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Commentaire sur The Book of Ivy, Tome 2 : The Revolution of Ivy - Amy Engel

Ajouté par Cassy33

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Par le Editer
Cassy33 Lu aussi
Note : 6/10
La première impression que m'évoque ce deuxième tome se résume à de la déception. Si j'avais adoré The Book of Ivy, je n'ai apprécié que quelques rares éléments dans The Revolution of Ivy, et c'est seulement grâce à Caleb et Ash que je n'ai pas classé ce second volume plus bas dans ma bibliothèque. En fait, je regrette presque de l'avoir lu, car il a considérablement fait descendre cette série dans mon estime. Ici, je n'ai retrouvé aucun des aspects qui m'avaient fait aimer Ivy, Bishop et leurs aventures, et à de nombreuses reprises, je me suis ennuyée et ait eu envie de refermer le livre pour ne plus le rouvrir, ce qui ne m'était jamais arrivée avec le premier volume.

Tout d'abord, j'ai détesté Ivy du début à la fin. Autant je m'étais identifiée et attachée à elle dans le premier tome, autant j'ai eu l'impression de me retrouver face à une nouvelle héroïne exécrable et égoïste dans celui-ci. Le résumé et le titre nous promettent une révolution, mais la moitié du livre se consacre aux états d'âme d'Ivy et aux complexités de l'amour qu'elle voue à Bishop, comme si le monde entier tournait seulement autour d'eux, et comme si Ivy ne se souciait désormais plus que d'elle, de son bien-être, et de ses envies personnelles. Alors, je comprends bien que son expulsion l'ait forcé à évoluer, et que les épreuves qu'elle surmonte depuis son mariage l'ont fait changer, mais ce n'est pas une raison pour lui donner une nouvelle personnalité si insupportable ! Je veux bien qu'Ivy pense davantage à elle, maintenant qu'elle n'est plus obligée de suivre uniquement les directives de sa famille sans formuler son propre avis, mais je pensais tout de même qu'elle se préoccuperait un peu plus rapidement de ce qui se passe à Westfall, au lieu de constamment écarter ce problème par la simple excuse que cela ne la concerne plus et qu'elle ne peut de toute façon rien y faire. La preuve : elle a pu intervenir, finalement, et cela les concernait tous, elle en particulier, puisque c'est depuis son départ forcé que les émeutes ont commencé et que tout le système instauré par les Lattimer s'est effondré. Ce que je reproche également à ce tome, c'est son cruel manque d'action. En finissant The Book of Ivy, j'étais impatiente de découvrir la vie à l'extérieur, le nouveau quotidien qu'allait devoir affronter notre héroïne derrière les murs rassurants de sa ville natale, et j'ai vraiment été déçue de constater que l'auteure s'est contentée de survoler ce point d'une façon très abrégée et trop simple. C'est un peu comme si elle n'avait pas franchement réfléchi à la question, et qu'elle ne nous donnait qu'un nombre très limité d'informations sur la survie à l'extérieur, nous laissant imaginer tout le reste, alors que ce n'est clairement pas notre boulot. À part au tout début, où Ivy rencontre des problèmes pour se nourrir et pour trouver un refuge où dormir, et où elle doit faire face à un coyote affamé et à Mark Laird, tout le restant du bouquin semble trop facile, comme si la vie dehors était presque plus agréable que celle à l'intérieur. On y trouve de la nourriture à profusion (les animaux se font constamment avoir par les mêmes pièges et ils semblent très nombreux puisque les prises sont toujours bonnes chaque jour, ce qui permet au petit groupe d'avoir constamment de quoi se nourrir, alors qu'à mon avis, la question de la famine aurait dû être bien plus traitée dans de telles conditions de vie), les ennemis à l'extérieur se comptent sur les doigts d'une main et semblent tellement peu habitués au combat qu'ils se font rapidement mettre hors d'état de nuire, et les camps paraissent parfaitement bien organisés, d'une façon plus démocratique que Westfall et sans pour autant souffrir d'un quelconque manque, qu'il soit matériel ou nutritif. Franchement, c'est à se demander où est passée la dystopie ! Tous les ennuis (et encore, ils ne sont vraiment pas nombreux) qui se sont dressés sur la route de nos quatre protagonistes ont été résous en un temps record et avec une facilité déconcertante, et l'auteure a en fin de compte préféré se focaliser sur la romance que sur la survie et la rébellion, ce que je trouve vraiment dommage. On dirait presque qu'elle a un posé un cadre derrière Ivy et Bishop, histoire de rendre leur histoire d'amour un peu plus mouvementée, mais qu'elle n'a pas du tout cherché à approfondir le contexte. En fait, voilà le principal problème de ce livre : rien n'est approfondi. Comme son épaisseur est encore plus fine que pour le tome 1, et puisque Amy Engel a choisi de gâcher de multiples chapitres à créer de faux doutes sur la relation Bishop/Ivy (je dis faux parce qu'on savait pertinemment qu'ils allaient finir ensemble, même si Ivy faisait mine de ne pas comprendre l'amour que lui portait Bishop ; passage que j'ai trouvé extrêmement agaçant soit dit en passant), l'action arrive très tardivement, et on a droit à aucune rébellion, finalement. En fait, il aurait soit fallu faire davantage de tomes afin de complexifier cette histoire et la rendre plus crédible et intéressante, soit s'arrêter au premier tome et laisser les lecteurs s'imaginer ce qui attendait Ivy derrière les clôtures, car en fin de compte, on en apprend tellement peu sur l'extérieur que j'aurais préféré me faire ma propre vision de ce monde plutôt que de suivre celle donnée par l'auteure, bien trop simpliste.

