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J’étais désorienté, je voulais lui offrir ce qu’il désirait, je le voulais désespérément, mais cela me paniquait également. J’y étais.

Je ne savais pas exactement où, mais c’était un carrefour, comme un gros X sur le chemin de ma vie, qui me proposait de tourner à gauche, moi qui avais toujours opté pour la droite.

Spoiler(cliquez pour révéler)Je savais que nous irions plus loin que j’avais pu envisager d’aller avec Dean, mais je le voulais.

Le générique de Star Trek a stupidement résonné dans ma tête : Et au mépris du danger, reculer l’imPaulssible…

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« Qu’est-ce que tu fous ?

La question taraudait El alors qu’il regardait le charmant rouquin déjà ivre, et aussi sexy qu’hétéro, qui finissait sa première bière et acceptait la seconde avec insouciance. El se répétait qu’il s’amusait, rien de plus. Il était plutôt déconcerté, cependant, car il avait du mal à cerner Paul. Il s’ennuyait donc et le soûlait en attendant de voir ce qui allait arriver, pour passer le temps.

Mais il observait surtout les lèvres de Paul sur le verre et devait lutter contre l’envie de caresser les pommettes marquées et innocentes de ce dernier.

Oui, qu’est-ce qu’il foutait ? »

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El regarda partir l’acheteur du collier en essayant de ne pas rire de l’absurdité de sa démarche. Tout cela sentait la « chronique d’un désastre annoncé ». Parfois, ses clients étaient désespérés. Parfois, ils étaient stupides. Mais celui-ci ? Il avait surtout l’air de se trouver dans un état de confusion perpétuelle.

Lorsque son téléphone sonna, El souriait encore en repensant à Jo le Naïf.

- Les Puces de Tucker.

- Mais quelle voix éclatante de gaieté en ce bel après-midi !

La voix de Denver Rogers était rauque, avec un accent traînant qui évoquait le Sud sans en avoir pour autant l’authenticité.

- Si mes oreilles ne me trompent pas, je dirais même que tu souris. Aurais-tu ramené quelqu’un chez toi pour un petit câlin ?

- Je ne fais pas de câlin.

- Allez, quelqu’un est responsable de cet air de Monsieur Bonheur !

El sourit en se représentant son client comme Monsieur Bonheur. Étrangement, l’image n’était pas mauvaise.

- Un client, c’est tout.

- Oh ?

Cette seule syllabe était chargée de sous-entendus.

- Un client, et c’est tout, répéta El en accentuant la dernière partie de sa phrase.

Des cheveux brun-roux, une peau pâle, des taches de rousseur sur le nez. El ne put s’empêcher d’imaginer la douceur de ce corps de neige à des endroits qui n’avaient pas vu le soleil depuis longtemps.

- Mais il était sacrément mignon.

Denver émit un sifflement.

- Nom de Dieu, que quelqu’un appelle La Gazette de Tucker. Emanuel Mariano Rozal a montré des signes d’humanité.

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« -Tu te caches de la vie. Tu n’as pas de plaisir, pas de famille, pas de passion. Tu vends les choses des autres, mais tu finiras avec un cancer et tu me briseras le cœur »

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« -Tu sais ce qu’on dit des acteurs. Ils rient pour qu’on ne les voient pas pleurer.

– Je ne suis pas malheureux non plus. Résigné plutôt. La vie est comme elle est. On ne peut pas la changer, on ne peut pas abandonner la partie.

Mais tu peux éviter d’avoir à jouer trop souvent

– Bien sûr que si, on peut la changer. On peut faire mieux. Il faut trouver les mots justes, planter les bonnes fleurs. »

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« Je suis gay.

Je passai la porte de la clinique. Nick était derrière le comptoir et vérifiait quelque chose sur mon ordinateur. Il sourit en me voyant.

— Salut Paul. Comment vas-tu par ce beau lundi ?

— Je suis gay, répondis-je.

À voix haute. Je l’avais pensé tout fort. Je me figeai, la sensation d’avoir le cœur dans la gorge si intense que je crus m’évanouir.

Nick battit des paupières puis il me sourit avec un clin d’œil.

— Félicitations.

Il se concentra sur l’écran.

— J’imprime quelque chose et je te rends ta place.

Je finis par retrouver ma mobilité, mais j’avais les jambes en coton tandis que je m’approchais.

— Désolé. Je… Je ne sais pas pourquoi j’ai balancé cela aussi bêtement.

— Je crois que tu devrais te lâcher plus souvent comme cela, Paul, surtout sur des sujets aussi importants que celui-là, déclara-t-il. »

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« Paul afficha un air faussement sérieux.

— Revenons-en à notre affaire. J’ai vraiment besoin de me débarrasser de ce truc. Dis-moi ce qu’il te faut. Je serai d’accord avec toutes tes conditions. Du moment que cela me permet d’être avec toi…

— Cela me suffit, l’interrompit El.

Il couvrit les lèvres de Paul des siennes et scella leur accord d’un baiser. »

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