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Commentaire ajouté par diamelee 2019-03-16T20:38:21+01:00
Or

Une escouade qui se déplace en silence dans les profondeurs de la nuit. Qui sont-ils? Où vont-ils? Pour quoi faire? Dès les premiers mots, nous sommes happés par l'aventure. Dès ce moment, le rythme reste soutenu. Angoissant. Qui sont ces hommes et ces femmes qui ont accepté de pénétrer dans l'inconnu? Quelles sont les raisons qui les ont poussés à accepter?

Dès le début, nous retenons notre souffle et vivons au rythme des évènements. Tout est mystère. Tout est déroutant. Personne ne sait ce qui attend ce détachement. Personne ne sait qui ils vont avoir en face d'eux. Hommes ou bêtes assoiffées de vengeance? Tout y est effroyable. Les attentes. Les batailles monstrueusement silencieuses. L'homme semble y avoir renié son humanité. Est-ce possible?

La lecture se fait addictive dès le début. Les pages se tournent avec avidité. Avec passion. Avec une curiosité qui pourrait sembler malsaine. Mais, ce n'est que de l'adrénaline. Le souffle est retenu par les intrigues. Par les luttes. Par les scènes apocalyptiques. Pourquoi continuer à progresser? Le jeu en vaut-il la chandelle? Reste-t-il une once d'humanité dans cette forteresse?

The prison experiment est une longue descente en enfer. Une descente que nous suivons avec un grand plaisir. Une curiosité sans nom. Chaque page, chaque chapitre est lu dans la même alégresse bizarre. Sans remords. Juste cette soif inextinguible de savoir. De comprendre. De se perdre avec bonheur dans ces luttes. Dans ces terreurs. Dans ces cris. Dans ces vies plus ou moins fragiles. Juste cette soif de regarder l'âme de ces personnes. De l'interroger. Juste une question brûlante: "Qui sortira vivant de The prison experiment?

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Commentaire ajouté par benerogue 2019-03-10T19:12:52+01:00
Lu aussi

Lorsque j’ai commencé ce roman, j’ai eu beaucoup de mal à accrocher, à rentrer dans l’histoire, avec ses nombreux personnages. Mais je me suis forcé, je me suis accroché, et sans que je m’en rende compte, je tournais les pages, avide d’en savoir plus. Un début difficile donc, mais un roman addictif au final. Je trouve cependant qu’il est difficile d’en parler sans révéler les multiples intrigues dont recèle le livre.

On suit plusieurs personnages, dont Elena, faisant partie du commando censé délivrer un homme d’une prison expérimentale. Mais on va également découvrir d’autres personnes, prisonnières de l’Oeuvre (ou pas). Le point de vue oscille donc entre une pléiade de personnages, dont certains du passé, avec des flashbacks. Et c’est une des forces de ce roman : on va être dans une situation avec un personnage, et là, fin du chapitre ; et au chapitre suivant, on reprend le point de vue de quelqu’un d’autre ; on doit donc attendre pour savoir ce qui arrive au premier personnage. Cela crée une bonne dose de suspense. On ne s’ennuie jamais, le livre ne s’essouffle pas, et ne nous laisse pas le temps de respirer.

Avec plus de 600 pages, Eric Costa prend bien le temps de développer tout son univers, en nous distillant au fur et à mesure des informations, à la fois sur la prison et les personnages. Ce qui fait que l’on n’a pas un sentiment d’inachevé à la fin du roman, rien ne reste en suspend.

Son univers m’a un peu rappelé celui de l’arène d’Hunger Games, avec ces climats changeants etc. Ayant pas mal de connaissances en mythologie grecque, j’ai apprécié de voir ces légendes retranscrites dans le récit. J’applaudis la créativité de l’auteur qui a réussit à créer un décor fabuleux, intriguant et aboutit. C’est un livre très visuel au final (ce serait génial de la voir sur grand écran !!!).