En ce qui concerne les personnages, comme je le disais plus haut, j'ai surtout apprécié Caleb et Ash, car Ivy m'a exaspéré durant tout le roman, et Bishop m'a également déçu par sa passivité et sa tendance à laisser Ivy tout gérer comme s'il n'était pas capable de prendre ses propres décisions.
Pour commencer, j'ai presque désapprouvé toutes les réactions d'Ivy, et sa façon de constamment s'apitoyer sur son sort, faire comme si personne ne pouvait l'aimer, et jouer à la pauvre malheureuse qui ne comprend pas les sentiments de Bishop m'a vraiment agacé. J'avais envie de la secouer pour qu'elle redevienne l'héroïne qui m'avait plu dans le premier tome, mais ça n'a pas été une seule fois le cas. Ivy n'est définitivement plus la même, et sa transformation n'est clairement pas positive. Désormais, elle fait passer ses intérêts avant ceux des autres, tue des animaux sans éprouver le moindre remord ou le moindre dégoût, veut apprendre à manier des armes sans se formaliser plus que ça de l'usage qu'elle fera de ces leçons, et s'apparente plus à une guerrière au cœur de glace qu'à une jeune fille qui veut simplement aider ceux qu'elle aime et faire changer les mentalités des habitants de Westfall.
Bishop, qui était mon coup de cœur du premier tome, a également changé, et là encore, pas dans le bon sens du terme. En commençant The Revolution of Ivy, j'étais impatiente de retrouver ce personnage, et au début, je dois avouer que j'étais satisfaite de le revoir, et qu'il me faisait de la peine, à se faire constamment rejeter par une Ivy indécise et égoïste. Mais au fil du temps, lui aussi m'a agacé, à acquiescer à toutes les décisions d'Ivy, à la suivre peu importe ce qu'elle désirait faire, et à se comporter comme un petit toutou sans opinion personnelle. J'aurais aimé qu'il s'affirme davantage, qu'il ne se contente pas de rester dans l'ombre d'Ivy. C'est dommage, car je suis sûre que ce personnage aurait pu être bien mieux exploité, mais dans le cas présent, l'évolution de ces deux personnages a rendu leur histoire d'amour tantôt rageante, tantôt niaise, lui faisant perdre tout l'attrait qu'elle avait à mes yeux dans le premier volume.
Heureusement, Caleb et Ash ont su remonter le niveau. Si les personnages secondaires étaient presque inexistants, ou du moins très peu mis en avant dans The Book of Ivy, l'auteure a au moins eu la bonne idée d'en créer deux de plus dans ce deuxième et dernier tome, rendant l'histoire un peu plus intéressante que si elle s'était concentrée uniquement sur Ivy et Bishop. Au début, je ne savais pas trop quoi penser de Caleb, qui ne paraissait pas franchement ravi d'accueillir Ivy dans sa communauté, mais très vite, il a su susciter mon intérêt. C'est bien le seul personnage, avec Ash, qui ne m'a pas agacé une seule fois, et dont j'ai apprécié toutes les interventions. Son caractère, à la fois dur, un peu froid de prime abord, et parfois sarcastique m'a beaucoup plu. Il avait également quelque chose de rassurant, étant donné qu'il est habitué à survivre à l'extérieur depuis sa naissance, et j'ai particulièrement aimé son lien avec Ash, qu'il considère comme sa sœur étant donné qu'ils ont été élevés ensemble malgré le fait qu'ils ne partagent pas le même sang, et son élan protecteur envers elle l'a rendu encore plus attachant. Quant à Ash, j'ai beaucoup aimé sa candeur, la fraîcheur qu'elle a apporté au roman, et sa complicité avec Ivy. Sans elle, je suis certaine que les chapitres se seraient révélés encore plus ennuyeux.

