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Bibliothèque de Tequila : Mes envies

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Garrett, détective privé, Tome 1 : La belle aux bleus d'argent Garrett, détective privé, Tome 1 : La belle aux bleus d'argent
Glen Cook   
ON est loin du style de la compagnie noire avec Garett ! Néanmoins, ce livre ( et toute la série) est excellent et regorge d'un humour qui ne laisse pas indifférent. Le personnage principal, un détective qui ne se prend pas trop au sérieux, est attachant et on prend beaucoup de plaisir a le suivre dans ses aventures et a lui crier des encouragements, quitte a gêner les voisins dans le trains ! Bien sur, le fait que toute l'intrigue se déroule dans un univers peuplé de troll, gobelin, demi elfe ou gnomes ragoutent un charme fou. on ne sait jamais sur quoi on va tomber et l'on est tout aussi surpris que Garett !
C'est sans hésiter que je le conseille ! Un bon polar fantasy, on ne va pas cracher dessus. Et n'oublions pas le beau demi elfe gredin a plein temps ... ca pourrai en motiver certains ou certaines .

par krisalt
Le Septième Guerrier Mage Le Septième Guerrier Mage
Paul Beorn   
Sublimement magnifique (on sait que c'est pas du francais, mais on s'en fiche!)

J'avais commence avec un certain enthousiasme ce nouvel ouvrage de Beorn, le premier a son compte qui paraissait "dans mes eaux"... Et je n'ai pas ete decue!

Des les premieres pages, on est aspires dans cet univers: le dilemne d'un soldat cherchant a fuir la guerre avec son "ecureuil", sa conscience sur pattes. Le marche etrange qu'il doit passer en echange de sa vie: proteger la vallee coute que coute, tandis que dans son esprit, Maitre Hokoun, dont il ne garde le souvenir que du nom, repete ses mantres cruelles.
Et lui qui malgres tout, decide de rester.

La structure alterne entre flash-back et present, au fur et a mesure que le heros redecouvre son passe dans ses delires. Il est la question de traumatismes, de choix douleureux, et l'on peut que feliciter l'auteur d'un tel soin porte au psychisme du personnage.

Le livre se demarque de part la presence de personnage certes ambivalents, mais surtout de personnages portant ce que j'appellerai "des masques": ils se comportent differement, se donne des airs differents en fonction des gens avec lesquels ils sont. Une fois seuls, ils peuvent devoiler une nature completement differente. Cet aspect les rends mille fois plus profonds que la plupart des heros de ce genre de livres. Le fait de saisir ses masques et de les decouvrir nous rapproche d'eux, comme Jal. Cet aspect constitue d'ailleurs un des grands enjeux du livre.
L'univers est travaille, avec differents pays, differentes langues parlees (felicitation a l'auteur d'avoir evite l'eternelle boulette), differentes religions, avec une mythologie et des legendes.

Le narrateur, est, bien sur, de loin le personnage le plus developpe(Jal lui meme), mais de maniere originale: il n'est ni le courageux Druss de Legende, ni le peureux Nico de Farlander. Il est une personne a part, qui a certes peur, mais surtout de la guerre et de la destruction: il cherche un lieu de paix, loin de toutes ces armees et de leur guerriers-mages. Il est donc plus humain qu'aucun des heros evoques plus haut, bien trop extremes pour que l'on puisse s'y identifier.Jal est un heros de fantasy comme on les aimes, avec des qualites, des defauts et des reflexions qui le font evoluer.
Parlant des guerriers-mages et de la magie en generale, je trouve le concept brillant et original, une rarete ces derniers temps.

