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Bibliothèque de Tequila : Mes envies

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La Crécerelle La Crécerelle
Patrick Moran   
Retrouvez d'autres chroniques sur mon blog : https://lesfantasydamanda.wordpress.com
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--- On m’avait promis une histoire originale… ---

…et ce fut le cas ! Même si je n’ai pas totalement adhéré à ce one-shot, je dois reconnaître que l’éditeur a bien fait son travail. Qu’était-il marqué au dos du livre, déjà ? Ah oui : « La Crécerelle est un premier roman détonnant […] qui renverse les clichés du genre en proposant un mélange inventif d’action, de mystère et d’horreur. » Oui, c’est exactement ça, même si la nouveauté se situe davantage dans la manière d’aborder les choses que dans l’intrigue elle-même.

Souhaitant m’éloigner des sentiers (trop) battus de la fantasy, je me suis naturellement laissé tenter. Résultat : si je ne regrette pas d’avoir pris ce risque, ce fut une lecture un peu mitigée…

--- J’ai comme eu l’impression d’être larguée ---

Si j’apprécie habituellement les systèmes de magie aboutis, j’ai éprouvé des difficultés avec celui inventé par Patrick Moran. Certes, il est passionnant, et même plus encore, mais les explications étaient parfois tellement poussées que j’en perdais le fil. Je l’admets, j’étais déroutée, notamment par les préoccupations métaphysiques de l’héroïne à ce sujet.

Malgré cela, j’ai fait l’effort d’essayer de comprendre et je pense y être parvenue dans une certaine mesure. Cependant, en toute franchise, certaines réflexions m’ont paru indigestes. Clairement, c’était trop. Il m’est donc arrivé de sauter certains détails qui, de toute façon, n’apportaient rien de fondamental à l’histoire.

En outre, la narration m’a un peu gênée. Je m’explique ; Patrick Moran a cette fâcheuse habitude de terminer un chapitre, puis d’en commencer un autre en faisant un bond de quelques jours dans le temps… pour ensuite relater les évènements que nous avons ratés. Honnêtement, ça ne m’a pas facilité la tâche.

--- Un univers riche et bien construit, mais pas de lexique ? ---

J’avoue que j’ai ressenti un manque de repères durant ma lecture. L’auteur transmet une telle masse d’informations (historiques, géographiques, biographiques…) afin de développer son univers – très captivant ! – qu’il est difficile de s’y retrouver. En conséquence, je pense qu’une carte et un glossaire auraient constitué une belle valeur ajoutée pour ce livre.

--- J’aime les personnages sombres et torturés, pourtant… ---

Si j’adore le concept même de la Crécerelle, je ne me suis pas attachée à elle. Elle est tellement… froide, distante ? Ah, et je l’ai trouvée incohérente sur un point essentiel : elle se fiche totalement (ou presque) de tuer pour survivre et, a contrario, elle se lie d’amitié avec Mémoire terriblement vite. Cela m’a paru trop rapide, trop facile ; après avoir détruit tant de vies, elle décide d’en protéger une envers et contre tout. Pourquoi ?!

Par contre, je l’ai découverte sous un autre jour dans ses souvenirs, et ce sont d’ailleurs ces épisodes que j’ai préférés. Ils remontent aux origines du Mal, lorsque la Crécerelle se lie avec l’entité et brise tout espoir d’un avenir heureux. À mon sens, c’était là tout l’intérêt de l’histoire, mais cette partie n’a malheureusement pas été développée.

--- Quand les mots transpirent l’angoisse ---

Je vais peut-être vous choquer, mais j’aime quand l’auteur se montre cruel avec ses personnages. En fait, si je lis de la dark fantasy, c’est pour l’infime, le ridicule, le microscopique espoir qui transparaît au coeur de l’obscurité. Mais voilà, je n’ai pas retrouvé cette petite lueur dans La Crécerelle. Elle était si bien cachée que le récit m’a paru déprimant.

De plus, à l’instar de beaucoup d’autres lecteurs, j’ai ressenti comme un malaise tout au long de ma lecture. Cette ambiance, malsaine à souhait, est volontaire de la part de Patrick Moran et je salue sa prestation, car c’est très réussi. Cependant, c’était trop pour moi. Vraiment.