Enfin, pour ce qui est de la fin, je l'ai trouvé extrêmement bâclée et trop prévisible. On se doutait un peu de la tournure que prendraient les événements, et Amy Engel n'a pas essayé de nous surprendre, à part peut-être avec la mort de deux individus importants. À vrai dire, ce qui m'a le plus étonné, c'est le manque d'action, la facilité avec laquelle le plan d'Ivy a été exécuté, et l'absence de la révolution qui nous était promise. En fait, on se rend compte qu'Ivy n'a quasiment servi à rien, dans les changements qui s'opèrent à Westfall. Seule son expulsion a permis de faire réagir certains habitants de la ville, mais ce n'est clairement pas son intervention à la fin qui a décidé du futur de Westfall.
Spoiler(cliquez pour révéler)
Contrairement à plusieurs lecteurs, je n'ai pas non plus été émue par les dernières pages. Je n'ai partagé à aucun moment les sentiments d'Ivy, et j'étais plus soulagée de finir ce roman qu'autre chose. La seule véritable émotion que j'ai ressenti, c'est de la déception. Tout s'enchaîne trop vite, tout semble tellement irréaliste qu'on a l'impression que l'auteure était juste impatiente d'en terminer avec cette saga. Le président Lattimer meurt, le père d'Ivy meurt, leurs enfants prennent la relève (comme c'est surprenant !) pendant l'hiver, puis Victoria est élue présidente, et nos quatre protagonistes s'en vont pour découvrir l'océan, moment que je n'ai trouvé ni beau ni poétique, étant donné qu'il ne sert à rien dans le scénario (j'aurais préféré les revoir adultes, une bonne dizaine d'années plus tard, par exemple) et ne donne aucun but précis aux personnages. De plus, le résumé de leur périple m'a presque semblé risible, tant il facilite le travail de l'auteure. On apprend rapidement qu'ils ont effectivement traversé plusieurs dangers et difficultés, mais c'est justement ça qui nous aurait intéressé dans le roman ! Plutôt que de nous raconter tout ça dans un petit paragraphe à la fin, pourquoi ne pas avoir mis en place tous ces problèmes sur leur route, au fil des chapitres ? Il aurait été intéressant de voir le petit groupe confronté à des gangs, leur communauté attaquée par d'autres groupes ou par des meutes de coyotes ou de loups, et puis j'ai trouvé un peu trop facile que l'on apprenne que tous ont tué pendant leur expédition, mais bien entendu, sans perdre leur humanité ! En fait, tout se passe toujours trop bien dans cette dystopie, quoi que les personnages fassent, quoi qu'ils décident, ils restent bons, ne basculent à aucun moment du mauvais côté, et surtout, sont invincibles à quatre, comme s'ils étaient plus forts et déterminés que le reste du monde. Bref, une fin que je n'ai pas du tout jugée crédible ou captivante, un peu comme tout le reste du bouquin.


En conclusion, je vous conseillerais presque de vous arrêter au premier tome et de ne pas gaspiller de temps ni d'argent avec ce deuxième volume qui m'a profondément déçu et agacé. L'histoire d'amour se dégrade considérablement, les deux protagonistes ont perdu tout leur intérêt et sont seulement sauvés par leurs relations avec Caleb et Ash, la vie à l'extérieur se révèle quasi paradisiaque et donc parfaitement irréaliste, et la rébellion que l'on attend tous n'a même pas lieu. En bref, The Revolution of Ivy est un roman long à lire, ennuyeux, dénué d'action et de réel suspense, et bien trop prévisible, gâchant complètement l'impression positive que m'avait laissé le tome précédent.
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