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Extrait ajouté par adeleh 2021-12-02T05:49:14+01:00

– Que savez-vous exactement de mes voyages, Georgia ?

– Je sais ce que vous m’en avez dit, l’autre jour, au musée… Je sais aussi que vous voyagez même lorsque vous êtes à Londres, et à toute heure, si j’en crois vos absences ces dernières nuits…

Je raffermis la pression de ma main contre la douce cambrure de son dos.

– Seriez-vous inquiète, ma chère ? Ou pire, jalouse ?

Deux prunelles grises me fixent, furieuses ou goguenardes, je ne sais pas.

– Je ne fais que constater et converser un peu.

Ma jambe droite s’immisce un peu plus entre ses cuisses, contre le tissu aérien de sa jupe. Mon bassin frôle son ventre. À dessein, même si le contact a été aussi fugace et discret que possible pour éviter tout scandale.

– Et moi je crois, ma chère épouse, que n’en déplaise à vos beaux discours, vous vous êtes ennuyée sans moi.

Georgia rougit légèrement, une fois de plus. Mais, tandis que je contrains son dos à s’incliner contre ma main, elle redresse le menton.

– Sans doute n’ignorez-vous pas que l’on peut passer seule des moments très agréables. Pour ma part, j’ai apprécié grandement les plaisirs solitaires dans notre lit cette semaine. Ils étaient aussi stimulants qu’enrichissants, figurez-vous.

Elle relève encore un peu plus son adorable menton pointu.

– Vous savez que l’on n’est jamais si bien servie que par soi-même, Monsieur, n’est-ce pas ?

L’idée instantanée de mon épouse se caressant en mon absence comme elle vient de l’évoquer sans fard me donne l’envie immédiate de l’enlever pour aller la prendre dans la voiture qui nous attend dans la grande cour.

Pour lui prouver que ma bouche dévorant son sexe, luisant de son désir pour moi, vaudra tous les plaisirs solitaires qu’elle a pu se donner cette semaine alors que je la fuyais pour ne pas céder à ses formes tentatrices.

J’arrive à me freiner alors que la valse s’achève. Mais pas semble-t-il à me taire.

Malgré ma mâchoire contractée par le désir, je parviens même à lui adresser un sourire désinvolte.

– Permettez-moi, Madame, de vous démontrer le contraire ce soir.

J’observe les prunelles arrondies qui me dévisagent.

– Rentrons, voulez-vous ?

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Extrait ajouté par Matoline 2021-08-12T09:38:57+02:00

Chapitre 4 :

Julian

«… Un rire dépourvu de joie s’élève dans mon dos.

– Sans vous, Monsieur, il n’y aurait pas eu de mauvais pas !

Cette fois-ci, je cesse de jouer et me raidis. Que veut-elle dire par là ?

– J’avoue avoir quelque peu du mal à vous suivre. En quoi serais-je responsable de l’agression dont vous venez d’être la victime ?

J’entends ses pas résolus qui se rapprochent de moi et décide que je peux me retourner. Elle me fait face en effet, les yeux étincelant de colère dans sa tenue de garçon.

– Cela fait des semaines que je lutte contre les tentatives de ma marâtre de me voir mariée. Jusqu’à présent, j’y parvenais encore et je ne désespérais pas de pouvoir échapper au mariage et conserver une liberté intellectuelle relativement inespérée pour une fille. Mais depuis que ma présence inconvenante dans une chambre de l’auberge locale avec un homme plus âgé que moi et qui n’était ni médecin ni abbé est arrivée à ses oreilles au bal auquel elle assistait à Londres, il semblerait que mon déshonneur soit si grand que je ne puisse plus me permettre de lui résister.

Ses yeux brillent de colère, mais je vois bien à la façon qu’elle a de contracter les muscles de sa mâchoire qu’elle est dévastée par son impuissance. Qui peut bien être cette fille qui s’habille comme un valet de ferme, mais dont la belle-mère fréquente les bals londoniens ? ...»

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Extrait ajouté par Matoline 2021-08-12T09:38:43+02:00

Chapitre 2 :

Georgia

«… Pourtant, si cet individu en veut à ma vertu, le mieux serait de lui laisser penser que je ne suis pas déjà en train de réfléchir à la meilleure manière de sauter par la fenêtre qui jouxte mon lit.

– Je vous aide à vous rhabiller pour pouvoir quitter cette auberge sans que tous ses occupants ne puissent constater comme moi que vous n’avez rien d’un garçon.

– Croyez-moi, ils le savent déjà. J’ai grandi ici ! En revanche, puisque vous semblez attacher quelque considération à la bienséance, je préférerais qu’ils ne me découvrent pas dans cette chambre avec un individu aussi peu recommandable que vous, et à demi vêtu en plus ! Gardez vos vêtements, je me débrouillerai pour récupérer mon cheval et rentrer.

Le grand brun qui s’apprêtait visiblement à passer sa chemise par-dessus sa tête s’interrompt et me détaille avec intérêt. Mais pas le même intérêt que tout à l’heure.

– Parce que vous êtes coutumière de ce genre d’extravagances ?

– Appelez ça comme bon vous semble, votre jugement m’importe peu. Et encore une fois, ce genre d’extravagances vous a sauvé la vie, rétorqué-je en me relevant, les pans de ma redingote serrée entre ma main gauche crispée.

Cette fois, l’homme me toise, visiblement amusé.

– Vous ne m’avez pas sauvé la vie, chérie. Je me serais très bien débrouillé sans vous, dommage que vous n’ayez pas pris le temps de le vérifier. Et il conviendrait peut-être à l’avenir d’éviter de confondre bravoure et stupidité manifeste, surtout lorsque l’on se bat avec des jouets pour enfants.

S’il y a une chose que je ne supporte pas, c’est bien que l’on fasse injure à mon intelligence. Ma réplique ne se fait pas attendre tandis que je me dirige vers la porte de la chambre auprès de laquelle il se tient toujours.

– Croyez que votre avis m’importe peu et que je vous trouve bien arrogant et vaniteux de penser que vous puissiez vous ériger en arbitre des capacités du cerveau de vos contemporains.

Un rire bas échappe à l’homme dont les yeux bleus pétillent pour la première fois en m’observant.

– Vous ne vous arrêtez jamais, petite furie… N’est-ce pas ? Cela tombe bien, moi non plus…

Et comme s’il n’avait rien entendu de ce que je viens de lui demander, il passe sa chemise d’un geste fluide par-dessus sa chevelure sombre. ...»

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