--- Pour conclure ---

Je reconnais volontiers que Patrick Moran avait de très bonnes idées, mais le traitement de celles-ci ne semble pas me convenir et j’en suis la première déçue. Ce one-shot me laisse une impression bizarre sur laquelle j’ai du mal à mettre des mots. Je reste néanmoins convaincue qu’il peut plaire à d’autres que moi, de préférence ceux qui aiment le sang, les tripes et les réflexions métaphysiques.
Le Livre et l'Epée, Tome 1 : La Voie de la Colère Le Livre et l'Epée, Tome 1 : La Voie de la Colère
Antoine Rouaud   
J'ai fini ce livre il y a quelques heures à peine, et je l'ai trouvé super.Depuis sa sortie dans les librairies, je suis passé à côté sans vouloir l'acheter, et finalement je me suis résigné, et je dois avouer que j'ai eu tors d'attendre si longtemps. La structure est très originale, malgré des retours très brusques du passé au présent. Les quelques vers en début de chapitre qui le résument m'a également plu. Le personnage de Dun-Cadal est vraiment captivant ainsi que celui de Grenouille. Je rejoins Kyriaan sur le fait que la deuxième partie est un peu plus longue puisque l'auteur nous réécrit des chapitres déjà présents dans la première partie. Il ne faut quand même pas oublier que c'est le premier roman d'Antoine Rouaud, qui est, à mes yeux un très très bon roman, c'est pourquoi je l'ai classé dans la catégorie diamant de ma bibliothèque

par Daermon
Princess Bride Princess Bride
William Goldman   
J'ai connu le film avant le livre et c'est dommage, j'aurais voulu découvrir cette histoire au fil des pages...
Liriel83 décrit très bien cette oeuvre que j'ai beaucoup aimée. UNE HISTOIRE CULTE A DECOUVRIR

par ccmars
Chroniques Aztèques, tome 1 : D'Obsidienne et de Sang Chroniques Aztèques, tome 1 : D'Obsidienne et de Sang
Aliette De Bodard   
Ce fut une très bonne découverte! J'en avais entendu parler sur je ne sais plus quel forum (pas ici, mais je ne me souviens plus où... bref) et quand je l'ai trouvé à la bibliothèque, j'ai trouvé que ce serait plutôt pas mal de tenter quelque chose dont je n'avais pas l'habitude. L'univers des civilisations précolombiennes restent assez vagues dans ma tête, et ça m'attirait d'en savoir plus là-dessus.

A ce compte-là, j'ai été plutôt bien servie. Avoir le point de vue d'Acatl, grand prêtre des morts et fils de paysans, permet d'en savoir plus sur la religion, la politique (les deux étant très liés) mais aussi sur les guerriers, grâce au frère du narrateur, Neutemoc. Bref, on est super bien immergés dans un contexte qu'on connait pourtant très peu, et c'est bien, même si ça amène quelques longueurs, il faut se l'avouer.

Au delà de ça, une grande place est donnée à la magie et aux dieux, ce qui oriente le roman vers la fantasy. Pourtant, ce qui domine l'intrigue (sauf vers la fin) c'est une enquête rondement menée. En effet, on débarque à Tenochtitlan alors qu'une prêtresse a disparue, et que le frère de notre narrateur est retrouvé couvert de sang sur la scène du crime. Acatl va donc s'évertuer à l'innocenter et à se charger de l'enquête, trouver les coupables et la prêtresse. Il est accompagné de son frère, et de Teomitl, un jeune guerrier arrogant et impatient, mon personnage préféré à ce jour.

Enfin voilà, j'ai trouvé ce bouquin vraiment bien, quoiqu'un peu long par moment. C'est dommage que la suite n'ait pas été traduite, mais je le savais déjà en me lançant, donc pas trop de regrets non plus...

par Rid-kaat
L'Empire des tempêtes, Tome 1 : Hope et Red L'Empire des tempêtes, Tome 1 : Hope et Red
Jon Skovron   
Le livre débute sur l'enfance traumatisante de hope et red mais ne s'étend pas trop sur cette période car on retrouve rapidement leurs parcours d'adultes.
Hope ne pense qu'à la vengeance de ses parents et red survit dans une ville remplie de malfrats dont il fait parti .
Pas mal d'action et des personnages bien campés m'ont permis de me plonger dans ce bouquin et c'est avec plaisir que je lirais la suite.
Sharakhaï, Tome 1 : Les Douze Rois de Sharakhaï Sharakhaï, Tome 1 : Les Douze Rois de Sharakhaï
Bradley P. Beaulieu   
Avant toute chose, je voudrais saluer le travail de Marc Simonetti. Sérieusement, cette couverture est juste magnifique, et je trouve qu'elle reflète sincèrement l'ambiance ou l'esthétique de la cité Sharakhaï. En tout cas, à la lecture du livre, je l'imaginais parfaitement en ce sens.

