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-Tu verras, mon petit. Tout au long de ta vie, tapis au fond de toi, tu garderas les mêmes besoins. Être aimé, rassuré, ne pas être seul, avoir toujours à manger et à boire, te distraire, qu'on s'occupe de toi et avoir à tes côtés une personne qui t'aime plus qu'elle-même. Comme un bébé.

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Je préfère rire, je préfère vous faire rire. Parce que, voyez-vous, la vie est une histoire drôle. Sinon, qu’est-ce qui pourrait bien expliquer cette chute si absurde ? Ce n’est pas pour rien si l’acronyme de « maison de retraite » est MDR…

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On vit, on respire, on fait des projets, et soudain, on n’existe plus. La vie est comme un château de cartes. On met un temps infini à le construire, on essaie de poser des bases solides, on monte un étage après l’autre, et puis, un jour, tout s’effondre et quelqu’un les range dans une boîte. À quoi bon, vous pouvez me dire ?

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Si la vieillesse était douce à vivre, personne ne voudrait que ça s'arrête. Le fait qu'elle soit si rude rend l'existence moins attachante. La vieillesse a été inventée pour se détacher de la vie.

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Les jeunes descendent du minibus et se dirigent vers nous pendant que nous avançons vers eux. On se croirait dans West Side Story.

Un grand brun en jogging blanc fait une révérence :

- Bonjour, chers damoiseaux et damoiselles, comment vous allâmes en cette journée fort chaleureuse ?

Ses camarades s’esclaffent.

- Qu’est-ce tu fous, Moundir ? Pourquoi tu parles comme un bouffon ?

- Ben quoi ? se défend-il. Ils causaient comme aç au xive siècle ! Je m’adapte, moi, Monseigneur !

Tout le groupe se met à parler dans tous les sens. Une éducatrice intervient et leur demande de se calmer. Au bout de plusieurs rappels, le silence se fait. Au moment où Anne-Marie va faire les présentations, une petite voix tremblotante s’élève du groupe des résidents.

- Wesh gros, t’as cru qu’on était périmés ?

Face à moi, les yeux s’écarquillent. Je suis heureuse que Greg ait filmé l’arrivée, je me passerai la vidéo en boucle les jours de moins bien.

Tous les résidents se tournent vers Rosa. Elle hausse les épaules.

- Quoi ? J’ai regardé tous les spectacles de Jamel Debbouze avec mon petit-fils…

Les jeunes éclatent de rire. Les résidents les imitent. Cette journée s’annonce mémorable.

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C'est dans ces moments là que ça me frappe le plus. Ce sentiment d'être tous pareil, au fond, nous les humains. Que l'on vienne de France ou du Mali, que l'on soit blond, chauve ou crépu, que l'on préfère les langues ou la chimie, que l'on soit généreux ou pessimiste, on vivra tous des joies, on sera tous frappé par des drames, on connaîtra le chagrin, on expérimentera le bonheur. Les émotions, ça s'appelle. Un truc universel

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Plut tôt, on s'est réunis dans le studio de Greg, Marine, lui et moi, ensemble contre la tristesse. On a pas mal bu, pas mal pleuré aussi. On s'est raconté des choses qu'on réserve aux amis de longue date, ou à ceux qui font épreuve commune avec nous.

C'est dans ces moments-là que ça me frappe le plus. Ce sentiment d'être tous pareil, au fond, nous les humains. Que l'on vienne de France ou du Mali, que l'on soit blond, chauve ou crépu, que l'on préfère les langues ou la chimie, que l'on soit généreux ou pessimiste, on vivre tous des joies, on sera tous frappés par des drames, on connaîtra le chagrin, on expérimentera le bonheur. Les émotions, ça s'appelle. Un truc Universel.

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Mon cheminement n’est pas terminé. Je suis en cours de réparation, il me reste quelques impacts et c’est seule que je compte m’en occuper. Quand j’aurai terminé, j’espère être assez solide pour reprendre la route en n’ayant plus peur de ce qui m’attend.

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La séance est terminée, les sportifs quittent la salle, non sans m’avoir demandé si je voulais un médecin/le SAMU/un antidouleur/une bouillotte/de l’aide. J’ai tout décliné, arguant, en grimaçant, que la douleur s’estompait déjà. Dans l’entrebâillement de la porte, Gustave se retourne et me désigne quelque chose du regard.Sous la fenêtre, dans un coin de la pièce, il m’a laissé un allié : son déambulateur.

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L'avantage d'une sœur, c'est qu'elle nous aimera toujours. Elle peut ne pas être d'accord avec nous, il lui arrive de nous juger, il se peut même qu'elle rêve d'une autre sœur, qu'on sa fâche, mais il y aura toujours cette affection profonde qui lie ceux qui avancent côte à côte depuis leur naissance. Face à elle, je peux faire tomber tous les artifices, me livrer sans ambages, enlever toutes les couches de vernis. Être moi. Une sœur, c'est une amie inconditionnelle.

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