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Bibliothèque de Talarp : Ma PAL(pile à lire)

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Les Fleurs du Mal Les Fleurs du Mal
Charles Baudelaire   
Euh... question... Je suis peut-être idiote et ma bêtise va sans doute ressortir dans cette interrogation, mais quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi y a des gens qui notent le scénario et le suspens sur ce bouquin ?? O.o parce que personnellement, je pige pas...
Sinon, j'ai étudié Baudelaire en plein milieu de ma dépression, et... Quel bien fou ! Ce recueil a eu un effet totalement thérapeutique sur moi. Quelle hargne, quelle passion, quelle douleur, quelle force ! Mon dieu. Je remercierai assez mon prof de théâtre qui a mis en scène certains poèmes et nous les a fait déclamer... Tout simplement jouissif. Une petite strophe de mon préféré, soyons fous (c'est de mémoire, hein donc désolée si la ponctuation n'est pas respectée... =) )

"C'est la mort qui console, hélas ! et qui fait vivre,
C'est le but de la vie, et c'est le seul espoir
Qui comme un élixir nous monte et nous enivre,
Et nous donne le coeur de marcher jusqu'au soir."

"La Mort des pauvres"

par flo0wer
Le Docteur Pascal Le Docteur Pascal
Émile Zola   
Ceci est le dernier tome de la saga des Rougon-Macquart, et ma lecture achève donc mon défi fixé il y a presque 3 ans de lire l'ensemble des 20 tomes que compte la série. Je vais donc faire ici un commentaire qui récapitule à la fois mon avis sur le livre mais aussi sur la saga.
Mon roman préféré fut d'abord Une page d'amour, puis La Joie de Vivre, qui vient d'être détrôné par le Docteur Pascal. Tous ont en commun cette douceur, cette profusion de sentiments, avec une description telle que l'émotion nous prend à la gorge. C'est un exploit, je trouve, pour un livre écrit par un auteur dont il ne reste aujourd'hui que de la poussière. Cinquante nuances de Grey pourra-t-il en dire autant dans 100 ans!
C'est un roman très personnel, et l'émotion, encore une fois, nous prend avant même qu'i ne commence, quand Zola le dédie à sa femme et à sa mère, alors qu'il n'en avait dédicacé aucun. 10 ans avant sa mort, c'est donc la fin de sa saga qu'il clôture, mais aussi l'oeuvre de sa vie, et l'on sent tout cet aboutissement dans ces simples mots.
C'est une histoire d'amour qui aujourd'hui serait traînée devant les tribunaux, salie par la morale et la bien-pensance, et l'on peut aisément comprendre pourquoi car Pascal et Clotilde ont un lien de nièce et d'oncle. Et pourtant, on l'oublie. On oublie qu'il est vieux, qu'elle est jeune, qu'ils sont parents, qu'il la élevée. On frémit avec lui, à tous les instants de cette histoire d'amour qui a mon sens vaut toutes les histoires tragiques jouées au théâtre.
Et enfin, quel admiration devant cet homme! Pour l'instant étudiante en médecine, j'en sais bien peu sur cette discipline; et pourtant il parle de théories, de choses, que j'ai déjà pu voir en cours et étudier. Cela nous montre encore une fois que Zola est un formidable journaliste, à la recherche de l'exactitude.
C'est le seul membre des Rougon-Macquart à paraître sain d'esprit. Il en disait même que c'était pour cela qu'il ne se sentait pas membre de la famille. Et pourtant, ses tares se rattrapent sur la fin, tout comme pour Hélène Mouret et Pauline Quenu.
[spoiler]A la fin de cette saga, nous sommes dans le même état d'esprit que Rougon qui quelques minutes avant sa mort, complète l'arbre de la famille.[/spoiler]Il y a comme un sentiment de fin, d'accomplissement, et pourtant, de suite, avec tous les personnages que nous avons abandonné dans les tomes précédents, et qui meurent, ou vivent, se marient, ont des enfants, le tout sous l’œil expert du Docteur Pascal qui jusqu'au bout restera homme de science.
Le message de ce livre, et encore une fois, je pense que la mort de l'auteur 10 ans plus tard, et donc l'écriture de ce roman a la fin de sa vie, ce dont il avait peut être conscience tout de même, c'est que la vie continue, quoiqu'il se passe, qu'on le veuille ou non et qu'elle est plus forte que tout, l'amour, la mort, l'hérédité, les tares, les guerres, les triomphes, défaites et grandeurs passées.
Merci Zola, de nous rendre, encore aujourd'hui, par delà la tombe et les siècles, par delà les époques, les moeurs, plus intelligents, plus ouverts d'esprit!