Enfin ce roman nous montre les plus sombres facettes de l’être humain, jusqu’où l’humanité peut aller pour survivre, ce que certains hommes peuvent être amenés à faire. Mais il y a aussi un message d’espoir quand on voit la rédemption de certains prisonniers …

Un peu déçu qu’il y ait un second tome, j’aurais préféré connaître la fin tout de suite ! Mais quand on voit la taille de ce roman (un véritable pavé), on comprend la nécessité de découper le récit en deux parties. Vivement la suite !

https://lecariboulitteraire.wordpress.com/2019/02/10/eric-costa-the-prison-experiment/

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Commentaire ajouté par Aryia 2019-03-01T20:56:49+01:00
Or

Imaginez le Déluge. Imaginez un vent de tempête. Imaginez le froid polaire. Mêlez les trois, et vous aurez un aperçu des conditions météorologiques que j’ai dû braver pour aller récupérer ce livre dans la boite aux lettres, alors que j’étais déjà fiévreuse … J’ai lutté contre le vent pour ouvrir la porte du garage et pour traverser péniblement la cour, aveuglée par les gouttes sur mes verres de lunettes, trempée jusqu’aux os, décoiffée, frigorifiée, terrifiée à l’idée que le courrier ait pris l’eau … Après une telle épreuve, j’avais bien mérité de me plonger aussitôt dans ce livre si difficilement acquis (et miraculeusement indemne), n’est-ce pas ? Autant vous dire que ce qui était pour moi une éprouvante expédition de sauvetage de livre a rapidement été reléguée au rang de promenade de santé … Car je vous préviens : si vous entrez dans L’Œuvre, c’est à vos risques et périls …

C’est accompagnée de douze mercenaires qu’Elena, hackeuse de génie, pénètre incognito dans cette gigantesque prison expérimentale coupée du monde. Ils n’ont que quelques jours pour retrouver l’architecte de cet immense dôme contrôlé par une intelligence artificielle et le convaincre de les suivre … Plus facile à dire qu’à faire : la carte qui leur a été fournie est incomplète et incompréhensible, des créatures sanguinaires les ont attaqué à peine ont-ils posé le pied dans l’enceinte du bâtiment et d’étranges phénomènes meurtriers surviennent à chaque fois qu’elle tente de se connecter au système informatique … Leur progression est ponctuée de luttes de pouvoir, de pertes déchirantes, de révélations surprenantes et de questionnements. Sortiront-ils vivants de cet édifice ? trouveront-ils l’homme qu’ils sont venus chercher ? réussiront-ils à percer les sombres mystères de L’Œuvre ?

Dès les premières phrases, l’immersion est totale : nous voici plongé au cœur de l’inconnu aux côtés d’Elena et de ses compagnons, qui s’apprêtent à s’infiltrer dans L’Œuvre, immense dôme perdu au cœur du désert dont nous ne savons absolument rien. Nous découvrons les multiples dangers et les nombreux secrets qui se cachent derrière cette enceinte futuriste en même temps que les personnages. Découvertes qui se font généralement dans les cris et la douleur, dans le sang et la frayeur. Les menaces sont à la fois « naturelles » – désert artificiel, rivière en crue, araignées tueuses ou serpents venimeux – et humaines. Car L’Œuvre est avant tout une prison, dans laquelle sont enfermés malfrats de toute sorte … Cela fait désormais sept ans que ces détenus sont livrés à eux-mêmes, sept ans qu’ils survivent dans cet environnement hostile aux règles variables. D’abord sujets d’une expérience à grande échelle menée secrètement par la CIA, ils sont désormais les marionnettes de celui qui semble être aux commandes de ce bâtiment intelligent. En acceptent cette mission de sauvetage, Elena et ses camarades étaient bien loin de se douter qu’ils allaient, eux aussi, être à la merci de ce mystérieux personnage omniscient …

