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La liste de tous les extraits faits sur les livres de booknode

L'élève Ducobu - Leçon de triche
- C'est de ma faute si mon fils n'a pas pu vous remettre à temps le questionnaire complété.
C'est donc à moi d'accomplir cette retenue !
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Cherub, Tome 13 : Le Clan Aramov
- Par expérience, je peux affirmer que les enfants dociles ne font pas les meilleurs agents. Les fauteurs de troubles sont plus courageux et plus créatifs. Or, CHERUB a besoin d’éléments capables de faire preuve d’initiative au cours des opérations.
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Dragon Love, tome 1 : Noir Ebène
Chapitre 1 Il était encore tôt, ce matin-là, mais Salem n’arrivait plus à se rendormir. Trop de problèmes à régler, pas assez de solutions pour ce faire. Les ressorts du lit lui rentraient dans le dos et elle grimaça en se redressant. Elle avait l’impression d’avoir atteint l’âge vénérable de cent deux ans, alors qu’en réalité, elle n’en avait pas encore trente. Merci la literie de médiocre qualité. Elle s'adossa au mur de plâtre jauni derrière elle, et le sommier grinça, faisant râler le voisin d'à côté. — C'est bon, monsieur K. ! Calmez-vous un peu ! l’enguirlanda-t-elle à son tour, en tapant délicatement la paroi. Elle ne voulait pas non plus que son poing passe à travers le mur, ce serait bien là sa veine. Un grognement, suivi d'un juron, lui fit lever les yeux au ciel. Son voisin était encore de mauvaise humeur. Salem était dans ce petit appartement insalubre depuis cinq ans déjà. Le plancher était en bois plein d'échardes, les murs aussi fins que des feuilles de soie et dans un état déplorable. La seule petite fenêtre se trouvait face au lit, entre la chambre/cuisine et le salon/salle à manger. En tendant la main, elle pouvait préparer le repas sans même se lever du matelas, ce qui était plutôt cool, en fait. Surtout quand on se réveillait d’une humeur de chien avec la colonne vertébrale aussi tordue que l’étagère en face d’elle, qui souffrait d’un trop grand nombre de livres, sur un si petit espace. Et en tendant le pied, elle pouvait allumer la télévision. Ce qu'elle fit. Cela lui permettrait peut-être de penser à autre chose qu’à sa vie misérable et à cette nouvelle journée de malheur qui l’attendait. Les joies d’avoir perdu son boulot, et de ne pas être capable d’en retrouver un étaient… en fait, pas joyeuses du tout. Surtout lorsqu’on avait un loyer à payer, et un logeur aussi sympathique qu’une mouche à ver. L'écran miniature datait d'avant la guerre de Sécession, c'était sûr ! Enfin, il ne servait à rien de se plaindre puisqu'elle n'avait pas les moyens de se payer mieux. Presque tout le mobilier de son appartement, ainsi que les quelques objets décoratifs qu'elle possédait avaient été récupérés dans la rue ou auprès d’œuvres de charité. Un vase ébréché qui mettait un peu de couleur dans son intérieur. Une vieille lampe de chevet au pied en coquillages qui lui permettait d’avoir un peu de lumière le soir, lorsqu’elle lisait. Ce n'était pas grand-chose, mais suffisant pour une personne vivant seule. Comme elle. Salem avait appris depuis longtemps à ne s'attacher à rien ni personne puisque tout finissait par disparaître. Les objets se brisaient. Les sourires s’effaçaient. Et les gens mouraient. Elle en avait fait la douloureuse expérience. Toutefois, c'était de plus en plus difficile pour elle de faire comme si rien n'avait de valeur à ses yeux. Elle n'arrivait pas à se résoudre à ignorer son voisin, monsieur K., auquel elle rendait régulièrement visite, par exemple. Elle n'arrivait pas non plus à arrêter de rêver devant la reproduction de Nuit étoilée sur le Rhône, un Van Gogh qu'elle avait trouvé dans une ruelle un soir en rentrant du boulot. De son ancien boulot. Depuis, elle avait été renvoyée. Salem passait désormais ses journées à zapper et à entourer les annonces qui l'intéressaient dans les journaux locaux. Sa malchance n'avait jamais été aussi ridicule ! D'abord, elle avait perdu un emploi bien payé, car on l'avait accusée de voler des marchandises, ce qui était totalement révoltant, et elle s'était sentie trahie et dégoûtée par son employeur qu'elle avait considéré comme un ami ! Puis toutes les annonces auxquelles elle avait postulées avaient trouvé leur bonheur si rapidement qu'elle n'avait même pas décroché d'entretien. Et pour couronner le tout, le stress dans lequel l'urgence de sa situation la plongeait la rendait malade. Vraiment malade. Depuis toute petite déjà, Salem avait une peur bleue d'aller chez le médecin, et une peur panique des aiguilles, seringues, vaccins. Rien qu'en se promenant dans la rue, elle