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"J'ai vu ça tellement de fois. Quand tu est en silence, tu peux observer beaucoup plus. Je vois les erreurs des autres plus facilement. Les gens se sentent aussi plus surs de dire des choses au tour de moi qu'ils ne diraient pas normalement, car ils savent que je ne vais pas les répéter parce que ils confondent être muette et être sourde."

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Elle répondit à la deuxième sonnerie.

-Allô, dit-elle doucement.

Il était tard, mais je savais que les garçons étaient encore chez Brady.

-Tu dormais? lui demandai-je.

-Non. Je suis toujours assise au même endroit.

Je fermai les yeux pour l'imaginer sur le rebord de sa fenêtre. Perdue dans ses pensées. Dans sa solitude. Elle avait passé à peu près tout son temps, ces deux dernières années, enfermée en elle-même. Sans parler aux autres. Je n'aimais pas cette idée. La notion de solitude me faisait mal. Je comprenais, mais j'aurais voulu être là pour elle comme elle l'était pour moi. Peut-être pourrais-je être maintenant cet ami dont elle avait besoin.

-Il t'est arrivé de ne plus pouvoir respirer? Quand la douleur devient si intense qu'elle te prend à la gorge?

-Oui. On appelle ça une crise de panique. J'en ai eu beaucoup. Mais c'est fini depuis que je vis ici.

Ainsi, je ne perdais pas la tête. C'était normal.

-Comment tu réagissais?

-Au début, j'attendait que ça passe, soupira-t-elle. Une fois, j'ai failli m'évanouir à force de garder ma respiration bloquée. Et puis j'ai appris à penser à des choses agréables. Ça m'apaisait. Je refusais de me laisser dominer par la douleur. Je finissais par me détendre et pouvais de nouveau respirer.

C'était elle qui m'apaisait. Comme rien ni personne n'y était parvenu depuis longtemps.

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Je rangeai mon téléphone dans ma poche.

-C'est ça. Laisse-le tomber. Ça nous évitera bien des ennuis. S'il insiste, je vais lui en faire passer l'envie.

West venait de me dire tout ça sans me regarder une seule fois.

Et moi, je m'empourprai devant une telle condescendance. Il n'avait pas le droit de me parler comme ça. Ce n'était pas parce que je ne disait rien que je ne comprenais rien.

-D'accord ! lâchai-je.

Il ne me fallut qu'une seconde pour me rendre compte que j'avais parlé à haute voix. Il m'énervait tellement, c'était sorti tout seul. Et maintenant, j'en transpirais de tous les pores de ma peau. Je n'allais pas me renier pour autant. Ça allait. Ce n'était qu'un mot.

Cette fois il me regardait, l'air incrédule. Et moi, je cherchais désespérément comment ravaler cette parole. Je l'avais articulée sans la moindre difficulté. Pourtant mes souvenirs... je ne voulais pas qu'ils remontent avec le son de ma voix.

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Avant toi, je ne souriais jamais. Je ne riais jamais. Je ne savais plus. J’étais seule, je ne voyais aucune issue. Mais tu m’as sauvée. Tu m’as donné l’impression d’être appréciée, importante. Tu m’as révélée, tu m’as donné des raisons de rire de nouveau. Rien qu’en t’apercevant, j’ai déjà envie de sourire. Personne n’occupera jamais dans ma vie la même place que toi.

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– Il faut te détendre. On dirait que je te force à rester là. Ils s’en remettront, t’inquiète.

Je baissai la tête pour que personne ne voie ma bouche.

– Je sais, répondis-je tout bas. Mais je n’aime pas qu’on me regarde.

Il se coupa une part de gâteau en riant.

– Tu n’as qu’à ne pas être aussi jolie.

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Je ne voulais pas qu'il s'en aille comme ça. Il m'avait révélé la présence de ces démons qu'il devait affronter. Il avait mis son âme à nu. Il allait rentrer chez lui, revivre ce cauchemar, encore et encore jusqu'à la fin. Il ne voulait le dire à personne, pourtant il me l'avait dit à moi. Avait-il vu dans mes yeux ce que j'avais vu dans les siens ? Cette douleur, cette rage ? Ce regret, cette souffrance ?

- Je fais des cauchemars toutes les nuits, dis-je. Je revois sans cesse mourir ma mère.

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Je comprenais maintenant. Pourquoi elle ne parlait pas.. pourquoi elle restait muette. C'était pour ne pas revivre ce moment. Ne plus parler, ne plus rire. Juste tout garder en soi. Jusqu'à maintenant. Avec moi.

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Je ne veux pas te posséder, Maggie. Je veux t’appartenir.

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- Tu veux être l'ami de Maggie ? Je ne comprends pas.

Bien entendu. Mais elle ne lui avait jamais parlé non plus. Il ignorait à quel point le son de sa voix pouvait apaiser la douleur. Il ne savait pas que j'avais besoin avant tout de quelqu'un à qui parler, qui pouvait comprendre ce que j'endurais. Je n'avais pas besoin de discuter avec lui ni avec les garçons. Ils ne captaient pas. Maggie oui.

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Cette fois, ça n'avait pas été qu'un simple murmure. Son doux accent du Sud chantait à mes oreilles, et sa voix était trop belle. Pas du tout perchée, plutôt grave.

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