Parlons maintenant du livre en lui-même. J'en avais pas mal entendu parler l'an dernier, comme quoi il allait être un des gros titres Bragelonne de l'année (bizarrement, ça ne m'étonne pas), mais je n'ai pas eu l'occasion de m'y plonger plus tôt... Au final, je ne suis pas déçue (j'ai même hésité à le passer en Diamant, mais... hm, il manquait un petit truc !).
Contrairement à la plupart des commentaires précédents, je n'ai pas spécialement trouvé le temps long (ce qui est assez étonnant, en général dans ce type de livre, j'ai pour ma part au moins deux ou trois passages où je me dis que c'est leeeent). Même pendant les flashback (où j'avais de temps en temps envie de leur dire "raaaah, mais laissez-moi tranquille dans le présent !"), ça se lisait plutôt bien.
Les personnages tiennent convenablement leur rôle. Toutefois, je trouve dommage que certains personnages du début du récit se retrouvent totalement hors jeu par la suite [spoiler](Osman, Tariq... même la Louve Blanche ! J'aimais bien l'ambiance arène).[/spoiler]
On ressent bien les décors, les rues, les gens, une ambiance typiquement Moyen-Oriental (ce qui est assez rare) où la fantasy vient se mêler.
Puis, pour finir, cette quête, cette révolution des Douze Rois à détrôner. On pourrait penser à du réchauffé, du vue, eh bien.. pas vraiment, je trouve. Et pas si simple non plus. L'auteur a su y glisser du flou, des mystères [spoiler](merci les poèmes !)[/spoiler], et des questions non élucidées (l'origine des rois, et surtout tout ce qui entoure le personnage d'Ahya, et ce qu'elle [spoiler]a fait juste avant sa mort... même si j'ai une petite théorie là-dessus : elle aurait réussi à tuer le roi Azad ? Et Nayyan, la Vierge mystérieusement disparue, aurait pris sa place ? Après tout, lors de la présentation des Rois, Azad est le seul dont on ne distingue pas du tout le visage, et lorsque deux autres Rois parlent de sa "véritable identité", et on a finalement une Vierge sans nom qui affronte Çeda près des champs de fleur ! Hm... moi je dis, il y a anguille sous roche !)[/spoiler]
En tous les cas, Sharakhaï est une saga que je suivrai avec intérêt. D'autant que l'histoire ne semble pas prête d'être conclue, il y a de quoi faire avec ces Douze Rois à tuer (?), et l'auteur a déjà prévu au moins 4 tomes.. Bref, tout ça promet !

par Zinthia
La Trilogie des Joyaux Noirs, Tome 1 : Fille du Sang La Trilogie des Joyaux Noirs, Tome 1 : Fille du Sang
Anne Bishop   
FASCINANT !

Un excellent début pour cette trilogie qui nous plonge dès la première page dans un univers tout à fait envoutant.
Nous découvrons un monde matriarcal où les intrigues et les trahisons foisonnent, où la magie a toute sa place et où le pouvoir trouve sa source dans les joyaux, allant du plus clair au plus foncé.
Une fantasy riche mais pas évidente d'un premier abord, l'atmosphère qui se dégage de ce livre est tantôt sombre, tantôt lumineuse, de nombreux personnages agrémentent ce récit, tous plus étranges et plus fascinant les uns des autres.
J'ai hautement apprécié cette lecture, totalement adhéré à l'histoire et me jette sans attendre dans la suite de cette trilogie.

par ccmars
Le Chagrin du Roi mort Le Chagrin du Roi mort
Jean-Claude Mourlevat   
Si l'écriture était un art...
Si les mots étaient magiques...

Le Chagrin du Roi mort, poésie à l'état pur. Tristesse mais espoir, il a le silence de la neige.

Quand Mourlevat sort sa plume, un fait anodin devient une œuvre d'art. Que dire alors d'un roman ?

A lire un soir de décembre, lorsque la neige a recouvert le paysage de son froid manteau de blancheur... armé d'une boîte de mouchoirs et d'une infusion à la verveine.

par Vavi
Les Rhéteurs, tome 1 : Anasterry Les Rhéteurs, tome 1 : Anasterry
Isabelle Bauthian   
Pour avoir commis une faute de bienséance, Renaldo, fils cadet du baron de Montés, est envoyé en mission d'espionnage dans la très tolérante baronnie d'Anasterry. C'est accompagné de son ami Thélban, un riche marchand, qu'il se présente à la cour du baron Cal d'Anasterry sous le prétexte de renégocier un contrat entre les deux baronnies. Le baron Cal qui n'est pas dupe de la vraie raison de leur venue les autorise à fouiller là où ils le désirent mais leur interdit formellement de pénétrer dans les dangereux marais. Mais cette interdiction ne fait qu'attiser la curiosité des deux jeunes gens.

Dans ce premier opus des Rétheurs où la politique est omniprésente, il faut attendre presque la moitié du roman pour que l'intrigue se dévoile et qu'elle démarre timidement. En effet, l'auteure choisi de développer un univers très riche, très fouillé où les convenances occupent un place de premier plan.

Ici pas de rebondissements en chaîne, pas d’intrigues secondaires, l'auteure a choisi de faire ressortir les différences entre l'utopique Anasterry par rapport aux autres baronnies beaucoup plus strictes et plus rigoristes. L'histoire aborde des thématiques pertinentes qui avec l'immigration forcée des demi-hommes est très d’actualité avec ce qui se passe actuellement dans notre monde. Certes les thèmes abordés sont très pertinents mais c'est au détriment de l'action que ce fait leur traitement.

L'auteur alterne le récit présent avec la première rencontre entre les deux jeunes gens, le passé de Renaldo. Certes cette manière de procéder permet de découvrir pleinement les deux protagonistes principaux, mais ces flash-backs ont malheureusement l’inconvénient de rajouter de nombreuses longueurs à un récit déjà très lent.

Les personnages sont certes intéressants à suivre car leurs interactions verbales sont émaillées de piques, de bons mots. Cet humour apporte un peu de légèreté à un récit quelque peu ennuyant. Le personnage de Constance est le plus intéressant à suivre car elle occupe une place qui détonne dans cet société féodale très rigide. Là encore la thématique abordée peut être comparée à l'aspiration des femmes dans des nombreuses des sociétés actuelles à avoir plus de droits et de libertés.

La plume de l'auteure, malgré les nombreuses longueurs dues à un univers très élaboré, s'avère directe, bien travaillée sur le fond et pas du tout pompeuse, ce qui aurait pu être le cas avec ce type d'univers.

Au final Anasterry nous offre une fantasy intéressante mais, il faut bien le reconnaître, qui manque cruellement d'actions. Les rares rencontres avec la créature ne sont malheureusement pas assez approfondies. On aurait aimé plus de combats. Le personnage principal trop formaté par son éducation, se montre trop psycho-rigide et apparaît de ce fait à certains moments presque caricatural. Ce premier tome ouvre de nombreuse pistes pour les tomes ultérieurs. On ne peut qu'espérer une intrigue plus solide, des dénouements plus travaillée et des fins moins convenues. Quand au côté dark-fantasy annoncé dans la quatrième de couverture on le cherche encore : il ne suffit pas de mettre une créature mutante pour être dans un registre quand l'univers ne suit pas !

par Goupilpm
L'Enfant de Poussière L'Enfant de Poussière
Patrick-K Dewdney   
ATTENTION : le résumé vous révèle plus de la moitié du livre!

Hormis cette grosse déception, qui m'a un peu gâché le plaisir de la lecture (certaines choses évoquées dans le résumé n'arrivent que très, très tard), ce premier tome du Cycle de Syffe réserve bien des surprises!

De la hard fantasy médiévale, avec un thème tournant autour de l'enfance, de la guerre et de la politique. Étrangement, l'histoire m'a fait penser quelque peu à la Quête d'Ewilaan, de Pierre Bottero, dans une version beaucoup plus adulte et plus sombre.

Le scénario nous emporte dans la vie de Syffe, jeune orphelin qui pousse tout seul avec sa bande et apprend à vivre par lui-même, dans une ambiance de paix toute relative. Malheureusement, il fini par tomber dans le piège de la politique et sera utilisé de plusieurs manières. En découle sa construction, ses apprentissages et un arrière fond de révoltes et de guerre, jusqu'au jour où son destin croise les guerriers Var.
Malgré lui, son avenir prend des tournures difficiles et il se voit contraint de fuir, ainsi débute, vers la moitié du livre, les aventures qui préparent le terrain pour un cycle long et palpitant!

Le travail autour de l'écriture de ce roman est très impressionnant. L'emploi des mots, des temps, toute la manière dont le livre est écrit a été travaillé de manière très juste et minutieuse. On y trouve une facilité de lecture, mais également un réel travail pour faire appel facilement à l'imagination du lecteur. La lecture qui en résulte et fluide et il est difficile de quitter le livre. Le livre tisse tout autour de lui l'univers dont il parle et celui-ci peine à nous quitter une fois le livre refermé. Une belle pépite, à voir ce que donnent les futurs tomes!

par Nausicaah