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Bibliothèque de Tel : Liste d'Or

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La vierge froide et autres racontars La vierge froide et autres racontars
Jørn Riel   
Jorn Riel, c'est à lire au moins une fois dans sa vie... Essayez, vous ne le regretterez pas.

par Nath56
Comment voyager avec un saumon : nouveaux pastiches et postiches Comment voyager avec un saumon : nouveaux pastiches et postiches
Umberto Eco   

Très clairement...je me suis bien barbé en lisant le délire caustique intergalactique qui ouvre ces « Chroniques journalistiques »...j'ai crains le pire pour la suite..non mais vraiment...j'imagine que le but de ce récit satyrique « Galons et galaxies » était de se moquer de  « l'Armée » (quelle qu'elle soit) , ainsi que de la discrimination positive...mais y mêler des espèces extraterrestres aussi variés qu'étranges pour un côté science-fiction malvenu sous fond d'illogisme et bêtise intersidérale (voir inter-dimensionnel) ...ça m'a juste gavé !
Je ne suis pas sûre d'avoir tout compris...car mes yeux se sont mis à lire en diagonale ! Je revenais en arrière pour TOUT lire et tenter de capter la fréquence d'Eco...mais j'ai renoncé...je me suis perdu dans ces circonvolutions sans fin et lâché prise...la fin du texte était un soulagement!^^
Ouf ensuite...il y a pas...j'ai vraiment partagé l'humour de Mr Umberto E ! On lit ainsi des « modes d'emplois » très drôles sur ce à quoi l'on se retrouve confronté au quotidien / au taf / en vacances !
Je ne vais pas commenter chaque « Comment.... ? »...je me contenterais donc de ceux que j'ai préféré !
- Sa lutte pour maintenir son « saumon souvenir » dans le frigo bar...que les employés s'obstinent à sortir du frais pour le re-remplir de mignonnettes en tout genre (alors qu'il les as justement stockées dans des tiroirs pour laisser place au poison...) c'est impayable ! Surtout quand on lui présente l'addition astronomique des consommations qu'il n'a pas faite...avec un poisson avarié sur les bras puisque pas maintenu à température basse!XD
- L'évolution de la valise à roulettes est pas mal dans son genre. La loi de la consommation est pour moi l'explication de ce qu'il se demande. Pourquoi faire une Super valise à roulettes opérationnelle dès la première version...alors qu'en progressant lentement on peut vendre à chaque nouvelle avancée un produit en plus au consommateur ? (qui du coup se retrouve avec 3 valises au lieu d'une adéquate au voyage) Business is business ! Pour l'écriture riquiqui sur les échantillons de toilettes...là c'est toujours d'actualité...et il n'a pas tort c'est ridicule !
- La perte d'un portefeuille et donc des ses papiers est toujours une cata...puisqu'il faut refaire les dits-papiers...je ne peux vous donner qu'un conseil...scannez les, gardez des photocopies...comme ça le jour ou on vous demande votre « numéro de permis de conduire » alors que vous avez perdu ledit permis...et donc pas le numéro en mémoire...vous aurez toutefois la possibilité de le faire rééditer sans devenir Astérix dans la « Maison de Fous » des Douze Travaux. (Ce qui en l’occurrence est arrivé à Umbert Eco!^^) Ha la joie du parcours du combattant administratif !
- Concernant l'incidence des points de suspensions (que j'adore employé) il a bien raison selon ou on les place...l'incidence n'est pas la même!^^
On a ainsi plein de courtes rubriques diverses et variées...certaines très drôles, d'autres moins...et enfin une autre part totalement abscons! Ce savant mélange me permet d'en garder le positif ! Lors d'une relecture par contre...il est certain que je ne m'attarderais que sur des morceaux choisis!^^

par Hanayu
Mémoires d'Hadrien Mémoires d'Hadrien
Marguerite Yourcenar   
Depuis sa découverte, cette lecture me hantait. Reprise exactement deux années après l'avoir finie pour la première fois, elle m'a enchanté et laissé sans voix, une fois de plus. Essayons donc — probablement en vain — de rendre justice à ce roman en dépit des mots qui manquent face à la puissance de cette oeuvre.
 
