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Extrait ajouté par Idole 2019-08-17T15:13:24+02:00

— Je t’ai vue rire et aimer, pleurer et souffrir ; je t’ai vue coucher avec des sales types. Je t’ai regardée vivre, et parfois survivre, plus souvent que tu ne peux le concevoir. Je sais ce que tu aimes, ce que tu détestes, ce que tu désires. Je ne prétends pas t’aimer normalement, Faustine, mais ne me dis pas que ce que je ressens pour toi n’est pas de l’amour. Quel autre mot pourrais-tu utiliser pour qualifier ce que j’éprouve ?

Je n’ose plus ouvrir la bouche. Je pince les lèvres pour ne pas éclater en sanglots.

— Réponds-moi.

Je suis perdue au fond de ses yeux. Si la réponse n’est pas celle qu’il attend, que m’infligera-t-il ?

— Réponds-moi, insiste-t-il.

— De la folie, je parviens à souffler.

Contre toute attente, il hoche la tête. Sa main se lève et vient frôler ma joue. Je me tasse contre le mur, sans pouvoir réchapper à sa caresse. Ses doigts me semblent pourvus de griffes, près de déchirer des lambeaux de ma chair. Il se contente pourtant d’effleurer l’ovale de mon visage.

— C’est la définition que je donne à l’amour, Faustine. N’est-il pas irrationnel ? Sans fondement ? Sans limites ?

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Extrait ajouté par Fell-from-the-sky 2019-03-03T16:29:59+01:00

Le bonheur est une chose précieuse et fragile qu'il faut savoir apprécier quand on le tient entre les mains, alors je décidai de le dévorer.

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Extrait ajouté par Idole 2019-08-17T15:16:00+02:00

Une prison peut prendre différentes formes, Faustine. Toi, tu es ici, enfermée entre ses murs et dans ta culpabilité depuis dix-huit ans. La souffrance est une prison. Elle en devient presque chaleureuse lorsqu’on s’habitue à la supporter ; on n’a plus envie de s’en séparer. Mon amour pour toi et ma douleur sont mes barreaux. Je n’ai aucune envie de les franchir. Je ne m’acharne pas, je vis seulement comme je l’entends et comme je le désire. En l’occurrence, c’est toi que je désire.

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Extrait ajouté par EloLML 2019-03-29T10:34:55+01:00

Si je ne te possède pas, pourquoi tiens-tu à sauver mon âme?

Ma douce et délicieuse, Faustine.

Tu ne peux sauver personne, parce que nous sommes déjà morts tous les deux.

Il ne nous reste plus qu’à renaître de nos cendres.

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Extrait ajouté par Fell-from-the-sky 2019-03-03T16:41:00+01:00

En contemplant son visage alangui, sa façon de tomber dans mes bras, je me convainquis que le plus important n'était pas ce que je ne posséderais jamais, mais ce que je détenais déjà.

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Extrait ajouté par mamour04 2019-02-21T14:14:26+01:00

- S'il te plaît. Un baiser... rien de plus.

Ses doigts sont moites sur mes yeux, et un peu tremblants. Il va et vient sur ma bouche, sensibilisant ma peau à chacun de ses passages. Il n'existe pas de mots pour expliquer ce que je ressens; c'est un mélange de tant d'émotions différentes: la terreur, en premier lieu, l'espoir qu'il tienne parole, la douleur qu'il agisse avec ou sans mon consentement, l'empathie étrange et cruelle qu'il suscite et ce sentiment encore plus effroyable et tendancieux que je détiens un pouvoir sur lui.

- Faustine... mumure-t-il en appuyant son bassin contre le mien.

Je sens la forme de son sexe tendu caressant mon ventre à travers son pantalon. Ses doigts pressent plus fort contre mes yeux. Il étouffe un gémissement de plaisir et de douleur mêlées, créant un curieux cocktail. Son nez frotte au mien, pendant que son souffle se répand sur mon visage. Ses lèvres continuent leur lente torture, tel un poison qu'il distille à petites doses, consciencieusement. Sa langue dessine le pourtour des miennes et essaie de passer la frontière de mes dents serrées. Je lutte , un peu. M'interroge sur la décision que je dois prendre. Pense que je choisi toujours la mauvaise. Mais une part de ma conscience murmure que je dois céder, pour qu'il s'en aille d'ici. Qu'il m'épargne. Ou bien qu'il m'achève. Mon cœur cogne aussi abruptement qu'il est permis.

- Je t'en prie, chuchote-t-il à bout de souffle, massant de plus en plus fort son érection contre moi.

Je ne sais pas ce qui prend le dessus sur moi: le dégout ou la trouille. J'inspire profondément, pleine de terreur, et entrouvre les lèvres. Il s'y engouffre sans attendre. Sa langue se mêlant à la mienne. J'ai la nausée. Je plante mes ongles dans ses avant-bras. Il tressaille, mais continue d'appuyer son sexe sur moi, d'onduler des hanches tout en capturant ce baiser. Il a un goût d'alcool, un parfum de démence. Il m'embrasse comme si je pouvais le délivrer du mal qui le ronge, avec férocité, emprise et souffrance. Il gémit contre mes lèvres, mes cette fois, c'est une sorte de gémissement. Son corps me plaque au mur. De sa main libre, il agrippe ma jambe. J'essaie de murmurer un "non", mais il l'avale, prenant ma langue plus violemment sans me laisser la moindre chance de m'échapper. Ses muscles se raidissent; il pousse un grondement contre moi. Je le sens soudain jouir avec rage. Sa main plaquée sur mes yeux me fait mal, tant il presse avec trop d'ardeur, consumé par son orgasme.

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