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Trois contes



Description ajoutée par MoonBear 2018-11-25T15:56:48+01:00

Résumé

"Je me souviens d'avoir eu des battements de cœur, d'avoir ressenti un plaisir violent en contemplant un mur de l'Acropole, un mur tout nu (celui qui est à gauche quand on monte aux Propylées). Eh bien ! je me demande si un livre, indépendamment de ce qu'il dit, ne peut pas produire le même effet.

Dans la précision des assemblages, la rareté des éléments, le poli de la surface, l'harmonie de l'ensemble, n'y a-t-il pas une vertu intrinsèque, une espèce de force divine, quelque chose d'éternel comme une principe ? "

Ce principe, évoqué par Flaubert à l'adresse de son amie George Sand, c'est celui des Trois contes qu'il publie en 1877, trois ans avant sa mort, et qui sont comme le testament littéraire où s'affirme son ultime conception de l'écriture.

Récits éblouissants, limpides, et cependant énigmatiques. Un cœur simple, La Légende de saint Julien l'Hospitalier et Hérodias nous conduisent de l'Occident moderne à l'Orient des débuts de notre ère : entre mots et images, ils nous parlent du quotidien et du sacré, et de notre inexorable besoin d'éternité.

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Classement en biblio - 497 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Zinthia 2011-12-29T13:50:13+01:00

(Hérodias)

Le Tétrarque n’écoutait plus. Il regardait la plate-forme d’une maison, où il y avait une jeune fille, et une vieille femme tenant un parasol à manche de roseau, long comme la ligne d’un pêcheur. Au milieu du tapis, un grand panier de voyage restait ouvert. Des ceintures, des voiles, des pendeloques d’orfèvrerie en débordaient confusément. La jeune fille, par intervalles, se penchaient vers ces choses, et les secouait à l’air. Elle était vêtue, comme les Romaines, d’une tunique calamistrée avec un péplum à glands d’émeraude ; et des lanières bleues enfermaient sa chevelure, trop lourde, sans doute, car, de temps à autre, elle y portait la main. L’ombre du parasol se promenait au-dessus d’elle, en la cachant à demi. Antipas aperçut deux ou trois fois son col délicat, l’angle d’un oeil, le coin d’une petite bouche. Mais il voyait, des hanches à la nuque, toute sa taille qui s’inclinait pour se redresser d’une manière élastique. Il épiait le retour de ce mouvement, et sa respiration devenait plus forte ; des flammes s’allumaient dans ses yeux. Hérodias l’observait.

Il demanda : - « Qui est-ce ? »

Elle répondit n’en rien savoir - et s’en alla soudainement apaisée.

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Commentaire video

Vidéo ajoutée par Virgile 2017-08-17T19:21:57+02:00

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par slavia_bct 2019-11-11T15:17:47+01:00
Lu aussi

Je n’ai pas été particulièrement marquée par ces trois contes... j’avoue qu’ils ne m’ont pas vraiment fait sauter au plafond...

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Commentaire ajouté par ReadByMoonlight 2018-09-24T16:36:21+02:00
Lu aussi

Trois récits assez court qui permettent de reconsidérer le style de l'auteur.

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Argent

Un excellent recueil.

 

Troisième conte : « Hérodias »

Je dois reconnaître que j'ai beaucoup moins accroché avec ce conte-ci que les deux précédents. Peut-être par manque de concentration, peut-être dû au fait d'une lecture hachée, peut-être à cause de la multitude de noms propres de groupes religieux, de personnages, de lieux et régions, etc., j'ai eu du mal à rentrer dans la nouvelle. Point de fantastique ici, seulement peut-être des influences mystiques : l'action se déroule au début de notre ère, alors que Jésus et ses apôtres commencent à diffuser le christianisme.

J'en retiendrai néanmoins cette phrase, prononcé par Iaokanann, c'est-à-dire Saint Jean-Baptiste, et qui caractérise bien l'ensemble du conte : « Pour qu'il croisse, il faut que je diminue ». M'ont marqué aussi les descriptions des paysages jordaniens, vus des remparts de la citadelle de Machaerous, qui sont empreints d'une grande poésie.

Le style, comme toujours, est parfait ; je tenterais même l'audacieux parallèle suivant : la prose de Flaubert est au roman ce que l'alexandrin de Racine est à la tragédie, un monument de fluidité et de douceur.

 

Peut-être pas mon conte préféré, mais il clôt à merveille ce très bon recueil.

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Argent

Un excellent recueil.

 

Deuxième conte : « La Légende de Saint Julien l'Hospitalier ».

N'ayant jusque là lu de Flaubert que Madame Bovary et « Un cœur simple » — le conte précédent —, j'ai beaucoup apprécié de le découvrir sous un autre aspect que ses tableaux de la campagne normande.

Le style, égal à lui-même, reste magnifique, parangon de fluidité et dépourvu d'aucun accroc : il suffit de se laisser aller !

