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Il la détailla des pieds à la tête, lentement, soigneusement, et elle sentit une profonde vague de chaleur monter en elle et la chatouiller depuis les orteils. C’était bien beau de se promener en pantalon quand tout le monde pensait que vous étiez un garçon, mais à cet instant, elle eut l’impression de se retrouver toute nue.

- Les pantalons vous vont bien, murmura-t-il.

- On ne… Est-ce qu’on ne devrait pas se remettre au travail?

Il sourit.

- La bonne réponse quand on vous fait un compliment, c’est « merci ». Vous n’auriez pas tout de même pas déjà oublié vos bonnes manières, jeune demoiselle.

- Je suis vraiment désolée. Je ne crois pas que les manuels de savoir-vivre couvrent ce genre de situation.

Il se pencha dangereusement vers elle, effleurant de ses lèvres son cou, et inspira.

- Mmm. Et vous sentez bon.

Mary faillit suffoquer. Recula d’un pas et se retrouva le dos collé à la pierre froide.

- M… merci.

- C’est mieux. Je peux vous embrasser?

Il fit glisser ses doigts dans le col de la chemise de Mary, caressant sa douce nuque.

- Je n… ne pense p… pas que ce s… soit une bonne idée.

- Et pourquoi pas? Il n’y a que nous ici.

Il avait posé les mains sur ses hanches. Elle avait l’impression que ses poumons s’étaient comprimés et qu’ils avaient rétréci.

- Et… si quelqu’un arrivait?

Il réfléchit un instant.

- Eh bien, je pense qu’ils en concluraient que j’ai un faible pour les petits garçons crasseux.

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Les yeux de James se posèrent sur une silhouette qui remontait la rue en se traînant d’un pas mal assuré. Elle louvoyait bizarrement de réverbère en boîte aux lettres, avançant avec une prudence extrême, comme si elle avait peur de glisser et de tomber. Elle lui fut aussitôt viscéralement familière: la dernière personne qu’il s’attendait à voir dans un état pareil, mais la première qu’il reconnaîtrait n’importe où, dans n’importe quelle circonstance. Il frappa contre le toit de la voiture, deux coups francs, et celle-ci se mit à avancer au pas à côté de la forme titubante.

Mince. Assez sale. Des joues très roses.

James sourit. Il n’aurait pas rêvé meilleure diversion.

- Vous vous êtes perdue? lança-t-il à travers la fenêtre ouverte.

Elle tourna brusquement la tête, ce qui la fit trébucher. Il lui fallut un moment pour faire le point sur le visage du jeune homme, mais quand elle y parvient, elle prit aussitôt une expression de pur plaisir qui fit fondre le cœur de James.

- Vous!

Il rayonnait de joie, comme un idiot. Autant renoncer tout de suite aux traits d’esprit.

- On dirait que vous avez besoin d’être raccompagnée.

La voiture ralentit très progressivement avant de s’arrêter. Barker détourna soigneusement la tête en ouvrant la portière et en dépliant les marches, mais James n’eut pas de mal à imaginer l’expression de dégoût qu’il devait consciencieusement afficher.

Dans l’encadrement de la portière, le visage de Mary tourné vers James paraissait petit et légèrement perplexe.

- Qu’est-ce que vous faites là?

- Je rentre chez moi. Montez.

Elle posa une main sur son front, comme si elle essayait de se rappeler quelque chose.

- Toujours soucieuse des convenances?

- Non…

- De préserver votre couverture?

Elle fronça les sourcils.

- Je… Eh bien, j’imagine…

- Oh, arrêtez de tergiverser.

Il se pencha vers elle, l’attrapa sous les aisselles et la hissa à bras-le-corps dans la voiture: au diable marches, convenances et couverture. Elle était légère, raidie par la surprise, mais sa propre faiblesse le surprit. Un an plutôt, il n’aurait pas réfléchit à deux fois à cet effort; aujourd’hui, il dut rassembler le peu de force qu’il lui restait pour la soulever. Il réussit néanmoins à la poser à côté de lui sur la banquette avec juste un petit bruit sourd, et le temps qu’elle cesse de bafouiller et de ricaner, ils étaient en route.

- Pfiou. Vous empestez la bière.

- Je croyais que vous aimiez la bière.

- Mais j’aime ça.

Il prit son visage entre ses mains et l’embrassa langoureusement sur la bouche. Elle poussa un petit cri de surprise et leva les mains, comme pour le repousser. Mais elle les posa sur sa poitrine avant de lui rendre son baiser dans un tendre élan. Sous la bière maltée, elle avait un goût délicieux, familier. Mais c’était encore mieux que la dernière fois. Infiniment. Et ce qu’il avait d’abord imaginé comme un baiser unique se changea en une longue chaîne de baisers.

Profonds.

Hypnotiques

Sublimes.

Des baisers qui menaçaient d’effacer le reste du monde.

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Voici le lien d'un extrait du livre :

http://www.nathan.fr/feuilletage/default.asp?isbn=9782092524220

Bonne lecture !

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James avait à peine écouté les présentations: il ne quittait plus le « garçon » du regard. Il sentit le sol trembler sous ses pieds, petit tremblement de terre qui fit tressaillir toutes les fibres de son corps. Il ne pouvait plus détacher son regard de ces yeux. Aujourd’hui, ils étaient noisette, bien qu’il sache parfaitement qu’ils pouvaient se teinter de vert sous une certaine lumière. Ils étaient encadrés d’épais cils noirs, cils arqués et d’une crinière de cheveux noirs en bataille. Il lut sur son visage une expression de surprise et de désarroi qu’il reconnut immédiatement et sur laquelle il était impossible de se méprendre.

James pâlit et sentit tout son sang se précipiter dans ses orteils. Son estomac se souleva brusquement, sans que cela soit vraiment désagréable. Il resta un moment immobile également. Les expressions se succédaient sur son visage. Gêne. Panique. Et quelque chose d’autre…

- Vous!

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