par Amelie116
La Fortune des Rougon La Fortune des Rougon
Émile Zola   
Je dois avouer que je ne comprends pas du tout pourquoi la quasi-totalité des profs de français font lire à leurs élèves "Germinal" ou "L'Assommoir" plutôt que "La Fortune des Rougon". Je trouve ça complètement idiot, car, à mon sens, il est extrêmement dur de comprendre certains leitmotivs de la saga si on ne commence pas par le début. Je pense tout particulièrement au concept d'hérédité. Quand on est balancé sans explication dans le 10ième tome de la saga, et qu'on nous explique que le personnage X est alcoolique parce que le frère du cousin par alliance de son oncle l'était, ça n'a strictement aucun sens. Et je caricature à peine...
Alors qu'il suffirait de lire "La Fortune des Rougon" pour que les choses soient claires comme de l'eau de roche. Ce livre pose magnifiquement les bases de cette immense saga. Il prend vraiment le temps de nous présenter toutes les branches de cette famille, tous les vices qu'on y trouve et qui se répéterons inlassablement générations après générations. Je pense vraiment que c'est LE roman incontournable pour comprendre et apprécier cette œuvre.

Au niveau de l'intrigue en elle-même, on s'accordera surement tous pour dire que ce n'est pas l'aventure la plus mémorable que nous ait proposé Zola. Mais je l'aime beaucoup tout de même, principalement pour son très bon encrage historique et politique. Légitimistes, orléanistes, bonapartistes ou républicains, on fait bien ressentir les mentalités et problématiques de cette époque si particulière qu'est le tout début du Second Empire. Tantôt tourné vers les manipulations politiques, tantôt proposant une ambiance plus guerrière, on comprend déjà en filigrane les opinions politiques de Zola. Malgré des personnages principaux plutôt bonapartistes, on ressent sans mal son amour de la République, notamment grâce au personnage de Silvère.
En parlant de Silvère, il forme avec Miette un duo vraiment très attendrissant. On les voit peu, mais ils sont un peu la lumière au bout du tunnel dans ce livre, la petite pause douceur dans un univers très dur, et je trouve ça très agréable. Et c'est d'autant plus appréciable que ce n'est pas forcément le genre de personnage le plus courant chez Zola, donc quand il y en a un, on s'y attache beaucoup. [spoiler]Et c'est aussi ça qui rend leurs morts si touchantes, je pense.[/spoiler]

Pour finir, le style d'écriture. Alors bon, je sais que beaucoup de gens détestent le style de Zola, mais moi je m'éclate vraiment avec ses romans. C'est sûr qu'il a des descriptions à rallonge qui peuvent au premier coup d'œil sembler complètement indigestes. Mais si on prend vraiment le temps de les lires avec attention, d'en apprécier chaque mot, on se rend compte du travail d'orfèvre de l'auteur. C'est des descriptions longues mais pas lourdes. Ce n'est pas du tout du blabla pour remplir des pages, chaque chose à son importance, et l'ensemble est capable de provoquer de nombreuses émotions et images, au moins tout autant que les phases d'action. Bref, c'est le genre d'auteur qui arrive à me captiver alors qu'il passe 20 pages à me décrire l'ancien cimetière d'une ville imaginaire. Autant dire que l'ennuie et les longueurs que certains regrettent, je ne les ressens mais alors absolument pas.
En attendant Godot En attendant Godot
Samuel Beckett   
"En attendant Godot", est une pièce de théâtre en prose et en deux actes mettant en scène Vladimir et Estragon, deux vieux clochards vagabonds qui croisent la route de Pozzo et Lucky respectivement maître et "esclave", et celle du messager de Godot. Le décor est dépouillé, quasi inexistant, en un lieu indéfini, sur une route de campagne avec un seul arbre. Deux clochards discutent pour tuer le temps, échangent des propos superficiels et plats, ressassent leur malheur et leur ennui. Ils attendent l'arrivée d'un certain Godot qui devrait les secourir et avec lequel ils croient avoir rendez-vous.

