Livres
550 854
Membres
591 987

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Bibliothèque de Thyberth972 : Liste d'Or

Dune, suivi de Le Messie de Dune Dune, suivi de Le Messie de Dune
Frank Herbert   
Un ouvrage magistrale,une œuvre unique. L'auteur à pensé et construit un univers futur complexe et multiples. L'histoire est grandiose l'écriture addictive les personnages bien que nombreux,complexes et intéressants.Un chef d'oeuvre.

par al61
Le Cycle de Dune, Tome 3 : Les Enfants de Dune Le Cycle de Dune, Tome 3 : Les Enfants de Dune
Frank Herbert   
Mon dieu ! Enfin fini !
Bon, j'exagère peut-être, mais pas tant que ça.
J'ai trouvé le livre long. Très long. Pourquoi ? parce que la grande majorité des chapitres sont ou bien intégralement des dialogues, ou bien intégralement des introspections. Et quels dialogues/introspections ! Quand on doit se farcir des pages entières de Leto ou autre pré-né, pleines de mysticisme incompréhensible...
Bon, je me calme.
Bien sûr, que je reconnais la qualité indéniable du livre. Bien sûr, qu'il est très bon, et qu'on ne peut rien lui reprocher, que ce soit au niveau de l'histoire, de l'univers, des réflexions qu'il fait naître et de sa profondeur politique et sociale. Je ne fais que souligner ce qui m'a déplu à moi, par rapport à mes goûts et attentes.
Voila donc, il ne se passe pas grand chose, durant ce tome. Et les choses qui se passe sont plutôt rapides et ponctuelles. Une rencontre, un déplacement, une action particulière... mais on en revient à ces pensées ésotériques de pré-nés surhumains auxquelles je ne parviens pas à rester accroché.
Pour tout dire, j'ai failli abandonner ma lecture. Mais j'ai persisté, au prix de plusieurs passages lus en diagonale.
Et je ne le regrette pas, car la fin est très appréciable. Mais je vais faire une pause, pendant cette ellipse (oui, j'ai vu qu'il y avait une ellipse), ce temps mort, et lire autre chose. Car il m'a fallu bien plus longtemps pour lire ce livre, qui parfois, après un ou deux chapitres, me donnait juste envie de dormir, tellement je n'arrivais pas à garder ma concentration sur des réflexions relatives aux visions pré-nées, aux traditions fremens, à la philosophie zensunni, aux innombrables passés et aux futurs infinis dont on ne sait jamais clairement ce qu'il en est, et quels sont les plans des protagonistes. Tout est, pour le lecteur, à deviner, à déchiffrer, à percer, à comprendre à partir d'indices, de pensées obscures, de réflexions philosophiques fragmentaires...
Bref, un livre pas reposant, et qui demande beaucoup d'efforts. Les précédents étaient bien plus appréciables.
Une histoire populaire de l'humanité Une histoire populaire de l'humanité
Chris Harman   
De la révolte de Spartacus à la guerre des Paysans, de la rébellion des Boxers en Chine à celle des Diggers et des Levellers en Angleterre, des luttes des ouvrières du textile dans l’Amérique de la fin du XIXe siècle à la révolution russe, ce livre adopte le point de vue des délaissé-e-s de l’histoire « officielle ». Il offre une formidable plongée dans les combats que n’ont cessé de mener, à toutes les époques, les révolté-e-s, les dominé-e-s et les minorités du monde entier pour affirmer leurs droits et leur légitimité politiques. L’ambition de Chris Harman est à la fois de montrer que l’Occident n’est pas le centre universel de l’humanité, et que ce sont les rapports de forces au sein d’une société, les interactions entre les hommes et la nature, entre les hommes et les techniques, entre les hommes et les idées, qui fondent les dynamiques des changements sociaux.
Point ici de rois et de reines, de généraux, de ministres ou de prétendus « grands hommes », mais des femmes et des hommes ordinaires qui ont dû lutter, s’organiser, mettre en place des stratégies de résistance et de conquête contre des puissances et des systèmes oppressifs : le servage, le féodalisme, le colonialisme, le capitalisme. Et si aujourd’hui le système capitaliste semble avoir colonisé jusqu’aux corps et aux esprits, l’histoire, nous prévient Harman, réserve des surprises : elle n’est pas une mécanique déterminée par un ensemble de coordonnées préexistantes ; elle est ouverte aux possibles et peut basculer, pour peu que les forces nécessaires soient capables de s’organiser, dans le sens d’une forme de société véritablement émancipatrice. Ce livre est un hommage vibrant aux « vaincus de l’histoire » chers à Walter Benjamin, qui continuent de nourrir notre époque de leurs potentialités révolutionnaires.
Hitler, biographie Hitler, biographie
Francois Delpla   
Cette biographie est la seule jamais écrite sur Hitler par un historien français.
Les Chemins de la liberté, Tome 3 : La Mort dans l'âme Les Chemins de la liberté, Tome 3 : La Mort dans l'âme
Jean-Paul Sartre   
Pour mon premier roman de Sartre, j'ai bien aimé! Assez fluide comme écriture pour faire ressortir plusieurs thèmes chers aux existentialistes tel que l'engagement, le sens de la vie, la place du libre arbitre, etc.
La Nausée La Nausée
Jean-Paul Sartre   
C'est un texte qui peut paraître un peu dérangeant au premier abord mais qui se révèle d'une grande finesse d'analyse. Après, Sartre est un auteur-philosophe qui ne plait pas à tout le monde mais c'est toujours intéressant à lire et étudier, d'autant plus que c'est un philosophe accessible.

par zarg
La P... Respectueuse, suivi de Morts sans sépulture La P... Respectueuse, suivi de Morts sans sépulture
Jean-Paul Sartre   
Cette pièce de théâtre change de se que j'ai lu (en pièce de théâtre) jusqu'ici, la fin est surprenante je trouve, enfin je ne m'y attendais pas.
Le Diable et le bon Dieu Le Diable et le bon Dieu
Jean-Paul Sartre   
Je poursuis tranquillement ma découverte des pièces de Sartre, et j'apprécie toujours autant : cet auteur conjugue à merveille les trois éléments que je recherche dans mes lectures. Il s'agit tout d'abord d'une intrigue prenante et de personnages impossibles à qualifier de manière manichéenne (ainsi purement humains). C'est ensuite l'écriture, tout passant par des dialogues, brillamment construits et regorgeant de citations à retenir, et pourtant sonnant juste, naturel. Pour couronner le tout, la pensée de Sartre traverse tout ce récit, et nous invite ici à une réflexion sur la religion et les hommes, la recherche d'un Mal ou d'un Bien absolu, et l'impuissance humaine devant le silence du Ciel.

par Lysianna
Le Mur Le Mur
Jean-Paul Sartre   
Sartre met ici en scène plusieurs histoires ou chaque personnage se retrouve bloqué face à un mur, qu'il soit physique ou spirituel. Il montre à ses lecteurs qu'ils sont toujours libres de leurs choix. Cela implique que nous sommes responsables de tous nos actes. De ce fait nous créons la personnes que nous sommes. Un livre poussant à la réflexion.

par onirisme
Les Chemins de la liberté, Tome 1 : L'Âge de raison Les Chemins de la liberté, Tome 1 : L'Âge de raison
Jean-Paul Sartre   
Mathieu est professeur de philosophie. Son amie, Marcelle, est enceinte : un accident. Chacun s’active à trouver des solutions pour un avortement à un prix raisonnable et dans de relatives bonnes conditions. Sarah, qui a de l’expérience, se propose comme intermédiaire. En fait, en plus des raisons théoriques qui portent Mathieu à refuser l’engagement du mariage, il est lassé de Marcelle ; en outre, il est attiré par Ivich, la sœur de l’un de ses anciens élèves, Boris. Après maintes tergiversations, Mathieu finit par voler de l’argent à Lola, la maîtresse de Boris. Daniel, un ami homosexuel de Marcelle comprenant qu’elle a envie de garder l’enfant, se propose de l’épouser. Mathieu se prend à les envier. Eux, au moins, se sont engagés, ont décidé d’un acte devant lequel ils ne peuvent reculer. Lui, « il n’avait jamais pu se prendre complètement à un amour, à un plaisir, il n’avait jamais été vraiment malheureux : il lui semblait toujours qu’il était ailleurs, qu’il n’était pas encore né tout à fait. » Il a « l’âge de raison », et pourtant, il se sent incapable de « commettre » un acte : « Moi, tout ce que je fais, je le fais pour rien ; on dirait qu’on me vole les suites de mes actes ; tout se passe comme si je pouvais toujours reprendre mes coups. Je ne sais pas ce que je donnerais pour faire un acte irrémédiable. »

