Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Bibliothèque de Trisskii : Liste de bronze

retour à l'index de la bibliothèque
La Différence invisible La Différence invisible
Julie Dachez    Mademoiselle Caroline   
http://lafetedesmots.blogspot.fr/2016/11/la-difference-invisible-de-mademoiselle.html

Vous savez que je ne suis pas fan de bd. Et bien, je tiens à remercier l'association des amis de la librairie par mots et merveilles. C'est par leur biais que je l'ai découverte. Même si je connais assez bien le syndrôme d'asperger pour avoir vu des reportages à la télévision ou sur internet, nous n'avons aucunes idées des difficultés qu'ils traversent sans parler de cette société vivant tranquillement avec ses stéréotypes sans se poser une seule seconde les bonnes questions. Je pense sincèrement que cette BD ne devrait pas seulement être disponible dans toutes les bibliothèques et médiathèques mais également être débattu dans les établissements scolaires. J'ai appris beaucoup de choses notamment par rapport aux femmes. Leur diagnostiqué est beaucoup plus difficile parce qu'elles savent parfaitement s'adapter que les hommes. Les réactions des gens sont épouvantables et la RH, je n'en parle même pas. Ça ne m'a tout de même pas surprise. N'oublions pas qu'en France, il existe des lois mais qu'elles sont loin d'être appliquées.

Quand aux dessins, ils ont été fait pour que l'on comprenne réellement ce qu'il se passe du point de vue de marguerite. Sa vision des choses et de la vie est si différente. Et je trouve ça parfaitement bien fait. J'ai également appris de nouveaux mots. Marguerite est une jeune femme que personnellement, j'aurais trouvé atypique mais justement pour cette raison je l'aurais apprécié. Elle se prend des réflexions qu'on m'a déjà faite. Dès que j'ai ouvert la BD sur le texte de Julie Dachez sur les différences et le fait de les assumer, j'ai jubiler, adoré. Ça fait du bien de lire ça et je suis entièrement d'accord avec elle.

En bref, je vais lui mettre un énorme coup de cœur. J'espère sincèrement qu'un jour les gens arrêteront de juger les autres et qu'ils s'intéresseront à l'autre pour de bonne raison et pas seulement pour réagir en se moquant ou humiliant. Le message passe parfaitement. Merci beaucoup.
La croisade des innocents La croisade des innocents
Chloé Cruchaudet   
Ô vingt dieux ! Pour cet avis de lecture, il convient d'être sibyllin pour vous laisser à toute la surprise des rebondissements. ⁣

L'histoire, inspirée de faits réels, c'est celle de Colas, un jeune de 12 ans, contraint à l'exil à la suite d'un accident disons domestique sur la personne de sa petite soeur.⁣

Muet par conviction, il se retrouve exploité avec d'autres enfants dans une brasserie, jusqu'au moment où à il curieuse apparition. Un homme aux cheveux longs qui ressemble étrangement à Jésus. Cette apparition l'honore, il a été choisi, il est l'élu. L'élu pour mener une croisade vers Jérusalem afin d'y délivrer son tombeau. Il se met en route accompagné par ses amis, et d'autres enfants vont les rejoindre au fur et à mesure de leur périple. Un périple fait d'aventure et de rencontres. Un périple qui met en questionnement la nature humaine. ⁣

Cet album à tout d'un conte avec son lot d'enchantement et de férocité.⁣

Côté dessin : la délicatesse du trait face aux thématiques terrifiantes, c'est un savant mélange !⁣

par Biibette
Mauvais Genre Mauvais Genre
Chloé Cruchaudet   
J'avais très envie de découvrir cette BD et je n'ai pas été déçue: le graphisme est très réussi et l'analyse psychologique des personnages est très fine. Le contexte historique est bien rendu. Un petit bijou.

par Armide
Patience Patience
Daniel Clowes   
Vraiment fantastique! un univers comme seulement Clowes peut le faire! en tout c'est un grand coup de cœur pour ma part :)

