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As-tu fermé la salle de danse ?m’a-t-elle demandé, alors que nous arrivions au bureau.

— Oui, j’ai pensé que ça te ferait gagner un peu de temps. Je pense que tout le monde est parti, maintenant.

— Merci, a-t-elle dit en refermant le placard.

Nous sommes ensuite sortis dans le couloir, et elle a éteint sa lampe de poche.

Au moment où elle fermait la porte à clé, je lui ai dit :

— Ecoute, j’aimerais vraiment t’emmener dîner quelque part ce soir. Il y a un endroit fantastique à une demi-heure d’ici, très calme, confortable, où on mange bien…

Savannah m’a coupé la parole en soupirant :

— Tristan, c’est impossible. Tu le sais bien.

J’ai replacé une mèche de cheveux derrière son oreille.

— C’est un tout petit restaurant, la clientèle est plutôt jeune. Ça m’étonnerait qu’on croise une connaissance.

— Toi et le Clan connaissez tout le monde…

— Là tu te trompes. Et je demanderai une table dans un coin, pour que personne ne nous voie.

— Je ne sais pas…

Elle hésitait, je pouvais le voir dans ses yeux.

— S’il te plaît, Sav ?Je ne t’ai pas vue beaucoup, ces dernières semaines.

Je lui ai souri, puis je l’ai prise dans mes bras en l’embrassant pour ponctuer chacune de mes phrases.

— Tu me manques. Je n’en peux plus. J’en suis réduit à te supplier !

— Tristan ! Enfin ! Quelqu’un pourrait nous voir…

Je l’ai repoussée contre le placard aux accessoires.

— Oh que non ! Tout le monde est parti pour la soirée.

Soudain, il n’a plus été possible d’attendre. Nous serions partis dans quelques minutes. Mais d’abord…

A tâtons, j’ai trouvé la poignée du dressing, et j’ai ouvert la porte.

— Savannah, ai-je murmuré contre ses lèvres, tandis que ses mains caressaient mon cou, mes épaules, ma poitrine. Je n’arrive plus à me passer de toi.

— Nous nous voyons un jour sur deux… a-t-elle protesté tout bas.

— Tu sais bien ce que je veux dire.

Je l’ai alors entraînée à l’intérieur du dressing plongé dans le noir, et j’ai refermé la porte derrière nous. Enfin, je pouvais m’oublier dans nos baisers, et tant pis si j’avais la tête qui tournait ou les genoux qui lâchaient. Quand j’ai fini par flancher, Savannah s’est agenouillée avec moi — cela n’avait plus d’importance. Rien ne comptait, du moment qu’elle continuait à m’embrasser. Nous étions faits pour être ensemble. Comment pouvait-elle encore en douter ?

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Savannah (Et Tristan)

-Ne t'inquiète pas, ce n'est qu'un rêve, n'est-ce pas ? Et puis, cela valait la peine.

-Pouquoi ?

-Parce que j'ai pu apercevoir tes jambes pendant quelques secondes.

J'ai sursauté, toute rougissante.

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Tristan

-Aie ! tu ne pourrais pas baisser un peu le niveau d'énergie, là, petit frère ?

Emily a retiré son bras de mes épaules et s'est frotté le poignet, à travers sa manche de chemise.

-Désolé, ai-je murmuré en jetant un regard autour de notre table.

Tout le monde me fixait des yeux.

-Je suis désolé, ai-je répété à l'intention de tout le groupe.

Plusieurs d'entre eux ont levé les yeux au ciel. Tous se frottaient les bras ou la nuque, mais ils ont eu l'air d'accepter mes excuses et ont repris leurs conversations. Tout sauf Dylan, qui continuait de m'observer, les sourcils froncés. J'ai haussé les épaules, en réponse à sa question silencieuse. Parfois, il pouvait se montrer plus curieux qu'une fille en quête de potins.

-Tu sais que cela ne se produirait pas, si tu te concentrais un peu sur ton entraînement, a ajouté Emily.

-Et tu sais combien je me fiche de tout ce cirque.

-Dommage, a-t-elle insisté . L'énergie ne disparaît pas si on l'ignore ; au contraire, elle ne fait que s'accumuler.

Je tentais de l'ignorer.

-Tristan ne sois pas stupide. Si tu n'apprend pas à mieux te décharger...

Elle était encore pire que notre mère, quand elle se mettait à me harceler.

-Mais je me suis déchergé tout le week end...

-Es-tu sûre que tu t'y prends correctement ?

-Oui, ai-je fait sur un ton exaspéré.

-Franchement j'en doute. Alors tu devrais peut être essayer de décherger ton énergie au bahut, aussi.

-Et comment suis-je censé faire, sans avoir l'air d'un malade mental ?

Son rire m'a étonné.

-Trouve un arbre !

-Et puis quoi, je tape dessus ?

-Non, tu fais comme une voiture, à la pompe à essence, mais en sens inverse. Tu siphonnes un peu de ton énergie vers la terre en te servant de l'arbre.

-Bonne idée, soeurette. Je m'en souviendrais pour la prochaine fois.

J'ai fais mine de sourire. Avec un peu de charme, qui sait, elle me lâcherait un minimum les baskets.

Elle a hoché la tête, comme si elle lisait dans mes pensées. Malgré tout, elle s'est rassise pour finir son déjeuner.

Décontracter, j'ai finit mon repas puis je me suis dirigé vers les poubelles. En revenant, j'ai aperçu Stanwick qui était à table avec deux autres types. Ce footballeux avait les yeux braqués dans la direction de Savannah, avec une lueur particulière dans le regard. Le genre qui signifiait qu'il allait lui demander de sortir avec lui.

