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Extrait ajouté par Alias-Rosiel 2016-06-15T21:23:28+02:00

La rumeur est une sauce fragile, elle prend ou elle ne prend pas.

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Extrait ajouté par Croquignolle 2018-08-03T15:57:32+02:00

L'activité religieuse était assez saisonnière. La plupart des fidèles revenaient à la messe lorsque l'agriculture était en difficulté, quand les prix du bovin entraient en récession ou que les usines de la région préparaient des plans de licenciement. L'église proposait une prestation, on se comportait comme des consommateurs. Même les grands événements cycliques comme Noël, Pâques ou l'Assomption n'échappaient pas à cette règle utilitaire. C'était la manière pour les adhérents, d'acquitter l'abonnement leur permettant, dans l'année, de recourir aux services à la demande. A ce titre, la messe de Noël remportait toujours un beau succès.

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Extrait ajouté par Croquignolle 2018-08-03T15:53:49+02:00

Mme Courtin entretenait avec la religion des rapports prudents et fonctionnels. Elle avait envoyé Antoine au catéchisme par précaution, mais n'avait pas insisté lorsqu'il avait souhaité ne plus s'y rendre. Elle fréquentait l'église quand elle avait besoin de secours. Dieu était un voisin un peu distant qu'on avait plaisir à croiser et à qui on ne rechignait pas de demander un petit service de temps à autre. Elle allait à la messe de Noël comme on visite une vieille tante.

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Extrait ajouté par GinnyMarion 2018-07-31T13:04:51+02:00

- C'est Rémi... On le cherche.

- Ah bon ? Et on ne sait pas où il est ?

C'était bien sa mère, ça.

- Si on le cherche, maman, c'est qu'on ne sait pas où il est, sinon on ne le chercherait pas.

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Extrait ajouté par sapho 2017-03-08T07:28:48+01:00

Les vacances furent un interminable calvaire. D’une anxiété folle. Il avait réussi ses examens, mais il sortit des épreuves totalement vidé. Il ne voulait plus remettre les pieds à Beauval, c’était irrationnel, il serait bien tôt ou tard tenu d’aller voir sa mère mais il prétexta un long voyage d’été avec Laura qui en fait ne dura pas deux semaines par manque d’argent. L’actualisation de la photo de Rémi Desmedt avait été un choc, mais l’annonce des travaux à Saint-Eustache, elle, présageait une catastrophe dont il était difficile de savoir quand et comment elle surviendrait. Son imaginaire le replongeait dans la pire période de sa vie qui, à elle seule, avait condensé toute son enfance.

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Extrait ajouté par Stephanelefort 2016-12-22T20:29:16+01:00

Les Desmedt étaient les voisins et Antoine, qui avait alors douze ans, était d’autant plus attaché à ce chien que sa mère avait toujours refusé les animaux à la maison, pas de chat, pas de chien, ni de hamster, rien, ça fait des saletés.

Ulysse venait volontiers à la grille lorsque Antoine l’appelait, il suivait souvent la bande de copains jusqu’à l’étang ou dans les bois alentour et quand Antoine s’y rendait seul, il l’emmenait toujours avec lui. Il se surprenait à lui parler comme à un compagnon. Le chien penchait la tête, sérieux et concentré, puis soudain détalait, signe que l’heure des confidences venait de s’achever.

La fin de l’été avait été assez occupée par la construction d’une cabane avec les copains de la classe dans le bois, sur les hauteurs de Saint-Eustache. C’était une idée d’Antoine que, comme d’habitude, Théo avait présentée comme la sienne, s’arrogeant ainsi le commandement des opérations. Le magistère de ce garçon sur la petite bande était dû au fait qu’il était à la fois le plus grand de tous et le fils du maire.

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Extrait ajouté par Edith972 2016-09-20T21:29:33+02:00

Ce qui épuisait Antoine, ce n’était plus la culpabilité, ni la peur d’être confondu, c’était l’attente. L’incertitude. La sensation que tant qu’il ne serait pas parti loin d’ici, tout pouvait survenir, que sa vie pouvait être ruinée en quelques secondes.

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Extrait ajouté par Edith972 2016-09-20T21:27:02+02:00

Antoine tenta de se remémorer comment les choses s’étaient passées, mais il y avait beaucoup de flou dans son esprit. Il ne faisait pas clairement la distinction entre la réalité et ce qu’il avait dû rêver.

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Extrait ajouté par Edith972 2016-09-20T21:25:21+02:00

Il vida tout ce qu’il y avait de cachets dans la pharmacie. Mme Courtin, comme la plupart des Français, méritait sa réputation de grande consommatrice de médicaments, il y avait de tout, et en quantité. Cela faisait un gros tas de comprimés.

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Extrait ajouté par pwachevski 2016-06-24T16:28:49+02:00

Mme Courtin était née ici, c'est ici qu'elle avait grandi et vécu, dans une ville étriquée où chacun est observé par celui qu'il observe, dans laquelle l'opinion d'autrui est un poids écrasant. Mme Courtin faisait, en toutes choses, de qui devait se faire, simplement parce que c'était ce que, autour d'elle, tout le monde faisait. Elle tenait à sa réputation comme elle tenait à sa maison et peut-être même comme elle tenait à sa vie car elle serait sans doute morte d'une faillite de sa responsabilité.

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