Pour commencer, peut-être faudrait-il évoquer la forme que prend cet immense récit à la première personne. Il s'agit d'une lettre, écrite par l'empereur mourant, Hadrien, à son protégé Marc-Aurèle, destiné à régner — et qui régnera effectivement. Mais plus qu'une lettre, ce roman est la « méditation écrite d'un malade qui donne audience à ses souvenirs ». Hadrien, au seuil de la mort, décide de laisser à son successeur ses Mémoires ; les pensées qu'il a eues pour lui-même¹, il en fait maintenant part, dans ce long récit introspectif et méditatif, à son lecteur.
Le portrait que Marguerite Yourcenar peint d'Hadrien, magistrat puis empereur, est celui d'un « homme presque sage », comme elle l'écrira elle-même : habité par la volonté profonde d'établir une paix et un ordre durable, Hadrien est avant tout un homme, curieux, ouvert et fondamentalement humaniste. Cet être hors normes, dieu tout simplement parce qu'il est homme, évolue dans un monde à pacifier, à apaiser, à construire, à consolider. L'Empire, au faîte de son expansion au début de son règne, doit maintenant consolider ses frontières et la concorde entre les provinces ; c'est l'immense tâche qu'Hadrien se fixe, faire advenir pleinement cette Pax romana tant rêvée.
Homme « presque » sage parce qu'il fait le récit sans complaisance ni concession, sans mensonge ni dissimulation, d'une vie qu'il a essayé de mener le mieux possible, mais qui n'est pas exempte d'erreurs. Ce récit, ainsi, est à la fois celui de confessions — tout ce que l'histoire officielle ne pourra retenir —, celui d'actions, et celui de contemplations.
Si la narration suit, à partir du moment où l'ancien juge Hadrien décide de tenir audience, une trame relativement chronologique (de ses premiers pas à Rome jusqu'à la fin de son règne), elle reste émaillée, çà et là, faisant régulièrement irruption, de différentes pensées, réflexions, méditations jaillissant des événements vécus. Le réel et le passé sont prétextes pour des digressions et à-côtés qui confèrent une dimension intimement philosophique à toute l'oeuvre. Tout ce qui touche à l'humain passe sous le crible du sage : amours, passions, arts et lettres, maladie et, évidemment, la mort et le temps. Parce qu'Hadrien sent l'agonie proche, parce qu'Hadrien plonge et remue ses souvenirs, ces deux éléments prennent une importance considérable dans le roman, en toile de fond ou en plein jour, guidant chaque événement, chaque réflexion. Il ne s'agit plus seulement de raconter, il s'agit de se remémorer, avec tout ce que cela implique.
Cette immense oeuvre — non pas tellement dans le nombre de pages que dans l'incroyable exhumation de cet « édifice immense du souvenir »², effectuée tant par l'homme antique que l'écrivaine moderne — est servie par l'incroyable style de M. Yourcenar. Cet oratio togata (genre togé) est, comme elle le décrit elle-même, un style « soutenu, mi-narratif, mi-méditatif »³. Ce style donne lieu à l'établissement d'une prose dense, sans cesse enrichie et précisée, ornée sans être ostentatoire ; pour autant, le verbe reste souple et léger, berçant et accompagnant au plus près la pensée. C'est de ce contraste entre un style imposant — presque pesant — et un langage doux que jaillit la poésie méditative qui traverse la longue missive ; non pas une poésie tout en éclat mais bien une prose poétique qui s'adapte, suit, voire précède les « mouvements lyriques de l'âme, les ondulations de la rêverie, les soubresauts de la conscience »⁴.
Cette peinture de la vie d'Hadrien est rendue plus saisissante par la fidélité historique, très largement documentée par M. Yourcenar qui, loin d'être dupe quant aux écueils que pose un tel projet, affirme : « Quoi qu'on fasse, on reconstruit toujours le monument à sa manière. Mais c'est déjà beaucoup de n'employer que des pierres authentiques »⁵. Ainsi, tout est vrai dans ce roman — ou plutôt, tout ce qui peut l'être est vrai, et ce qui ne peut l'être est rendu aussi vraisemblable que possible par l'autrice (qui cherche pour cela à percevoir Hadrien non pas comme le ferait un contemporain, mais comme le ferait un habitant du IIe siècle).
Cet Hadrien, "varius, multiplex, multiformis" — tour à tour juriste, cavalier, militaire, conseiller, diplomate, Empereur, amant, ami, sage, homme —, est rendu profondément attachant parce que ses qualités sont celles du philanthrope qu'il s'est toujours efforcé d'être. Passionné d'art, il voue un véritable culte au Beau, de la grâce duquel il veut toucher le monde : « je me sentais responsable de la beauté du monde », écrivait-il, beauté d'une harmonie et d'une paix cosmiques, où l'homme et Rome ont trouvé leur place dans un ordre supérieur.
Fervent philhellène, Hadrien laisse la part belle à l'Athènes des arts et des sages, pourtant loin du rayonnement qui était sien au cours du Ve siècle av. J.-C. Pour autant — et c'est là son tour de force —, s'il l'inscrit souvent en faux contre Rome, il n'en fait pas ces deux extrêmes irréconciliables et parvient même à les réunir avec génie au début de la cinquième partie, "Disciplina augusta".
 