changeait de trottoir lorsqu'elle voyait un cabinet de médecine ou même un vétérinaire. Ridicule ! Et pas vraiment pratique, surtout quand on passait trois jours au lit avec de la fièvre et une douleur déchirante au ventre. Mais non, Salem n'était tout de même pas capable d'appeler un docteur pour avoir de l'aide. Elle préférait souffrir. Et de loin. Lorsque monsieur K. cogna contre le mur pour lui faire baisser le son, elle grogna à son tour et posa la main sur son front brûlant. Quelle galère. Comme si je n'avais pas assez mal au ventre, il faut aussi que mon cerveau fasse la java dans mon crâne ! Salem soupira, baissa le volume du téléviseur et se leva pour boire un peu d'eau glacée. Elle finit par poser le verre sur son front et pour la première fois depuis des jours, elle soupira de bonheur. Il était vraiment temps qu'elle trouve un nouvel emploi avant que tout ce stress ne la tue. Avant qu'elle ne se retrouve à la rue aussi. Même si certaines rues étaient plus propres que ce trou où elle vivait, elle n'avait aucune envie de perdre son appartement. Il représentait le seul foyer au monde qu'il lui restait et il était un point d'attache dans sa vie qui partait en vrille. Elle tendit le bras vers le tabouret près de la tête de lit où se trouvait la lampe torche qu’elle utilisait pour faire déguerpir les nuisibles qui lui faisaient office de colocataires, un exemplaire en version poche d'Oliver Twist, et la télécommande rafistolée. Au moment où Salem pointa le vieux bout de plastique rectangulaire vers le vieux bout de plastique carré censé être une télé couleur pour zapper, un flash info exceptionnel se déclencha. Son estomac se noua. Sa gorge se serra. Oh non, pas encore ! Et elle monta le son. Les images en noir et blanc vacillaient, mais elles étaient quand même claires. — Monsieur K., mettez les infos ! ordonna-t-elle à son voisin. Salem resta le regard rivé à l’écran, et se demanda si elle ne rêvait pas. Le Nemedyn, Teren Silver, avait été enlevé. Comment une chose pareille avait-elle pu arriver ? Cet homme était aussi mystérieux que dangereux. Redoutable, même. Presque personne ne savait à quoi il ressemblait, car il évitait les médias comme la peste. Son domaine était gardé par des dizaines de Sentinelles entraînées comme des paramilitaires et il ne se déplaçait que dans des véhicules blindés aux vitres teintées. Il était fort. L'être le plus fort de cette planète. Un Dragon âgé de plusieurs milliers d'années et le représentant suprême des Élémentaires. Le fou qui avait osé s’en prendre à lui le paierait sûrement de sa vie, et avant cela, il souffrirait des jours durant. Une photo s'afficha sur l'écran et la couleur revint au même moment. — Waouh ! s’exclama la jeune femme. Salem recula, impressionnée. On ne voyait de cet homme que son visage aux traits humains, et à la mâchoire carrée. Ses cheveux mi-longs de la couleur riche du café vénézuélien l'encadraient, rendant son expression animale, brutale. La jeune femme resta néanmoins figée face aux yeux du Nemedyn, tout simplement fascinants. Un regard qui promettait une douleur infernale à ses ennemis, des nuits torrides à ses femmes et ces nuances ! L'un était bleu et vert, l'autre bleu et doré. Sans s'en rendre compte, Salem s'approcha plus près de la télévision, hypnotisée par ce mélange incroyablement brillant. Elle passa l’index sur l’écran, et ce dernier grésilla avant de repasser au gris. La situation était bien trop chaotique pour qu'elle reste plantée là à baver ! Mais que pouvait-elle faire, franchement ? Comme la population entière des Élémentaires ou des humains, elle était les mains liées. Les affaires politiques n’étaient pas de son ressort. — Mince alors, s’exclama-t-elle. Monsieur K., ça craint ! — À qui le dis-tu, mon petit ! Les Élémentaires vont être intenables. Salem se retourna comme si elle pouvait voir son voisin à travers le mur. Elle aurait voulu qu’il se trouve près d’elle, à cet instant, pour la rassurer et lui dire que tout irait bien, mais ça aurait été un ignoble mensonge. Rien ne serait plus comme avant. Les Élémentaires allaient bel et bien se révolter, et cela mènerait probablement à des problèmes intercommunautaires. Humains et semi-immortels avaient beau vivre en paix depuis longtemps, les derniers événements survenus à travers le monde exacerbaient des tensions qui n’auraient pas dû exister. Elle frissonna. Monsieur K. soupira tristement. L'homme, d'une soixantaine d'années, était plus grand que la moyenne et était toujours vêtu d'un pantalon gris et d'une chemise à carreaux de couleur différente selon les jours. Contre le mur où Salem avait son lit une place, monsieur K. avait positionné une petite table où il buvait son thé, mangeait