Ce livre, c’est donc avant tout un huis clos terrifiant et un thriller haletant, riche en rebondissements et en mystères. Aucun temps mort, aucun répit, il se passe toujours quelque chose d’effrayant ou de déstabilisant … au point que, à l’instar des personnages, nous sommes constamment sur le qui-vive, à tenter de détecter le danger avant que celui-ci ne nous tombe dessus. C’est vraiment un livre incroyablement immersif : on se laisse totalement happer par les descriptions, par la narration, au point que l’on en oublie complétement le monde extérieur au fur et à mesure qu’on s’enfonce dans L’Œuvre. On a le cœur qui bat, les mains moites, le souffle court. On a peur, tout simplement, de ce qui pourrait arriver à nos compagnons de papier … J’ai beau ne pas avoir grand-chose en commun avec eux – Dieu merci –, je me suis rapidement attachée à Elena, Jackson, Agellos, Josh et Robert, les quatre protagonistes principaux de ce roman-choral aux multiples intrigues entremêlées. On a peur de ce qui pourrait nous arriver à nous aussi, peut-être. On en vient à se demander comment les détenus ont réussi l’exploit de survivre sept ans à cet enfer … Si tant est, bien sûr, que devenir fou et assoiffé de sang puisse être considéré comme de la survie.

Car ce livre pose une grande question, reprise sur la quatrième de couverture : « Jusqu’où l’homme peut-il aller pour survivre ? ». Face à un environnement hostile, face à la menace perpétuelle de la mort, que fait l’homme ? La logique voudrait qu’il s’associe avec ses semblables, car l’union fait la force … Mais l’instinct de survie semble privilégier l’individualisme le plus radical, pour lequel il n’y a que deux options : tuer ou être tué, vivre ou mourir. L’autre devient un ennemi, un obstacle à la survie car il convoite la même chose que soi : de la nourriture, de l’eau, un abri. D’une façon ou d’une autre, l’autre est nécessairement une menace, et la bestialité la plus profonde de l’homme lui ordonne d’éliminer cette menace … Mon cours de philosophie sur la conscience morale disait que l’interdit de tuer rassure l’individu car il n’a ainsi pas à craindre en permanence pour son existence. Il ne ressent par conséquent pas le besoin viscéral d’attenter à la vie d’autrui pour se protéger … Or, cet interdit n’est plus d’actualité au sein de L’Œuvre, où les détenus sont parfaitement livrés à eux-mêmes sans la moindre surveillance ou juridiction. Aussi, sachant que l’autre n’aura potentiellement aucun scrupule à le tuer, l’individu poussé par son seul instinct de survie primaire prend les devants pour garantir sa sécurité … C’est un livre qui fait froid dans le dos car il nous présente une vision bien sombre de l’âme humaine … sombre mais malheureusement atrocement réaliste.

En bref, vous l’aurez bien compris, j’ai beaucoup aimé ce roman ! Cet énorme pavé de plus de six-cent pages se dévore en un rien de temps, tellement il est captivant ! C’est un véritable page-turner au rythme effréné qui n’épargne absolument rien aux personnages comme au lecteur : préparez-vous à vivre une expérience exceptionnelle ! On ne sort pas tout à fait indemne de cette lecture : une fois la dernière page tournée, toute la tension accumulée au fil des chapitres retombe soudainement, brusquement, violemment. C’est comme sortir d’un rêve particulièrement réaliste et haletant. Il m’a ainsi fallu quelques minutes pour reprendre pieds, pour me reconnecter à la réalité et réaliser la puissance narrative de ce que je venais de lire. Une fois mes esprits retrouvé, j’ai commencé à m’énerver toute seule devant le mot « FIN » qui me narguait joyeusement : comment peut-on être aussi cruel et laisser ses lecteurs face à un tel cliffhanger ? quelle idée de jouer à ce point avec les nerfs du lecteur en le laissant face à un final aussi frustrant ? C’est un coup à mourir d’impatience avant la sortie du tome deux, cette histoire … à moins que cela ne soit une bonne excuse pour le relire régulièrement, pour patienter ?

https://lesmotsetaientlivres.blogspot.com/2019/01/the-prison-experiment-eric-costa.html

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Commentaire ajouté par soukiang04 2019-02-01T22:14:58+01:00

Toutes les lectures, tout genre confondu, sont des expériences prolongées d'apprendre à connaître le monde, son histoire, ses avancées comme ses désillusions, dans le prisme des affres du temps, des guerres de tous les clans, des infinies existences qui ont foulé la terre, ici bas, dans le ciel immense qui nous couvre de leur lumière, des éclats minuscules de particules physiques et chimiques qui viennent s'échouer sur les rivages, tout ce qui est visible à l'oeil nu ne serait-il pas une forme d'hallucination telle qu'on imagine mal voir la vie autrement ?

Plonger dans l'univers d'Eric Costa, c'est être prêt à lâcher toutes les amarres, ce qui était déjà le cas avec la superbe trilogie consacrée à la période Aztèques et son héroïne inoubliable, Ameyal, de la prison dorée d'un harem à "L'Oeuvre", nom donné à cette "prison expérimentale", titre éponyme de ce nouveau roman, il n'y a qu'un pas et quel trip visuel, quel plaisir jouissif à oser défier la terre du Nevada, dans cette zone 51 toujours aussi mystérieuse depuis un certain jour de 1947, ce qui aurait pu tourner comme une toupie routinière et meurtrière prévisible dans cette fournaise avec un scénario classique va très vite révéler une autre facette de l'humanité, ne vous trompez pas de chemin, toujours se méfier de ses amis, les apparences cachées revêtent des visages stupéfiants, bienvenue dans ce premier opus d'une duologie prometteuse et envoûtante, la plume est toujours aussi addictive quand il s'agit de se laisser porter par le rythme endiablé d'une aventure hors du commun, une de ces évasions littéraires dont il est bon de participer à l'aventure pour échapper un peu de son quotidien balisé, plus qu'un récit divertissant empruntant à l'imagination féconde et à la culture populaire (je pense à Cube pour l'ambiance claustrophobique notamment, The Hunger Games pour la chasse à l'homme et l'oeil inquisiteur, les films dans les milieux carcéraux comme Les évadés ou la série The Prison Break), l'inspiration vient aussi dans la créativité et la mise en perspective de ses thématiques qui font la signature d'un auteur, entre la liberté et le prix du sacrifice, difficile de prédire à quelle vitesse le vent viendra vous fouetter, dans cette aride et désolé, il est des secrets qu'il aura mieux valu laisser à l'abri de tous les regards ...

Tout le monde connaît les mirages du désert, cette illusion optique trompeuse, goûter aux éléments composant la vie comme le feu, l'eau ou la terre, c'est une histoire qui prend le temps de se dévoiler, dans l'alternance des voix aux chapitres, c'est l'occasion d'abord de prendre connaissance de ces personnages qui ont toutes une bonne raison de fuir quelque chose, en acceptant une mission à haut risque, ils sont encore loin de soupçonner ce qui se trame derrière le dôme, cet immense enclos qui n'en finit plus de fasciner tant par sa dimension surréaliste que par son créateur, cet être insaisissable et brillant, derrière le voile des spectres mythologiques grecs, la combinaison idéale pour inclure des réflexions profondes du monde actuel, réduire encore et toujours les coûts productifs et proportionnels à l'augmentation de la population mondiale, favoriser l'exploitation des ressources naturelles en imaginant des solutions de diversité et d'auto-régulation, c'est l'histoire d'une dystopie qui pourrait devenir une réalité dans un avenir proche, comment faire face à l'explosion d'une société au bord de l'implosion et sur le point d'épuiser toutes ses réserves, l'idée de The prison experiment est brillante si seulement certains n'avaient pas d'autres prétentions ...

La nature humaine évolue avec son temps, l'ambition démesurée à vouloir tout contrôler, l'argent est le nerf de la guerre, le talent de l'auteur fait encore une fois mouche, pénétrer au coeur même des travers de l'humanité, une ambiance unique pour ressentir toute la puissance des mots, lire c'est aussi faire travailler ses synapses à faire la jonction entre tous les personnages, une nouvelle héroïne servira de fil d'Ariane, Elena, vous découvrirez à quel point ce fil n'aura jamais été aussi bien retranscrit et déroulé pour parfaire cette impression de se retrouver in extenso dans cet univers riche en surprises, de bout en bout, haletant, effrayant par ces séquences qui se resserre à chaque fois un peu plus pour venir bloquer la respiration, pas de demi-mesure, la maîtrise évidente de l'espace devolué, comme un immense terrain fertile et propice à tous les possibles, le sentiment d'éprouver cette fatigue intense et palpable face à l'inconnu et à la menace permanente, ce combat presque inégal devant un ennemi latent et inattendu, les pièges sont partout, le commando suréquipé et envoyé sur place pour une mission périlleuse saura-t-il déjoué et anticipé tous les scénarios qui se dresseront devant lui ? Face à son créateur, la somme de tous les talents pour une cause commune, Elena et les siens seront-ils à la hauteur de la confiance accordée ?

Intrigant, hypnotisant pour se laisser embarquer dans ce décor rivalisant d'audace et du génie incarné dans toute sa splendeur, les dimensions et autre temporalité développées captivent, la psychologie n'est pas en reste pour laisser les protagonistes se dévoiler progressivement, dans la jalousie ou dans la croix que chacun porte en lui, le poids du passé ou de la culpabilité, le sentiment de ressentir cette ombre menaçante, la paranoïa contagieuse n’est jamais loin, dans le dégradé des couleurs de l'arc-en-ciel, il en est de celles qui vous feront douter de la capacité de l'homme à aimer son prochain, imaginez un Far West grandeur nature, des clans, des décors presque naturels ou indolores jusqu'à ce que ...

Prendre le temps de déguster chaque page, s'approprier une part grandissante de ressentir, de vibrer jusqu'aux tripes et à l'unisson de certains personnages, de démêler les noeuds qui ne finissent pas de glisser et de reprendre leur position initiale, de goûter à ce poison distillé dans le creux des veines, partager les peines et la souffrance des âmes blessées, sortir de sa zone de confort pour venir se frotter à la lie de l'humanité, à la pire engeance des esprits les plus retors, la folie guette, la raison vacille, un cauchemar qui ne fait que commencer, survivre en territoire hostile demande une dose et une faculté au-delà du commun des mortels, les dieux protecteurs répondront-ils présents ?

Comme pour Ameyal, le choix d'Elena s'impose dans cette approche à constituer une boussole incontournable, le danger est partout, le malaise est perceptible, l'atmosphère étouffante, entre sphère et espace confiné, impressionnant dispositif pour s'immerger et traduire toute la tension qui suinte à travers les murs, comme pour les dialogues et ses non-dits, ce sont surtout les bruits et autres manifestations hors champs qui provoque cette nervosité exponentielle, l'intelligence à l'oeuvre ici est d'un machiavélisme étourdissant, pour la vérité et les mensonges, chacun pourra se faire sa propre idée sur la question, dans quelle limite l'homme peut-il commencer à trahir ses idéaux ? Quelle ironie du sort peut-il encore nous réserver pour traquer ses ennemis et davantage manipuler son entourage ?

Un roman qui gagne ses galons de thriller d'action pure au fil des chapitres, bluffant visuellement à la lecture, il n'oublie pas de mixer pour autant avec des ressorts dramatiques et des thématiques pertinentes comme la peur de l'autre, la rivalité naissante en vase clos, l'amour peut-il renaître en zone de guerre ? La bestialité humaine pourrait-il revenir au galop dans une société uniformisée et ultra-sophistiquée ? La technologie est-elle l'ultime solution pour réguler les flux d'informations et autres débordements menaçant l'équilibre du monde ?

