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L'amour, c'est comme un tricot : on enchaîne les rangs tranquillement, on fait de jolis motifs dont on est fier, parfois on focalise sur une mail maille manquée. Mais en fin de compte, ce qu'il en restera, c'est un pull-over chaud et réconfortant.

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Ma femme, je l'aime encore plus qu'au premier regard. Quand je vois les jeunes de maintenant, qui se séparent au premier obstacle, je me dis que nous avons de la chance d'avoir vécu à cette époque. Sinon, nous serions sans doute devenu des étrangers et je ne saurais même pas à côté de quel bonheur je serais passé. Attention, je ne dis pas c'est facile! Bien au contraire, il est plus simple d'arrêter d'aimer que de faire l'effort de s'accrocher.

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Les premiers jours, j’ai cru que ce serait le plus dur : être seule. Petit à petit, je m’y suis faite. Il y a bien des moments où j’aimerais avoir quelqu’un, mais c’est une envie. Plus un besoin. Peut-être que les derniers temps avec Marc m’ont aidée à prendre conscience que, même à deux, on est seul.

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Ses talons hauts résonnent sur le carrelage blanc. Elle marche d’un bon pas, je la suis en respectant une distance suffisante. Deux carreaux, je suis trop près ; quatre carreaux, je suis en sécurité.

J’ai envie, au choix ou tout à la fois, de disparaître, de devenir invisible, de mourir, de me désintégrer, de faire demi-tour, de rembobiner. Oui, voilà, c’est ça. On peut rembobiner, s’il vous plaît ? On se donne rendez-vous il y a quelque temps, quand tout allait bien. Quand ma vie ne ressemblait pas à un film d’horreur dans lequel je serais la fille qui se prend cent coups de tronçonneuse et qui se relève à chaque fois. Rendez-vous avant que tout bascule, avant que tout s’écroule. Avant que je me dise que ce serait l’idée du siècle de répondre à cette annonce.

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P. 27

"Je n'aime pas les vieux. Si je veux être totalement exacte, ce n'est pas que je ne les aime pas, même si je ne peux pas dire que je les aime, c'est qu'ils me font peur. Ils tutoient la mort, et moi, je préfère la vouvoyer"

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"Parfois, j'ai cette drôle d'impression que la vie est un jeu vidéo. On commence la partie avec plusieurs jauges pleines. La jauge de sérénité, la jauge de force, la jauge d'énergie, la jauge de joie. Sur notre chemin, on va croiser quelques ennemis, faire face à des attaques, parfois se tromper de chemin, sauter sur des bombes, chuter dans des trous, buter contre des obstacles. A chaque fois, nos jauges vont être entamées, mais des bonus "Bonheur" vont nous aider à les recharger. Le bonus "Mariage", le bonus "Naissance d'un enfant", le bonus "Soirée en famille". Ces bonus précieux, ce sont eux qui déterminent la qualité de la partie, parfois même sa durée. A la fin de chaque tableau, on doit affronter un gros monstre. Parmi les plus terrifiants, il y a le monstre "Deuil", le monstre "Maladie", le monstre "Chômage", le monstre "Rupture". Ceux-là, ils sont coriaces, il faut du temps pour en venir à bout. Même si on y parvient, ils emportent toujours avec eux une bonne partie de chaque jauge. Un jour, les bonus ne sont plus assez costaud pour restaurer la joie, l'énergie et la force. Je suis jeune, je n'ai pas encore affronté tous mes monstres. Mes jauges sont loin d'être à sec. Qu'en sera-t-il dans cinquante ans? Et si c'était la raison pour laquelle on trouve parfois les personnes âgées défaitistes? Et si, en fait, elles savaient? Et si affronter plusieurs monstres avait sacrément entamé leurs jauges? Et si, à force de tomber, le cuir se tannait pour ne plus marquer?" p.195-196

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" - C'est terrible, dit-elle en sortant un quatre cent millième mouchoir en papier de sa boîte. Je ne réalise pas que je ne la verrai plus jamais. C'est vers elle que je me tourne à chaque fois que j'ai quelque chose d'important à partager, que ce soit joyeux ou non. Quand on m'a annoncé qu'elle était partie, c'est elle que j'ai pensé à appeler pour qu'elle me réconforte... Elle va tellement me manquer!

- Vous êtes bien entourée?

- Oui, oui, j'ai mon mari, et mes enfants ne sont pas loin. Mais ce n'est pas pareil. Je ne suis plus la fille de personne, lâche-t-elle en pleurant de plus belle. Perdre un parent, c'est perdre son enfance. J'ai l'impression que personne ne pourra me comprendre..." p.191-192

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"Malgré mes tentatives, mes pensées me ramènent immanquablement vers l'intérieur du bâtiment. Ce que la fille de Miss Mamie est en train d'affronter, je l'ai vécu récemment. Je sais ce qui se passe dans le studio n°5. Elle arrête de respirer à chaque bruit de pas en espérant que sa mère va ouvrir la porte. Elle caresse les photos. Elle enfuit son visage dans sa chemise de nuit, en quête de cette odeur qu'elle connaît depuis sa naissance. Elle sourit en découvrant les dessins des petits-enfants précieusement conservés dans une chemise en carton. Les objets n'en sont pas pour la personne qu'ils accompagnent. Ils sont un souvenir, un réconfort, un indispensable, une partie de la vie. C'est d'autant plus vrai pour les personnes âgées, qui choisissent avec soin les rares objets qui rempliront leur dernière chambre. Les ranger au fond d'un carton, c'est accepter que l'être cher n'est plus là." p.181

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"Dans ma mémoire, il existe un casier "Papa" que j'ouvre - avec parcimonie - pour l'entretenir, pour le faire vivre encore. Mais les dossiers qui s'y trouvent sont fragiles. Avec le temps, ils s'usent, ils se délitent. La mémoire est un dessin au crayon à papier. Sans les vidéos, je ne serais plus sûre du son de sa voix. Sans les photos, j'aurais des doutes sur son regard. On devrait pouvoir transférer nos souvenir sur une clé USB." p. 159

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 Tu sais ce qu’on dit : " Araignée du matin, chagrin, araignée du soir, grosse pute. "

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