par Pamkris
Moins qu'hier (plus que demain) Moins qu'hier (plus que demain)
Fabcaro   
On retrouve ici l'humour de Fabcaro, des blagues peut-être déjà vues pour certaines dans Parapléjack, avec un dessin similaire à Zaï zaï zaï zaï, mais sur des planches individuelles, toujours ce décalage réaliste/absurde, cet humour noir, tellement excellent. Cependant on sent que la créativité humoristique de Fabcaro tourne parfois en rond, et on est quand même loin de ce qu'avait fait Zaï zaï zaï zaï. Mais ça fait quand même mourir de rire à certains moments, tellement il touche juste, parfois.
Winter Road Winter Road
Jeff Lemire   
Pimitamon, petite ville canadienne au nord de l’Ontario. Derek, ancien joueur de hockey sur glace, vit là entre dépression, alcoolisme et bagarres. Sa vie s’est brisée quelques années auparavant quand un brutal incident l’a contraint à arrêter net sa carrière. Pour gagner sa vie, il a repris le restaurant de sa mère, décédée. Il n’attend plus rien des jours qui passent jusqu’à ce que sa sœur lui revienne, fuyant la violence conjugale, la drogue et la vie de misère dans les rues de Toronto. Ensemble, pour échapper à la spirale infernale de l’ennui et de la pauvreté, ils partent vivre en forêt, renouant avec leurs origines indiennes, et se débattant encore contre de farouches démons…

par Noah_
Spinning Spinning
Tillie Walden   
Il s’agît d’une épaisse bande-dessinée autobiographique. (...) Tillie est américaine et va nous raconter en quelques pages ses douze ans de patinage. (...) Tillie a mal vécu ces années. Mais il n’y avait pas que le patin. Tout d’abord un déménagement, des difficultés à s’intégrer à l’école, le rythme très éreintant des entraînements, ses parents plutôt distants et surtout une homosexualité non assumée.

L’histoire commence lorsqu’elle a une dizaine d’années et nous la voyons grandir et évoluer. D’une manière globale j’ai trouvé intéressant que Tillie nous raconte la manière dont elle a perçu tout cela et nous ressentons vraiment ce poids qu’elle avait sur les épaules. (...)

Sur le thème de l’homosexualité, il y a quelque chose qui m’a interpellé. Je me suis rendue compte en faisant une petite recherche que Tillie et moi avions pratiquement le même âge. Donc je veux bien croire qu’elle vive aux USA, mais bon sang, il y tellement d’intolérance… Au début je m’étais dit, vu la mentalité ça a dû se passer dans les années 80/90… et puis elle a commencé à parler de Facebook, de Snapchat, je me suis rendue compte que finalement ça se passait exactement dans la société dans laquelle j’ai moi-même grandi bien que dans un pays différent. Donc… il y a encore des progrès à faire dans le domaine de la tolérance. (...)

C’est donc une BD que je n’aurais pas acheté par moi-même, mais je suis contente que ma collègue me l’ai proposé pour que je puisse me faire un avis

La chronique complète sur mon blog: https://degustationslitteraires.wordpress.com/2018/03/21/spinning/
L'Homme gribouillé L'Homme gribouillé
Frederik Peeters    Serge Lehman   
L'Homme gribouillé est le genre d'ouvrage vers lequel je ne me serais pas forcément tourné, mais que j'ai vraiment apprécié.

L'histoire nous emmène dans la vie de la famille exclusivement féminine des Couvreur, qui regorge de mystères tournant autour de l'aînée de la famille, Maud. Ce que va soudain découvrir Betty, ainsi que sa fille Clara, ce qui va s'ensuivre d'une quête sur les traces du passé de Maud. Mais ce passé semble plutôt étrange, puisqu'un homme-oiseau est à leur poursuite, sans empathie ni regret, à l'air plutôt dangereux.

On est vite emporté dans ce récit, dans cette quête exécutée par Betty et sa fille Clara, qui ne sera pas sans encombres. On découvre à leurs côtés des éléments sur leur mère et grand-mère Maud, des éléments qui leur fait se poser des questions sur leurs propres origines, sur leur histoire familiale et sur Maud elle-même. On est pris dans l'intrigue, à vouloir savoir les motivations de l'homme-corbeau, les mystères entourant la famille Couvreur, mais aussi les réponses aux questions qui arrivent par la suite. On est pris dans ce voyage, un peu initiatique, avec les deux femmes, mais nous aurons aussi quelques scènes avec le mystérieux homme-oiseau.

On pourrait penser au premier abord qu'il s'agit d'une histoire contemporaine sans aucun élément imaginaire, mais on voit vite que le fantastique et le fantasmagorique ont une place non négligeable dans le récit. On retrouve différents éléments de ce genre qui ponctue le récit, et font partie de quelque chose de grand, qu'on ne s'imagine pas encore dans les premières pages.

Les différents femmes que l'on suit sont attachantes, que ce soit Clara ou Betty, voire Maud. Betty est une femme seule avec sa fille sans réels liens sociaux, qui semble se rechercher. On ressent un malaise qui l'habite et qui s'invite même dans ses cauchemars. Clara, adolescente, semble encore innocente, pleine de joie de vivre, qui n'a pas connu de coups durs jusqu'ici, et qui a hérité de l'imagination débordante de sa grand-mère. Cette dernière, bien qu'on la voit peu, est attachante aussi à sa manière, particulièrement dès lors qu'on connaît les raisons des choix qu'elle a pu faire.
Ces femmes sont le centre de l'intrigue, tout tourne autour d'elles, du début jusqu'à la fin.