Prendre du plaisir à la lecture tout en induisant des terreurs animées de tous les champs du possible, The Prison Experiment met la conscience humaine à l'épreuve de tous les éléments naturels, dans la création artificielle, la machine peut-elle vaincre l'homme ?

C'est l'artefact ouvrant droit à des dimensions nouvelles et angoissantes, méfiez-vous des leurres et des réseaux ténébreux, braver la menace qui peut surgir à tout instant, vibrez et faites palpiter vos stimulus, êtes-vous prêt à suivre les règles de celui que l'on nomme Dédale ?

Pour terminer, je salue une nouvelle fois, la belle couverture de Matthieu Biasotto, le travail correctif de Rebecca Greenberg et ce projet collaboratif avec Jean Deruelle et Raquel Urena pour prouver qu'un roman est et restera toujours le fruit d'un collectif, comme l'équipe du commando qui s'apprête à investir L'Oeuvre, il n'en faut pas moins pour réussir à insuffler cette magie ressentie tout le long de la lecture, une aventure épique pour une trame prometteuse.

To be continued ...

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Commentaire ajouté par astonDB9 2019-01-11T15:50:45+01:00
Diamant

Mon avis

Avant toute chose, un petit point d’histoire avec ma copine Wikipédia => https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9dale , car le thème général de cette histoire de folie est basée sur le mythe de Dédale. Car croyez –moi, une fois vos yeux sur la première page, vous serez comme dans le mythe, impossible de s’en défaire !

Chers lecteurs, oui, cette histoire est une grosse pépite (Et c’est peu dire, la taille du pavé !) qu’il faut lire absolument !

Déjà, quand j’ai lu dans le résumé « Zone 51 », je me suis dite Banco ! A fond les bananes ! Bah figurez vous que j’ai fait les montagnes Russes, Nom d’un bordibulle à Licornes !

12 hommes et Elena, doivent se rendre dans « L’œuvre », une prison secrète tenue par la CIA, enfin ça c’était avant de savoir que l’intelligence artificielle qui la compose, en prenne le contrôle. Le commando doit trouver l’architecte de ce Dôme qui répond au nom de Dédale ….

Sauf qu’ils savent entrer, mais la sortie …….

Sensas !! Ca défile , sans compter les points de vue des prisonniers ( Le dôme est une prison) , tout les protagonistes y vont de leur récit.

Il y a tellement de choses à dire sur cette aventure , juste un conseil : avoir un bon cardiologue !! Parce que vous ne reviendrez pas indemne de cette expédition ….

Eric Costa, un auteur que je ne connaissais pas mais qui m’a vraiment mise sur le popotin avec « The Prison experiment » , une magie découle de l’encre de sa plume qui fait que l’on accroche de suite .

Une seule question se pose à la fin , et si ce dôme existait ?

Un livre à dévorer !! J’ai surkiffé d’enfer , un coup de cœur !!

A plus !! Hâte de suivre les prochaines aventures de l’auteur !!

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Commentaire ajouté par Marie-Helene-7 2018-12-15T13:39:50+01:00
Or

Bouleversante, palpitante, imaginative, une quête effrénée qui ne peut que nous enthousiasmer !

Curieuse, j’ai eu envie de découvrir l’univers d’Éric (qui me tentait depuis longtemps, mais comme j’ai toujours 15000 livres à lire…) ainsi que cette dystopie (à mon sens, puisqu’on a un monde dans le monde, qui n’a plus rien d’utopique !). Ce récit, palpitant de la première ligne à la dernière, nous plonge dans un univers singulier, nous met face à des choix extraordinaires, à des personnages fascinants, nous pose mille questions sur notre Humanité, sur ce qu’est réellement un être humain, face à la bête qui sommeille en nous. Que ferions-nous dans un tel « monde » ?

