes de crime, la noirceur de l'âme humaine. Atterré mais captivé, le lecteur ne peut dès lors plus lâcher ce bouquin avant de l'avoir consumé dans son intégralité, trop occupé qu'il est à assembler les pièces d'un terrible et redoutable puzzle, tout en écumant les fausses pistes et autres rebondissements avec ses coéquipiers.

Des coéquipiers qu'il suivra bien volontiers tout au long de l'enquête, auxquels il ne tardera pas à s'accrocher et s'attacher tant ils sont façonnés avec soin. Si l'on pouvait craindre les habituels clichés du flic torturé, l'auteur n'en a rien fait, préférant le réinventer pour nous permettre de mieux l'apprécier. Si Maxime est bel et bien torturé par un sombre et douloureux passé, ses démons sont bien plus dangereux qu'il n'y paraît, ce qui le rend d'autant plus fascinant, intriguant et attachant. Ses cicatrices ne sont que le maigre reflet du combat qui fait rage au plus profond de son âme... Un combat qui n'est pas terminé, aussi j'espère pouvoir retrouver ce flic bigrement atypique à l'occasion d'un prochain bouquin.

Fort à n'en point douter de son expérience professionnelle, l'auteur a su affûter sa plume pour nous livrer un récit particulièrement crédible et prenant, conduit à un rythme soutenu sans jamais s'essouffler.

[Lu en février 2018 - Chronique complète sur mon blog]
Les Contes interdits : Les 3 P'tits Cochons Les Contes interdits : Les 3 P'tits Cochons
Christian Boivin   
[spoiler]http://bookivores.over-blog.com/2017/10/les-contes-interdits-les-3-p-tits-cochons.html[/spoiler]

Des contes classiques de ma jeunesse réécrit dans un contexte plus sordide. Moi qui aime les réécritures de contes, je ne me suis pas posée longtemps la question... Il était clair que je lirais Les contes interdits.

Mon dévolu est tombé sur Les 3 p'tits cochons comme première découverte de cette saga. Voyeurisme, pornographie, cannibalisme, nécrophilie... tous des thèmes qui dérangent et qui aussitôt ont capté mon intérêt. J'avais bien hâte de voir comment Christian allait exploiter la base des Trois petits cochons dans un contexte totalement humain et contemporain de surcroît.

Maintenant que ma lecture est terminée, je vous dirais que je m'attendais à plus de similitudes avec le conte original (comme avec Javotte de Simon Boulerice ou Trois princesses de Guillaume Corbeil). Oh il y a de nombreux petits clins d’œil comme le nom de famille du principal protagoniste (Wolf) ou dans les lieux (Rivière-du-loup) ou dans les paroles de certaines chansons et ainsi de suite. Il en va de même pour les cochons également. Mais qui est le grand méchant loup et qui sont les 3 petits cochons dans ce romans... ça c'est un peu plus ambigu jusqu'à ce que l'on arrive à la fin. Et leurs "maisons" quant à elles, elles sont représentés par quoi? Bref, on ne cerne pas autant l'inspiration tirée du conte initial comme il était possible de le faire avec Aliss de Patrick Sénécal.

Bien qu'il y ait beaucoup de scènes vulgaires, nous ne nageons ni dans l'horreur, ni dans le sordide. Bon ok... un peu quand même, mais rien d'extrême qui empêcherait un cœur sensible de poursuivre sa lecture. Ce roman se lit aisément sans trop nous choquer (quoique la scène de la castration à froid... ouff). Mais on apprécie néanmoins énormément notre lecture que l'on se surprend d'avoir terminée dans le temps de le dire.
Ne dis rien à papa Ne dis rien à papa
François-Xavier Dillard   
D'abord, j'ai choisi ce livre (pour ma première découverte de l'auteur) pour sa couverture et son titre qui m'avait intriguée. En effet il évoque l'usage de mensonges… l'idée que l'on cache quelque chose, que « papa » n'est pas dans la confidence... Cela veut-il donc dire plus de complicité avec « maman » ? (En référence à son précédent roman peut-être ?)

Pour cet opus, on rentre d'entrée de jeu dans le vif du sujet avec un chapitre « choc » et les adeptes de thriller savent combien ce fameux « premier chapitre » est important. Il a l'air de ne rien avoir à voir avec le reste de l'histoire. Il se fait tellement discret qu'on arrive presque à l'oublier avec la succession d'évènements qui suit. Mais il nous revient en boomerang à la fin quand les pièces du puzzle (qui semble très éclaté » au début), s'emboitent et illustre qu'un battement d'aile de papillon….

Avec le second chapitre, l'auteur effectue un brusque virage à 190° et passe sans transition à une autre histoire. Ce qui déroute de suite car le tout semble très décousu au départ mais je soupçonne évidemment l'auteur de l'avoir fait sciemment !

Alors, à mon sens, on ne "spoile" rien du tout en disant qu'il existe forcément un lien entre les différentes histoires (qu'il faut suivre avec attention sous peine de perdre le fil) et que tout se rejoint. N'est-ce pas d'ailleurs ce que l'on demande à un roman à suspense ? Tout semble couler de source, aller de soi et facile. On (croit) comprendre tout, tout de suite. Mais on reste dans l'interrogation sur les raisons, le pourquoi du comment. On se dit que la fin va être « télégraphiée ». Eh ben, oui. Oui et non finalement ! Dans le cas présent, la surprise vient effectivement mais vraiment à la fin de la fin alors que pendant les trois quart du livre on se dit que décidément on est « trop fort » parce qu'on a tout deviné ! Oui, on pense que c'est gros comme une maison mais finalement c'est plus fin que ça. L'axe central est ailleurs...

C'est un mélange d'histoires où l'on découvre des meurtres, un drame familial, un viol et un bonheur parfait – si parfait qu'on en cherche évidemment la faille ! C'est donc un thriller à tiroirs qui a l'air d'être un coffre dont on aurait déjà la combinaison mais ne dit-on pas qu'il ne pas se fier aux apparences !

Mon premier ressenti en refermant la dernière page a été la perplexité. On pense d'abord à un manque d'originalité tant ce schéma est classique et les thèmes abordés ont été galvaudés. On se demande donc ce qui fait la différence avec les autres thrillers classiques…

A bien y réfléchir, il faut dépasser cette impression de déjà lu, de prémâché, du « j'ai tout compris ». Est-ce bien sûr ? Il faut aller au-delà. Se laisser porter. Se découvrir une curiosité qui va plus loin. Voir comment l'auteur va « goupiller » (ou plutôt « dégoupiller ») son histoire. Certes, on se fait vite une idée sur la trame globale. Mais au-delà des soi-disant « grosses ficèles » comment va-t-il faire évoluer psychologiquement ses personnages ?

L'alternance du passé et du présent, l'idée qu'il y a un « ici » et un « ailleurs » … et un entre-deux, en italique qui ne comporte pas d'indication temporelle, les chapitres courts et l'alternance des temps donnent cette impression de rythme constant soumettant le lecteur à une gymnastique mentale intense. L'écriture sous tension renforce l'impression « TGV ».

Attention, certaines scènes décrites de façon très « crues » peuvent heurter la sensibilité d'un certain public… le roman est parfois violent et décrit des scènes sordides… Âmes sensibles, s'abstenir !

Bon, pour le côté « avis plutôt court » c'est raté. Merci en tout cas, d'avoir eu la patience de lire jusqu'ici !! ?

D'autres critiques à retrouver sur mon site: https://www.bouquinista.net

par Krysaline