des crackers et faisait des mots croisés. Toute la journée. Il était intelligent, si bien que Salem se sentait toujours mal lorsqu'ils se retrouvaient dans l'ascenseur ou assis face à face. Pas qu'elle se considérait comme stupide, non, elle avait un certain bagage grâce à son éducation, mais monsieur K. était vraiment très cultivé. Et il était son meilleur ami. Et le seul, aussi, pour être honnête. — Bon sang ! Son voisin et elle s’étaient exclamés en même temps, en voyant à l’écran l’une des Sentinelles survoler la ville. Les caméras des journalistes dépêchés dans les rues zoomèrent sur le corps massif du Dragon, dont les écailles de couleur bleue brillaient sous le soleil de Pittsburgh. Le ventre nacré, ses vastes ailes battaient avec une puissance monumentale. Il était lancé à toute vitesse dans le ciel. Le spectacle était aussi fascinant qu’effrayant. Chaque personne en train de parcourir le centre de la ville, à cet instant, devait craindre la colère de cette Sentinelle. S’il le voulait, d’un simple souffle, le Dragon pourrait raser des quartiers entiers dont il ne resterait que des ruines fumantes, à la fin de la journée. Les Sentinelles travaillaient pour le Nemedyn, et étaient en effervescence, prêtes à tout pour retrouver leur leader. Les caméras et les journalistes, qui avaient envahi l’avant de leur domaine, formaient une couronne d’humains devant la grande grille noire du Manoir Silver. Les Dragons n’étaient pas vraiment ravis de ce battage médiatique devant chez eux. Ils faisaient partie de ces créatures que le monde connaissait mal et craignait. Ils ne se mélangeaient pas aux autres, restaient entre eux pour leurs affaires et ils étaient connus pour être stoïques quoi qu'il se passe. Si même ces hommes, censés garder leur calme pour le bien de tous les Élémentaires, étaient à cran, la situation était encore pire que ce qu'il y paraissait. D'autant plus que, de ce qu'on en savait, aucune demande de rançon n'avait été envoyée. Pour aucun des quatre Grands Élémentaires déjà enlevés. Les Élémentaires étaient des êtres semi-immortels ayant un lien particulier avec l'un des quatre éléments : l'eau, le feu, l'air et la terre. Leur longévité était exceptionnelle et s'ils ne se faisaient pas tuer, ils ne mouraient pas de vieillesse. Leurs blessures les plus bénignes guérissaient rapidement et plus ils étaient vieux, plus leur lien avec leur élément était solide et puissant. Les Grands Élémentaires étaient en quelque sorte les Rois des semi-immortels. L'être le plus puissant prenait la tête de chaque groupe et régnait sur son royaume. Le Nemedyn, quant à lui, représentait les Dragons ainsi que tous les Élémentaires. Les Dragons étaient une catégorie d'êtres à part. Ils symbolisaient l'ensemble des quatre éléments, d'où leur puissance exceptionnelle et Teren, le plus fort d’entre eux tous, régnait logiquement sur tout le monde surnaturel. Même si le terme de « règne » n'était pas vraiment adapté. Il était plutôt une sorte de concierge réglant les problèmes entre le monde magique et les humains. Il fallait préciser, bien sûr, que Salem n’aurait jamais avoué, face au Nemedyn, qu’il était un concierge. Sa vie humaine aurait cessé sur-le-champ. Les Dragons formaient un cercle qui entourait les semi-immortels. La puissance qui les unissait. Le lien qui les regroupait. Ces derniers temps, Teren Silver avait travaillé comme un fou pour retrouver les Grands Élémentaires enlevés dans d’obscures circonstances. Un par semaine depuis un mois environ. Personne ne savait ce qu'il se passait, les raisons de tels actes, et les Élémentaires qui se retrouvaient désormais seuls, sans leader à leur tête, commençaient à angoisser et à accuser les humains de tous ces maux. Il y a cinq semaines exactement, Heaven, le Grand Élémentaire de la Terre, avait disparu. Loup au charisme magnétique et au regard de braise, son amour des voyages et des grands espaces avait fait passer cela pour une envie de congé de dernière minute, même si sa meute n'avait pas été dupe. Ayo, le Grand Élémentaire de feu, avait disparu par la suite. Chaman puissant habitant le centre de l'Afrique, Ayo était grand, mince et ses longs cheveux noirs étaient tressés avec de petits coquillages tranchants et des os pointus. Féroce et redoutable, brûlant comme les flammes qui le consumaient, sa disparition était passée inaperçue quelques jours, car Ayo avait pour habitude de quitter son village pour ses retraites spirituelles ou pour consulter les esprits. Ce n'est que lorsque Minal s’était volatilisée que l'on avait commencé à s’inquiéter pour les deux autres. Minal était une petite ondine blonde et mignonne, avec de grands yeux bleus et un visage de poupée. Grande Élémentaire de l'eau, elle était cependant une femme d'affaires dangereuse lorsqu'il s'agissait de protéger sa communauté. Elle régnait sur l'Océanie, là où la communauté des Élémentaires de l'eau était la plus forte et surtout, l'eau plus chaude. Sa disparition avait entraîné une vague de tristesse à travers le monde, car Minal avait sauvé la vie de nombreuses personnes, dont près d'une vingtaine d'enfants, lors d'un tsunami qui avait ravagé les Philippines quelques années auparavant. Il y a deux semaines, la vague de tristesse s'était transformée en crainte quand Issan, Sylphe et Grande Élémentaire de l'air, avait disparu elle aussi. Issan était une femme magnifique, aux traits sévères et comme pour chacun des Grands Élémentaires, son enlèvement était tout aussi mystérieux qu'improbable. Elle vivait entourée de sa cour, sous haute protection depuis que les trois autres avaient été enlevés et elle n'était presque jamais seule. Apparemment, celui qui jouait avec eux était puissant et/ou complètement cinglé. Salem penchait carrément pour le « cinglé ». S'en prendre aux membres les plus redoutables des semi-immortels et maintenant, au Nemedyn ? La chose qui venait à l'esprit de la jeune femme et qui devait hanter la presque entièreté de la population mondiale était que cette personne devait être plus puissante encore que Teren Silver. Et pas vraiment dotée de bonnes intentions, contrairement à lui. Dans les rues comme dans l'intimité des foyers de la planète, la foule commençait à angoisser et les premiers à paniquer étaient les humains, discrètement accusés d'être responsables. D'ailleurs, de plus en plus d'échauffourées éclataient ici et là. Petites, rapides et prises en charge par les polices humaines, elles se multipliaient à la vitesse de la lumière ; les semi-immortels n'ayant plus de Grands Élémentaires pour les contrôler ou leur dire quoi faire. C'était l'anarchie dans leurs rangs. Le criminel responsable de ces enlèvements avait réussi à cracher son venin et à créer des dissensions alors même que la paix régnait, avant cela. Et si c’était là le but, finalement ? Et si quelqu’un cherchait simplement à faire éclater une guerre ? Les retombées seraient catastrophiques, les morts… innombrables. — Pourquoi les humains s'en prendraient à des immortels aux pouvoirs plus flippants les uns que les autres ? demanda Salem à monsieur K. — Les raisons sont multiples. De vieilles rancunes, un moyen de pression. Qui sait ? Nous savons tous que les humains ne sont pas des exemples d'intelligence. — Hum. Vous pensez que cette histoire va bien se terminer ? L'angoisse se répandait dans ses veines plus vite que l'alcool d'un mauvais mousseux. — Cela m'étonnerait, mon petit, mais fais-moi plaisir, tu veux ? Fais attention à toi quand tu devras sortir. La tendresse soudaine dans sa voix la toucha. — Bien sûr, répondit-elle en hochant la tête, même s’il ne pouvait pas la voir. Dégoûtée par ces nouvelles, Salem éteignit la télévision et se détourna pour rejoindre la table qui se trouvait en plein milieu de l'appartement. Soit, à trois pas du lit. Elle passa une main dans ses longs cheveux bruns aux reflets bleus et posa ses fesses, affublées d'un vieux jogging depuis une semaine, sur la chaise en paille. Il était plus que temps qu'elle s'active. Moins elle passerait de temps sur ce siège qui lui piquait le postérieur, mieux elle se porterait. Sa petite déprime passagère ne pouvait plus durer. Et surtout, elle en avait marre d'entendre parler des tensions entre humains et Élémentaires à longueur de journée. Si elle retrouvait une activité, elle pourrait au moins penser à autre chose qu'à la politique et aux embrouilles intercommunautaires. De plus, vivre dans la rue en période d'émeutes ne la tentait franchement pas. Elle déplia le quotidien du jour et ne prêta pas attention aux infos locales ou internationales. De toute façon, tout avait rapport aux enlèvements. Connaissant déjà le numéro de la page où elle devait se rendre, elle l'ouvrit directement et son regard fut tout de suite attiré par l'encadré noir épais en plein centre de la page. Une annonce d'aide à domicile. — Mouais, bougonna-t-elle. Avec son diplôme en histoire de l’art, elle espérait sincèrement trouver, chaque jour, un encart pour un emploi dans un musée ou une galerie chic, mais elle commençait à croire que personne, dans cette ville, ne s’intéressait à la peinture.
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The Book of Ivy, Tome 2 : The Revolution of Ivy
Le sang de mon père se mêle à celui du président Lattimer, s'écoule en petits ruisseaux dans la neige d'une blancheur immaculée qui tombe toujours, jusqu'à former une rivière unique.
Impossible de différencier le sang Westfall du Lattimer.
