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P. 150

- T'es une petite fleur délicate, hein ? me taquina-t-il, son souffle caressant mes cheveux près de mon oreille.

Je pouffai et secouai la tête, et nos joues se touchèrent. Maxx écarta une mèche de cheveux de mon visage, et il se pencha pour m'effleurer le nez. Ses lèvres étaient toutes proches. Ses yeux ne quittaient pas les miens à la lueur de l'écran. Il fit glisser sa main le long de mon cou puis s'arrêta et prit fermement ma tête au creux de sa paume. Il posa tendrement son autre main sur ma joue, qu'il caressa du pouce.

J'eus soudain la bouche sèche. Je devais y mettre fin. Je devais dire quelque chose. Je devais reculer et mettre la distance nécessaire entre moi et cette escalade qui allait atteindre son point culminant. Mais je ne pouvais rien faire. Je ne réfléchissais plus. Il n'y avait plus que l'anticipation.

- Je vais t'embrasser, Aubrey, dit-il doucement contre mes lèvres.

Je déglutis malgré la boule qui s'était formée dans ma gorge.

Mais je ne me dérobai pas.

Je ne pouvais plus me dérober à lui.

A l'instant où sa bouche rencontra la mienne, je me raidis. J'avais l'impression que le dernier semblant de pensée rationnelle luttait contre mes hormones surmenées pour avoir le dessus. Mon cerveau essayait désespérément de m'empêcher de commettre un acte sur lequel je ne pourrais revenir.

Puis la langue de Maxx effleura le pli de ma bouche, et j'entrouvris les lèvres pour le laisser entrer.

J'avais succombé.

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Il avait beau faire de son mieux pour garder la drogue loin de moi, je savais qu'elle était encore là.

Cette garce lui demandait tant de temps. Il avait beau nier cette addiction, elle était constamment présente dans notre relation. Et il lui accordait a ELLE, son envie irrésistible pour ces comprimés, plus d'attention qu'à moi.

J'étais jalouse.

J'avais peur.

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"- Je peux être tellement plus pour toi. Je veux être tout ce que tu pourrais jamais vouloir."

- Maxx -

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Maxx se retourna vers Landon,qui retirait de l'herbe de ses cheveux.

-Landon,je veux te présenter ma petite amie Aubrey Duncan.Aubrey, voici mon petit frère Landon, dit Maxx avec un sourire rayonnant.

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" - Ton amie est là-bas, dit le doux murmure.

Hein ?

Je tendis le cou et faillis m'évanouir de soulagement en repérant Renée perchée sur un tabouret, tremblante et visiblement mal à l'aise, regardant nerveusement autour d'elle.

- Merci, dis-je d'une voix forte.

Il y avait enfin assez de lumière pour que je voie celui qui m'avait aidée. Il était grand, avec des épaules larges, et une casquette de baseball enfoncée sur son front dissimulait son visage. Dans la lumière rouge, je ne discernai aucun détail, rien qui me permette de l'identifier. Et c'était plus troublant que tout ce que j'avais vu dans cette boîte.

La maîtrise inexplicable que dégageait cet homme revint en force. J'étais tel un poisson pendu à l'hameçon, gigotant en vain, espérant qu'on le libère tout en appréciant sottement le piège qu'on lui avait tendu.

Je voulait le voir. J'avais besoin de le voir.

Le mec se pencha, ses lèvres effleurèrent ma joue tandis qu'il parlait. Je sentis une odeur légère de menthe et de cigarette.

- Ton amie et toi devez partir. Ce n'est pas un endroit pour vous."

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 Mon téléphone se remit à vibrer, et, cette fois, je le sortis de ma poche pour regarder l’écran. Le nom d’Aubrey éclaira l’obscurité.

Comme un phare.

Ou mon salut.

Avant de trop planer dans la béatitude pour que quoi que ce soit me touche, je sentis la peur m’envahir.

Une panique profonde que même une gifle ne parviendrait à effacer. Et tout cela pour elle.

Aubrey.

Avec les conséquences de mes choix égoïstes sur nous deux.

Dans cet éclair de lucidité, je priai Dieu de pouvoir faire marche arrière. Pour effacer ce moment où j’avais accordé plus d’importance au goût honteux de l’oubli qu’à la paix que je trouvais dans les bras d’Aubrey. Je voulais sucer le poison hors de mes veines et revenir aux minutes qui avaient précédé cet instant, où j’avais choisi de gâcher ma vie pour une chance d’atteindre le nirvana grâce à la drogue.