BREF! Tant de points positifs pour vous inciter a lire cette perle au plus vite! Le septieme-guerrier mage va s'inscrire dans les annales de la fantasy, avec un heros tout a fait a part, et une recherche de la paix exceptionelle. A tous les fans du genre, ce livre est un must! A tous les autres, n'ayant pas l'habitude de se lancer dans ce genre de livres... Soyez Jal, celui-qui-ose.

par Foxi1309
L'Enfant de Poussière L'Enfant de Poussière
Patrick-K Dewdney   
Premier opus d'une saga qui en comprendra sept, « L'Enfant de poussière » fait l'objet depuis sa sortie d'un véritable engouement de la part du public. « Magistral ». « Véritable monument ». « Épique, ambitieux et éclatant » : les compliments ne cessent de pleuvoir sur le roman de Patrick Dewdney paru en mai dernier aux éditions Au Diable Vauvert. Mais tous ces superlatifs sont-ils mérités ? Pour ma part, la réponse est incontestablement oui, car malgré quelques belles découvertes littéraires récentes, cela faisait très très longtemps que je n'avais pas été transportée à ce point par un roman. Celui-ci est d'ailleurs assez difficile à résumer. Non pas en raison d'un quelconque défaut de construction ou d'une faiblesse de l'intrigue, mais parce qu'il est compliqué d'évoquer les aventures du héros sans trop en dévoiler (je vous conseille d'ailleurs de ne pas lire la quatrième de couverture qui, parce qu'elle ne peut pas faire autrement, déflore une grande partie de l'histoire). le récit nous est narré par un certain Syffe qui nous relate dans ce premier tome les événements qui ont rythmé sa vie entre ses neuf et treize ans. « Six cents pages pour relater les jeunes années du héros, cela fait beaucoup ! », serait-on tenté de penser. Après tout que pourrait-il bien arriver de suffisamment captivant à un enfant pour justifier un aussi long récit ? Et bien dites-vous que six cents pages ne sont pas de trop pour raconter la vie mouvementée de ce jeune garçon. Celui-ci n'a pourtant, au premier abord, rien de particulier : orphelin livré à lui-même, Syffe est un petit garçon débrouillard qui vit au jour le jour, entouré d'une petite bande d'enfants au parcours similaire au sien. Et puis, une succession d'événements va totalement transformer le quotidien du petit vagabond qui va dès lors passer par une multitude de statuts très variés auxquels il va devoir s'habituer.
Le roman est divisé en quatre parties qui correspondent à chacun de ces états ainsi qu'aux différents lieux dans lesquels le jeune Syffe va être entraîné. Or, chacune de ces parties pourraient facilement constituer un roman à elles seules tant elles sont riches. C'est qu'il en a, des choses à nous dire, ce héros à l'âge tendre et pourtant déjà bien marqué par la vie. Si on prend autant de plaisir à suivre ses aventures, c'est avant tout parce qu'elles nous donnent un aperçu, pour le moment limité mais néanmoins déjà fascinant, de l'univers dans lequel elles prennent place. Pourtant, le cadre n'a, à première vue, rien de très original lui non plus : nous sommes dans un décor médiéval-fantastique traditionnel dans lequel le surnaturel n'a, pour l'instant, que très peu d'importance. La précision avec laquelle le décor est dépeint, que ce soit en terme d'équipement, d'architecture, ou encore de tactique militaire, justifie pourtant à elle seule l'attrait exercé par le cadre et explique pourquoi le roman a été classé dans la catégorie « fantasy historique ». Notre premier contact avec cet univers s'effectue dans la ville de Corne-Brune, une sorte de cité-état indépendante dont on arpente aussi bien les ruelles mal famées, que les quais, la