Le récit n’est pas chronologique. Il commence in medias res et oscille entre les flashbacks, les points de vue narratifs variés (et donc les informations incomplètes selon le narrateur), l’intrigue qui se poursuit et nous happe invariablement. Une aventure folle !

Une écriture très belle, nuancée, et souvent poétique !

Un roman difficile à poser, dont les 542 pages défilent à une vitesse bien trop importante !

Bravo Éric pour ce roman-cathédrale dévoré en deux jours 1/2 !

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Commentaire ajouté par annick69 2018-11-30T15:17:50+01:00
Or

Mais quelle histoire ! J'ai parcouru avec Elena ce long cheminement dans cette prison hors du commun.

- "Le poste de surveillance, se dit Elena. Au-delà de la base secrète de Papoose Lake s'étend le disque nacré du lac de sel qui lui a donné son nom."

Un labyrinthe sans fin et qui se construit et reconstruit à l'infini. Des détails à n'en plus finir, les chapitres sont entre-coupés par le récit du journal de Josh T. Arthar et le parcours de l'évasion d'Agellos. Ce qui donne plusieurs vues au récit. L'histoire est longue et c'est cette longueur qui donne ce plaisir de le lire, cette longueur qui donne toute l'angoisse, la profondeur, la tension que l'on ressent.

-"Plus confiante et plus forte que jamais, Elena revient poursuivre sa mission aux côtés de Lombardi. Elle ira jusqu'au bout, coûte que coûte."

On se trouve dans un roman entre le post apocalyptique (sans fin du monde) et un univers où l'intelligence artificielle prend le dessus, outrepasse et régente la vie de chaque être présent en ce lieu. Le lien avec la mythologie grecques va faire partie du fil conducteur, peut être aussi ouvrir des portes. Pour les claustrophobes ne vous inquiétez pas il y a des petits trous d'air… J'ai beaucoup apprécié cette histoire. Par contre je suis restée sur ma faim… Non mais il nous a fait quoi là l'auteur?!...

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Commentaire ajouté par marie-nel 2018-11-30T10:43:54+01:00
Diamant

J'ai déjà eu le plaisir de découvrir Eric Costa avec Aztèques, c'est avec joie que je le retrouve ici dans un autre décor, avec d'autres personnages et dans un autre contexte. La similarité entre les deux repose sur le fait qu'il a gardé sa belle plume narrative, précise, les lieux et les protagonistes sont bien décrits, il est très facile de s'imaginer les scènes tellement elles sont bien dépeintes.

L'action commence fort, on est tout de suite plongé dans le roman. Lorsque je l'ai lu, l'auteur n'avait pas encore fini de préparer le résumé, j'y suis donc allé à l'aveuglette, sans rien savoir à l'avance et j'ai trouvé l'exercice plutôt sympa. Tout commence donc par l'arrivée d'un groupe de mercenaires sur un lieu mystérieux et bien gardé. Ils ouvrent une brèche et entrent dans ce lieu qui, on l'apprendra plus tard, est une énorme prison en forme de dogme. Ce groupe est composé de douze hommes et d'une femme, Elena. On saura plus tard qu'ils sont venus là pour retrouver le créateur de cette prison expérimentale, Dédale. Il porte bien son surnom, car cet endroit se révèle être un véritable labyrinthe.

Les hommes qui composent ce groupe sont de véritables militaires, Elena est, elle, douée en informatique et a été recrutée pour déjouer les nombreux pièges mis en place et pour découvrir ce que cache ce dôme, qui est appelé l'Oeuvre.

Mais on suit également d'autres personnages, certains sont encore dans cette prison, d'autres sont à l'extérieur et sont chargés de la surveillance. C'est à travers le journal d'un détenu et le récit d'un survivant que l'on en saura plus sur ce qu'est ce dôme et ceux qui l'occupent. Cette énorme prison contenait près de 5300 détenus, livrés à eux-mêmes puisque le dôme est à l'abandon. Comment ont-ils survécus ? Que sont-ils devenus...c'est ce que nous allons découvrir petit à petit.

Eric Costa a crée un monde complexe et varié, il divulgue les informations au compte goutte, laissant le lecteur dans l'expectative à chaque fin de chapitre. En plus de suivre Elena et son groupe, leurs péripéties et les nombreux problèmes qu'ils vivent, d'autres personnages viennent se greffer à eux et on apprend ainsi que des clans se sont formés entre les prisonniers, les Piégeurs, les Sédentaires, les Chasseurs entre autre, et que certains ont survécu avec tout le danger qu'ils peuvent représenter pour les autres, mais pour eux-mêmes également.

Après un début de roman sur les chapeaux de roue, le milieu du roman est plus calme avec le récit d'un personnage important sur le fonctionnement de l'Oeuvre. L'alternance des chapitres entre ce récit, des extraits du journal d'un prisonnier, les péripéties du groupe et d'autres personnages donnent beaucoup de rythme à la lecture. On est avide de savoir, de comprendre le fonctionnement et le pourquoi de cette prison, de voir si certains s'en sortent. L'auteur ne nous ménage pas, les pertes humaines vont être nombreuses. Et la dernière partie de l'histoire est de nouveau palpitante et stressante. Je me suis demandée bien souvent vers quel final Eric Costa allait nous emmener, et surtout qui dans tout ce monde allait s'en sortir. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j'ai découvert que tout n'était pas fini ! Plus je me rapprochais de la fin, et plus je me disais qu'il allait devoir brusquer les choses pour que ça se termine, mais en fait, il y a une suite de prévue. Elle risque d'être encore bien mouvementée, l'auteur m'a laissée sur ma faim, dans l'inquiétude pour certains protagonistes, dans le doute sur certaines questions...bref, j'ai maintenant hâte que ce deuxième opus soit écrit pour pouvoir être rassurée et avoir toutes mes réponses et que toutes les pièces du puzzle se mettent enfin en place.

Je vais arrêter d'être trop bavarde, je ne veux pas trop en dévoiler, je pourrais vous en parler encore un moment, mais ce serait vraiment dommage de vous gâcher la surprise. L'auteur, à travers cet Oeuvre, véhicule de nombreux messages d'une profonde humanité sur la tolérance, l'amitié, l'entraide, le pouvoir, la haine et tout ce que peut ressentir l'être humain. J'ai été traversée par une foule de sentiments pendant ma lecture, j'ai eu peur, souvent, j'ai souri parfois, j'ai été triste aussi et j'ai surtout été dans un état de stress permanent et l'attention en alerte constante. Vous l'aurez compris, c'est une lecture prenante, avec de nombreux personnages. J'ai eu peur de me perdre à travers toute cette galerie hétéroclite, mais ils sont tellement marquants qu'il est impossible de les oublier eux et leur vécu. C'est tout juste s'ils ne seraient pas réels..C'est à se demander d'ailleurs si tout cela ne pourrait pas arriver..

Donc, en conclusion, un roman à lire absolument, pénétrez vous aussi dans cette Oeuvre que l'auteur a mis longtemps à réaliser. J'ai lu sur son blog que c'était une nouvelle au départ, qu'il a réécrite et étoffée, et qu'il avait mis sept ans pour la mûrir pour qu'elle devienne ce qu'elle est aujourd'hui. Un grand travail que je félicite ici, un roman que je verrai bien adaptée en film, il a toutes les compétences pour.

Je remercie chaleureusement Eric Costa pour cette belle aventure que j'ai vécue le temps d'une lecture. J'ai passé un excellent moment et j'espère pouvoir vite me replonger dans la suite !

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