« Il m'arrivait de me dire que le sérieux un peu lourd de Rome, son sens de la continuité, son goût du concret, avaient été nécessaires pour transformer en réalité ce qui restait en Grèce une admirable vue de l'esprit, un bel élan de l'âme. »
 
Enfin, et peut-être surtout, les Mémoires d'Hadrien sont marqué par la dignité, qui prend toute son ampleur et sa puissance dans le dernier chapitre, "Patientia". Si, dès le départ, le ton est donné lorsqu'il déclare « je commence à apercevoir le profil de ma mort », c'est dans cet ultime chapitre, toute sa vie ayant été balayée, le temps de la narration rejoignant celui de l'écriture, que s'élève à son apogée cette dignité toute tragique face à la mort inexorable. Cet homme, encore lucide malgré l'âge et la maladie, « renonce à brusquer [s]a mort » lorsqu'il réalise qu'elle ne lui appartient plus. Le cœur du lecteur se déchire lorsqu'il assiste, dans les dernières pages, aux derniers conseils et aux adieux à la vie formulés par un homme sage, juste, bon, qu'il aura appris à aimer et connaître au long des trois cents pages précédant l'instant fatidique. La dernière phrase est tragiquement déchirante tant un monde de dignité transparaît et transperce dans l'exhortation lucide : « Tâchons d'entrer dans la mort les yeux ouverts... ».
 
Une merveille de la littérature française s'il en est ; un magnifique roman, entre histoire, poésie, philosophie et littérature.
 
______________
¹ Marc-Aurèle, dans les dernières années de sa vie, a rédigé un certain nombre de réflexions et considérations rassemblées sous le nom de Pensées pour moi-même.
² M. Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1ère partie : "Combray", I.
³ M. Yourcenar, "Ton et langage dans le genre historique", in Le Temps ce grand sculpteur.
⁴ C. Baudelaire, "À A. Houssaye", préface du Spleen de Paris ou Petits poèmes en prose.
⁵ M. Yourcenar, Carnets de notes de « Mémoires d'Hadrien ».
Amour, Colère et Folie Amour, Colère et Folie
Marie Vieux-Chauvet   
Un très grand roman sur la dictature de Duvallier à Haïti mais aussi sur nos manières de nous compromettre et de croire pouvoir y résister. Dans les trois récits qui composent se roman, Marie Vieux-Chauvet livre un portrait plein de lucidité sur l'être humain.
Venez découvri mon avis ici :
https://viduite.wordpress.com/2017/01/26/amour-colere-et-folie-marie-vieux-chauvet

par viduite
L'Exil et le Royaume L'Exil et le Royaume
Albert Camus   
Ce livre est un recueil de nouvelles écrites par Albert Camus. Comme la majorité des recueils de nouvelles, et ce peu importe leur auteur, il y en a des très bonnes comme il y en a de très ennuyantes.