Le thème m'a beaucoup plu, différent, comme je le disais, des précédents écrits que j'ai lus : le conte entier, qui se déroule au Moyen-Âge, est marqué du sceau diffus, mais bien présent, du fantastique, baignant l'histoire dans une atmosphère irréelle très agréable. Dans certaines scènes, on sent l'empreinte indéniable que le romantisme a laissé sur l'auteur.

 

Un bon conte qui m'a permis de découvrir Flaubert sous un autre aspect, par d'autres thèmes.

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Argent

Un excellent recueil.

 

Premier conte : « Un cœur simple ».

Je retrouve avec délices la plume de Flaubert, avec la douceur et la fluidité de son style, sans accroc.

Le conte n'est pas sans rappeler Madame Bovary, chef-d'oeuvre du romancier, par les lieux de l'action — la Normandie — et, justement, l'aspect très restreint de « l'action » — rappelons tout de même que le projet de Flaubert était d'écrire un « livre sur rien [...] qui se tiendrait de lui-même par la force interne de son style »¹.

Le personnage de Félicité, ce "cœur simple", est profondément attachant malgré ses défauts, malgré le petit nombre de pages, malgré le peu d'action du roman.

 

Je pense que ce conte — et le recueil entier — fournit une excellente introduction à l'oeuvre de Flaubert, d'abord par son accessibilité — les trois nouvelles font toutes moins de 50 pages —, mais surtout parce qu'il cristallise l'étendue du talent de Flaubert.

 

_________

¹ « ce qui me semble beau, ce que je voudrais faire, c'est un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait de lui-même par la force interne de son style, comme la terre sans être soutenue se tient en l'air, un livre qui n’aurait presque pas de sujet ou du moins où le sujet serait presque invisible si cela se peut. », lettre à Louise Colet, 1852.

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Commentaire ajouté par twix1837 2018-05-01T18:59:54+02:00
Pas apprécié

ce n'est pas vraiment un livre que je conseil car il ne m'a pas du tout plu. Il n'y avait, outre la découverte d'un nouveau style de livre, aucun intérêt à ces contes. Dans un coeur simple, l'ennui m'a gagné très tôt car il ne se passait rien de passionnant. Le deuxième Conte était très violent et m'a dégoûter du personnage principal bien qu'il se rattrape un peu dans la deuxième partie et je n'ai strictement rien compris au dernier conte mais là ce n'est que personnel car j'avais du mal a retenir tous les noms. Je ne suis pas vraiment objective puisque dès le début je n'était pas intéressé et que j'ai du le lire pour l'école mais ça reste une mauvaise découverte pour moi. Mais bon, cet avis est tout à fait personnel et je ne suis pas une spécialiste dans ce domaine, d'ailleurs j'ai sûrement raté des messages.

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Commentaire ajouté par Hillja 2018-03-11T17:16:45+01:00
Lu aussi

Rassemblées par le mysticisme qui les imprègne, ces trois nouvelles sont dures, violentes, parfois sanglantes, si bien qu'il est plutôt étonnant de trouver le nom de Gustave Flaubert sur la couverture. Hormis la deuxième pièce qui revisite intensément la vie de saint Julien l'Hospitalier, le tout oscille entre la platitude (pour « Un cœur simple ») et l'inventaire de noms (dans « Hérodias »).

Je déconseille vraiment cette œuvre comme première découverte de l'auteur, c'en est à dégoûter le lecteur de sa plume pourtant maniée élégamment : il y a des passages grandioses qui chagrinent et incommodent comme ils le devraient.

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Commentaire ajouté par NateRiver 2017-09-26T23:38:48+02:00
Bronze

Si les trois contes sont inégales, les thématiques abordés et le coté fantastique est vraiment réussit, pas mal.

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Commentaire ajouté par Le_Gamer_Ecrivain 2017-05-05T19:50:27+02:00
Lu aussi

Un, où plutôt trois, récits sympathique bien que pas forcément passionnant (surtout Un cœur simple, que j'ai trouvé assez ennuyeux). Les deux autres sont bien écrits, bien que j'ai eu un peu de mal à situer les personnages dans Hérodias.

En bref, un recueil assez plaisant mais pas forcément passionnant.

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Commentaire ajouté par fantastique27 2016-11-02T10:52:24+01:00
Diamant

Ce fut un véritable plaisir de retrouver dans ces Trois Contes, l'univers la plume et la patte de Flaubert. On y retrouve tout à fait la précision et la profondeur du langage que l'on peut lire dans Madame Bovary. Cependant, ces trois contes sont différents et ont lieu à des époques tout à fait différentes. Et là où l'on a l'habitude du certain réalisme de Flaubert dans le XIXe qu'il décrit, on découvre le Moyen-Age et l'Antiquité. J'ai beaucoup aimé ce changement d'époques. Et j'ai beaucoup aimé les trois contes dans leur ensemble, même s'ils font appel à des niveaux de compréhension différents chacun et qu'ils sont fondamentalement différents. Je pense que ma préférence penche vers la légende de Saint Julien d'ailleurs. C'est à lire en tout cas !

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Date de sortie

Trois contes

  • France : 2009-08-24 - Poche (Français)

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Extraits 15
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