Les illustrations racontent à merveille cette histoire, toujours en noir, blanc et nuances de gris. Bien que je sois rarement attirée par l'unique noir et blanc dans les planches, cela correspondait parfaitement pour cette histoire. Elles étaient vraiment bien dessinées, avec des détails d'une finesse remarquable. On voyait notamment les animaux qui étaient superbes, mais aussi les petites marques de la vie qui passent, comme les rides. Cet ensemble crée une ambiance un peu étrange, mais aussi fantastique, en accord avec l'histoire, et nous permettant d'y plonger d'autant plus.

La fin résout la plupart des questions que l'on se poser durant le récit, et surtout explique le passé et les choix de Maud. On est spectateur de quelque chose qui semble presque irréel, complété par la dernière page. Mais malgré ça, il est vrai que certaines des questions restent sans réponse, notamment quelques-unes tournant autour de l'homme-oiseau, qui peut ainsi nous laisser avec un voile d'incompréhension lors de la dernière page tournée.


Pour conclure, j'ai franchement bien aimé cette histoire mais aussi les illustrations qui conviennent parfaitement au récit. Malgré quelques réponses qui restent malheureusement sans réponse, la fin répond en majorité à celles que l'on pouvait se poser, d'une manière fantasmagorique voire irréelle.
Une oeuvre que je recommande donc, bien qu'elle soit conséquente, tant au niveau des pages que du prix, achetée ou empruntée.

Note de 4,5/5 sur le blog
Hazel Wood Hazel Wood
Melissa Albert   
Lu en V.O.

Son achat n'était pas du tout prémédité... Une chance que mon regard ait croisé sa couverture.

Qui aurait-cru que les contes de fées puissent être aussi effrayant?
J'ai acheté The Hazel Wood sur un coup de tête. A vrai dire, je n'avais jamais entendu parler de ce livre, jusqu'à mon achat. Je ne regrette pas.
The Hazel Wood n'est pas exactement l'idée que je m'en faisais : je m'attendais à un remake d'Alice aux Pays des Merveilles ou à un conte de fée moderne. Ce n'est pas vraiment ce que j'ai eu. Et j'admets que c'est plutôt une bonne surprise.
Melissa Albert, à travers son livre, nous propose un univers bien effrayant où les happy-endings ne semblent pas exister. Elle nous expose l'histoire d'Alice Proserpine -Alice Crewe-, qui durant toute son enfance, accompagnée de sa mère, fuit le "malheur". Puis la mort de sa grand-mère, Althéa Proserpine, auteur des célèbres "Contes de l'Hinterland", meurt; et, peu de temps après, sa mère est kidnappée. Un mot lui est laissé : "Ne t'approche pas de Hazel Wood", la résidence recluse où habitait Althéa. Alice va alors chercher, à tout prix, à retrouver sa mère et se lance dans une aventure insensée qui la mène dans une nouvelle dimension : l'Hinterland. J'ai trouvé intéressant cet aspect du livre : Alice rentre dans un monde où les Histoires, les contes de fées sont de partout! Pourtant, aucun conte de fées joyeux ne réside dans l'Hinterland. Là-bas, tout est sinistre et assez effrayant. Lorsque j'ai lu The Hazel Wood, je ne vous cache pas, que plusieurs fois, mon sang s'est glacé et mes poils se sont hérissés. Ce livre n'a vraiment fait peur par moments; mais c'était une peur positive, qui vous donne envie de continuer la lecture et vous entraîne.
Le personnage d'Alice est assez inhabituelle. Ce n'est pas la héroïne parfaite aux qualités extraordinaires; mais je vous laisse le soin de juger cela par vous-même lorsque vous aurez lu le livre. Il n'y a pas beaucoup de personnages principaux, ce qui est plutôt pratique pour se souvenir de leur nom.
The Hazel Wood est plein de rebondissements également et de pièges, si je puis dire. On se laisse entraîner, puis l'on est surpris, peut-être déçu par moment; mais ça passe parce que c'est ce qui fait que cette histoire est bien. Il y a quelques retournements de situations assez surprenantes également; mais aussi des évènements trop prévisibles.
En outre, The Hazel Wood est un livre qui m'a glacée le sang, et je trouve que pour effrayer quelqu'un juste avec des mots, il faut du talent. Donc oui, j'ai aimé ce livre et j'aimerais bien voir une suite paraître. Mais surtout n'oubliez pas :

"Keep away from the Hazel Wood"