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Les Guerres de mon père
Il faut observer et voyager. Gilbert répétait à ses enfants, Il faut vous créer de beaux souvenirs, reconnaissant que ce qui est beau et bon ne peut durer.
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Les Guerres de mon père
Conversations oubliées, notes perdues, dossiers administratifs, archives publiques.
En France, l'administration conserve tout et je me suis longtemps demandé la raison de cette obsession conservatrice. J'ai fini par la comprendre et l'admirer.
Alors que nos souvenirs sont des mensonges, nos passés au mieux flous, quand ils ne sont pas transformés, les archives offrent de minuscules assises. Je ne sais rien et cela est si facile, il suffit de prendre le métro, de tendre sa carte d'identité, de remplir une demande et un dossier, alors apparaissent un nom, une date, une lettre, des photos, une clarté.
Grâce à ces archives, je me suis avoué, pour la première fois, que ni mon père ni moi n'étions coupables de nos errances en tout genre, et que, peut-être je pouvais accepter d'être aimée.
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La Cité des ténèbres, Tome 2 : La Cité des cendres
« — Alors, c’est vous le père de Clary, lança-t-il. Ne le prenez pas mal, mais je commence à comprendre pourquoi elle vous hait autant.
Valentin ne cilla pas. Ses lèvres remuèrent à peine lorsqu’il répondit :
— Ah oui, et pourquoi ?
— Parce que, à l’évidence, vous êtes un psychopathe. »
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La Cité des ténèbres, Tome 2 : La Cité des cendres
« — Eh bien, moi, je refuse d’embrasser le Terrestre, grommela Jace. Je préfère rester ici.
— Pour l’éternité ? lâcha Simon. Ça fait long tout de même !
— Je le savais ! Tu as envie de m’embrasser, c’est ça ?
— Bien sur que non ! protesta Simon.
— Alors c’est vrai ce qu’on dit, commenta Jace. Il n’y a pas d’hétéros dans les tranchées.
— Athées, crétin ! « Il n’y a pas d’athées dans les tranchées » »
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La Cité des ténèbres, Tome 2 : La Cité des cendres
« — C’est incroyable ! s’exclama Clary en s’asseyant sur l’un des sièges, qui s’avéra très confortable. Comment on peut faire sortir des objets de nulle part ?
— On ne peut pas, expliqua le sorcier. Toute chose a sa provenance. Par exemple, cette table et ces chaises viennent d’un magasin de la Cinquième Avenue, spécialisé dans la reproduction de meubles anciens. Et ceci…
Soudain, cinq gobelets fumants apparurent sur la table.
— … vient du Starbucks du coin de la rue.
— Ça ressemble à du vol, non ? dit Simon en prenant un gobelet. Oh, un cappuccino !
Il jeta un coup d’œil à Magnus.
— Tu les as payés ?
— Bien sûr, répliqua ce dernier, ce qui provoqua les ricanements de Jace et d’Alec. J’ai fait apparaître des billets dans la caisse.
— Sérieux ?
— Non. Mais si ça t’aide à te sentir mieux, tu peux faire comme si. »
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Les Héros, Tome 1 : Le Héros des Highlands
Le duc la gratifia d’un nouveau coup d’œil.
— Je crois qu’une balle de plomb peut régler un désagrément plus efficacement que des mots. Je crois que rien n’éclaircit plus vite l’esprit d’un homme que la vision de son propre sang. Et je crois que la seule sensation qui puisse rivaliser avec la satisfaction de remporter un combat se trouve entre les cuisses d’une femme qui ne demande que cela. Libre à vous de croire à la magie, mademoiselle Blackstock. Mais je me fais fort de vous enseigner quelque chose de bien plus tangible.
Elle déglutit, le dos parcouru d’une série de frissons. Elle affermit la prise de ses mains sur les rênes de Brèaghad et décida qu’il serait plus sage – et plus sûr – de cesser tout simplement de lui parler. Avec un claquement de langue, elle fit passer sa jument au trot. Une seconde plus tard, il la rattrapait en gloussant.
Bientôt, ils longèrent le mur de l’aile est du château. Fiona était à peu près certaine que la moitié de ses occupants avait le visage plaqué aux carreaux, mais elle évita scrupuleusement de tourner la tête vers les fenêtres. Leur curiosité était parfaitement naturelle, et ils tiendraient tous à savoir ce que Lattimer lui avait dit. Elle tairait néanmoins certains des propos qu’il lui avait tenus. D’autres méritaient réflexion avant qu’elle ne les divulgue à autrui, comme l’inquiétude sincère qu’il avait manifestée pour Ailios – et sa surprise, tout aussi sincère, qu’on ne l’ait pas installée au château pour la soigner, comme si les ducs recueillaient toujours leurs paysans malades. Il n’avait pas le comportement d’un aristocrate et ne connaissait visiblement rien à l’étiquette. Pour la première fois, elle en vint à se demander s’il ne représentait pas une chance aussi inespérée qu’inattendue pour le domaine.
S’il avait été un simple soldat, il aurait été parfaitement naturel qu’il ait déjà été témoin des méfaits de la gangrène. Mais un officier tel que lui avait dû maintenir la plus grande distance possible entre lui et la saleté et les souffrances du champ de bataille. Pourtant, il n’avait pas hésité à soulever Ailios dans ses bras ; l’odeur ne l’avait pas fait ciller et il n’avait pas semblé dégoûté, comme si cela ne le dérangeait absolument pas. À dire vrai, son attitude l’avait impressionnée.Une fois arrivée à l’écurie, elle descendit de cheval et lissa ses jupes.
— Accordez-moi une heure ou deux, voulez-vous ? dit-elle en s’éloignant vers le château. Rejoignez-moi ensuite dans le bureau du rez-de-chaussée, et je vous soumettrai de jolies colonnes de chiffres.
— Rejoignez-moi plutôt dans la salle à manger d’ici dix minutes, répondit-il. Je n’ai rien mangé ce matin, et vous ?
— Moi non plus, répondit-elle, secrètement soulagée qu’il n’ait pas entendu les grondements de son estomac. Mais les livres de comptes ne sont …
— Je regarderai cela vendredi. D’ici là, je continuerai à me familiariser avec … Lattimer, dit-il en faisant glisser sur elle un long regard approbateur.
Il était clair qu’il jouait avec elle. Et qu’il ne la croyait pas capable de gérer un domaine – ni elle ni aucune autre femme, elle en était certaine.
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Trahie
date : 17-07 par sabivilutini voir tout les commentaires de sabivilutinises comms
Il plonge ses yeux dans les miens. Il est si beau, je pourrais m'y perdre. Il prend un air plus sérieux et déclare :

- C'est réussi. Ça ma fait vraiment plaisir, Noémie. Merci.

Il me serre bien fort contre lui.

Je suis rassuré. Je me remets à respirer. L'idée n'était pas si mauvaise, finalement.
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Trahie
date : 17-07 par sabivilutini voir tout les commentaires de sabivilutinises comms
Je n'ai pas dormi de la nuit. Des images me tournent sans arrête dans ma tête. Je me demande si un jour je parviendrai à bien dormir comme avant. Avant ces événements.

Et voilà mes parents dans ma chambre, ce matin, qui veulent me réconforter, qui s'occupent de moi... S'ils savaient... Ils ne doivent jamais savoir. Ça les détruirait. Je ne leur dirai pas un mot de cette histoire.

Et je ne remettrai plus jamais les pieds dans cette école.

Et je ne croirai plus aucun garçon.
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Vraies vampires, tome 2 : Les vraies vampires voient large
Il s’agenouilla pour examiner ce qui restait de la roue
arrière de sa Harley. Hum. Son jean lui allait plutôt bien. Je
ne vois pas pourquoi je remarquais ça en cet instant.
Plus précisément, il avait de sacrées épaules, assurément
mises en valeur par un gilet en cuir sans manches, des
épaules dont un secondeur de football américain aurait
été fier. J’ai une force de vampire, mais ce type aurait pu
m’expédier à l’autre bout du stationnement sans le moindre
effort.
Il se tourna et me toisa du regard. Oups. Je n’avais peutêtre
pas dit ce qu’il fallait. J’ouvris ma veste à capuche en
velours assortie à mon pantalon de survêtement turquoise et
à mon haut sans manches. Il me battait peut-être sur le plan
des muscles, mais j’avais quelques armes à moi. Peut-être
que si je dévoilais mon décolleté… Mainwaring est un ancien
prêtre transformé en vampire, mais je sais de source sûre
que c’est un homme à femmes.
— Gloriana, comment as-tu pu faire ça? N’as-tu pas vu
que la place était déjà occupée ?
Mainwaring a un léger accent
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Temps de Lune, Saison 2 : Le hurlement des loups
« Douloureux » n’était pas assez fort pour indiquer ô combien je souffrais. J’avais l’impression qu’un trente-huit tonnes venait allègrement de rouler sur ma tête et, comme si une fois n’avait pas suffi, il avait remis le couvert de quelques allés-et-retours supplémentaires. Trop généreux.
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Vraies vampires, tome 1: Les vraies vampires ont des formes
— Tu m’espionnes, Jerry?
Je pouvais presque l’entendre grincer des dents. En un
éclair, je revis sa façon de fermer ces prémolaires sur mon
corps… Il ne disait rien. Je soupirai.
— Oui, je suis sur la route en ce moment même.
Pourquoi ?
— Gloriana, tu n’écris jamais. Tu n’appelles jamais.
Je fixai le téléphone comme s’il lui était sorti des crocs.
Jeremy Blade, bouleversé ?
— Qui es-tu, et qu’as-tu fait de mon…?
Je m’interrompis avant d’aller au bout de ma pensée.
Notre relation était trop compliquée.
— Ton amoureux? Ton mari ? demanda-t-il.
7
Les vraies vampires ont des formes
— Certainement pas mon mari.
On pouvait compter sur Blade pour faire sa demande au
moment où j’en avais jusque-là de l’intimité familiale dans
les Highlands. Nous avions bien parlé de la cérémonie du
handfasting1
, mais nous ne l’avions jamais faite. Pour en
revenir à sa famille, pouvez-vous croire que Blade a quatre
frères et deux sœurs ? Ses parents ne sont devenus vampires
qu’après la naissance de leurs enfants. Puis Mag et Angus
ont laissé leurs enfants, une fois adultes, décider de leur
propre avenir
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Je ne sais plus pourquoi je t'aime
-Tu te rappelles ce que tu m'a demandé à l'hôpital ?
Il ne répondit pas.
-Juste avant que mon père arrive, tu sais ?
Toujours pas de réponse.
-Sur le fait de m'embrasser si je te donnais la permission ?
-Oui, oui, dit-il d'une voix sourde. Je me rappelle.
-Eh bien tu l'aurais eu. (Je respirai un grand coup.) Je ne suis plus avec Ace.
Il prit ma main dans la sienne.
-Naomi, tu ne crois pas que je le savais ?
Et puis, je l'embrassai, ou il m'embrassa.
(Qui sait comment commence ces chose là ?)
Et puis, je l'embrassai encore, ou il m'embrassa.
(Et quand on ne sait pas qui a commencé, on a du mal à savoir ce qui ce passe ensuite.) Et moi et lui, et lui et moi.
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Je ne sais plus pourquoi je t'aime
-Tu te rappelles ce qui s'est passé ?
-Non, elle ne sait plus rien depuis la sixième, répondit Will à ma place, ce qui était agaçant.
Il se tenait plutôt mal.
Je me retournais.
-Ce n'est pas complètement vrai. Je me souviens des maths et des sciences.
-Le plus important dans ta vie ! railla Will.
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Le maître du rêve
Et si la réalité était l'une des faces du ruban de Möbius, et le rêve l'autre face ? Si une torsion permettait de transformer deux endroits séparés en un seul avion dans lequel je pouvais voyager ? Cela ne signifiait-il pas que, si j'étais en mesure d'ôter une tumeur dans le rêve, elle serait également enlevée dans le monde réel ?
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Un vendredi dingue dingue dingue
Vous n'allez pas me croire, aucune personne saine d'esprit ne pourrait me croire une seconde, et pourtant c'est la pure vérité ! Ce matin, en me réveillant, je me suis aperçue que j'étais changée en ma mère !
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Dark Elite, Tome 2 : Marque de l'Ombre
Michael lui décrocha un grand sourire.
-Scout, tu es une Adepte extraordinaire. S'il existe une seule personne capable d'improviser une métamorphose, c'est bien toi.
Un ange passa. Puis, sans crier gare, elle tira Michael à elle, les mains sur ses joues, et l'embrassa sur la bouche.
-Tu es un mec génial, déclara-t-elle.
Quand elle le relâcha, nous constatâmes qu'il était rouge pivoine, les yeux écarquillés.
Probablement le meilleur moment de sa journée, me dis-je.
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La louve et le gitan
Par les fenêtres ouvertes de la salle de classe parvenait sur la place du village un bourdonnement de voix enfantines. Il faut croire que les fleurs aiment le bruit, car les touffes étaient bien plus belles devant l’école que dans les jardins
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Le livre de Némo
date : 17-07 par Lyra1998 voir tout les commentaires de Lyra1998ses comms
Imagine que tu te réveilles un jour, la tête vide. Mais vraiment vide. Comme si quelqu'un avait tout effacé pendant ton sommeil. Tes idées, tes pensées, tes souvenirs. Tout. Au point d'avoir oublié tes amis, ta maison, tes parents, ton nom, toute ta vie passée. Et bien, c'est exactement ce qui vient d'arriver à Némo.
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Mes enfants c'est la guerre
Nous trouvons Madame Christiane en train de faire cuire de la viande dans une grande casserole. Bizarre : ce n'est pas le jour du cuisseau de veau.
- Qu'est-ce que c'est comme viande, Madame Christiane ?
- J'ai pensé que nous n'avions pas besoin de chiens ici, donc j'ai chassé la mère et j'ai pris ses chiots.
- Vous nous racontez des blagues. On ne peut pas manger du chien.
- Bien sûr que si. Les Chinois en mangent, alors pourquoi pas nous ?
- Ben moi je suis pas chinois. J'en mange pas.
- Moi non plus.
Personne n'en veut, alors Madame Christiane mange les quatre chiots.
- C'est excellent, dit-elle. Ça me rappelle les cuisses de grenouille.
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Section 13 - Tome 2 : Jack et le mystère des rubis
CHAPITRE 1

La nuit était tombée sur Baker Street, à Londres. Le rayonnement orangé des lampadaires se reflétait sur le bitume qui semblait perpétuellement mouillé. Un certain nombre de passants arpentaient encore les trottoirs, rentrant chez eux après être passés par un café. L'heure du thé s'achevait à peine, et à Londres le thé n'est pas qu'une boisson chaude.
Au sud de Regent's Park et au nord de la station de métro Baker Street, près du numéro 221B de la rue, un passant ouvrit la main et fit tomber par terre un cube doré. Il ne s'arrêta pas de marcher. Personne n'interpella l'homme pour lui signaler qu'il avait perdu quelque chose. Personne ne remarqua quoi que ce soit.
Le cube rebondit et roula comme un dé en métal, mais pas tout à fait, à cause des minuscules pierres précieuses disposés à chacun de ses huit angles. Il fit une pause, demeurant en équilibre sur l'un des angles pendant un temps anormalement long, puis avança encore d'environ un mètre avant de s'arrêter complètement. Il resta immobile au milieu des saletés, reluisant et anonyme, pendant qu'un groupe de jeunes gens passait devant lui. Leurs écharpes et leurs visages riants se reflétèrent dans la vitrine d'une boutique obscure, sous une inscription qui indiquait BUREAU DES OBJETS PERDUS.
Lorsque le groupe de jeunes fut suffisamment loin, le cube se mit à vibrer et à osciller. Ses côtés s'ouvrirent, laissant sortir huit pattes grêles se terminant chacune par l'une des petites pierres précieuses. L'araignée se redressa. Elle leva son abdomen, constitué d'une fiole remplie d'un sirop verdâtre, et traversa le trottoir pour grimper sur une descente de gouttière, imperméable à l'ironie de ses actes. Une fois arrivée en haut, l'araignée parcourut le toit, s'engagea en spirale dans un conduit de cheminée par où sortait de la fumée, et disparut à l'intérieur.
La créature mécanique descendit pendant une éternité, en faisant cliqueter ses pattes pointues. Elle emprunta plusieurs embranchements, tourna à droite et à gauche dans des conduits secondaires, mais toujours vers le bas, dans les profondeurs d'une énorme tour souterraine secrète nommée "le Donjon".
Enfin, l'araignée arriva en vue d'un grand feu et ralentit son allure. Centimètre après centimètre, elle rampa à l'arrière d'une grande cheminée et dirigea ses minuscules caméras vers deux enfants assis dans des fauteuils au haut dossier tapissé de velours, à l'intérieur d'une pièce éclairée uniquement par le feu. Le garçon, un adolescent, avait les yeux fixés sur la cheminée. La fille, plus jeune, toute petite dans le grand fauteuil victorien, l'observait d'un air soucieux. Au bout d'un moment, le garçon se leva pour inspecter la cheminée, et l'araignée recula, hors de vue.
Peut-être n'y avait-il pas eu l'araignée, en réalité. Peut-être que les éclats dorés que le garçon avait vus apparaître dans son esprit ne provenaient pas d'un cube en métal ou de petites pierres précieuses trottinant sur le trottoir. Peut-être que les piques argentés qu'il s'était représentées n'étaient pas le cliquetis d'une araignée mécanique en train de descendre dans un conduit. Peut-être que les confettis de lumières qui se présentaient à lui n'étaient pas des rires de passants. Peut-être avait-il tout imaginé.
Jack Buckles, traqueur de naissance, avait du mal à maitriser ses sens surdéveloppés. Un an plus tôt, il avait vaincu un grand criminel dans une tour pleine de fumée en se laissant guider uniquement par l'ouïe et le toucher. Mais ces derniers temps, même les drones fonctionnant à l'électrodynamique quantique qui bourdonnaient bruyamment dans le ministère des Traqueurs pouvaient le surprendre. Cela faisait des mois que Jack ne pouvait plus faire confiance à ses sens.
Bien sûr, si par hasard les sens de Jack ne s'étaient pas trompés et si une araignée mécanique venait réellement de descendre dans le Donjon à sa recherche, ce serait une très, très mauvaise nouvelle.
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Les Cités des Anciens, Tome 6 : Les Pillards
Mais tant que je n'ai pas reconduit Alise à Terrilville et que je ne l'ai pas mise dans mon lit, il n'y a aucun intérêt à en discuter. Je ne connais aucun homme qui soit capable d'engrosser une femme à une telle distance, quelle que soit son ardeur ; même votre fils n'est pas aussi bien monté.
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Temps de Lune, Saison 2 : Le hurlement des loups
La première chose que je remarquai dans l’immédiat était l’absence de Cahl.
Mon organe cardiaque joua encore les nunuches capricieuses en se tordant de douleur durant un court moment.
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