campagne environnante ou encore la Cuvette, qui abrite chaque été les clans nomades venus commercer avec la cité. Cette première partie baigne dans une ambiance volontiers bucolique dans laquelle commencent pourtant déjà à se dessiner les prémices des troubles à venir : rumeur de rupture de vieux traités passés entre les différentes cités des environs, montée de la xénophobie, complots organisés par les grandes familles de la ville... Difficile dans un premier temps de ne pas penser à « L'assassin royal » de Robin Hobb tant il y a de similitudes entre le parcours de Fitz et celui de Syffe. Seulement la vie du second prend rapidement un tour plus tragique et bien plus chaotique que celui du premier.
La seconde partie nous en dévoile un peu plus sur les arcanes qui régissent la vie de la cité et sur les luttes de pouvoir qui s'y jouent. le décor y est plus étouffant car plus limité et essentiellement urbain. A l'inverse, la troisième partie se déroule exclusivement en plein air, et permet de découvrir un nouveau lieu emblématique de l'univers de l'auteur : la forêt de Vaux. « Il s'agit d'une forêt véritablement ancienne, où les troncs noueux et les racines torturées jaillissent de la mousse épaisse comme des jardins de statues végétales. Insectes, gibier, prédateurs et oiseaux, sous la canopée, tous mêlent leurs chants en une musique étrange et perpétuelle, que certains appellent « la voix de Vaux ». » L'auteur nous livre à cette occasion toute l'étendue de son talent et offre aux lecteurs de magnifiques passages ô combien immersifs. L'auteur se plaît là encore à distiller une multitude de petits renseignements sur le contexte géopolitique des environs, et, même si ni le personnage ni le lecteur ne peuvent pour le moment saisir toute leur portée, leur seule mention suffit souvent à enflammer l'imagination : on parle de l'avènement d'un nouveau roi des Ormes, de la renaissances des Feuillus, des trolls vivants reculés dans les montagnes... La quatrième partie élargit encore notre horizon et celui du jeune Syffe et se concentre sur le conflit opposant deux cités-états, en guerre depuis quelques mois pour annexer un même territoire. Si on pouvait penser à Robin Hobb pour la première partie, celle-ci se rapproche davantage de ce qu'a pu faire Bernard Cornwell dans ses différentes sagas historiques. On y retrouve en effet le même souci de réalisme, et le même soin apporté à la description des scènes de bataille aussi bien que des nombreux aspects de l'organisation d'une campagne militaire. L'immersion est, encore une fois, totale, et pas une page en trop ne vient gâcher la narration de cette quatrième partie qui vient clore en beauté le premier tome des aventures de notre héros.
En un seule et même tome, Patrick Dewdney parvient ainsi à plonger le lecteur dans quatre ambiances radicalement différentes, mais toutes aussi immersives et passionnantes à découvrir. L'auteur pose les bases d'un univers d'une richesse incroyable, et c'est ce qui séduit immédiatement le lecteur qui ne s'y trompe pas. On sent en effet que l'univers est tout sauf en carton-pâte, et qu'il est par conséquent bien plus vaste et bien plus complexe que ce que le personnage perçoit, lui qui n'a pas encore toutes les armes pour appréhender les événements dont il est témoin ou entend parler. Les intrigues politiques dont il est question ici sont ainsi détaillées avec soin, et reposent sur des présupposés logiques qui plongent leurs racines dans l'histoire de chaque territoire ou de chaque famille. L'auteur a, de plus, le sens du coup de théâtre, si bien que, comme le protagoniste, on voit rarement le retournement de situation venir. La seule chose que l'on pourrait à la limite critiquer serait le schéma quelque peu répétitif qui rythme pour le moment la vie du héros (découverte d'une nouvelle vie et d'un nouveau milieu / phase d'acclimatation / arrivée d'une catastrophe qui vient tout remettre en question), mais le tout reste cohérent et cela n'enlève rien à l'intérêt que l'on porte à l'intrigue. Cette densité propre à l'univers de l'auteur tient aussi à toutes les petites anecdotes ou trouvailles folkloriques imaginées ici et qui permettent de donner davantage de corps et de réalisme au différents décors arpentés (les lures de la forêt de Vaux, les pérégrins et leurs masques...). L'immersion naît aussi, évidemment, de la plume de l'auteur qui séduit tant par son élégance que par sa fluidité, mais aussi par la profondeur de ses réflexions sur la vie, la liberté ou la politique.
Reste à aborder la question des personnages qui font, heureusement, preuve du même soin que l'intrigue ou le décor. Syffe est typiquement le genre de personnage pour lequel on se prend immédiatement d'affection et qui est amené à marquer durablement l'imaginaire du lecteur. Cet attachement, il naît dans un premier temps en grande partie du contraste saisissant entre le jeune âge du personnage et la dureté des épreuves qui lui sont infligées. N'allez en effet pas croire que le fait qu'il s'agisse d'un enfant ait incité l'auteur à édulcorer son récit : il n'en est rien. le monde dans lequel évolue le personne est dur, violent, et les adultes qui gravitent autour de lui ne sont pas des enfants de choeurs. Mais l'empathie que l'on éprouve pour le narrateur tient aussi à sa personnalité et à sa formidable capacité d'adaptation face aux drames et aux trahisons dont il est victime. le mode de narration choisit par l'auteur incite évidemment beaucoup à l'introspection, sans que celle-ci soit pour autant synonyme de sempiternelles complaintes ou d'auto-apitoiement de la part du narrateur. de même, on aurait pu croire que le point de vue unique adopté ici allait nécessairement se traduire par un soin moins marqué accordé aux autres personnages. Or, là encore, Patrick Dewdney parvient à nous surprendre. Qu'il s'agisse du première-lame Hesse, du guerrier var Uldrick, ou des compagnons d'enfance de Syffe, tous bénéficient d'un traitement soigné, laissant entrevoir leurs failles, leurs défauts et leur complexité. Tous ont également un passé qui leur est propre (dont on ne connaît parfois presque rien) et qui transparaît dans leurs actes, participant ainsi à les rendre plus humains. L'auteur n'a également pas son pareil pour dresser le portrait de personnages hauts-en-couleurs qui, tout comme l'univers, sonnent incontestablement vrais, qu'ils s'agisse de mercenaires, de marchands, de nobles arrogants ou de compagnons de jeux du héros.
Vous l'aurez compris, ce premier tome qui marque le début d'une nouvelle de fantasy « made in France » a été un énorme coup de coeur. Tout y est absolument parfait : de l'intrigue aux personnages, en passant par l'univers et la plume de l'auteur. Bref, « L'Enfant de poussière », c'est six cents pages de pur bonheur que vous dévorerez avec frénésie et qui vous laisseront totalement ébahi. Et la bonne nouvelle, c'est qu'il ne faudrait pas attendre longtemps avant d'avoir la suite, puisque le deuxième tome (« La peste et la vigne ») est prévu pour septembre de cette année (merci Au Diable Vauvert !).
Pierre-Fendre Pierre-Fendre
Brice Tarvel   
https://lessortilegesdesmots.blogspot.com/2017/08/pierre-fendre-de-brice-tarvel.html

J'ai été très surprise par l'écriture de ce roman. L'auteur nous met dans l'ambiance avec l'utilisation du vieux français. Il n'y en a pas tout au long du roman. Je vous rassure, même sans connaître les mots, on arrive à comprendre. Je vous le jure. L'intelligence est justement là : la tournure des phrases permet une compréhension entière du roman sans avoir à chercher dans un dictionnaire. J'ai même trouvé ça jouissif de lire un roman avec un style d'écriture aussi unique. Je me demande si c'est écrit de la même manière dans ses autres œuvres.


Le style d'écriture nous emmène dans une époque différente de la nôtre mais pas seulement. Elle nous permet d'être dans une ambiance particulière dès le début qui cadre parfaitement bien à l'histoire. On voyage et découvre le monde créé au travers des différentes saisons. Chacune ayant son lot de dangers à affronter. Cela peut paraître simple mais loin de là. Il faut avoir ces idées-là et j'avoue que je m'incline face à l'intelligence dont à fait preuve l'auteur. J'y reviendrais un peu plus loin.


Un autre aspect qui m'a beaucoup plus, c'est l'impression de lire un conte de fée au début. On glisse rapidement vers le fantastique par le biais des créatures puis la fantasy par le biais du voyage. Ce mélange des genres est vraiment agréable et surtout harmonieux. Ce n'est pas comme dans d'autres romans au sein desquels les mélanges sont inégaux et non volontaires. Je pense qu'au contraire, ici, c'était la volonté de l'auteur, de briser les frontières entres les genres littéraires.


Concernant les personnages, j'ai juste envie de dire big up à Murgoche. Je pense que les moments drôle se sont produits avec elle. Quelle poisse elle a eu. Pour une sorcière c'est pas top quand même. L'ironie sarcastique autour de ce personnage permet au lecteur de se détendre et surtout de s'amuser un peu. Son comparse Yuk m'a plu dès le début même s'il s'est quand même bien fait avoir. Dulvan est très touchant. Sa relation avec Garicorne est très belle et surtout naturelle. Ils sont très proches et surtout se font confiance même si Garicorne a un côté un peu vantard. Aurjance est une jeune femme de caractère contrairement à sa douceur apparente.


Ce roman aborde énormément de thématiques diverses et variées. Son écriture permet de transposer les évènements à notre société. On y parle de la nature et de son pouvoir sur les humains. La cause LGBT est mentionné avec un naturel rare dans un roman par le biais de la relation unissant Garicorne et Dulvan. L'homophobie est de ce fait dénoncé. La vision de la femme est abordée sous différente forme : on passe par son rapport à l'homme, sa soit-disant faiblesse et le regard des hommes sur elles. On aborde le handicap et la maladie.


En bref, j'ai pris plaisir à lire ce roman atypique aussi foisonnant d'idées et possédant un esprit d'une finesse rare. Si vous voulez sortir des sentiers battus, foncez. L'originalité vous tend les bras.
Le Chagrin du Roi mort Le Chagrin du Roi mort
Jean-Claude Mourlevat   
Si l'écriture était un art...
Si les mots étaient magiques...

Le Chagrin du Roi mort, poésie à l'état pur. Tristesse mais espoir, il a le silence de la neige.

Quand Mourlevat sort sa plume, un fait anodin devient une œuvre d'art. Que dire alors d'un roman ?

A lire un soir de décembre, lorsque la neige a recouvert le paysage de son froid manteau de blancheur... armé d'une boîte de mouchoirs et d'une infusion à la verveine.

par Vavi
Les Joyaux noirs, Tome 1 : Fille du sang Les Joyaux noirs, Tome 1 : Fille du sang
Anne Bishop   
FASCINANT !

Un excellent début pour cette trilogie qui nous plonge dès la première page dans un univers tout à fait envoutant.
Nous découvrons un monde matriarcal où les intrigues et les trahisons foisonnent, où la magie a toute sa place et où le pouvoir trouve sa source dans les joyaux, allant du plus clair au plus foncé.
Une fantasy riche mais pas évidente d'un premier abord, l'atmosphère qui se dégage de ce livre est tantôt sombre, tantôt lumineuse, de nombreux personnages agrémentent ce récit, tous plus étranges et plus fascinant les uns des autres.
J'ai hautement apprécié cette lecture, totalement adhéré à l'histoire et me jette sans attendre dans la suite de cette trilogie.

par ccmars
La Dernière Terre, Tome 1 : L'Enfant Merehdian La Dernière Terre, Tome 1 : L'Enfant Merehdian
Magali Villeneuve   
Je ne m’imaginai pas connaitre un tel engouement pour une saga avant de commencer ce petit chef d’œuvre. Comment dire… je n’ai pas lu L.D.T, je l’ai littéralement englouti !

Comprenez bien que ce roman est le premier tome d’une saga qui doit compter six volumes, les deux premiers sont d’ores et déjà publiés et le troisième est prévu pour courant 2015. Ce qui est le plus difficile quand on apprécie autant une saga c’est l’attente entre les tomes ! Pour ma part je n’ai pas encore ce problème car le tome 2 m’attend bien sagement dans ma PAL, mais pour la suite ça risque d’être plus compliqué o_O

Tout d’abord je voudrais mettre l’accent sur l’univers, j’ai eu la chance de me procurer l’un des exemplaires vendu avec son livret et j’avoue que les illustrations à elles toutes seules m’ont déjà sérieusement donné envie de plonger dans le livre ! Du coup, je suis allée fouiner sur le net et j’adooore tout particulièrement le coup de crayon de Magali Villeneuve, il se dégage quelque chose de profondément humain de ses personnages. Leurs expressions, le regard, l’attitude, la finesse des traits (quasi photographique) est absolument magique. J’ai tellement aimé contempler les personnages que je me suis attachée à eux avant même d’entamer le premier chapitre, c’est pour dire !!

À l’instar de nombreux autres premier tome, cet opus est avant tout introductif, il nous permet de prendre le temps de nous familiariser avec ce nouvel univers. En gros : Ce monde est constitué de cinq territoires, les Endérines, les plaines de Tilh, et les plateaux des Gamarides et d’Agrevin qui sont tous les quatre ceinturés par une immense muraille (la Cuirasse) surveillée nuit et jour par les Arpenteurs. Derrière cette Cuirasse, s’étend le cinquième territoire : Le pays Giddire.
Mais pourquoi ce pays est-il seul derrière ces remparts ?
Et de quoi les Arpenteurs protègent-ils si ardemment leur contrée ? Même eux semblent l’ignorer.
Et pourquoi les quatre autres terres méprisent-ils tant le peuple Giddire qui vit au-delà de la Cuirasse ? Que craignent-ils ?

L’univers crée par l’auteure est tout bonnement addictif ! Il fourmille d’éléments, de détails, tout est construit, structuré, très complexe également, et qu’est-ce-que j’ai aimé m’y plonger ! L’action se déroule principalement à Tileh Agrevina là où sont formés les Arpenteurs. L’on comprend également que ces derniers ont un rôle très important au sein de cette civilisation. Tout tourne autour de cette corporation de militaire. Ces arpenteurs novices ou aguerris qui se sont engagés pour protéger les quatre territoires encerclés par la Cuirasse. D’ailleurs, à plusieurs degrés hiérarchiques, la plupart des personnages de ce premier opus sont des Arpenteurs.

L’action n’est pas omniprésente, loin de là. Et l’intrigue met un peu de temps à apparaître et même après (une fois que LE truc est arrivé), l’on sent plus une espèce de menace latente qu’une série d’action au sens propre du terme. Nous sentons qu’il se passe quelque chose d’anormal, et qu’il faudrait prendre peur, mais de quoi exactement ?! Pour ma part, j’ai été bien plus préoccupée par le sort de certains personnages plutôt que par LA chose qui a provoqué LE truc !!! (D’accord vous n’y comprenez rien, mais vous savez ce qu’il vous reste à faire, hein !!)

Donc vous l’aurez compris, l’auteure prend le temps de nous présenter ses personnages et son univers. Mais c’est aussi ce que j’ai aimé ; prendre le temps… Et nous prenons plaisir à faire connaissance avec les différents individus qui peuplent cette saga. Chaque personnage est brillamment dépeint, on apprend à les aimer ou à les détester, d’autre nous font découvrir des facettes insoupçonnées et se dévoilent brusquement. Mais si je devais nommer LE personnage de ce roman, pour moi ce serait Cahir. Ce jeune homme auquel je me suis attachée dès les premières lignes, l’effronterie dont il use à volonté, son intelligence, sa solitude, sa bravoure, l’hostilité dont il est la victime de part ses origines et son physique… et plus nous nous enfonçons dans cette histoire et plus nous nous lions à ce personnage qui derrière son audace, est pourvu d’une fragilité désarmante. J’aime son humour, même lorsqu’il est sur le point de tout perdre, sa force et sa volonté, sa manière de paraitre détaché de tout alors qu’en faite le moindre regard malveillant le trouble. Cahir m’a énormément ému et sa relation avec Melgar n’en est pas en reste… (Mais c’est qui Melgar ?! Ah !! Pour le savoir, encore une fois vous savez ce qu’il vous reste à faire…)