J'aurais pu le frapper tout de suite et gagner du temps.

Sauf que Jacksonville Hight appliquait une polétique de tolérance zéro vis-à-vis de la violence sur le campus.

Si jamais j'étais pris, je serais suspendu, ce qui serait consigné dans mon dossier scolaire. Or les universités se montraient réticentes à admettre des étudiants ayant pour habitude de cogner leurs camarades. Et sans université, aucune chance de jouer dans la Ligue Nationale.

Dommage que Stanwick n'ait pas joué au football américain, à la place...

Contrarié, je suis retourné à ma place et j'ai rassemblé mes livres. Toues notre tablée s'est figée, les têtes tournées vers moi.

-Tristan Glenn Coleman, a persiflé Emily. Dehors. Arbre. Maintenant.

-J'y vais, j'y vais, ai-je grommelé.

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« — Et toi, est-ce que tu penses que je suis folle ?

— J’espère que tu l’es. De moi, en tout cas. »

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Même au milieu du vacarme que produisaient les élèves, il n'y avait qu'un rire, un seul, toujours le même, qui attirait invariablement mon attention: celui d'une fille.

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« — Cela semble logique, m’a-t-il répondu après un instant. Tu es aussi exclue pour nous depuis que nous nous sommes mariés tous les deux en CM1.

Mes joues se sont mises à rougir. J’avais très envie tout à coup de me rafraîchir le visage avec ma bouteille de soda.

— Tu t’en souviens ?

— Tu sais, ce n’est pas tous les jours qu’on se fait passer la corde au cou ! a répondu Tristan, avec un sourire. »

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Savannah

-Ne t'inquiète pas, Sav, c'est fini maintenant. Je suis juste heureux qu'ils nous aient laissé partir sans te faire de mal.

Spoiler(cliquez pour révéler)J'ai acquiescé, et je me suis blottie davantage contre lui, pour profiter de son contact aussi longtemps que je pouvais. Mais il avait raison... c'était fini. Pour nous, en tout cas. Sauf qu'il ne le savais pas encore. Dès que notre avion toucheras le tarmac aux environs de Jacksonville, je tiendrais ma promesse et romprais avec le seul garçon que j'avais jamais aimé.

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« Malheureusement, quand j'ai entendu ses pas lourds derrière moi sur la passerelle, puis sur les quelques marches en béton qui menaient à la classe d'histoire, j'ai su que j'étais fichue. Et quand j'ai jeté un regard à la ronde pour découvrir les autres élèves présents à ce cours, alors j'ai vraiment compris dans quel pétrin j'étais.

Non seulement j'allais devoir suivre ce cours avec le prince de Jacksonville, mais en plus, je me retrouverais ici toutes les semaines A avec les Jumelles Pimbêches et Dylan Williams.

Encore mieux : M.Smythe a porté le coup fatal en disant :

- Bon, les enfants, asseyez-vous par ordre alphabétique, vous voulez bien ?

Quand je me suis installée à ma place désignée au premier rang, sur ma chaise de torture, juste à côté de Tristan, avec les Jumelles Pimbêches dans notre dos, je ne savais plus si je devais rire ou pleurer.

Décidément, l'année allait être très très longue. »

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Tristan

-Monsieur Coleman, venez ici, je vous pris, a aboyé M. Smythe depuis son bureau au fond de la pièce.

Surpris, je me suis levé et je me suis avancé jusqu'à lui.

Il m'a tendu un morceau de papier.

-Prenez cette note pour moi.

Confus, j'ai accepté.

-Vous voulez que je porte un mot, monsieur ?

-Oui, tout de suite.

Voilà qui était nouveau. J'ai pris le papier et je suis sorti, en refermant la porte derrière moi.

Le pli n'était pas cacheté, ce qui était curieux. Les professeurs ne scellaient-ils pas toujours leurs lettres avec du ruban adhésif, pour éviter que les élèves les lisent ? J'ai jeté un coup d'oeil à l'écriture sur le papier, avant de comprendre qu'elle s'adressait à moi.

<< Tristan,

Reprenez le contrôle de vos émotions. Immédiatement.

Vous me mettez au supplice, comme sans doute tous les Descendants sur ce campus. Prenez le temps qu'il vous faut, mais faites le nécessaire et assurez-vous que cela ne se reproduise plus. Pour finir, brûlez cette note.

M. Smythe. >>

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C’est alors qu’une douleur lancinante m’a assaillie à l’estomac et à la poitrine, effaçant subitement mon sourire. Une douleur que je ne connaissais que trop bien. Elle s’emparait de moi chaque fois qu’il s’approchait à moins d’une centaine de mètres, généralement avant même que j’aie le temps de le voir ou de l’entendre.

Assise en face de moi, Michelle a soupiré, songeuse, ce qui venait confirmer ce que mon corps savait déjà.

— Par pitié, laissez-moi lui faire un croche-pied, a chuchoté Anne après avoir jeté un coup d’œil par-dessus son épaule.

Elle aussi l’avait repéré.

Je continuais de regarder fixement Michelle, même si l’expression rêveuse de cette grande blonde était difficile à soutenir. Tout plutôt que me retourner. Pour gagner les files d’attente du réfectoire, Tristan devait soit longer le mur extérieur de la cafétéria, soit couper par le milieu, en passant à côté de notre table. La plupart des gens optaient pour la solution B. Il allait sans doute faire de même.

Plus que quelques secondes avant qu’il ne passe derrière moi. J’avais beau me répéter que je m’en fichais, j’avais la chair de poule. Car je savais pertinemment qu’il était en train de se rapprocher.

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