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Commentaire ajouté par Jennifer_tartiflette 2018-07-12T16:58:22+02:00
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Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/the-seven-husbands-of-evelyn-hugo-taylor-jenkins-reid/

Ma notation: 2/5

Situé dans les années 1950, le roman nous plonge dans le glamour et la fumisterie de l’industrie cinématographique hollywoodienne d’antan. Dès les premières pages, on s’aperçoit que la société est loin de l’image idéaliste qu’on s’est forgé au fil du temps. C’était beau. Mais était-ce mieux? Pas tellement, j’ai envie de dire! Il n’y a qu’à regarder la manière dont les femmes sont traitées, la façon dont les homosexuels sont diabolisés ou encore la tendance à vouloir tout contrôler, pour se rendre compte des problèmes qui se cachaient derrière toutes ces paillettes. Notamment la solitude, la négation de l’identité, le refoulement de la sexualité et les abus de pouvoir.

Ce qui a été réussi, c’est la démonstration de la sexualisation de la femme. Avec les flashbacks alternés entre le présent et le passé, Evelyn Hugo se confie sur la brutalité de la réussite féminine. Elle fait part des relations sexuelles non désirées servant de tremplin vers la gloire, de l’importance de l’entretien du corps, de la nécessité de provoquer pour maintenir l’intérêt du public ou encore de la fatalité du déclin de l’apparence physique! Semblable à nos jours, une femme qui vieillit n’a plus l’identique attrait pour le cinéma…

D’autre part, malgré qu’une femme devienne connue, elle peut se retrouver pieds et poings liés par la société: on attend de celle-ci qu’elle obéisse à son mari, qu’elle fonde obligatoirement une famille ou encore qu’elle garde pour elle ses problèmes conjugaux (surtout s’il s’agit de violences) sous peine de se voir socialement détruite. Alors, forcément, on n’en veut pas à Evelyn Hugo de vouloir écraser tout et tout le monde pour s’affirmer et réclamer son indépendance! D’ailleurs, ce sont les seuls aspects que j’ai apprécié dans cette histoire. Sorry not sorry!

Parce qu’après… J’ai détesté le reste. Déjà, j’avais l’impression que l’auteure n’assumait pas de mettre en avant une héroïne égoïste et manipulatrice. A chaque fois qu’Evelyn Hugo racontait comment elle s’était servi des autres et comment elle les avait blessé sans scrupules, il fallait soit: 1) qu’un drame se produise afin qu’on ait pitié pour l’actrice (idéal pour susciter de l’empathie envers un personnage antipathique), 2) que Monique vienne justifier ses actes en dégainant des excuses qui prouvent aux lecteurs qu’Evelyn n’est pas foncièrement mauvaise. Hmmm.

J’ai eu aussi beaucoup de mal avec les personnages. D’habitude, je suis friande des protagonistes qui assument jusqu’au bout leurs actes, mais là, tout sonnait faux. Evelyn blesse beaucoup de personnes et commet des erreurs irréfléchies en vue de protéger ceux qu’elle aime. Sauf que pour moi, c’était juste une excuse pour accomplir ses propres intérêts. Peu importe ce que lui disent les individus concernés, Evelyn ne tient pas compte de leur avis, elle fait juste ce qu’elle a envie, même si cela les fait souffrir. Et ensuite, elle dit que c’est pour leur bien. Hypocrisie, quand tu nous tiens.

Spoiler(cliquez pour révéler)Par exemple, avant que la première rupture ne survienne, Evelyn avait fait part à Celia de ses plans de protéger leur couple du lynchage médiatique en orchestrant son mariage bidon avec le réalisateur. Or, elle n’avait jamais dit à sa copine qu’elle allait coucher avec pour rendre la chose plus crédible! Pourquoi?! Les photos et le mariage à Las Vegas étaient suffisants pour faire taire les rumeurs, mais non, il fallait qu’elle couche avec… NO COMPRENDO. Pourtant, Celia avait bien déclaré ne pas vouloir de cette combine, mais vu qu’Evelyn voulait sauver sa carrière… Oh, puis, elle tombe enceinte du mec. Je maudis ces drames à répétition!

Spoiler(cliquez pour révéler)Dans le cadre de la deuxième rupture, j’étais encore plus exaspérée. Evelyn n’apprend rien de ses erreurs! Certains diront que Celia a eu une réaction puérile. Personnellement, j’étais d’accord avec sa décision. Evelyn l’avait trompée alors qu’elle avait déjà un cruel manque de confiance en elle, donc le fait qu’Evelyn tourne une scène de sexe très intime avec son ex mari (qui je rappelle l’avait battue) est forcément blessant, même si c’est seulement un film!

Spoiler(cliquez pour révéler)D’ailleurs, cette deuxième séparation a brisé la crédibilité de ce couple homosexuel. Si Celia avait été l’amour de sa vie, Evelyn l’aurait consultée AVANT de tourner cette scène. Mais non, elle était juste obnubilée par son rôle. Pour un amour véritable, ça craint sévère!

Quant à Monique, elle est vachement simpliste. Certes, son interview avec Evelyn lui forge un peu le caractère, mais la plupart du temps, elle se laisse dominer par l’actrice. Sans compter que sa trame n’était pas intéressante. Je n’ai rien ressenti pour elle. Le plus frustrant, c’est que sa narration se veut occasionnellement contradictoire et répétitive: c’est comme si l’auteure avait introduit cette héroïne dans le but de confirmer les suspicions du lecteur, par peur que celui-ci soit incapable de comprendre et de relier les axes scénaristiques entre eux! J’avais le sentiment d’être prise pour une idiote durant toute la lecture… Seul Harry a su m’émouvoir par sa pureté et sa loyauté.

Niveau intrigue, c’est pas la joie non plus. Je me suis ennuyée ferme, un truc de dingue! Une fois qu’on a passé l’histoire des trois premiers maris, on remarque que Taylor Jenkins Reid suit EXACTEMENT le même schéma. Les héros usent la même stratégie pour régler le même problème! Résultat: aucun suspense, aucun rebondissement. Au final, la seule chose qui m’a motivée à poursuivre le récit, c’est la soit disant fin époustouflante. Eh bien, même là, la révélation m’a fait l’effet d’un pâté en croûte. C’était tellement dramatique et nul. Je suis déçue!

Avec de surcroît sa romance toxique et sa quantité exubérante de drames, The Seven Husbands of Evelyn Hugo m’a laissé de marbre. Je pleure l’argent que j’ai dépensé pour ce mélodrame!

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