Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Thriller ésotérique

Les livres sur le thème "Thriller ésotérique"

Thriller ésotérique - Classement

Les meilleurs livres sur le thème "Thriller ésotérique"

Thriller ésotérique - Extraits

Les extraits de livres ayant le thème "Thriller ésotérique"

Dernier extraits ajoutés

Ajouté par lelette1610 le 28 Juin 2019 Editer
L'échec l'orienta vers d'autres hypothèses. L'une d'elles le conduisit vers les Templiers. Je ne pus retenir une grimace en lisant cela : je trouvais étrange que les Templiers ne soient pas mêlés à un mystère ésotérique et millénaire de ce genre. Les Pauvres Chevaliers du Christ étaient comme le persil des mystères occultes : on le mettait à toutes les sauces.
Ajouté par Phiphi73 le 13 Mai 2019 Editer
Le savant connaît l'ignorant, parce qu'il le fut, mais l'ignorant ne connaît point le savant, parce qu'il ne l'a pas été."
Ajouté par Andre-35 le 5 Mars 2019 Editer
A propos de :
Silentium
Silentium
Prix
http://amicaleff.free.fr/Silentium/Silentium_Premiers.pdf
Ajouté par Bibounine le 4 Février 2019 Editer
— Aimez-vous le Canada, docteur Boswell ? me demanda aimablement Jake Simonson, m’arrachant tout à coup à ma rêverie.

Je regardai l’archimillionnaire en souriant.

— Docteur Salina, monsieur Simonson. Salina, pas Boswell. – Quelle manie avaient les Anglo-Saxons de priver les femmes de leur nom, Dieu du ciel ! – Eh bien oui, continuai-je, pour répondre à sa question triviale sur le Canada. Farag et moi nous y plaisons beaucoup. Cela n’a rien à voir avec nos pays d’origine, l’Italie et l’Égypte, mais nous adorons le mélange de cultures qu’il y a ici et nous admirons la grande tolérance et le respect des Canadiens.

— Mais ne me dites pas que le climat n’est pas horrible, avec le froid qu’il fait ! s’exclama Becky Simonson dans un sourire d’excuse.

Il faisait désormais assez chaud dans le salon, mais Farag se dirigea vers le thermostat et monta encore un peu plus la température. La conversation ne menait toujours nulle part et je commençai à me demander ce que les Simonson pouvaient bien faire chez moi à cette heure tardive. Ils n’avaient toujours pas abordé, pas même de loin, la merveilleuse affaire du mausolée de Constantin. Le président de l’université l’avait évoquée, ce qui était très, très étrange, pourtant Jake et Becky Simonson ne manifestaient pas le moindre intérêt pour notre grande réussite archéologique, historique et universitaire. Je connaissais bien la dynamique de ce genre de visites et quelque chose ne collait pas. Ils n’étaient pas venus pour le premier empereur chrétien, c’était évident. Farag me lança un regard discret et je sus qu’il pensait la même chose que moi. Le vieux Simonson s’en rendit compte.
Ajouté par Bibounine le 4 Février 2019 Editer
À vrai dire, à aucun moment nous n’avions envisagé de travailler à l’UofT, ni de vivre au Canada. Après avoir abandonné Alexandrie pour découvrir la tombe de Constantin, nous avions été contraints, en raison du retentissement mondial et de la pression du gouvernement turc, de rester à Istanbul pendant huit ans. Nous avions énormément travaillé, publié d’innombrables articles, donné des tas de conférences, remporté quantité de prix internationaux, accordé des interviews, tourné des documentaires télévisés et reçu des offres d’emploi de toutes les universités du globe. Cependant, notre projet était de retourner un jour à Alexandrie, chez nous. Hélas, Butros Boswell, le père de Farag, était mort dans ces années-là et Farag, préoccupé par l’islamisation croissante de l’Égypte et par le terrorisme visant les coptes comme lui, n’avait eu besoin que d’un coup de pouce – les manifestations contre le gouvernement des Frères musulmans en novembre 2012 et le coup d’État de 2013 – pour fermer les maisons, récupérer nos biens et mettre fin à cette période de notre vie.

Nous avions passé le reste de l’année 2013 à Rome à essayer de déterminer quelle université, parmi toutes celles qui souhaitaient nous recruter, correspondrait le mieux à nos aspirations professionnelles. La crise économique mondiale qui avait débuté en 2008 ne nous permettait pas de repousser la décision trop longtemps, mais nous avions mis de l’argent de côté et pouvions rester facilement quelques mois dans l’appartement de Rome et payer le loyer du garde-meuble où nous avions stocké toutes nos affaires d’Alexandrie. Et puis, telle une apparition salvatrice, était arrivé sur son cheval blanc (façon de parler) le président de l’université de Toronto, Stewart Macalister, un homme de près de soixante ans, bien qu’encore terriblement séduisant, à la chevelure grise abondante. Il avait proposé à Farag le poste de directeur du prestigieux Centre d’archéologie de l’université et à moi la fabuleuse bourse Owen-Alexandre de recherche scientifique. Grâce à cette offre, en échange de quelques cours de paléographie byzantine deux jours par semaine au département d’Études médiévales, je pouvais mener à bien l’un des plus importants travaux de ma vie : la reconstruction, à partir d’autres codices, du fameux texte perdu du Panegyrikon de saint Nicéphore, sur lequel j’avais travaillé plus de dix ans et que, pour des raisons complexes, je n’avais jamais terminé. C’était parfait. De plus, cet été-là, Isabella était venue habiter avec nous et le président, voyant qu’elle faisait partie du lot familial, lui avait proposé d’étudier à l’université de Toronto dans la filière de son choix. Conformément à la tradition instituée par beaucoup de ses cousins plus âgés, elle avait choisi sciences et ingénierie informatique, domaine dans lequel l’UofT figurait parmi les dix meilleures universités du monde.

Cela ferait bientôt un an, dans deux mois, que nous vivions ici et il fallait reconnaître que nous y étions bien et que nous aimions notre jolie maison. Après la période de folie que nous avions traversée en Turquie et à Rome, nous étions dans une oasis de paix, d’étude et de tranquillité – à condition de faire abstraction de la présence d’une nièce de dix-neuf ans ayant une estime de soi démesurée et une forte propension à la tyrannie.
Lire la suite...