C’était elle, mon nirvana. Mon abri dans la tempête. Et ce que je ressentais pour elle était bien plus réel que tout ce que je pourrais connaître à la pointe d’une aiguille ou dans le goût crayeux des comprimés.

Mais c’était trop tard et, bientôt, tout cela n’importerait plus. Et, pour la première fois, je détestais ça. Je détestais l’idée de planer. Je détestais l’apaisement. Je me détestais.

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" L'espoir est cette chose à plumes qui se perche dans l'âme et chante inlassablement un air sans paroles", dit Maxx, ses mots dérivant jusqu'à moi dans l'air froid de la nuit.

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— Je vais te trancher la gorge si tu ne me donnes pas mes comprimés ! jurai-je en me jetant vers la voix.

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« -Est-ce que j'ai l'air d'une fille qui fait la guerre pour du maquillage ? Me moquai-je, même si je n'étais pas sûre d'avoir envie de savoir pour quel de fille il me prenait. -Tu as l'air d'une fille qui refuse tout un tas de conneries, dit Maxx, m'adressant un compliment inattendu. Je haussai un sourcil. -Tu lis en moi comme dans un livre ouvert, hein ? Répondis-je platement Maxx partit d'un petit rire. -Pas même une page, dit-il dans un souffle, mais juste assez fort pour que je l'entende. Je ne pus m'empêcher de sourire. Être avec lui était à la fois facile et inattendu. Il ne cessait de me surprendre, mais discuter avec lui était parfois aussi facile et naturel que de respirer. La dynamique qui s'installa entre nous semblait confronter la colère et la méfiance au désir et à l'envie. La frustration était à la lutte avec la satisfaction. L'énervement et la prudence s'opposaient à la vulnérabilité et à la sincérité. Sa compagnie était épuisante et exaltante à la fois. Il était facile de comprendre pourquoi les gens étaient attirés par lui. »

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« Je me glissai furtivement à ses côtés. Je m'assurai que ma casquette cachait toujours bien mon visage. Mon anonymat était vital. Elle tendit la main pour prendre sa bière, mais je mis vite la bouteille hors de sa portée. Elle leva la tête vers moi, perplexe, clignant des yeux, les sourcils froncés. -Rends-moi ma bière, exigea-t-elle, se voulant dure et menaçante. Elle était à peu près aussi intimidante qu'un chaton. Incapable de m'en empêcher, je tendis la main et caressai sa joue du doigts. Elle me repoussa vivement, et je me surpris à rire de son indignation. -''Tout ce qu'ont de plus beau la lumière et l'ombre est réuni dans ses traits et dans ses yeux'', citai-je, me délectant de la confusion qui se lisait sur son visage. Oui j'avais un faible pour Byron. Il écrivait des trucs sombres que j'appréciais. L'instant aurait été bien cucul et gênant si elle n'avait pas eu cette chaleur en elle. Je l’excitais, je le sentais. Pourtant, elle détestait que je l’excite ainsi. Elle ne me connaissait pas. Je la déroutais. Néanmoins elle éprouvait du désir. C'était un pouvoir grisant. -Donne-moi ma foutue bière, dit-elle doucement mais avec colère, en détachant chaque syllabe. Je me penchais par-dessus le bar et laissais tomber la bouteille pleine dans la poubelle. -Tu ne boiras pas ça, lui dis-je. Elle était furieuse. Je ris de sa colère, je m'en imprégnai. Mes veines bourdonnaient. Mes yeux étaient lourds et mes pieds semblaient appesantis, comme pris dans du ciment, mais rien ne pourrait me pousser à la quitter. Pas encore. Je vis sa mâchoire se serrer. Je voulais qu'elle soit en pétard. Je voulais qu'elle soit à peine capable de se contenir. Parce que c'était ce qu'elle voulait. Elle voulait perdre le contrôle. Et j'avais le sentiment que c'était ma mission de lui accorder ce droit. Je me penchai vers elle, cherchant volontairement à envahir son espace personnel. C'était un geste abusif, mais je voulais voir jusqu'où je pouvais aller. Je laissai tomber ma main sur sa taille, sur la peau nue entre son haut et sa jupe. J'enfonçai mes doigts dans sa chair, aplatissant ma paume pour sentir sa chaleur. -Ne quitte jamais ta boisson des yeux ici, murmurai-je à son oreille. »

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