Livres
573 022
Membres
632 951

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Tant qu'il y aura des cèdres



Description ajoutée par LIBRIO64 2020-07-01T17:43:06+02:00

Résumé

Après avoir fui le Liban, les parents de Samir se réfugient en Allemagne où ils fondent une famille soudée autour de la personnalité solaire de Brahim, le père.

Des années plus tard, ce dernier disparaît sans explication, pulvérisant leur bonheur. Samir a huit ans et cet abandon ouvre un gouffre qu'il ne parvient plus à refermer.

Pour sortir de l'impasse, il n'a d'autre choix que de se lancer sur la piste du fantôme et se rend à Beyrouth, berceau des contes de son enfance, pour dénicher les indices disséminés à l'ombre des cèdres.

Voyage initiatique palpitant,

Tant qu'il y aura des cèdres révèle la beauté d'un pays qu'aucune cicatrice ne peut altérer. À travers cette quête éperdue de vérité, se dessine le portrait d'une famille d'exilés déchirée entre secret et remord, fête et nostalgie.

Afficher en entier

Classement en biblio - 7 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par Laurine-25 2021-03-12T18:14:54+01:00

– Bonjour, a dit ma mère en saisissant sa main tendue. Merci d’avoir invité Samir.

Je n’oublierai jamais son attitude respectueuse, sur cet escalier de marbre, entre les colonnes de cette maison qui devait lui faire l’effet d’un palais. Avec sa jolie robe, ses yeux légèrement maquillés et son parfum, cela faisait une éternité que je ne l’avais vue aussi belle et soignée.

– Laura tenait absolument à ce qu’il vienne, a proclamé la maîtresse de maison. Nous sommes enchantés de le voir. Laura, Samir est arrivé !

Laura portait une robe blanche. Une couronne de fleurs posée sur ses cheveux blonds lui donnait l’air d’une jeune mariée, ou d’une fée se rendant à une cérémonie secrète dans la forêt des contes.

– Bon anniversaire, ai-je dit timidement.

– Oui, bon anniversaire, a renchéri ma mère en saluant Laura de la main.

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents

Commentaire ajouté par marie-nel 2021-03-30T12:22:53+02:00
Or

Je ne connaissais ni l'auteur ni le roman, je ne l'ai même jamais vu passer en grand format. Je suis donc très contente d’avoir lu et découvert cet auteur qui m'a emmenée dans un beau voyage au Liban. Je dois bien avouer que je n'avais encore jamais lu de romans avec le Liban en toile de fond, je connais à peu près les conflits qui y règnent, mais pas plus que ça. Ce roman aura au moins eu le mérite de m’éclairer sur le sujet.

 

On va suivre Amir, un jeune garçon d'origine libanaise. Ses parents sont originaires de ce pays, ils ont fui le Liban juste après leur mariage et se sont installés en Allemagne. Amir à des relations fortes avec son père, qui lui raconte de belles histoires, qui l’emmène partout avec lui. Un jour, ce père qu’Amir vénère, va disparaître sans un mot, sans aucune explication. Il se retrouve seul avec sa mère et sa petite sœur née entre-temps, et leur ami Hakim et sa fille Yasmin, qui a quitté le Liban en même temps que les parents d’Amir. Alors que sa mère et sa sœur se tournent vers l'avenir et se sentent bien en Allemagne, le jeune garçon va grandir avec le souvenir de son père toujours bien présent, même obsédant, et dès qu’il sera en âge de voyager seul, il partira vers ce pays inconnu de lui mais qu'il a tellement l’impression de connaitre par les récits de son père. Et on va suivre Amir dans sa découverte du Liban, et dans ses recherches. Il va faire des rencontres surprenantes là-bas, il va se lier d’amitié, il va aussi se rendre compte des difficultés des Libanais pour vivre dans la paix. Ce qui est loin d’être facile avec toutes les tensions que ce pays connaît avec les Palestiniens, les Syriens, etc…

 

Je me suis vite attachée à Amir, c’est un garçon très intelligent et fier de ses origines. Son père est tout pour lui, on peut même dire que c'en est assez obsédant pour lui. Il est vraiment tourné vers le passé, et je dois bien avouer que c’est parfois déroutant. Tout ce qu'il fait se comprend, c’est vrai que connaitre ses racines est très important. Par rapport à sa sœur, il a connu son père, a vécu avec lui, il a des souvenirs et il est persuadé qu’il est reparti dans son pays. Là-bas, il va découvrir une autre facette de son père, retrouver d'anciens amis, des parents. Il va suivre sa trace, dans ses anciens boulots, là où il a vécu. Cette quête d’identité ronge Amir et l’empêche de vivre son présent sainement.

Je comprenais sa démarche et en même temps, parfois, j'avais envie de lui dire d'avancer, de ne pas rester toujours dans le passé mais d'avancer, et qu'il risquait de passer à coté de beaucoup de choses dans le présent à force d’être toujours dans le passé. Mais, personne ne peut dire comment on aurait réagi à sa place.

 

En plus d'une quête identitaire, ce roman est un très beau voyage au pays des cèdres. On entend bien souvent parler du Liban à cause des guerres et des drames qui s'y passent, et ce livre donne une autre vision, celle sur le peuple, sur le paysage, sur les villes, les petits villages perdus dans le sable. L’auteur en parle très justement, il a beaucoup de similitudes avec son personnage masculin, comme lui il est né au Liban et vit en Allemagne, alors il est très bien placé pour raconter ce que vit Amir. On sent qu'il a mis beaucoup de son propre ressenti dans son personnage. Il décrit très bien son pays, ce Liban auquel il est fortement attaché, et il n'y a rien de mieux que découvrir ce pays au travers les yeux de ceux qui l'aiment et le connaissent. Cela donne une autre image que celle que peut nous proposer les médias qui sont toujours dans le scénario catastrophe.

 

C’est un premier roman pour Pierre Jarawan, et on ne peut qu’être admiratif devant  la qualité littéraire de cet écrit. Le style est très bon, les phrases bien tournées. Il y a eu parfois quelques redondances, qui ont provoqué quelques longueurs pour moi. Et je me suis parfois un peu perdue dans les débuts de chapitre, ne sachant pas toujours à quelle période du temps on se trouvait. Car ça ne suit pas un schéma linéaire, allant de la petite enfance à la vie de l'homme au présent. On est parfois dans le présent, on repart ensuite dans l'enfance, pour revenir à des moments au Liban, etc…ça oscille comme ça entre divers périodes et il m'a fallu parfois un petit temps d'adaptation pour me rappeler où et quand on était.

J'ai beaucoup aimé le choix narratif utilisé par l'auteur qui est celui pour lequel je suis la plus sensible. Il a en effet raconté à la première personne du singulier, j’aime beaucoup l'utilisation de ce « je » qui me permet de me mettre complètement dans la peau du personnage principal et ainsi de ressentir la moindre de ses pensées et de ses émotions. J'ai ainsi pu me glisser dans la peau et la tête d'Amir et j'ai pu mieux le comprendre. Et à travers lui, j'ai ressenti également l'auteur et ce qu'il voulait faire passer à travers ses mots. L’écriture a d'ailleurs de beaux accents poétiques.

Le final m’a laissée un peu dubitative. Je ne peux rien vous révéler, bien sûr, elle ne m'a pas déçue, c’est juste que je m'attendais à d'autres raisons pour le départ du père. Je me suis un peu retrouvée avec un effet de « tout ça pour ça » ! Je ne peux bien sûr rien dire de plus, ceux qui ont lu le livre comprendront sûrement de quoi je veux parler. Je m’attendais vraiment à d'autres révélations..

