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"- Tu es encore si innocente. C'est peut être pour ça que ... (Il déglutit et baissa les yeux.) Enfin, si tu ne sais pas ce que tu ressent pour moi, ce n'est pas grave. Mais je t'en prie, ne me déteste pas. Je ne te demande rien d'autre. Tu n'es pas obligée de m'apprécier ... ni de tomber amoureuse de moi.

Tout le temps de sa tirade, il avait tenté de masquer la détresse dans sa voix, en vain. Cependant, il avait prononcé ces derniers mots dans un murmure, avec une inflexion particulière. Puis, soudain, je vis ses yeux rougir et ses lèvres se crisper comme pour faire barrage aux émotions qui risquaient de s'exprimer. Je tressaillis. Rhys ne m'avait pas lâchée, et je ne faisais rien non plus pour me libérer de son étreinte, que j'appréciais bien plus que je ne l'aurais avoué.

- Quoi qu'il arrive, je t'en prie, ne me déteste pas. Promet-le-moi.

- C'est loin d'être le cas, répondis-je dans un souffle.

Je dégageai ensuite mon poignet et poussai gentiment le jeune homme contre le bureau pour prendre son visage entre mes mains et l'embrasser.

Mon premier baiser. Même avant que ma famille meurt, je préférais de loin aux relations humaines, le sanctuaire de mon monde virtuel. Sentir les bras de ce garçon autour de mon corps me terrifiait, mais cette étreinte me hantait depuis trop longtemps. Natalya pouvait bien m'espionner, pester tant qu'elle voulait, je m'en moquais car Rhys m'embrassait en retour. Malgré tout, j'avais besoin de clarifier mes pensées ... mais c'était peine perdue.

Ce moment était merveilleux. La chaleur des lèvres de Aidan semblait s'être emparée de moi, accélérant les battements de mon coeur, électrisant mon corps tout entier, sans pour autant me donner l'ombre d'une réponse. Je n'avais fait que compliquer davantage les choses.

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Je tentai de me remémorer la manière dont Tracy Ryan, [...], nous avait qualifiées... « Armes de destruction massive en chair et en os ».

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Tu dois le savoir aussi bien que moi. Sans famille, on est rien: Voilà la plus terrible des souffrances, avoua-t-elle. On se lance dans une quête désespérée pour tenter de remplir le vide à tout prix, de tromper la solitude. Natalya n'était peut-être pas parfaite, mais grâce à elle, je n'étais plus seule. Elle m'a aidée à devenir quelqu'un. Je lui dois tout.

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Le flot de ses lamentations s'interrompit lorsqu'elle baissa les yeux et comprit ce que je savais déjà, et pour cause...La lame élégante de son épée me transperçait la poitrine.

elle resta interdite. Son visage humide de larmes reflétait la lumière de la lune. Elle semblait n'avoir pas conscience de la scène qui se déroulait sous ses yeux, comme si elle n'avait pas remarqué que du sang s'écoulait de mon coeur, de mes lèvres.

Je ne ressentais même plus la douleur. Je n'étais plus que clémence. Insensible,je lui pardonnais. Mes lèvres frémirent en même temps que les pleurs ruisselèrent en silence de mes yeux. Je levai mes doigts tremblants vers cette lame d'acier dont je connaissais chaque détail tant je l'avais admirée, nuit après nuit, lorsque je visionnais des centaines de vidéos de ses combats seule contre les monstres. J'avais rêvé que cette force devienne mienne. Je posai la main sur l'épée qui avait transpercé ma chair, mes veines, mes os. Alors je me concentrai sur ce contact et réussis à entrouvrir les lèvres une dernière fois.

-Je...je voulais...juste...(J'inspirai, fébrile, avant de faire la seule chose dont j'étais encore capable : lui sourire.) Je...voulais juste...ne plus ja...jamais perdre...aucun proche.

La lame se retira de mon corps au moment où j'exhalais un dernier souffle, qui s'éleva dans l'air glacial. Je titubai vers l'arrière, et la lune, les étoiles et la nuit tourbillonnèrent autour de moi, jusqu'à ce que mes yeux roulent dans leur orbite et que je plonge dans les ténèbres.

Je chutai de la falaise, sans pour autant cesser de sourire.

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-Vous n'en avez rien à faire.

Ahurie, je marchai droit sur lui, le pas lourd, comme si je me trouvais dans un rêve. L'image du visage de ma soeur ne me quittait plus. June était en vie.

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