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_Louyse, murmure-t-il, je n'arrête pas de penser à toi.

Nous sommes si près que je me sens rougir...Les souvenirs où, enfants, nous nous pressions l'un contre l'autre, me submergent.

Mais cette fois, c'est différent.

Torik me prend la main avec timidité. Il la pose contre son torse, où je peux entendre son coeur battre très fort. Puis il passe les deux bras autour de moi et nous restons ainsi serrés l'un contre l'autre.

Nous levons la tête au même instant pour parler, mais aucun son ne sort, ni de sa bouche ni de la mienne...si proches. Souffle cort, je ferme les yeux. Quand nos lèvres se frôlent, je m'abandonne à ce bref contact, avant de me détacher, le coeur cognant à tout rompre.

_Il ne faut pas...

Ses yeux brillent au-dessus de moi.

_Oh, Louyse, tu es si jolie...

Je fonds sous l'intensité de son regard.

Il prend mon visage entre ses grandes mains, en dégage les mèches folles, et pose à nouveau sa bouche chaude sur la mienne. Cette sensation de douceur est des plus inédites. Torik s'enhardit. Il presse doucement mes lèvres, les entrouvre de sa langue; tandis que nos souffles se mêlent, je me sens défaillir sous ce premier baiser si...mouillé.

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_Pourquoi me regardez-vous ainsi? S'il y a un problème, il faut me le dire, parce que je ferai mieux la prochaine fois!

Dame Maurey ricane :

_Ce n'est pas toi que je regardais.

Ce qu'elle peut e^tre bizarre! Je me déplace sur ma chaise, mal à l'aise.

_C'est ton aura.

Ah. Voilà donc de quoi il retourne...

_Et...elle est comment, mon aura?

_Noire, ma fille, elle est noire, avec des bords ondoyants.

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Extrait ajouté par Lyanaa 2018-10-16T13:05:12+02:00

À portée de bras, un arbre s’ébroue. Un long frémissement parcourt son tronc, secoue ses branches et disperse une rosée glacée en pluie sur nos têtes.

Puis, la sombre ramure s’étire, craquant de toutes parts. Son agitation se répercute d’arbre en arbre, loin devant. Toute la forêt ondule à présent, bruissant de vie, d’un bruissement assourdissant. Les feuilles qui jonchent le sentier voltigent et s’élèvent en tourbillons. Comme un signal, monte le hurlement d’un loup…

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Extrait ajouté par Lyanaa 2018-10-16T13:04:03+02:00

La fabrique des thés…

Torik et moi, nous nous y retrouvions en secret. Quand nous étions gosses. Inséparables. Excités par l’interdit. Conscients que nos maîtres de classe primaire nous sacqueraient s’ils découvraient ces évasions. Planqués entre les caisses de thé recouvertes par un sac de jute en guise de toit, nous nous chuchotions des secrets. Aventuriers ou explorateurs, nous y passions des heures aux moments creux.

Et même toute une nuit, l’année de nos onze ans. Dans l’attente des résultats de l’apprentissage, écrasés par l’imminence de la grande séparation.

Cette nuit-là, Torik m’avait fait ce serment.

Alors, je l’attends.

À tort.

À l’intérieur, des acclamations saluent l’apparition des desserts. C’est foutu, il ne viendra plus…

- Louyse…

Je me retourne d’un bloc.

- Torik!

Un élan incontrôlé me jette dans ses bras.

- Désolé pour le retard, p’tit loup, murmure Torik dans mes cheveux. J’étais coincé.

P’tit loup… Au rappel de ce petit nom, mon coeur fond comme du miel. J’essuie furtivement une larme pour écarter Torik à bout de bras.

Il me domine d’une tête et si ses yeux bleus n’ont rien perdu de leur éclat rieur, un cocard noir cerne son oeil droit jusque dans sa somptueuse chevelure de rouquin.

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À l’origine était Ara, la Déesse Mère, qui fertilisa la Terre arcane de ses pleurs. Sept de ses larmes donnèrent naissance à tout ce qui vit : végétaux, animaux, humains…

Fière de cet exploit, Ara offrit la planète en espace de jeux à ses enfants, elle émit une unique restriction : ne pas toucher le rameau qui supportait les sept larmes de sa création.

Mais Abbymes, le benjamin, fut attiré par le scintillement du chêne qui supportait le rameau de Vie. Brûlant de convoitise, il parvint à convaincre ses frères et sœurs de commettre l’irrémédiable. Un craquement sinistre retentit quand Abbymes cassa la branche qui supportait les larmes d’Ara.

Le fracas qui s’ensuivit fut tel que son onde se propagea dans l’Infini céleste. Et la Terre arcane sombra dans le chaos total.

Abbymes fut jeté dans les Abysses par sa mère, la Déesse Ara, pour avoir provoqué l’Apocalypse. Ses frères et sœurs assistèrent à la sentence sans lever le petit doigt.

Mais avant de disparaître, Ara n’omit pas de les punir eux aussi : « Cette planète est vôtre désormais ! Vous vous y êtes attachés en y cueillant les fruits de votre convoitise ! Et vous y demeurerez à jamais ! »

Puis, la Déesse dispersa les sept larmes aux confins des terres pour qu’elles ne soient plus jamais réunies : ensemble, elles formaient une arme qui avait détruit ce monde… une fois !

Une prophétie préfigure le Livre des Ères : Isafjur, la Citadelle de Lumière, a été conçue dans le but de prévenir cette menace et défendre le monde contre le mal qui avait déjà rongé le Démon... une fois !

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_Tu es faite pour être un Ringsey, Louyse. Tu as ça dans le sang. Je le sais depuis que j'ai posé les yeux sur toi.

_Comment pouvez-vous le savoir?

Elle prend son temps pour répondre.

_Je te vois faire au quotidien. Tu ne t'affoles pas, même quand le sang coule à flots et que tes compagnes tournent de l'oeil. Tu agis d'instinct. C'est rare à ton âge, crois moi, et quand tu aura tes Ringtree, je ne te dis pas.

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Ombre véloce, il se ramassa et se propulsa à travers la barrière de Lumière.

Les défenses d'Isafjur réagirent et le Démon fut aussitôt dévoré par les flammes. L'horrible souffrance nourrit sa rage. Il s'élança pourtant, silhouette brûlante, par-dessus les Isafjuriens qui s'affairaient dans l'aube du jour à poindre.

Il ne fut pas long à repérer sa proie.

Elle rayonnait, minuscule jouvencelle à l'éclat d'or.

Le Démon se pencha sur la jeune fille, en rang au milieu d'autres qui répondaient à l'appel du matin.

- Louyse ?

Elle s'apprêtait à répondre quand le Démon posa la main sur sa tête.

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Extrait ajouté par yacat 2017-01-06T20:40:43+01:00

J'ouvre enfin les yeux, prends une inspiration et crie un bon coup :

- Ça suffit !

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