S’il vous fallait parler d’un deuxième personnage ce serait Ghent Ildorne. Ghent, parfait modèle Agrevin, guère loquace, droit, peu démonstratif, et destiné à suivre les traces de son père (le Haut Capitaine). Et pourtant, il est aussi le seul Agrevin qui se prend d’amitié avec le Giddire et ce, malgré ce que pense les autres. Si je l’ai aimé les trois quart du roman, je dois aussi avouer que la fin m’a assez chamboulé, j’ai eu envie de lui tordre le cou et de le secouer férocement !!!!

Quant à la plume de l’auteure…. soutenue, riche, poétique… bref je me suis laissée porter par les mots qui sans conteste sont d’une qualité exceptionnelle !

En bref : Vous appréciez la dark fantasy ? Vous adorez les univers foisonnant de détails, complexes et addictifs ? Vous êtes sensible aux intrigues bien construites ? Vous chérissez les histoires où les personnages sont si beaux, profonds, tout en relief et si bien décrits qu’il vous poursuivent jusque dans vos rêves ? Vous aimez les illustrations ? Alors, vous kifferez La Dernière Terre !

Euh ?! Vous attendez quoi pour le lire ???

par alucine
L'Empire des tempêtes, Tome 1 : Hope et Red L'Empire des tempêtes, Tome 1 : Hope et Red
Jon Skovron   
Le livre débute sur l'enfance traumatisante de hope et red mais ne s'étend pas trop sur cette période car on retrouve rapidement leurs parcours d'adultes.
Hope ne pense qu'à la vengeance de ses parents et red survit dans une ville remplie de malfrats dont il fait parti .
Pas mal d'action et des personnages bien campés m'ont permis de me plonger dans ce bouquin et c'est avec plaisir que je lirais la suite.
Les Sept Royaumes, Tome 1 : Le Roi démon Les Sept Royaumes, Tome 1 : Le Roi démon
Cinda Williams Chima   
J’avais déjà rédigé il y a quelques temps un avis sur le tome 1, mais qui n’a jamais été diffusé, et je me souviens avoir bien galéré à vous le rédiger, et je sais par avance qu’il va être de nouveau compliqué de le refaire pour toute cette magnifique saga.

L’histoire est "coupée" en deux parties : dans la première, nous suivons Raisa, princesse du royaume de Fells. Elle va avoir 16 ans et c’est à ce moment-là qu’elle sera désignée comme future souveraine et sera en âge de se marier. Mais Raisa connait très peu les problèmes qui se posent dans le monde, à l’extérieur des murs du château, malgré son séjour dans le Camp, peuple de son père.

L’autre partie nous fait découvrir Han, lui aussi âgé de 16 ans, mais à l’exact opposé de la princesse. Il vit dans un quartier peu fréquentable et possède plusieurs identités. Le jour, il est appelé Han, un enfant normal, qui fait des livraisons, mais il est aussi connu sous le nom de Gourmette puisqu’il est un ex-seigneur de rue, le chef d’une bande de quartier.

Le monde de cette saga est se décompose principalement en deux rangs , les Camps et les Magiciens (bien qu’il y est des habitants entres les deux groupes) qui sont en paix depuis 1000 ans. Mais celle-ci repose sur des bases fragiles, et sans le savoir, Han et Raisa vont être tous deux êtres au centre de querelles, qui risquent à chaque instant de briser la fine entente encore présente entre les deux parties.

Ce résumé rapide de l’intrigue ne se place que dans le premier volume de la saga (qui comporte quatre tomes) pour ne pas trop vous en raconter et donc gâcher votre lecture, car il y a pas mal de rebondissements, même si certains sont prévisibles. Mais l’un des charmes de cette saga à mes yeux, en plus de son histoire qui m’a complètement conquis et fait voyager, c’est le style de narration de l’auteur. Malgré certains passages clairement évidents (et j’aurais été déçu dans un sens s’ils n’avaient pas été présents), on se retrouve quand même ébloui et sur les fesses lors de l’arrivée des passages pressentis, de par la manière et le style utilisés pour les décrire, mais aussi par la simplicité déconcertante à visualiser la scène qui nous est décrite. Pour ma part, je me suis retrouvé à vivre complètement certains moments avec nos héros.

Comme dit plus haut, cette saga m’a fait voyager durant les 4 tomes. Pour tout dire, j’ai été complètement incapable de lire d’autres ouvrages entre, si bien que je n’ai pu que dévorer les 4 volumes d’une traite, sans m’en lasser. Rien que d’y repenser, j’ai envie de m’y replonger, mais malheureusement, il n’y a pas de 5ème tome. À titre de comparaison, la dernière saga qui m’a autant fait voyager a été L’épée de vérité qui est, sans aucun doute, ma saga préférée.

Pour ce qui est des deux personnages principaux (même s'il y a toute une flopée de personnages qui tournent autour d’eux), Han et Raisa sont complémentaires en tout point. Han est un ancien voleur qui ne possède rien. Il a aussi été élevé avec les lois de la rue et est devenu un véritable de chef de rue. Rusé, solitaire, il ne compte que sur lui-même pour avancer et nourrir sa famille. Raisa, quant à elle, est une princesse. À part son château et ses quelques années passées dans les camps, elle ne connait rien de la misère qui sévit dans la ville. Elle ne connait pas les problèmes de la vie de tous les jours et sa seule réelle préoccupation au début de son aventure est de savoir avec qui elle se mariera.

La narration alterne principalement les points de vue des deux personnages, ce qui les met souvent en opposition frontale tout au long de la saga. Plus on avance, plus on se demande si l’un s’en sortira mieux que l’autre, bien que l’on souhaite qu’ils s’en sortent tous les deux face à ce qui semble être leur destinée. Destinée qui détruira tous les plans qu'ils avaient prévus...

J’ai eu du mal à me lancer complètement dans l’univers qui semblait au premier abord compliqué, surtout avec le titre qui annonce 7 royaumes, donc pleins de noms, lieux et je m’attendais à voir les personnages bouger souvent. Et non, on reste principalement dans le royaume des Fells, et il n’y a pas masse de personnages, ce qui ne rend pas la visualisation des protagonistes compliquée. On se fait rapidement un état des lieux et des conditions de vie de Han et Raisa. De plus, il n’y a pas une surcharge de peuple ou créatures : ici, ils sont tous humains.

Que dire de plus à part qu’il y a une histoire présente et captivante du début à la fin, des personnages tous riches en caractères et vécu, un style d’écriture fluide... Bref, tout pour faire une magnifique saga à mes yeux que je ne peux que recommander. Un véritable coup de cœur pour cette histoire.

Lien de la Chronique: http://theshadowbooks.blogspot.fr/2013/12/saga-les-sept-royaumes-cinda-williams.html
Le Sabre de Sang, tome 1 : Histoire de Tiric Sherna Le Sabre de Sang, tome 1 : Histoire de Tiric Sherna
Thomas Geha   
Un superbe livre qui nous transporte dans un univers chaotique et sans merci pour Tiric. Un univers ou tout se bouscule, amitié et trahisons mais aussi liberté et esclavage.
J'attend avec impatience de pouvoir lire le second tome !!!

par Julii