 

J'ai donc passé un bon moment avec ce livre, très complet et qui traite de beaux sujets et transmet de belles valeurs sur les relations filiales, sur la paternité, sur l'attachement à un pays. C’est un livre plein d’espoir pour tous ceux qui ne vivent plus dans leurs pays de naissance. Mais après tout, on peut toujours retrouver ce pays dans sa tête, dans ses souvenirs. Cela fait pareil quand on change de régions, celle qu'on a connu enfant a toujours une place particulière dans nos cœurs.

 

Je suis très contente d’avoir découvert et lu Pierre Jarawan. J'ai vu qu'il avait écrit un second roman Un chant pour les disparus qui va nous emmener une fois de plus au Liban avec un enfant et une nouvelle quête. À voir comment cela se passe cette fois et si ça ne ressemble pas trop à ce premier roman, vu que les résumés sont très similaires. Mais il y a tellement de choses à dire sur ce pays, il a une histoire tellement chargée, que je suis sure qu'il y a de quoi raconter d’autres histoires. Je lirai en tout cas cet autre roman avec plaisir, maintenant que je connais Pierre Jarawan.

Je ne peux que vous conseiller ce livre, qui est très beau et très instructif. J'aime quand mes lectures ont ce double rôle de me divertir et de m'instruire, ça enrichit énormément

Afficher en entier
Commentaire ajouté par Biibette 2020-08-07T11:18:37+02:00
Lu aussi

Quel roman, quelle histoire !

En quelques pages, on est transporté dans cette déclaration d’amour et de chagrin. Celle d’un fils, Samir, qui désespéré par le départ de son père, s’enlise dans une mélancolie tantôt nostalgique, et même joyeuse, mais surtout douloureuse. Son père, cet être solaire et charismatique, profondément empathique et généreux qui du jour au lendemain vacille, perd son éclat, sa joie de vivre et surtout son intérêt pour sa famille, avant de finir par disparaitre. Sans laisser aucune trace, tout en laissant mille et une choses derrière lui… ses sourires, ses histoires, ses services, son aura… Il était aimé de tous, et par-dessus tout : adulé par son fils.

Bon sang, mais qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi ? Comment ?

Samir est au carrefour de sa vie, pour la mener il doit faire table rase de son passé, sans quoi, il est condamné aux limbes du présent. Alors, il se lance dans une ultime tentative de compréhension. Samir soulève les tapis, secoue les draps, ouvre les placards et se rend au Liban… Les souvenirs ressuscitent le passé, l’adulte donne du sens à ce qu’il avait cru saisir en étant enfant.

À partir de là, j’ai avancé dans ma lecture la peur au ventre, peur des réponses à ses questions, peur des réponses à mes questions. Peur de ne pas être de taille à affronter les secrets qui entourent la disparition du père. Je me suis lancée à cœur perdu dans cette chasse du fuyant ; dans le décodage des traces pour reconstruire l’identité du père ; dans cette quête du père pour se construire sereinement.

Cette lecture se fait en apnée, dans l’urgence de savoir, de comprendre. De page en page on est accompagné par la douleur du fils qu’on finit par ressentir tant elle transpire du personnage. On partage ses peines, ses interrogations, ses doutes.

C’est touchant.

C’est poignant.

C’est bouleversant.

L’auteur nous balade dans un chassé-croisé d’intrigues et de temporalités qui rendent la lecture addictive et frustrante !

L’écriture est précise et incisive. Elle porte en elle le poids du détail qui compte et qui transporte le lecteur dans ce flux de souvenirs.

L’écriture est surtout mélodieuse. Elle a le chanté et « l’imagé » de la poésie arabe.

En plus de l’histoire de Samir, on découvre avec lui Beyrouth et le Liban dans toutes ses facettes. L’auteur nous donne les clés pour tenter de comprendre son passé afin de mieux cerner son présent.

C’est passionnant.

C'est un coup de cœur.

Afficher en entier

Dates de sortie

Tant qu'il y aura des cèdres

  • France : 2020-02-27 (Français)
  • France : 2021-03-10 - Poche (Français)

Activité récente

Les chiffres

lecteurs 7
Commentaires 2
extraits 5
Evaluations 4
Note globale 8.5 / 10

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode