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Bibliothèque de thotho53 : Mes envies

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Histoire de la violence Histoire de la violence
Edouard Louis   
Parce que j'avais apprécié son ouvrage précédent ("En finir avec Eddy Bellegueule"), j'ai décidé de lire celui-ci dans la foulée. Au final, j'en ressors déçue. Je n'ai pas retrouvé le joli verbe mais j'ai trouvé le style inutilement ampoulé. J'ai trouvé le propos confus, perdu entre le viol (terrible), le racisme ordinaire (commissariat) et la scission entre le milieu d'origine de l'auteur et celui où il évolue désormais. J'ai senti le narrateur terriblement seul, où qu'il soit, aussi bien chez sa sœur qu'avec ses amis parisiens... C'est probablement ce qu'il l'a mené à cette rencontre improbable qu'il laisse entrer chez lui... Ce livre est dérangeant, non pas en raison du sujet traité et de sa force destructrice, mais bien parce que je ne suis pas sure, au final, que l'auteur puisse un jour réellement "En finir avec Eddy Bellegueule" et élargir son champs d'écriture. Triste!

par lorlan
Le Mystère Henri Pick Le Mystère Henri Pick
David Foenkinos   
J'ai été agréablement surprise par ce livre.
Je ne suis pas une fan inconditionnelle du style Foenkinos. Ma mère, si . Et quand j'ai vu le résumé, je me suis dit, pourquoi pas.
Excellente décision. Nous sommes très rapidement pris dans l'histoire, et l'écriture est plutôt agréable. Ce n'est pas un roman bas de gamme, et on est très loin de la littérature facile. Et ça fait du bien, de lire de belles choses.
L'histoire est surprenante, la fin l'est tout autant. A lire!

par Amelie116
La Part de l'autre La Part de l'autre
Éric-Emmanuel Schmitt   
Ce livre ammène une question que l'on ne s'est pas assez posé : Et si Hitler avait été différent ? Si la vie l'avait rendu différent ?

L'auteur nous emmène dans un récit incroyable, car si les deux Hitler sont identiques au départ, ils s'éloignent, il se séparent. Le constraste devient à la fin total. Ils n'ont plus qu'en commun que le nom.

Ce qui est incroyable, c'est l'imagination et l'appui historique de l'auteur qui a su nous inventer un 20ème siècle sans le Hitler que nous connaissons.

On peut trouver dérangeant de ressentir les sentiments d'Hitler à toutes les périodes de sa vie. Puisque l'auteur décrit à merveille les sentiments. Le roman en lui même est assez choc. Les scènes de guerre sont parfois d'une violence presque intolérables. beaucoup d'allusions sexuelles aussi.

Chapeau très bas à l'auteur, avec un roman qui fait réffléchir.


par Altanais
Comment ils nous ont volé le football Comment ils nous ont volé le football
Antoine Dumini    François Ruffin   
On tape dans le ballon depuis la cour de récréation.
Entre les buts de handball, dessinés sur le mur du préau, on s’est esquintés les genoux pour sauver un penalty.
Et le dimanche, qu’il pleuve, qu’il vente, on chausse encore nos crampons dans les vestiaires...

Que s’est-il passé alors ?
C’est le même jeu, un ballon, deux équipes, quatre poteaux, et voilà que ce sport du pauvre brasse des milliards, s’exporte comme un produit, devient la vitrine triomphante, clinquante du capital.

Que s’est-il passé ?
Rien, en fait. Juste que l’argent a envahi toute la société, lentement, depuis trente ans, et que le football en est le miroir grossissant.
C’est une histoire économique que ce sport nous raconte, à sa manière, des années 60 à aujourd’hui, de la libéralisation des ondes à la mondialisation des marques jusqu’aux fonds de pension.

Le ballon, comme un monde en plus petit.
Madame Bovary Madame Bovary
Gustave Flaubert   
Sans trop en dire, l'auteur dénonce ici le romantisme féminin en y décrivant la vie d'Emma avec le réalisme de sa plume.
Il s'agît de l'histoire d'une femme dont la vie manque de péripéties rythmées par la passion. La vie lui laisse entrevoir un monde luxueux mouvementé dont elle rêve éperdument. Elle se nourrit de chimères, imagine une vie meilleure.
Il s'agît de l'histoire d'un retour brutal à la réalité, d'un désabusement féminin et d'une vie ennuyeuse, et malgré l'apparition de passions amoureuses et de réconfort religieux, les derniers chapitres nous conduisent inévitablement vers une fin tragique.
J'ai apprécié le style d'écriture, cependant les descriptions des lieux sont longues. Le must étant la description des différents personnages... Je n'ai pas d'étude approfondie, mais je suis certain qu'il y aurait beaucoup à analyser dans cet ouvrage. On pourrait parler de Grand Art de Littérature.
Christianisme et modernité : entretiens menés par Pierpaolo Antonello Christianisme et modernité : entretiens menés par Pierpaolo Antonello
René Girard   
Les deux penseurs s'efforcent de rapprocher christianisme et modernité en soutenant la thèse paradoxale que la sécularisation et la laïcité sont des produits du christianisme. Le christianisme est la religion sortie de la religion, étant lui-même à l'origine des valeurs des sociétés occidentales. Une contribution au débat sur le rôle de la religion et le sens de la foi dans le monde moderne.

Les désillusions du progrès Les désillusions du progrès
Raymond Aron   
«Après un quart de siècle de croissance économique, la société moderne doit affronter de nouveaux assauts : les uns, disciples fidèles ou infidèles de Marx, dénoncent ses échecs relatifs ou partiels, les îlots de pauvreté au milieu de la richesse, l'inégalité excessive de la répartition des revenus ; les autres, dont l'inspiration remonte à Jean-Jacques Rousseau, voire aux romantiques, vitupèrent contre la barbarie de la "civilisation industrielle", la dévastation de la nature, la pollution de l'atmosphère, l'aliénation des individus manipulés par les moyens de communication, l'asservissement par une rationalité sans frein ni loi, l'accumulation des biens, la course à la puissance et à la richesse vaine. [...]Tout se passe comme si les désillusions du progrès, créées par la dialectique de la société moderne, et, à ce titre, inévitables, étaient éprouvées par la jeune génération des années soixante avec une telle intensité que l'insatisfaction endémique s'exprime en révolte. Du même coup, l'observateur s'interroge sur le sens de cette explosion, sur la direction dans laquelle la société moderne pourrait répondre aux désirs qu'elle suscite, apaiser la faim, peut-être plus spirituelle que matérielle, qu'elle fait naître...»
Harry Potter à l'école des sciences morales et politiques Harry Potter à l'école des sciences morales et politiques
Jean-Claude Milner   
Une analyse plutôt brève mais très enrichissante !
Facile à lire et bien écrit, ce livre est un bon moyen d'enrichir sa connaissance de l'univers potterien et d'en comprendre les dessous.
Réservé aux fans qui vouent un intérêt particulier au domaine politique et au modèle anglo-saxon en général.
Caligula Caligula
Albert Camus   
Magnifique!

Une pièce à nulle autre pareil dont chaque phrase dénonce la complexité et la naissance de la folie de l'empereur romain Caligula. J'ai été subjuguée par la plume d'Albert Camus que je découvre pour la première fois, les tournures sont splendides, les mots puissants. J'ai été effrayée et impressionnée par le personnage de Caligula, prise de pitié pour les autres personnages qui sont très intéressants, parfois courageux, d'autres lâches. J'ai ressenti toutes les émotions à la fois, j'ai été très émue.

Cette pièce de théâtre est incroyable ; je la conseille absolument, c'est un chef-d'œuvre.

par Eparm12
Moïra Moïra
Julien Green   
Joseph Day, ce beau grand rouquin à qui je pense dès que je croise un homme à la chevelure de feu dans la rue... (et, accessoirement, dans ces cas là, je souris toute seule en repensant à Moïra, à Julien Green et ma journée s'en trouve réussie d'office)

La béatitude présente sur ma face dans la rue quand je repense à Moïra est due à plusieurs choses :

1 - Joseph Day. Impossible de ne pas s'attacher à ce personnage un peu gauche, qui rougit facilement, mal dans sa peau, mal avec les autres, qui symbolise une phase par laquelle on passe à peu près tous à un moment ou à un autre. La difficulté pour ce personnage de se trouver une place au sein des autres tout en assumant le poids de ses convictions, de son éducation, des valeurs que ses parents lui ont léguées va donner au livre une gravité passionnante. Joseph est torturé, et plus que de décrire cette torture, Julien Green nous la fait vivre par son écriture. Un vraie sensation de flou, de "mal", dans laquelle le personnage semble par moments se jeter avec délice, tout en le regrettant quelques secondes plus tard. On le suit avec plaisir dans la quête de ce quelque chose qu'il semble vouloir tout autant qu'il le repousse.

2 - L'écriture de Julien Green. Elle a une "teinte". Elle prend la couleur de ce qu'elle décrit. Julien Green est "magique" (qu'on me pardonne ces enfantillages). Qu'il fasse allusion à l'hiver, on se revoit batifolant dans la neige étant enfant. Qu'il parle d'automne, on sent l'odeur des feuilles mortes et de la pluie sur le point de tomber. Aucune fioriture, pas d'exagérations dans l'écriture, aucune prétention. Loin, très loin du "snob" mais d'une élégance rare.

3 - Pour tout ce qui fait ce chef d'oeuvre : la profondeur des personnages, tous complexes, tous affreusement humains et superbes.
Pour les situations : les longues marches dans les feuilles mortes pendant lesquelles Joseph traîne son âme, sa relation aux autres, difficile, à laquelle il est facile de s'identifier (au moins quand on est quelque peu misanthrope !), ses questionnements mêlés de certitudes qui s'effondrent et d'incertitudes qui s'affirment, la bibliothèque du campus aux belles boiseries, l'ambiance des salles de cours...

Pour l'essence même du livre qui fait ressortir la beauté torturée de la jeunesse.



par Irony