Un théâtre de l'Absurde, un nouveau théâtre en rupture avec le théâtre "traditionnel", une pièce qui présente quelques thèmes majeurs : l'absurdité de l'existence (Vladimir et Estragon sont totalement abandonnés et voués à une misère totale), l'immobilité du temps (du premier acte au second, le temps a passé, l'arbre s'est couvert de feuilles, mais ce temps est immobile, rien n'a changé sauf que Pozzo est devenu aveugle), l'inutilité de la mémoire (le passé évoqué par les deux clochards n'ouvre aucune perspective ni sur le présent ni sur l'avenir)... On aime ou on n'aime pas mais il s'agit d'un genre nouveau, une pièce avec son lot de réflexions philosophiques, une lecture intéressante.

par SuperNova
L'Argent L'Argent
Émile Zola   
"L'argent" est le 18ème volume des Rougon-Macquart. Pour écrire ce roman, Zola s'est inspirée du krach de l'Union général de 1882 et du scandale du Panama en 1889.
Un roman qui se rapproche plus du documentaire, parlant de la bourse, du jeu d'argent, des vices, de la luxure, du pouvoir, de la manipulation et de la jalousie.

Il est question ici d'Aristide Saccard et de ses ambitions démesurés afin de pouvoir s'enrichir, et ainsi devenir le "maître" de Paris. Pour cela, il n'hésite pas à attirer des pauvres gens aux abois, et leur soutirer toutes leurs économies en leur faisant miroiter une grande richesse future. Absolument sûr de lui et de ses plans, Saccard s'aveugle lui-même par l'argent et le besoin d'en avoir toujours plus, d'être reconnu et admiré de tous. Cela le mènera à sa perte ainsi que tous ceux qui lui on fait aveuglément confiance.

Un roman écrit avec intelligence qui dénonce la nature de l'homme à se laisser dominer par l'argent et le désir.
Bien que la lecture fût longue et parfois fastidieuse (beaucoup de termes techniques), j'ai beaucoup aimé son côté réaliste et instructif.

par Whale
La Naissance de la tragédie La Naissance de la tragédie
Friedrich Nietzsche   
Les deux innovations définitives du livre sont d'abord l'interprétation du phénomène dionysien chez les Grecs - il en donne pour la première fois la psychologie, il y voit l'une des racines de l'art grec tout entier - ; et ensuite l'interprétation du socratisme. Socrate y est présenté pour la première fois comme l'instrument de la décomposition grecque, comme le décadent type. La " raison " s'oppose à l'instinct. La " rationalité " à tout prix apparaît comme une puissance dangereuse, comme une puissance qui mine la vie. FRIEDRICH NIETZSCHE. Premier livre publié de Nietzsche (1872), La Naissance de la tragédie porte l'empreinte massive de la complicité intellectuelle qui, à l'époque, unissait le philosophe avec Richard Wagner, mais aussi de l'influence de Schopenhauer. Comme l'écrira André Gide, " dès ce premier ouvrage, l'un des plus beaux, Nietzsche s'affirme et se montre tel qu'il sera : tous ses futurs écrits sont là en germe ". A partir de sa réflexion sur l'art, où il distingue entre l'apollinien et le dionysien pour définir les grandes catégories du rêve et de l'ivresse, de la parole et de la musique, du serein et du mélancolique, de l'optimisme et du pessimisme, le penseur fixe le cadre général de sa réflexion et amorce les grandes développements de la thèse - qu'il affinera encore par la suite - d'un Socrate, agent de la décadence grecque.

par x-Key
L'Œuvre L'Œuvre
Émile Zola   
Le parcours torturé d'un artiste se révèle ici sous la plume de Zola. Comme celui de tous les membres de sa famille, le destin de Claude Lantier est tragique. La vision du monde artistique est plutôt noire mais le roman est un des meilleurs de la série des Rougon-Macquart.

par syl1984
Bilbo le Hobbit Bilbo le Hobbit
John Ronald Reuel Tolkien   
Je ne sais plus combien de fois j'ai lu ce livre, plus de 10 fois.
En attendant je le conseille fortement, notamment aux personnes qui désirent se lancer dans la lecture du Seigneur des anneaux. Pour moi il est indispensable de lire le Hobbit avant, vu que c'est l'histoire de la première rencontre de Bilbo avec Gandalf, Gollum, les Elfes, les Nains, des objets comme l'anneau mais aussi l'origine de Dard, de la cotte de Mithril de Bilbo (devenu Bilbon dans la traduction du seigneur des anneaux).
C'est le début de l'oeuvre Maîtresse de la Fantasy, inégalée à ce jour! C'est le premier pas à faire dans la Terre du milieu, surtout pour une partie du lectorat d'aujourd'hui qui a souvent des difficultés avec les descriptions et la narration du Seigneur, en lisant le Hobbit , le reste passera tout seul...