par Debby
Contes de la folie ordinaire Contes de la folie ordinaire
Charles Bukowski   
Grand fan de Bukowski, ces Contes de la folie ordinaire (ou « Erections, ejaculations, exhibitions and general tales of ordinary madness ») reste mon œuvre préféré du "vieux dégueulasse". Cette œuvre majeure concentre à mon sens tout le talent de l'écrivain: style cru, cynique à souhait, je m'en foutiste, scénarios abracadabrants et révoltants. Mais derrière ces mots faciles, se cache une certaine poésie et surtout une critique de cette Amérique changeante. Un incontournable de la littérature américaine.

par Abyssos
L'Homme aux cercles bleus L'Homme aux cercles bleus
Fred Vargas   
Premier roman policier que je lis de Fred Vargas. Je dois avouer que j'ai de suite bien accroché à l'écriture et aux personnages. Ils sont tous spéciaux... Non, uniques ! Et ça m'a plu. Pas de clichés, de déjà-vu. J'aime l'originalité, et j'ai été servie. Adamsberg m'a donc bien plu, dans son monde bien à lui. Danglard aussi. Mathilde, et l'aveugle beau aussi. Non vraiment, j'ai bien accroché. L'intrigue était bien ficelée, mais je dois admettre que la chute me dérange. Je ne saurai pas expliciter pourquoi (encore moins en ne disant rien pour ne pas spoiler ceux qui ne l'ont pas lu). C'est juste, simple. Mais je sais également qu'il n'est pas son meilleur roman, et je pense donc relire d'autres romans d'elle par la suite.
Le doigt et la lune Le doigt et la lune
Alejandro Jodorowsky   
À la fin des années cinquante, un moine japonais s'installe en Amérique latine pour fonder une école de zen à Mexico. Parmi ses disciples débarque un jeune chilien d'origine russe, Alexandro Jodorowsky. Quelques décennies plus tard, devenu un cinéaste-dramaturge-scénariste de bandes dessinées reconnu, Jodorowsky revient sur cette rencontre.
Histoires à deux voies, pleines de sens, on retrouve le talent de conteur de Jodorowsky et la sagesse orientale transmise par le maître Ejo Takata... Qu'il s'agisse des souvenirs du temps passé avec son maître, du récit d'histoires zen, de contes japonais, ou encore de koans, ces fables sous formes d'énigmes dont la tradition orientale regorge, le récit mêle toujours l'humour et la poésie, l'exhubérance colorée de l'Amérique latine et le calme recueilli, le retour sur soi-même propres à la méditation. On y croise des moines capables de méditer vingt ans sur un koan, un maître zen souffrant de problèmes sexuels, des samouraïs et des acteurs en panne d'inspiration. Mais aussi des poètes qui fument trop, des guerriers impatients ou encore des millions de petits bouddhas réunis au sommet d'une montagne. Ces histoires forment un tout, mais chacune contient sa propre sagesse.

Le recueil se déguste conte par conte, comme ces livres aux pages cornées que l'on garde longtemps au chevet de son lit. --Maya Kandel

par Aralorn
Les Justes Les Justes
Albert Camus   
Des révolutionnaires russes, dans le but d'abolir la tyrannie, d'atteindre leur idéal et par amour pour l'humanité organisent un attentat. Aux yeux du monde ce sont des terroristes.
Ce livre engage à la réflexion sur notion de justice.
Je l'ai dévoré.

par SdNf
L'Étranger L'Étranger
Albert Camus   
Un livre dérangeant, qu'on aime ou qu'on déteste mais à lire au moins une fois !
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