La liberté, c’est le choix. Mais choisir, c'est s’engager. Le choix est ainsi un entre-deux entre liberté et engagement, auquel je ne puis échapper. Même si je ne choisis rien, je choisis de ne pas choisir, je m’engage, certes à rien, mais j’y suis tout de même, malgré tout. Engagé, me voici donc moins libre que je ne l’étais avant que de choisir. Il m’a fallu décider et cette décision fît d’une infinité de possibles un fait, un seul, effaçant tout ce qui aurait pu être. Il y a également l’importance du choix, laquelle est fonction de l’intensité de ce que sera l’engagement à venir. Je puis très bien avoir une idée de sa mesure avant le choix, et ainsi en amont peser le poids d’une décision en suspens. Mais cela n’est pas toujours vrai. Et puis il y a toujours de l’imprévisible, même en toute connaissance de causes. Intensité et imprévisibilité sont ainsi deux dimensions inhérentes à tout choix dont la variabilité n’appartient à personne. Mathieu, le héros de Sartre, lui qui veut être libre à tout prix, en refusant notamment ce dont il est le créateur, se trouve enserré dans ces dimensions. Mathieu pourtant décide et cherche activement les moyens de sa décision, les trouve d’ailleurs, mais le résultat n’est pas celui qu’il attendait, d’où dans un premier temps le sentiment d’être spolié des conséquences de ses actes. Imprévisibilité donc. Puis vient un temps où Mathieu prend conscience d’un vide, du peu d’intensité de ses décisions : « Mais tout ce que je fais, je le fais pour rien ; on dirait qu’on me vole les suites de mes actes ; tout se passe comme si je pouvais reprendre mes coups. Je ne sais pas ce que je donnerais pour faire un acte irrémédiable. » De tous les personnages du roman, Mathieu est celui qui revendique le plus d’être libre, mais il est aussi celui qui se perd le plus. Ou plutôt il devient très peu. La liberté, c’est choisir, c’est s’engager, mais c’est également devenir. Mathieu pourtant choisit, donc s’engage, mais il reste ce qu’il est. On peut ainsi très bien devenir ce que l’on est déjà, comme Mathieu.

L’Age de raison continue de transmettre, comme une maladie, une succession de petites morts physiques et contagieuses, l’état de crise morale de ses personnages. Tonalité : pessimisme énergique. Beaucoup de dialogues, de misères, d’analyses, de nervosité empêchée. Les héros se regardent agir tandis qu’ils agissent. Ils se méfient des autres, d’eux-mêmes. Ils se font des crasses, des provocations. Ils s’envient, se détestent, s’aiment de travers. Ils ont des lâchetés, des élans ricanants, réprimés. Leur amour-propre est contagieux, pénible, cassant. C’est le bal morne des gestes perdus et des occasions manquées : une panoplie dont il faut se débarrasser.

Les dernières phrases de l’Age de raison méritent davantage encore d’être citées. Nous sommes trois ans avant. Mathieu croit que sa vie d’homme libre est foutue et Sartre conclut pour lui : «Déjà des morales éprouvées lui proposaient discrètement leurs services : il y avait l’épicurisme désabusé, l’indulgence souriante, la résignation, l’esprit de sérieux, le stoïcisme, tout ce qui permet de déguster, minute par minute, en connaisseur, une vie ratée.» Ce petit inventaire n’a guère vieilli : on voit depuis trente ans se multiplier à la télé, à la radio, dans la presse et l’espace public, les figures de moralisant éprouvé. Elles vantent l’éthique, la vie bonne, l’humanisme sans peine, les droits de l’homme et l’indignation en toutes et lointaines situations, dans la plus confortable abstraction. Elles apparaissent, naturellement, sous les masques de vies réussies. Cette prépondérance en dit long sur l’état d’entretien des chemins de la liberté.

par Henri-1

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode