Livres
451 670
Membres
397 276

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par LoliV 2018-03-26T22:22:44+02:00

Ma fille devenue femme, devenue sérieuse, devenue sexy, devenue certaine de ce à quoi elle a renoncé pour se contenter de ce qu'elle a obtenu, ma Pauline, le temps d'une photographie, est redevenue une petite fille, avec tous les rêves de l'enfance qui remontent à la surface, une petite fille sans complexes, sans garçon à séduire, sans le poids de deux mille ans de condition féminine à porter... Juste une petite fille qui croit dur comme fer que la réalité peut se transformer comme de la pâte à modeler.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Kura-kura 2018-10-10T11:49:16+02:00

Elle le trouva beau ainsi, si droit, si maladroit. Un homme de caractère à sa manière. Un homme de conviction, à sa façon. L'armoire normande.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Samaritain 2018-01-18T06:46:33+01:00

Cilian est le premier réveillé. À égalité avec le soleil. Match nul. Il ouvre sa tente pile au moment où les premiers rayons se faufilent entre les filaos. Il contourne le grand barbecue froid, les casseroles de cari, pose ses pieds entre les bouteilles de rhum, enjambe Guibert et Kephren qui dorment à même le sable (le réveillon du jour de l’An s’est achevé très tard dans la nuit), et attrape sur la table basse le masque et le tuba de Fafane, son grand frère.

Cilian habite à Dos d’Âne, dans les Hauts, sur le rebord du cirque de Mafate. Le lagon, il n’y va pas plus de trois fois par an, une ou deux fois en car, avec l’école ou le centre aéré, et le 31 décembre… quand il ne pleut pas !

Afficher en entier
Extrait ajouté par Samaritain 2018-01-18T06:46:19+01:00

J’ai imprimé toutes les photographies prises sur le stand de la femme-coquelicot et les ai étalées sur la table du salon. Muguette les détaille, avant de commenter l’exposition sans chercher à dissimuler la pointe de moquerie dans sa voix.

— Incroyable Gaby ! Tu veux vraiment me faire croire que cette brave femme a eu un garçon et une fille, qui ont l’âge de nos enfants, qu’elle les a promenés en poussette-canne, qu’elle a offert des poupées à sa fille, des voitures et des figurines à son fils, qu’il a écouté du rock et du métal quand il était ado ?

Afficher en entier
Extrait ajouté par Samaritain 2018-01-18T06:46:06+01:00

Je vais vous apprendre quelque chose. Le mot « foire-à-tout » est à peu près inconnu dès qu’on franchit les frontières de la Normandie. C’est une sorte de barbarisme exotique. Partout ailleurs en France, on parle de vide-greniers, ou à la limite de brocantes, de braderies, de puces… J’ai acquis ce précieux savoir lors de longues journées de vacances passées aux quatre coins de l’Hexagone à piétiner devant des exposants entassés sur des places de villages ou de longues digues de plages.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Samaritain 2018-01-18T06:45:29+01:00

C’est difficile de décrire l’instant.

Je vais essayer, pourtant. J’ai décidé d’écrire le journal d’une nouvelle vie. Ma nouvelle vie ! Elle commence donc aujourd’hui, le 10 janvier 2016, devant l’abreuvoir, à Veules-les-Roses.

À 9 h 11, très exactement.

Ma Panda blanche est garée en travers de la route, juste devant le bassin de quarante mètres sur cinq, à l’entrée de Veules. Le capot trempe presque dans les dix centimètres d’eau, comme le museau d’un animal venant à la source. Une petite vache. Un gros mouton. J’ai agi d’instinct, je me suis arrêtée là, j’ai bloqué le frein à main, je suis sortie, j’ai attrapé Anaïs à l’arrière, je n’ai pas fermé les portières.

Je pose Anaïs juste devant l’abreuvoir.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Samaritain 2018-01-18T06:45:11+01:00

Je tiens la lettre entre mes mains. Gilbert Martineau m’a appelée il y a à peine cinq minutes. J’étais occupée à peindre dans l’atelier. Je dessinais des motifs géométriques sur des écorces de bouleau rappelant vaguement les écailles vernies d’une carapace de tortue.

— M’selle Ariane ! a crié Martineau.

Sur l’instant, je l’ai maudit, j’ai cru qu’il allait réveiller Anaïs. Elle dort juste au-dessus, dans sa chambre, mais tout s’entend dans cette maison où aucune porte ne ferme. Aujourd’hui, exceptionnellement, Anaïs ne passe pas la journée chez ses grands-parents. Ils ont un rendez-vous à Dieppe, une histoire de notaire, je crois.

— M’selle Ariane, m’a expliqué Martineau, un peu moins fort devant mes yeux furieux de mère inquiète. J’ai trouvé ça ! Juste derrière le placo.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode