Livres
464 317
Membres
424 782

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

- Ethan à l'air heureux quand il est avec ta sœur, dit-il.

- Je suis trop fière de moi.

Je sautille sur le fauteuil.

- J'ai vu Ethan et je me suis dit : c'est le mec parfait pour Ivy. Je suis géniale.

- Je te féliciterais bien mais tu te débrouilles toute seule.

Afficher en entier

David à l'air surpris.

- Je t'imaginais dans une voiture de fille sexy, genre une Porsche.

- Une << voiture de fille sexy >> ? je répète. Ça veut dire quoi ? C'est la fille ou la voiture qui est sexy ?

Il s'empourpre.

- Je ne sais pas pourquoi j'ai utilisé ce mot.

- Sexy ou fille ? je demande, pour le provoquer.

Afficher en entier

Mon amie Sarah a une théorie : on ne peut pas tout avoir dans la vie, quand bien même certains donnent l’impression qu’ils ont tout. Ceux qui ont une vie de famille heureuse manquent d’amis, ceux qui sont populaires et athlétiques ont de mauvais parents et les gosses de riches, de mauvaises notes.

— Toi, t’as un super petit ami, de bonnes notes à l’école et tout le monde t’aime, m’a-t-elle dit pour expliquer sa théorie. Et tu es blonde ! C’est normal que ta situation familiale soit un peu… compliquée. C’est la vie qui maintient l’équilibre.

— Et toi ? ai-je demandé. Qu’est-ce qui ne va pas dans ta vie ?

— Je galère en cours, a-t-elle répondu.

— C’est pas vrai. En plus, je ne suis pas une vraie blonde. On échange nos cheveux quand tu veux.

Sarah a de merveilleuses boucles noires. Elle tient leur couleur de sa mère latino et leur texture de son père (enfin, quand il avait encore des cheveux). Elle a hérité du meilleur de leurs gènes. Sa peau est d’une magnifique couleur olive. Elle se plaint beaucoup de son nez (pas assez droit), de ses sourcils (trop drus) et de ses cuisses (moins fines que dans ses rêves). C’est ridicule. Je la trouve super belle.

Mais elle n’a pas tort en ce qui concerne ma vie familiale. Ivy avait sept ans quand son autisme a été diagnostiqué. Pendant longtemps, mes parents n’ont plus parlé que de ça.

Puis mon père s’est mis à avoir des problèmes pour déglutir. Le cancer de l’œsophage se développe très vite : notre vie ne tournait plus qu’autour de ses soins médicaux.

Quelques années plus tard, mon père est mort et maman a craqué. Elle a plongé dans la dépression. Elle n’arrivait plus à se lever le matin et Ivy et moi avons dû apprendre à nous débrouiller toutes seules pour aller à l’école.

Une fois le pire passé, on ne savait plus si maman irait bien ou pas. Certains jours, elle était présente et voulait tout bien faire, et d’autres jours, une broutille la déstabilisait, un robinet qui coule, une vieille photo, les cris d’Ivy, alors elle replongeait. J’avais appris à apprécier les bons jours et à gérer pendant les mauvais. Elle s’inquiétait toujours de nos finances, papa avait une assurance-vie qui n’était pas énorme. Le travail de secrétaire médicale de maman lui permettait d’être tout le temps à la maison, mais pas d’avoir un gros salaire.

Puis Ron est arrivé et elle a eu l’impression d’être sauvée.

Moi, pas vraiment.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode